L’ANTISEMITISME : LE FAUX ET DANGEREUX AMALGAME.

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Depuis la terrible et inacceptable SHOAH, divers groupes d’intérêts économiques, politiques, culturels et religieux, américains, européens font ou veulent sinueusement faire accepter par tout le monde, l’idée saugrenue que l’antisémitisme est égal à la haine du peuple juif. Non, non et non.

Les sérieux ethnologues nous ont appris que l’Hébreu, la langue officielle des Juifs,  n’est pas la seule langue sémitique. Pour qu’on se comprenne bien, il faut savoir quels sont les peuples parlant les langues sémitiques et qu’elle aire géographique occupent ils ? A cette fin j’ai joint à cette note les images de la Répartition géographique des peuples sémites pendant la 1er siècle avant Jésus-Christ et de l’Arbre linguistiques des langues sémitiques.

 Les mots Sémite / Sémitique ont été forgés à partir du nom propre Sem, dernier fils de Noé (Genèse, X, 21-32) et désignent les descendants de Sem et leurs langues.

D’abord réservé au champ de la philologie pour désigner une famille de langues, le terme de sémite en vint rapidement à désigner les locuteurs originaux de ces langues compris alors sous la notion de race.

La région d’origine des Sémites est inconnue. Certains la situent en Asie du Sud-Ouest, d’autres en Arabie. Les témoignages archéologiques montrent que les peuples parlant une langue sémitique étaient dispersés en Mésopotamie avant l’établissement d’une culture urbaine dans la région ; on pense que plusieurs vagues de nomades sémites, dès les temps préhistoriques, ont traversé successivement les déserts arides de l’Est pour rejoindre le Croissant fertile. Aujourd’hui, les Sémites désignent principalement les peuples arabophones, les peuples éthiopiens sémitiques et le peuple juif.

 Langues/Peuples sémitiques éteints :

  • Arabe méridional (Érythrée, Yémen);
  • Araméens;
  • Akkadien (Mésopotamie);
  • Amorrites (Proche-Orient);
  • Guèze (Royaume d’Aksoum et Empire éthiopien, utilisé comme langue liturgique pour l’église orthodoxe érythréenne et éthiopienne);
  • Phénicien;
  • Ougaritique.

Langues/Peuples sémitiques modernes :

  • Araméen (en voie de disparition);
  • Assyriens (Irak, Syrie, Iran);
  • Amharique (Amharas/Éthiopie);
  • Arabe (pays arabes);
  • Hébreu (Israël/Cisjordanie);
  • Maltais (Malte);
  • Mandéen (Irak, Iran);
  • Syriaque (Proche-Orient);
  • Tigré  (Érythrée);
  • Tigrigna (Érythrée).

Réduire les Sémites au seul peuple Hébreu est une contre-vérité historique et archéologique, une aberration linguistique, une escroquerie morale, politique, économique et culturelle.

Logiquement, étymologiquement, être antisémite c’est être contre chacun des peuples parlant les langues ci-dessus mentionnés.

Pourquoi alors refuser que le Peuple Palestinien ai son territoire,  un Etat avec tous droits et devoirs liés à la notion même d’état ne serait-il pas un antisémitisme?

Pourquoi les souffrances imposées depuis des lustres au Peuple palestinien ne seraient-elles pas de l’antisémitisme ?

Pourquoi les horribles massacres de Sabra et Chatila, perpétrés du 16 au 18 septembre 1982 par des phalangistes libanais chrétiens, sur ordre de leur chef Elie Hobeika, afin de venger l’assassinat du président libanais, Bachir Gemayel  commis deux jours avant par un chrétien pro-syrien, Habib Tanious Chartouni ne seraient ils pas de l’antisémitisme?

Pourquoi tous les massacres et guerres au Moyen Orient ne seraient ils pas de l’antisémitisme?

Pour les promoteurs et vendeurs du concept ‘’Nouvel Antisémitisme’’, la majorité de ce qui se prétend n’être qu’une critique d’Israël par les différents individus ou organisations  est en fait une diabolisation et cela, couplé avec une résurgence des attaques contre les Juifs et les symboles juifs et une augmentation de l’acceptation des croyances antisémites dans les discours publics, représente une évolution dans l’apparence des croyances antisémites.

Osez dénoncer ou être contre la politique du  » JE TE DONNE UN, JE TE PRENDS DEUX » pratiquée les gouvernements successifs israéliens et tous les lobbies juifs disséminés à travers le monde vous marqueront du sceau infâme de l’antisémisme. Cela est faux, ridicule et dangereux.

Il y a manifestement une relation causale entre la politique d’Israël et l’hostilité grandissante à travers le monde envers les juifs et l’on mélange trop souvent antisionisme et antisémitisme, et les vrais faux amis d’Israël exploitent l’antisémitisme afin de faire taire le débat.

Steven Zipperstein, professeur de culture et d’histoire juive à l’université Stanford, estime que cette tendance à l’amalgame existe aussi chez les Juifs, qui ont une tendance à voir l’État d’Israël comme une victime, car ils étaient eux-mêmes jusqu’à très récemment les « victimes quintessencielles. » Zipperstein conclut qu’une croyance en la responsabilité de l’État d’Israël dans le conflit israélo-arabe est considérée comme faisant partie « de ce qu’une personne honnête, progressiste et raisonnablement informée pense. ».

Tariq Ali, un historien et militant politique pakistano-britannique, voit dans le concept de nouvel antisémitisme une tentative de corruption du langage dans l’intérêt de l’État d’Israël. Il écrit que la campagne contre le « supposé nouvel antisémitisme » en Europe, est un « stratagème cynique de la part du gouvernement israélien pour protéger l’État sioniste contre toute critique de sa brutalité régulière et constante à l’encontre des Palestiniens. »

A qui profite cet amalgame faux et dangereux. Suivons Norman Gary Finkelsein, politologue et historien américain, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie, auteur de l’essai L’Industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs (titre original anglais : The Holocaust Industry – Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering).

Dans son livre, il défend la thèse d’une « industrie » qui consiste en l’exploitation, sous des dehors éthiques, de l’holocauste nazi pour générer pouvoir et amasser de gros capitaux. Cette industrie aurait à sa tête des organisations juives américaines cherchant la suprématie ethnique et le gain politique et financier.

Quelques-unes des principales critiques formulées dans son ouvrage :

  • Le gain politique pour ces organisations juives se manifesterait dans l’effort de rendre pratiquement impossible toute critique, fondée ou non, sur Israël et sur la communauté juive américaine3 ;
  • La poussée vers le gain financier se manifesterait par la pression exercée sur des gouvernements et des entreprises. Elle serait également mise en lumière par l’instigation de sentiments de culpabilité aux populations allemande et suisse dans leur ensemble, en relation avec de nombreux dépôts bancaires faits par des Juifs avant ou pendant le nazisme et que leurs descendants n’arriveraient pas à récupérer (fonds en déshérence) ;
  • Les musées de l’holocauste monopoliseraient la souffrance de la Shoah pour les Juifs en excluant les autres groupes persécutés par les nazis ;
  • Les survivants de l’holocauste seraient plus nombreux en 1998 qu’en 1945 ;
  • Un grand nombre de réclamations d’indemnité indues ont été introduites par des fraudeurs prétendant à tort avoir survécu à l’holocauste ;
  • Certains efforts pour compenser la souffrance des survivants juifs à l’holocauste se font de façon malhonnête ;
  • Certaines agences (représentant des groupes juifs) qui prétendent représenter des survivants juifs de l’holocauste dans des cas judiciaires auraient retenu pour leur propre usage des fonds destinés à des survivants individuels ;
  • De nombreux Juifs américains ne pratiquent pas le judaïsme mais l’ont remplacé par un dogme : la récolte de fonds pour les intérêts juifs.

Finkelstein ne veut pas accuser les victimes elles-mêmes et estime qu’elles ont droit à un dédommagement. Il conteste surtout le fait que, selon ses recherches, d’importantes sommes arrivent dans les poches des organisations juives américaines, argent qu’elles utiliseraient pour mener à bien leurs propres projets plutôt que de reverser les sommes dues aux survivants.

L’opposition à Israël n’est pas nécessairement de l’antisémitisme. Nous pouvons être des amis de l’Etat d’Israel, du peuple Juif et dire : STOP A LA CHOSIFICATION DU PEUPLE PALESTINIEN. STOP A LA COLONISATION ET A L’ANNEXION PERMANENTE DES TERRES PALESTINIENNES. Nous tous qui aimons Israel et la Palestine disons le haut et fort. Et le ciel ne nous tombera pas sur la tête. Refuser de dires ces vérités-là à Israël c’est plutôt être ‘antisémite’.

Kemite US, ce jeudi 1er janvier 2014.

 

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