Communiqué : Manifestations anti-Trump en Europe et stratégie de guerre

Le Comité No Guerra No Nato qui a lancé l’Appel pour la sortie de l’Italie hors de l’Otan (actuellement 25 000 signataires) a constitué une Coordination nationale (80 personnes) ; elle est signataire du communiqué suivant :

Le CNGNN (Comité No Guerra No Nato) considère que manifester en Europe, le 21 janvier, contre le nouvel élu président des Etats-Unis Donald Trump signifie de fait prêter main forte à l’administration Obama qui a transformé l’Europe en première ligne d’affrontement, y compris nucléaire, de l’Otan contre la Russie.

Trump se trouve accusé d’avoir usurpé le poste destiné à Hillary Clinton, grâce à une opération ordonnée par le président russe Poutine. Les « preuves » sont fournies par la Cia, la plus experte en matière d’infiltrations et coups d’état.

Les stratèges néocons, artisans de la campagne, essaient de cette façon d’empêcher un possible changement de cap dans les relations des Etats-Unis avec la Russie, que l’administration Obama a ramenées à un niveau de guerre froide.

Le relâchement de la tension avec la Russie est redouté avant tout par les dirigeants Otan, qui ont pris de l’importance avec la nouvelle guerre froide, et par les groupes de pouvoir des pays de l’Est -en particulier Pologne, Ukraine et pays baltes- qui misent sur l’hostilité envers la Russie pour avoir un soutien militaire et économique croissant de la part de l’Otan et de l’Ue.

Confirmé par le fait que, sur décision de l’administration Obama, est arrivée en Pologne le 12 janvier la brigade blindée étasunienne qui potentialise le déploiement de forces Otan sous commandement USA, forces italiennes incluses, en Europe orientale dans une escalade militaire toujours plus dangereuse contre la Russie.

Dans ce contexte, les manifestations anti-Trump du 21 janvier deviennent de fait fonctionnelles à cette stratégie de guerre.

Nous devons au contraire nous mobiliser encore plus pour libérer nos pays de la sujétion à l’égard des Etats-Unis, indépendamment de qui en soit président ; pour sortir de l’Otan, pour refouler les armes nucléaires étasuniennes hors de nos territoires nationaux.

Coordination nationale du Comité No Guerra No Nato

Traduction Comaguer : Comité Comprendre et agir contre la guerre, Marseille

La source originale de cet article est Coordination nationale du Comité No Guerra No Nato

via Communiqué : Manifestations anti-Trump en Europe et stratégie de guerre | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation


Obama-et-guerre

Avant de partir, Barack Obama légalise l’espionnage des citoyens non-américains

Jusqu’au 20 janvier 2017, Barack Obama est toujours aux commandes. Et en matière de surveillance, le président a signé d’ultimes décrets permettant aux autres agences de renseignement d’accéder aux données collectées par la NSA hors de tout cadre.

A quelques jours de la passation de pouvoirs, Barack Obama légifère toujours. Après avoir prorogé les dispositions du Patriot Act avec le Freedom Act en juin 2016, le président donne un cadre légal à la collecte d’information concernant les non-Américains. C’est-à-dire le reste du monde.

L’un de ces décrets, que le New York Times s’est procuré, établit les règles et le cadre dans lequel la CIA, le FBI et la NSA, entre autres, peuvent traiter et analyser les flux de données des citoyens étrangers, sur simple présomption, et avant même qu’un lien avec un citoyen américain ne soit établi. Le renseignement américain se voit ainsi attribuer une sorte de juridiction mondiale, alors que la NSA, principale pourvoyeuse de ces données, pourra communiquer les données qu’elle a recueillies à l’étranger aux 16 autres agences américaines de renseignement.

A la décharge de Barack Obama, dont l’intiative inquiète les défenseurs des libertés individuelles, le président ne fait qu’acter et donner un fondement légal à des pratiques existantes.

Légalisation des pratiques extra-légales de la NSA
En 2013, Edward Snowden révélait au monde les pratiques d’espionnage extensives de la NSA et trouvait finalement refuge en Russie. Dans le cadre de l’accord dit «UKUSA», secrètement signé en 1946, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, rejoints plus tard par le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zelande, échangent depuis longtemps leurs interceptions et collectes de communications. Une pratique qui a commencé bien avant l’apparition d’internet, au sein du fameux système d’écoute mondial «Echelon», dont la NSA est le principal acteur.

La France, qui a longtemps possédé un système d’écoute indépendant, est suspectée d’avoir passé des accords secrets d’échange d’information, sous le nom de code «Lustre», selon des documents diffusés par Edward Snowden et relevés par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en 2013.

Les révélations du lanceur d’alerte concernant l’espionnage par les Etats-Unis de leurs alliés les plus proches n’avaient alors suscité de la part d’Angela Merkel et de François Hollande que des protestations modérées. Mais la NSA ne semble pas se contenter d’espionner les citoyens ordinaires. En 2015, WikiLeaks révelait que l’agence de renseignement espionnait également le chef de l’Etat français.

Lire aussi : Ces cinq lanceurs d’alerte qui ont ébranlé la politique internationale américaine

via Avant de partir, Barack Obama légalise l’espionnage des citoyens non-américains — RT en français

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Des militants pro-israéliens manifestent à Paris

Plusieurs dizaines de manifestants étaient rassemblés devant l'ambassade d'Israël à Paris ce dimanche afin de protester contre la conférence de Paris visant à faire avancer le processus de paix israélo-palestinien. Sputnik suit la manifestation.

via Des militants pro-israéliens manifestent à Paris (vidéo)


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La police allemande a saisi 155 kilos d’explosifs, deux suspects arrêtés

14 janv. 2017, 10:56

D’après les révélations de l’agence allemande DPA, les forces de l’ordre allemandes ont saisi 155 kilos d’explosifs et un engin explosif improvisé avec un signe de la Waffen-SS. Deux suspects ont été notamment arrêtés.

Le parquet de Zweibrücken a déclaré le 14 janvier que des policiers allemands avaient saisi 155 kilos d’explosifs dans un domicile à Lauterecken, en Rhénanie-Palatinat, à l’ouest du pays. Les policiers ont également trouvé un engin explosif improvisé avec un signe de la Waffen-SS.

Deux hommes âgés de 18 et 24 ans, soupçonnés d’être liés à un groupe extrémiste terroriste «Oldschool Society», ont été arrêtés.

Le parquet a expliqué que l’opération de police avait eu lieu le 29 décembre. Les deux suspects nient leur culpabilité et déclarent être des «pyrotechniciens amateurs» qui voulaient utiliser des explosifs lors des célébrations du Nouvel An.

Détails à suivre…

International

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