Quelles relations entre le Conseil fédéral et les Confédérés ?

Quelles relations entre le Conseil fédéral et les Confédérés ?

par Marie-France de Meuron

Que devient notre devise traditionnelle «  Un pour tous, tous pour un « ? Déjà au sein du Conseil Fédéral, même si on y prône la collégialité, la stratégie de la gestion politique de la situation sanitaire ne peut plus faire l’unanimité. A vouloir unifier la vision d’une « pandémie » selon des critères épidémiologiques ou scientifiques, c’est faire fi de la complexité de l’ensemble de la population, de ses classes d’âge, des milieux économiques, sociaux, professionnels, culturels, sportifs et religieux. Il est donc dans l’ordre des choses que certains conseillers fédéraux représentant différentes dynamiques de la société défendent des opinions fort divergentes sur divers points. Avec le temps,  les principes d’uniformité de la collégialité se sont usés. Chaque membre du C.F. ayant dépensé beaucoup de ses forces – et sans doute certains plus que d’autres – il est naturel que les expressions émotionnelles soient vives. Toutefois, le fond du problème est là : le peuple réclame de vive voix ou souffre en silence et certains se démènent pour analyser l’ensemble de la situation humaine afin de la corriger au plus vite pour éviter une amplification des souffrances, voire des catastrophes.

Il n’est plus possible de baser des décisions sur les affirmations de la Task Force dont les critères relèvent bien plus de calculs que de perceptions de tout ce que les humains vivent dans leurs quotidiens, dans leurs santés globales, corporelles, affectives, psychiques et rationnelles. Ainsi aux nouvelles du 26 février, son président se base sur les conséquences  des assouplissements en Grande-Bretagne qui auraient conduit à une forte augmentation de cas. En réalité, c’est trop simple de comparer avec une autre région dont les critères d’augmentation peuvent être dus à plusieurs causes. Il pourrait aussi se baser sur un professeur en France qui affirme fort de son expérience sur le terrain :  » Les mesures sociales soit ne servent à rien, soit aggravent les choses »

Le président de la TF insiste sur l’importance de disposer d’un intervalle de quatre semaines entre chaque train de mesures d’assouplissements. Voilà une déclaration bien arbitraire qui, de plus, ne tient pas compte de tous les dégâts collatéraux développés quand la population doit ronger son frein au-delà de toute  nécessité absolue.

«Le temps joue en notre faveur», rappelle le scientifique lors d’un point de presse des experts de la Confédération à Berne. Sans doute en la faveur de leurs mathématiques mais pas de chaque humain. Comment peut-il évoquer le nous alors que lui se meut à sa guise sans ressentir vraiment ce que vivent tous ceux qui sont retenus de force?

Ce professeur de microbiologie, pour édicter des assouplissements, se base sur des exigences que le taux de positivité des tests reste en dessous de 5%, ou exiger que 80% des personnes potentiellement infectées soient isolées avant de connaître leur résultat. Comment peut-on diriger la santé de la population selon des critères aussi limités? Il faudrait qu’il quitte son microscope pour détecter bien plus de facteurs qui déterminent l’état de santé des êtres humains!

Comment le ministre de la santé  peut-il affirmer : «Les perspectives sont bonnes, notamment grâce à la vaccination.»? On peut comprendre qu’il cherche de l’espoir partout où il peut mais dans une pareille situation, tous ses Confédérés ne peuvent pas le suivre quand ils lisent : « Covid : questions sur les vaccins » posées par un médecin.

Et encore : « Vaccins anti-Covid – Plus de 100 000 cas d’effets secondaires recensés par l’Agence britannique de règlementation des médicaments » et en Suisse : « Vaccination: plus de 90 cas d’effets secondaires graves signalés ». Swissmedic en conclut que le rapport bénéfice-risque est positif, formule qui  me laisse toujours sceptique quand je pense aux malades qui ont subi les conséquences graves des risques car, pour eux, il n’y a pas de % de bénéfice!

Il serait judicieux aussi de tenir compte que tout système vivant est mutant, que ce soit les humains ou les microorganismes, et que par conséquent les vaccins ne sont pas des entités figées : « COVID-19 : Le scepticisme vaccinal et la défaillance du marché auront-ils notre peau ? Les vaccins sont la meilleure manière de combattre le coronavirus, mais ce n’est pas une solution miracle. La campagne de vaccination se déroule très chaotiquement et il y a beaucoup de doutes sur les vaccins. Entre-temps les variants progressent. Les vaccins gagneront-ils la course contre les variants ?

Entre le C.F et les Confédérés, qui peut apporter un équilibre ? Que ce soit en Suisse ou en France, nous avons bien un parlement avec deux chambres mais ils se font bien discrets ou alors ce sont les médias qui estompent leurs actions.

A un autre niveau, sur un plan bien distinct des dimensions scientifiques et médicales, se tient la justice. Ayant beaucoup de poids, elle est sans doute plus lente à se mettre en route; elle propose plusieurs voies et différentes pistes, selon l’aspect visé. En Suisse, nous commençons plutôt par des pétitions et des initiatives, avec la création de collectifs issus de différents milieux. De plus, des personnalités du monde juridique s’expriment fermement, telle cette juriste, ancienne professeure de droit : « L’aspect le plus inquiétant de la covid-19 est incontestablement la normalisation de procédures dictatoriales au nom de la protection de la santé collective. On retiendra en particulier les quarantaines et la vaccination. »

Un avocat français vise le confinement et son illégalité.

Dans une plus vaste envergure : Le plus grand Nuremberg de tous les temps se prépare

 Nous ne sommes pas isolés et il est bon de nous sentir reliés à tous ceux qui alertent sur le fait que nous sommes dans une impasse par des mesures en partie inappropriées. Il est aussi indispensable de revenir aux sources de la médecine et d’écouter des professeurs émérites sur : « L’épidémiologie du COVID-19 : les preuves, les risques et les malentendus ».

Une réflexion reste ouverte pour tous : comment se fait-il que les Occidentaux se soient calqués sur les Chinois dans leur imposition de confiner la population ? Pourquoi nous éloignons-nous des valeurs libérales qui dominaient l’Europe pendant le XIXe siècle? Les questions sont présentées dans cet article : « N’oublions pas que le confinement vient aussi de Chine » . De plus, il nous avertit d’un autre processus en cours provenant des Chinois : « Actuellement, ce même gouvernement est en train de mettre en œuvre un système de surveillance de toute la population à l’aide de caméras, de drones, et d’intelligence artificielle, à nouveau suscitant l’intérêt de gouvernements occidentaux. »

Un autre auteur développe largement ce sujet : « « La Chine est-elle derrière le confinement de l’Occident ?! » La lettre d’avocats et d’un général au FBI« 

Il est donc temps que nous reprenions pleinement confiance dans nos capacités globales et que nous développions les thérapies déjà bien actives capables de gérer les microorganismes présents et futurs. Le mode de tout focaliser sur le virus couronné a fait perdre la notion que nous cohabitons et cohabiterons toujours avec eux. La clef de la libération est à notre portée, il suffit de la saisir !

Marie-France de Meuron

source:https://mfmeuron.blog.tdg.ch/archive/

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