La secte des « covidiens »

La secte des « covidiens »

Une nouvelle secte est née… Ses gourous portent beau et se caractérisent par un narratif très assuré pour ne pas dire arrogant. Leurs discours sont remplis d’injonctions contradictoires et de menaces envers ceux qui ne consentent pas encore à se soumettre à leur croyance. Ils assurent pouvoir garantir la sécurité et la bonne santé de leurs adeptes : ces nouveaux bergers rassurent et consolent en souriant. Autrement dit, des humanistes en chef.

Il faut savoir que ceux qui ont déjà rejoint la camisole ont subi un lavage de cerveau depuis plusieurs mois et on pourrait presque dire depuis qu’ils sont enfants. Non seulement ils ont été obligés d’intégrer des institutions où on les enfermait dans des salles à écouter pendant plusieurs heures par jour des hôtesses et stewards – plus ou moins bien choisis, il faut le reconnaître – qui leur vantaient les bienfaits de certaines autorités. Leur attention en effet est captée depuis longtemps par 9 Grands Gourous et leurs collabos qui gèrent des troupes[1] d’occupation mentale très efficaces. Ces médias sont appelés « mainstream » et vilipendent les citoyens qui veulent encore diriger leurs vies de façon autonome et avec bon sens…

Les fidèles de la secte, quant à eux, n’ont plus de jugement. Il faut les voir se soumettre aveuglément à l’autorité des chefs : on ne sait plus si on a encore affaire à des êtres humains ou à des fourmis ou des abeilles. Leurs signes d’appartenance sont divers mais les plus manifestes sont actuellement le masque, une distanciation sociale marquée, une étrange façon de se laver les mains plusieurs fois en une heure, et une agressivité envers les personnes qui ne font pas comme eux. On parle bientôt d’une nouvelle carte d’identité sanitaire et/ou numérique, confectionnée par un des plus hauts gourous de leur hiérarchie, celui-là même qui a réussi à s’introduire via ses machines dans presque tous les foyers de la planète, du moins ceux qui ont été suffisamment vertueux pour se hisser aux nouveaux standards modernes. Ce qui est une fois de plus surprenant ici, c’est que les covidiens ne s’étonnent guère que ce Gourou, au départ technicien informatique, s’improvise expert de la santé mondiale…

Mais peut-on leur en vouloir ? Ils subissent depuis tant d’années un chantage quasi quotidien. Mais là où notre indulgence trouve ses limites, c’est tout de même face à leur cécité à l’égard du racket qu’ils subissent sans sourciller. Mais en même temps il faut aussi reconnaître que leurs maîtres savent maîtriser les éléments de langage pour habiller leurs appétits de prédateurs avec les mots de la philosophie du bien commun. Et puis ne placent-ils pas leur valeur intrinsèque à obéir, quel que soit l’ordre donné ? Cette infantilisation n’est-elle pas le BA-BA des procédés tyranniques ?

Quelques rares résistants tentent encore de les éclairer sur les manipulations qu’ils endurent, mais les gourous, qui organisent le narratif d’autorité, les discréditent immédiatement en leur collant l’étiquette de « complotistes » voire de « racistes[2] ». Situation pour le moins paradoxale puisque, comme on sait, beaucoup de ces adeptes ont suivi un long cursus scolaire qui a abouti, pour l’immense majorité d’entre eux[3], à l’obtention d’un diplôme très recherché[4], et qui passait obligatoirement par une initiation à la philosophie, et donc au jugement critique… Mais qu’ont fait ces enseignants pour engendrer autant d’inconscients soumis ? Il faut savoir, il est vrai, que les collaborateurs des gourous sont justement d’anciens « premiers de la classe », souvent validés par les plus hautes autorités intellectuelles du pays. Ils resteraient comiques s’ils n’avaient pas réussi à capter des postes de décision.

Il faut reconnaître, en outre, que la secte des covidiens est bien organisée. Elle dispose aussi de nombreux adhérents de fait puisqu’elle a phagocyté la plupart des institutions et les corps constitués, dont l’autorité universitaire.

Certains disent que le Gourou suprême des covidiens serait une sorte de « prince de ce monde[5] », mais ne jouons pas aux prophètes de malheur et restons positifs ! La malice de la secte sait utiliser des vérités objectives pour continuer à se développer. Elle n’invente pas de toute pièce une menace : elle se sert d’une menace réelle pour l’exploiter à son profit : entretenir la peur afin de se poser comme sauveur. Les covidiens croient ainsi en l’extrême dangerosité d’un agent infectieux qu’ils accusent en ce moment d’être le mal absolu. C’est un certain mal, certes, mais un sorcier marseillais, ou peut-être un druide venu d’un autre âge, conteste la puissance de ce démon avec ses potions à base de poudre cristalline blanche blanchâtre, soluble dans l’eau…

Ce que nous vous décrivons là n’est ni le scénario du dernier Astérix, ni une inquiétante dystopie du type de celle du fameux Georges Orwell, mais la France de 2020. Mais enfin ! Comment peut-on être covidien ? Comment peut-on se laisser ainsi traiter de façon aussi indigne ? Peut-être en négligeant les études philosophiques et en suivant « l’ordre » établi sans discernement. Nous l’avons dit : on peut leur trouver certes quelques excuses, mais on ne peut que s’étonner de la docilité confiante des covidiens. En effet, leurs gourous n’ont-ils pas suffisamment manifesté ces dernières décennies leur immoralité profonde pour qu’on ne les croie plus une seule seconde quand ils prétendent avoir de bonnes intentions ?…

Il y a presque 2 500 ans, Aristote a dressé la liste des procédés des tyrans dans son traité Politique. Et on ne peut s’empêcher de le citer longuement, tant notre temps a besoin de retrouver cette sagesse antique : « Il y a les procédés que nous avons mentionnés antérieurement, destinés à assurer dans la mesure du possible la tyrannie : nivellement des élites et anéantissement des esprits supérieurs ; il faut y ajouter l’interdiction des repas en commun, des hétairies[6], de la culture intellectuelle et toutes autres choses de cette nature ; mais on se tient en garde contre tout ce qui engendre habituellement deux sentiments : noblesse d’âme et confiance, et on n’autorise la formation ni de cercles littéraires ni d’autres réunions d’études, et on emploie tous les moyens pour empêcher le plus possible tous les citoyens de se connaître les uns les autres (car les relations entretiennent la confiance réciproque). En outre, on oblige ceux qui résident dans la Cité à vivre constamment sous le regard du maître (…) et ils prendront l’habitude de l’avilissement, soumis qu’ils sont à une perpétuelle sujétion… » (Politique, V, 11).

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[1] Des hologrammes sans doute mais réellement très persuasifs.

[2] Inutile de préciser l’ultime étiquette, car je crois que notre lecteur, comme nous-mêmes, ressent une certaine lassitude à ce sujet.

[3] La proportion de bacheliers ne cesse d’augmenter dans notre pays : file:///C:/Users/Proprietaire/Downloads/FPORSOC16m5_F5.5_education.pdf

[4] Parfois nommé « sésame » : ce qui permet d’ouvrir toutes les portes, d’accéder à ce qui paraissait impossible. Appellation étonnante pour un diplôme qui développe aussi peu l’intelligence. Ne parlons pas de ces filières dites « scientifiques » : face à une problématique justement scientifique, ne voit-on pas certains covidiens courir après un vaccin alors qu’ils ont déjà été exposés à la maladie ? On ne sait plus trop s’il faut en rire ou en pleurer…

[5] Il est vrai que le laboratoire US Moderna utilise pour ses projets de vaccin anti-Covid une enzyme nommée « Luciférase »…

[6] Associations d’amis dans la Cité antique

source : http://www.mauvaisenouvelle.fr

via https://lesmoutonsenrages.fr

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