A l’Assemblée Nationale française, rencontre entre La France insoumise et une délégation de l’EDS

A l’Assemblée Nationale française, rencontre entre La France insoumise et une délégation de l’EDS

Le 14 juin 2019, une délégation de la plate-forme Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté, sous la direction de son Président Georges-Armand Ouegnin, rencontrait dans les locaux de l’Assemblée Nationale française, le député Eric Coquerel accompagné de plusieurs responsables du Parti de Gauche, composante de La France insoumise.

Dans le cadre de cet échange sur la situation sociopolitique ivoirienne, Eric Coquerel a rappelé les trois axes sur lesquels La France insoumise était déterminée à appuyer l’action de l’EDS : la démocratie, la souveraineté et la réconciliation nationale dont la première condition est le retour dans les plus brefs délais – selon ses propres termes – de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

« Offensive de l’EDS et des députés de la France insoumise à l’assemblée nationale Française »

Vidéo mise en ligne le 14 juin 2019 par Diaspotv Groupe 2GMK

(Durée : 26:59 mn)

 

COMMUNIQUÉ

14 J U I N 2 0 1 9
E R I C  C O Q U E R E L
La Côte d’Ivoire va entrer dans une nouvelle phase politique avec la perspective de l’élection présidentielle de 2020 et la probable candidature de Ouattara dans le prolongement de sa dérive autoritaire. Nous nous félicitons de la sortie de La Haye du Président Gbagbo et souhaitons qu’il puisse retourner vivre dans son pays. Le traitement qu’il a subi ces dernières années est injuste et dangereux car il n’a pu qu’alimenter des rancœurs.
Nous avons entendu ce que vous nous avez explicité concernant les conditions difficiles de vie de la population ivoirienne qui ne profite pas d’une croissance purement artificielle bénéficiant uniquement à quelques grosses entreprises souvent étrangères. Cette prédation économique du clan Ouattara est de plus facilitée par le système du franc CFA qui permet aux « élites » politiques et à la bourgeoisie de transférer librement le produit de ses agissements.
Nous avons entendu ce que vous nous avez dit concernant la situation des droits de l’homme et en particulier la souffrance des prisonniers politiques et des exilés empêchés de rentrer dans leur pays. La libération des militants emprisonnés et le retour des exilés est la 1ère condition d’une réconciliation nationale.
Nous avons noté l’échec de la stratégie de réconciliation suite à la non-publication des conclusions de la commission vérité et réconciliation et donc l’impunité qui continue à régner dans le pays ainsi que les avantages accordés à certaines populations au détriment d’autres sous prétexte de rééquilibrage.
La Côte d’Ivoire doit se donner les moyens de préparer un nouveau « miracle » après le formidable développement des premières années de l’indépendance. Un deuxième miracle qui impliquerait l’ensemble du peuple dans un développement harmonieux, respectueux des hommes et de l’environnement, en veillant à une juste répartition des fruits de ce développement.

Pour cela nous soutenons vos efforts sur trois axes : démocratie, souveraineté, réconciliation.

Démocratie : nous vous accompagnerons dans l’exigence d’un processus électoral transparent avec restructuration de la CEI (structure d’organisation et de contrôle des élections) et révision en profondeur des listes électorales.
Souveraineté : un pays comme le vôtre ne peut être réellement indépendant que si vous êtes à même de décider de vos choix économiques et de la faire dans l’intérêt du peuple ; la deuxième condition est la souveraineté monétaire et nous appuierons dans un premier temps des réflexions approfondies sur les conditions d’une sortie du F CFA puis dans un deuxième temps leur mise en œuvre ; enfin la souveraineté sécuritaire car la présence militaire française à Port-Bouët devra cesser un jour, ce qui signifie que ce n’est pas immédiat, au profit d’une armée républicaine ivoirienne dont la restructuration pourrait faire l’objet d’une utile coopération repensée.
Réconciliation : elle est indispensable pour juger de certains crimes quel que soit le camp supposé en être à l’origine (pas de justice de vainqueur mais pas non plus de justice de revanche) ; elle est surtout indispensable pour renouer avec la paix.
Ces trois axes doivent structurer une gauche ivoirienne rénovée, laïque et débarrassée de toute tentation nationaliste ou ethniciste.
Nous sommes heureux de voir devant nous une opposition unie et qui se donne cette ambition de reconstruction afin de redonner de l’espoir au peuple ivoirien.
Nous pouvons très bien travailler ensemble sur des idées qui nous sont chères comme l’éco-socialisme et le développement équilibré.
Nous pouvons nous battre ensemble contre les tentatives d’asservissement néolibérales que l’UE cherche à imposer aux pays d’Afrique à travers la renégociation des accords de Cotonou.
Nous interviendrons chaque fois que nécessaire pour nous aider conjointement à faire progresser la liberté, la justice et le bonheur de nos peuples.
(Source : AFPA, mise à jour 16 juin 2019)

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