Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis dans le Golfe d’Oman (EN CONTINU)

Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis dans le Golfe d’Oman (EN CONTINU)

Alors que l’Iran a abattu un drone de la Marine américaine. Et que le président des Etats-Unis aurait ordonné des frappes de rétorsion sur des cibles stratégiques iraniennes avant de se rétracter. la situation dans le golfe d’Oman demeure instable.
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    • Le président des Etats-Unis Donald Trump a évoqué la «menace» iranienne avec le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, selon la Maison Blanche qui a déclaré dans un communiqué : «Les deux dirigeants ont discuté du rôle crucial de l’Arabie saoudite dans la garantie de la stabilité au Moyen-Orient et sur le marché mondial du pétrole. Ils ont aussi discuté de la menace représentée par le comportement du régime iranien, qui cherche l’escalade».

    • Les Etats-Unis ont demandé une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur «sur les derniers développements liés à l’Iran et les récents incidents concernant des pétroliers» le 24 juin, selon des sources diplomatiques citées par l’AFP.

     

    L’Iran a démenti l’information selon laquelle le président américain aurait fait passer, via Oman, un message d’avertissement à propos d’une attaque américaine imminente, contredisant les déclarations de Donald Trump.

    «L’Amérique n’a envoyé aucun message par l’intermédiaire d’Oman pour l’Iran», a déclaré Keyvan Khosravi, porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité par la télévision d’Etat, ajoutant qu’il n’y avait «rien de vrai là-dedans».

  • Dans une série de tweets, le président américain Donald Trump a expliqué avoir annulé les frappes qui devaient viser trois sites en Iran «10 minutes» avant l’horaire prévu, affirmant avoir été informé qu’elles feraient «150 morts» et jugeant que cela était disproportionné par rapport à l’attaque contre un drone de l’US Navy.

    Le chef d’Etat a ajouté ne «pas être pressé» de répondre militairement à l’Iran, précisant avoir émis de nouvelles sanctions contre Téhéran dans la nuit.

    Donald J. Trump

    @realDonaldTrump

    ….Death to America. I terminated deal, which was not even ratified by Congress, and imposed strong sanctions. They are a much weakened nation today than at the beginning of my Presidency, when they were causing major problems throughout the Middle East. Now they are Bust!….

    Donald J. Trump

    @realDonaldTrump

    ….On Monday they shot down an unmanned drone flying in International Waters. We were cocked & loaded to retaliate last night on 3 different sights when I asked, how many will die. 150 people, sir, was the answer from a General. 10 minutes before the strike I stopped it, not….

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  • La compagnie aérienne allemande Lufthansa ne survolera plus, jusqu’à nouvel ordre, le détroit d’Ormuz, situé dans la zone où l’Iran a abattu un drone militaire américain, a-t-elle annoncé ce 21 juin. «Nous avons décidé [le 20 juin] de contourner le détroit d’Ormuz dans le Golfe», a indiqué un porte-parole de Lufthansa à l’AFP.

    La zone évitée par les avions de Lufthansa a été élargie et comprend désormais une partie de la côte longeant l’Iran selon la même source. La compagnie allemande a expliqué suivre les recommandations de l’agence américaine de régulation de l’aviation civile (FAA) et l’interdiction prononcée par Washington, dans la soirée du 20 juin, aux compagnies aériennes américaines de survoler l’espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du Golfe d’Oman.

  • La compagnie aérienne Emirates, basée à Dubai, a annoncé ce 21 juin qu’elle modifiait les plans de vols de ses appareils afin d’éviter «les zones de conflit possibles». «En raison de la situation actuelle, Emirates a pris des mesures de précaution, notamment en évitant les zones possibles de conflit», a précisé un porte-parole de la compagnie à l’AFP.

  • Le survol du tanker japonais Kokuka Courageous par un «objet volant», peu avant une explosion contre sa coque le 13 juin en mer d’Oman, pourrait s’expliquer par l’emploi par ses agresseurs d’un drone de reconnaissance, ont indiqué des experts repris par l’AFP.

    Selon le propriétaire du navire, Yutaka Katada, PDG de la société Kokuka Sangyo, l’équipage composé de marins japonais et philippins assure avoir repéré un «objet volant» non identifié qui a fait un passage autour du bateau, puis est revenu trois heures plus tard, au moment où une explosion s’est produite.

    «Quand on regarde les traces de l’explosion, ce n’est pas le choc d’un objet qui aurait percuté le bateau […] C’est bien la trace d’une mine-ventouse, notamment celle qui n’a pas explosé. C’est une chose qui a explosé parce qu’elle était posée contre la coque […] L’équipage a parlé d’un drone […]. Sans doute un engin envoyé en reconnaissance», affirme le vice-amiral à la retraite Jean-Louis Vichot, ancien directeur du centre d’enseignement supérieur de la Marine française

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  • L’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, en visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran, a accusé l’Iran d’être «responsable de l’aggravation des tensions dans la région» car les iraniens continuaient de «rejeter [leurs] ouvertures diplomatiques».

    Ahmed Al Omran

    @ahmed

    Saudi deputy defence minister @kbsalsaud meets US Special Representative for Iran Brian Hook to discuss “efforts to counter Iranian hostile activities that threaten the security and stability of the region” —SPA

    Voir les autres Tweets de Ahmed Al Omran

    S’adressant à la presse, sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, Brian Hook a rappelé que «le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo [avaient] fait savoir clairement [que nous étions] ouverts au dialogue», mais que Téhéran avait «répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre [japonais, Shinzo Abe] puis en attaquant un navire japonais». Au moment de l’attaque, Shinzo Abe se trouvait en Iran pour essayer de détendre les relations perso-américaines.

    «Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire», a conclu le diplomate américain.

    Lire aussi : Invoquant une menace de l’Iran, Washington déploie 1 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient

  • Le général Amirali Hajizadeh, commandant en chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, a également expliqué avoir «envoyé des avertissements […] à deux reprises», aux américains avant d’abattre l’appareil.

    «Malheureusement, étant donné qu’ils n’ont pas répondu et que pour une dernière fois, un appel a été lancé par l’armée de la République islamique à 03H55 (23H25 GMT) et vu qu’ils n’ont pas cessé de s’approcher et n’ont pas dévié de leur trajectoire, à 04H05 (23H35 GMT), on a été obligé de l’abattre», a remarqué Amirali Hajizadeh à la télévision d’Etat.

    Il a également rappelé que «la sécurité nationale [était la] ligne rouge», ajoutant ne pas permettre que le pays «devienne l’arène des pays étrangers à la région et de l’ennemi».

    La télévision d’Etat a diffusé un extrait d’une vidéo présenté comme étant l’interception du drone par un missile «3-Khordad», mais son authenticité ne pouvait être immédiatement prouvée. La vidéo, diffusée initialement sur un canal Telegram iranien, a été présentée par des médias locaux comme ayant été fournie par les Gardiens, mais ceux-ci ne l’ont pas diffusée sur leur site d’information officiel.

    Les images montrent un missile tiré à partir d’une batterie mobile dans la nuit. Après une coupe, on voit une explosion et une boule de feu descendre à la verticale dans un ciel noir.

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  • La télévision d’Etat iranienne a révélé, ce 21 juin, des images de ce qu’elle présente comme étant les débris du drone américain abattu la veille par la République islamique. La chaîne IRIB 1 a diffusé une courte séquence avec un journaliste interrogeant le général Amirali Hajizadeh, commandant en chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, devant des débris alignés par terre ou sur des présentoirs.

    Maysam Behravesh@behmash

    General Amirali Hajizadeh, head of ’s aerospace division, tells state TV that warned US RQ-4A Global Hawk drone several times before targeting it with a surface-to-air missile.

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    «Nous avons averti le drone à de multiples reprises, mais malheureusement, personne n’a répondu», a affirmé le général, ajoutant que «les débris flottaient» et qu’ils les avaient «récupérés à la surface dans [leurs] eaux territoriales».

    Vidéo intégrée

    Maysam Behravesh@behmash

    Amirali Hajizadeh, commander of ’s aerospace division:

    We warned the US RQ-4A Global Hawk drone several times, but unfortunately they didn’t respond. The last warning was issued by ’s Army at 03:55, that is, 10 mins before shootdown at 04:05.

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    Lire aussi : Le drone américain «a violé l’espace» iranien, affirme Téhéran, coordonnées à l’appui

  • Les compagnies aériennes KLM, Qantas, Singapore Airlines et Malaysia Airlines ont décidé d’éviter le détroit d’Ormuz, situé dans la zone où l’Iran a abattu un drone militaire américain, ont fait savoir les compagnies ce 21 juin.

    «L’incident avec le drone est une raison pour ne pas survoler le détroit d’Ormuz pour le moment. Ceci est une mesure de précaution», a déclaré dans un communiqué la compagnie néerlandaise KLM, ajoutant que la sécurité était sa «priorité absolue».

    Malaysia Airlines a également indiqué éviter la zone. «La sécurité est d’une importance capitale pour Malaysia Airlines», a-t-elle expliqué.

    Le transporteur aérien Qantas a lui aussi pris des mesures. «Nous sommes en train d’ajuster les trajets de vol au-dessus du Moyen-Orient pour éviter le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman jusqu’à nouvel ordre», a-t-elle expliqué à l’AFP.

    «A cause des tensions en cours, certains de nos vols pourraient prendre des itinéraires un peu plus longs pour éviter le détroit d’Ormuz», a souligné de son côté un porte-parole de Singapore Airlines.

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