Publicités
La demande de Maître Altit pour le non-lieu, l’acquittement et la remise en liberté de Laurent Gbagbo

La demande de Maître Altit pour le non-lieu, l’acquittement et la remise en liberté de Laurent Gbagbo

Requête de la Défense de Laurent Gbagbo afin qu’un jugement d’acquittement portant sur toutes les charges soit prononcé en faveur de Laurent Gbagbo et que sa mise en liberté immédiate soit ordonnée

Tel est l’intitulé de la requête en date du 23 juillet 2018 transmise à la Chambre de Première Instance I.
Elle intervient à ce stade comme une étape prévue dans la procédure fixée par la Chambre en juin 2018 dans sa décision « Second order on the further conduct of the proceedings« .
En voici les termes essentiels :
L’Equipe de Défense de Laurent Gbagbo
« Demande à la Chambre de Première Instance I, de :
– Constater que les éléments présentés par le Procureur contre Laurent Gbagbo dans le cadre de son cas ne permettent pas de prouver les charges au-delà de tout doute raisonnable ;
En conséquence,
– Prononcer un non-lieu total en faveur de Laurent Gbagbo ;
– Prononcer un jugement d’acquittement en sa faveur pour toutes les charges et pour tous les modes de responsabilité ;
– Ordonner la libération immédiate de Laurent Gbagbo. »
Lire le document dans sa totalité (en français) :
Sur cette étape du procès, la journaliste Fanny Pigeaud, dans un article du 24 juillet 2018 intitulé « L’Ivoirien Gbagbo demande un non-lieu dans son procès à la CPI » rappelle que les magistrats de la Chambre de Première Instance « avaient ordonné à Fatou Bensouda de faire une synthèse des preuves apportées par ses témoins en les mettant en rapport avec chacun de ses chefs d’accusation (meurtre, viol et autres violences sexuelles, persécution et autres actes inhumains, qui auraient été commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire). Ils lui suggéraient, entre les lignes, de retirer certaines charges, voire de toutes les annuler. D’autre part, ils avaient demandé aux équipes de défense de se préparer, en fonction des réponses de la procureure, à choisir entre deux possibilités : présenter à leur tour leurs témoins ou demander un non-lieu.
Le contexte, défavorable pour l’accusation, a vraisemblablement guidé les juges : les 82 témoins de Fatou Bensouda entendus pendant 223 jours ont soit livré des récits incohérents, soit totalement contredit sa thèse. Plusieurs ont rendu un hommage appuyé à l’ex-chef de l’État, au point d’être déclarés « témoins hostiles » par le bureau de la procureure. Certains ont laissé entendre qu’ils avaient subi des pressions pour venir à la barre.
Surtout, aucun n’a apporté d’éléments permettant de valider l’affirmation sur laquelle est bâtie tout le narratif de Fatou Bensouda, à savoir que Laurent Gbagbo aurait conçu un « plan commun » avec son entourage pour se maintenir au pouvoir par tous les moyens, y compris en faisant tuer des civils – la procureure accuse l’ancien président d’être responsable de la mort d’au moins 167 personnes au cours de la crise postélectorale qui a fait, officiellement, 3 000 morts.
À cela s’est ajoutée la divulgation, en octobre 2017, par Mediapart et le consortium European investigative Collaborations (EIC), de documents confidentiels montrant que l’interpellation et l’inculpation de Laurent Gbagbo reposaient sur un montage politique élaboré et mis en oeuvre par les autorités françaises, l’actuel chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara et le premier procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo. » (…)
In : Médiapart, 24 juillet 2018 [Lecture complète des articles sur abonnement].
Source : http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-528-la-demande-de-maitre-altit-pour-le-non-lieu-lacquittement-et-la-remise-en-liberte-de-laurent-gbagbo.html
Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :