La victoire à la Pyrrhus du conservateur slovène Janez Jansa, soutenu par Budapest, marque un premier coup d’arrêt à la politique «illibérale» adoubée de Rome à Bratislava.

Janez Jansa et Viktor Orbán à Ljubljana (Slovénie), le 26 novembre 2012 | Jure Makovec / AFP
Janez Jansa et Viktor Orbán à Ljubljana (Slovénie), le 26 novembre 2012 | Jure Makovec / AFP

Depuis la crise des réfugiés, les apôtres européens de la ligne Orbán ont tous triomphé dans les urnes: Robert Fico en Slovaquie (mars 2016), avant sa démission intervenue ce printemps après le scandale provoqué par l’assassinat du journaliste Jan Kuciak; Aleksandar Vucic sans opposant de poids en Serbie (avril 2017); l’Alternative Für Deutschland propulsée troisième force politique outre-Rhin avec quatre-vingt-quatorze sièges sur 709 au Bundestag (septembre 2017); Sebastian Kurz en Autriche (octobre 2017), désormais allié aux nationalistes du FPÖ; Milos Zeman en République tchèque (janvier 2018). Et, bien sûr, l’alliance M5S-Ligue du Nord en Italie (juin 2018).

En Slovénie, Janez Jansa et son Parti démocratique slovène (SDS) classé au centre-droit ont eux aussi gagné, le 3 juin, en épousant la vulgate «illibérale» anti-immigration, anti-Soros, anti-élites et anti-Bruxelles.

Source: Slate.fr

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