A la lecture de cet article de la Bazonline.ch, on comprend mieux qu’un tel journal dérangeait énormément les censeurs qui foisonnent plein de haine dans la presse romande, la publication de la vérité leur posant un énorme problème.

Les Erythréens ont triché en matière de regroupement familial. Les peines sont anodines.

L’année dernière, 4208 personnes sont arrivées en Suisse dans le cadre du regroupement familial dans le domaine d’asile – un tiers de plus qu’en 2016 et plus que jamais au cours des dix dernières années. Plus de 80% d’entre eux étaient constitués d’enfants. Quant aux autres, il s’agissait principalement des conjoints.

Le regroupement familial intervient dans le cadre de « l’unité familiale », à laquelle les réfugiés reconnus en particulier ont droit.

Plus de la moitié des proches sont arrivés d’Érythrée. Depuis un certain temps cependant, les indices se multiplient mettant en lumière que de nombreux membres de la famille ne sont en vérité pas des parents proches des réfugiés vivant ici.

On dit que dans ce domaine, on ment effrontément. Des cas concrets sont connus du grand public, mais seulement quelques-uns. La protection des données principalement empêche que les informations pertinentes deviennent publiques.

La Basler Zeitung a pu avoir accès à une ordonnance pénale et donc comprendre le contexte d’un cas où les demandeurs d’asile ont délibérément trompé les autorités et qui ont obtenu le regroupement de personnes qui n’étaient pas membres de la famille.

L’Érythréen D. * est arrivé en Suisse fin 2008 et a demandé l’asile. Il prétendait ne pas avoir de papiers, son identité n’a donc pas pu être vérifiéeNéanmoins, le gouvernement fédéral a approuvé sa demande en 2010, ce qui signifie que D. a obtenu un permis de séjour en tant que réfugié reconnu. Dès le premier interrogatoire effectué par le gouvernement fédéral, D. avait déclaré avoir une compagne en Érythrée et une fille, alors âgée de deux ans. En 2011, la femme et l’enfant ont pu le rejoindre en Suisse par avion.

La femme avait précédemment obtenu un visa d’entrée à l’ambassade de Suisse en Ethiopie. Comme on l’a su plus tard, elle avait donné un faux nom et une fausse date de naissance. Elle s’était vieillie de dix ans.

La compagne de D. et la fille qu’ils avaient prétendument eue ensemble ont également obtenu le statut de réfugié en Suisse. Auparavant, le couple a déclaré dans un interrogatoire qu’ils avaient eu un autre enfant ensemble en Érythrée – un fils nommé B., qui avait 13 ans à l’époque. En 2013, le fils présumé s’est rendu seul en Suisse. Comme on l’a appris plus plus tard, il a effectué le voyage sous un faux nom – sur recommandation de sa mère présumée, qui se trouvait déjà en Suisse.

Le migrant n’aurait pas été reconnu comme réfugié par le gouvernement fédéral. Mais parce qu’il était censé être le fils d’une famille qui vit déjà ici, il a également été «reconnu sans hésiter» comme réfugié, comme le stipule l’ordonnance pénale. La famille constituée de 4 personnes vivait dans la communauté d’Aarburg et vivait de l’aide sociale.

Le fils était en réalité le frère du demandeur d’asile

Plus tard, il s’est avéré que tout cela n’était que des mensonges. La fille était effectivement l’enfant biologique du père D., mais pas de sa partenaire de vie. Et B. n’était pas le fils du couple, mais le frère du prétendu père D. Son nom était en réalité S. La prétendue mère avait menti sur son âge car la petite différence d’âge avec S. aurait démontré qu’il ne pouvait pas être son fils.

Le faux fils a coûté beaucoup d’argent aux contribuables d’Aarburg. D’une part après son arrivée, la famille était composée de 4 personnes et avait donc droit au remboursement intégral du loyer de son appartement (1’210 francs par mois). De plus, la famille a perçu davantage d’aide sociale.

Selon l’ordonnance pénale, la perte financière pour Aarburg jusqu’à l’âge de la majorité du «fils» en 2016 a été d’au moins 14’000.francs.

Prison avec sursis

Par la suite, en tant que bénéficiaire de l’aide sociale adulte, il a coûté à la communauté environ 1’800 francs par mois, soit un total d’environ 21’600 francs. Ce n’est que récemment qu’Aarburg a fait les gros titres, les dépenses de l’aide sociale continuant à augmenter, menaçant l’existence de la communauté.

Avec 5,7 millions de francs par an, les coûts sociaux représentent désormais un tiers des recettes fiscales d’Aarburg.

En février dernier, le ministère public d’Aargau a condamné l’Érythréen D. par ordonnance pénale pour fraude et tromperie des autorités. La sanction: six mois de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 1500 francs, qui avec les frais pénaux et les autres frais, s’élève à un total de 6’750 francs.

On ne sait pas si le frère de D., qui a obtenu l’asile ici en tant que fils présumé, a eu affaire aux autorités judiciaires et s’il a pu continuer à rester en Suisse.

Les documents consultés par la Basler Zeitung ne révèlent pas non plus si la partenaire de D. aurait pu voyager en Suisse en sachant qu’elle n’était pas la mère de la fille.

On peut supposer que la punition pour les fausses informations visant le regroupement familial n’impressionne guère l’Érythréen D.. Les peines d’emprisonnement avec sursis ont souvent peu d’effet sur les personnes provenant de cultures où le traitement est beaucoup plus dur. En outre, puisqu’il ne possède pas d’argent et qu’il vit de l’aide sociale, il pourrait ne pas rembourser les 6’750 francs qu’il doit payer.

Source et article complet: Traduction libre Schwarze Rose et Christian Hofer pour Les Observateurs.ch 

 

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