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La faillite économique américaine (suite)

La faillite économique américaine (suite)

Bill Bonner remarquait récemment alors que tous les cabris hurlent à la reprise :

« 82% de la richesse mondiale créée l’an dernier est allée aux « 1% ». Ce qui laisse 18% pour les 99% restant. Nombre de ces 99% n’ont probablement rien eu… voire moins que rien. Les chiffres sont toujours un peu couards. Soudoyez-les ou menacez-les, et ils vous diront à peu près tout ce que vous voulez entendre. Mais, spontanément, de plus en plus de chiffres s’avancent pour témoigner contre une économie frauduleuse. Ils nous disent qu’il ne faut pas faire confiance aux calculs de la Fed… En regardant le paysage économique des Etats-Unis, par exemple, nous sommes censés voir des gens heureux qui s’enrichissent, avec un marché boursier allègre, une inflation limitée sur les prix à la consommation et des emplois en veux-tu en voilà. Tel est le tableau tracé par les médias grand public, la presse financière, Wall Street et le gouvernement Trump. »

Puis la réalité, moins éblouissante, hors des condominiums financiers que dénonce tout le temps Howard Kunstler :

«  Ce que nous voyons, nous, c’est des sottises. Les faits ne collent pas. Lorsque le salaire moyen de la main-d’œuvre stagne plus ou moins, si certains salaires augmentent, c’est que d’autres doivent baisser. Et dans un pays où la croissance est concentrée dans quelques conglomérats urbains/suburbains – comme Washington DC, New York, San Francisco, etc. –, il doit y avoir beaucoup d’endroits où les gens ne boivent pas de cappuccinos, n’envoient pas leurs enfants dans des écoles privées et ne lisent pas l’équivalent de Libé. Une croissance illusoire. »

Bill rappelle la pauvreté de la moitié de nos braves américains :

« Dans la moitié la moins riche de la population américaine, 117 millions d’adultes gagnent un salaire annuel moyen de 16 000 $ par an. La situation de ces personnes s’est détériorée par rapport à la fin du siècle dernier… et probablement par rapport au début de l’Ere de l’argent factice, en 1971. Mais c’est à vous de tirer vos propres conclusions. Nous avons demandé à notre département de recherches, dirigé par le très compétent Joe Withrow, de passer les Etats-Unis au peigne fin. »

Et cela donne :

« Selon Joe : « Les Etats-Unis sont une nation diverse comptant 325 millions d’habitants. Ils sont composés de 50 Etats. Ces Etats sont composés de 3 141 comtés. Et ces comtés sont très différents les uns des autres… tout comme les gens qui y vivent. Mais le BEA ignore cela dans son analyse. Il se contente de rassembler les statistiques économiques de tout le pays. Ensuite, il choisit des moyennes… et les maquille. Il lisse leurs rides et unifie leur teint. Le PIB comprend ‘toute la consommation privée et publique, les dépenses gouvernementales, les investissements, les stocks privés, les coûts de construction payés et la balance du commerce extérieur.’ Est-ce que vous voyez le problème ? Le PIB tient compte des dépenses gouvernementales… mais ces dépenses dépassent de loin les recettes fiscales chaque année. De sorte qu’une portion des dépenses gouvernementales est financée par de l’argent créé à partir de rien… et est comptée comme de la ‘croissance’ du PIB. Les gens qui reçoivent cet argent le dépensent ensuite… ce qui est à nouveau pris en compte dans le PIB en tant que ‘consommation privée’. Ce qui signifie que le PIB enregistre l’argent factice de la Fed comme de la ‘croissance’ – par deux fois. Au passage, les paiements de transfert gouvernementaux ont explosé à la hausse, prenant +45% depuis la crise financière de 2008. Et les indicateurs de PIB ont capturé jusqu’au moindre cent de tout cela comme de la ‘croissance’. »

L’Etat US dépense maintenant 4000 milliards par an (la moitié empruntée) dans le bastion demeuré pur du libéralisme…

Géographiquement – par comtés – cela donne cela :

« Nous voulons juste voir de quoi il a l’air avant que les autorités ne lui fassent un petit ravalement de façade. Joe continue : « La carte révèle que les habitants de 2 278 comtés se sont appauvris ces 10 dernières années. Pour autant que nous puissions en juger, cela signifie que 73% des comtés américains sont en dépression. Regardons chacun des indicateurs. Ces 10 dernières années : Le chômage a augmenté dans 56% des comtés. Le taux de participation de la main-d’œuvre – la mesure du nombre de personnes qui travaillent ou cherchent activement un travail – a chuté dans 60% des comtés. Le taux de pauvreté a augmenté dans 87% des comtés. La croissance des salaires ajustés à l’inflation a diminué dans 98% des comtés. » Ce qui nous surprend le plus, dans cette étude, c’est que même dans les comtés où le Deep State et ses secteurs compères sont florissants, la situation de la plupart des gens s’est détériorée. »

On ne parlera pas de la situation zombie à Porto Rico dont les médias MSM se fichent maintenant…

Nicolas Bonnal

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