La Syrie détruit l’avion de combat israélien le plus sophistiqué avec un vieux missile !

Il semble que la « démonstration de puissance » israélienne lors de la récente visite du ministre russe de la Défense Sergey Shoïgou a tourné en « eau de boudin ». L’avion le plus cher  et   « le plus sophistiqué » du monde a été abattu par un vieux missile syrien datant de l’époque soviétique !
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Le 16 octobre, Shoigu est arrivé en Israël pour rencontrer le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les partis auraient été appelés à examiner la situation dans la région, y compris en Syrie, la lutte contre le terrorisme ainsi que la coopération militaire et technique.
Les FDI ont ajouté que le missile syrien n’avait touché aucun avion israélien.
« L’armée a pris pour cible une batterie avec quatre bombes et, selon les FDI, la batterie a été endommagée au point de ne plus être opérationnelle. L’armée a déclaré que la batterie visée était la même que celle qui a tiré sur les avions de chasse israéliens en mars dernier, incitant Israël à utiliser pour la première fois son système antimissile Arrow « , a rapporté le journal israélien Haaretz.
L’armée syrienne a confirmé les frappes israéliennes et a déclaré qu’elles avaient causé des « dommages matériels ».
Il est intéressant de noter que, selon la déclaration du ministère syrien de la Défense, des avions de combat israéliens ont violé l’espace aérien syrien à la frontière libanaise dans la région de Baalbek. L’incident a eu lieu à 8 h 51, heure locale.

L’armée de l’air israélienne aurait-elle provoqué intentionnellement la réaction de l’armée syrienne pour justifier la frappe contre la batterie de défense aérienne syrienne ?
De plus, certains experts pro-israéliens et activistes des médias ont clairement lié l’incident à la visite du ministre russe de la défense à Tel-Aviv, affirmant qu’il s’agissait d’une belle démonstration de force envers l’alliance russo-irano-syrienne.

Cependant, quelque chose a mal tourné.
Selon les informations disponibles, les forces de défense syriennes ont utilisé un missile S-200 contre l’avion de guerre israélien. Ce missile de fabrication soviétique est le système antiaérien à longue portée le plus avancé utilisé par l’armée syrienne. Même dans ce cas, il reste démodé en termes de guerre moderne.
Malgré cela, le ministère syrien de la Défense a déclaré dans sa déclaration que les forces gouvernementales ont réagi à la violation de l’espace aérien et « ont frappé directement un des avions de chasse, forçant[l’avion israélien] à battre en retraite« , ce qui contredit l’affirmation israélienne selon laquelle  » aucun coup  » n’a été tiré.
Quelques heures après l’incident avec la Syrie, les médias israéliens ont rapporté que le chasseur multirôle furtif F-35 de l’armée de l’air israélienne s’était mis hors service à la suite d’une collision présumée avec un oiseau lors d’un vol d’entraînement.
L’incident aurait eu lieu « il y a deux semaines », mais n’ a été rendu public que le 16 octobre. Cependant, les sources israéliennes n’ont pas été en mesure de montrer une photo de l’avion de combat F-35 après la « collision avec un oiseau ».
En outre, il n’est pas clair si le F-35 peut redevenir opérationnel parce que son revêtement furtif a été endommagé. Ainsi, selon la version israélienne, l’avion de guerre ne serait plus opérationnel après la collision avec l’oiseau, bien que le F-35 ait passé avec succès la certification de collision avec les oiseaux, avec d’excellents résultats (informations officielles ici).
Le F-35 est l’avion de guerre le plus cher du monde. Le prix du développement du F-35 s’élève maintenant à environ 406,5 milliards de dollars.
Israël achète pour environ 100 millions de dollars pour chaque avion. 

Article originel : Israel Is Hiding That Its State-Of-Art F-35 Warplane Was Hit By Syrian S-200 Missile – Reports
South Front, 17.10.17

Couac furtif

Dans la course pour la suprématie militaire mondiale entre l’aigle, l’ours et le dragon, un intéressant article a paru sur la relative inutilité des avions furtifs dans la guerre moderne. Ce qui était valable dans les années 80 ne l’est plus vraiment aujourd’hui pour un certain nombre de raisons, parmi lesquelles l’état d’avancement des radars et des systèmes antiaérien. Nous en donnions un avant-goût l’année dernière :
Tout amateur de rugby sait que le noble sport fonctionne par phase : à certaines époques, les attaques prennent le pas sur les défenses ; à d’autres, c’est l’inverse. Au rugby-champagne des années 90, les entraîneurs de ce jeu infini et complexe ont répondu par la mise en place de systèmes défensifs très élaborés. Il en est de même dans l’éternelle course-poursuite de l’armement entre l’attaque (aviation, missiles) et la défense (systèmes anti-aérien et anti-missiles). Amusante coïncidence, les périodes sont relativement similaires.
Les années 90 ont marqué l’apogée de l’attaque, du pouvoir absolu des airs. Durant la première guerre du Golfe (1991), les avions furtifs et missiles américains sont entrés comme dans du beurre irakien ; la guerre du Kosovo (1999) a, pour la première (et dernière ?) fois de l’histoire, vu la victoire de la seule aviation, sans hommes à terre. Cette « dictature du ciel » a alors provoqué, plus qu’une prise de conscience, une véritable révolution mentale dans les principaux états-major de la planète.
Les Russes ont été les premiers à relever le défi avec la création et la fabrication de systèmes anti-aérien et anti-missiles extrêmement performants : les fameux S300 puis S400. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les labos russes mettent la dernière touche aux S500, capables d’intercepter simultanément jusqu’à 10 missiles balistiques ou hypersoniques volant à Mach 5, et dont le temps de réaction sera de 4 secondes (contre 10 pour le S-400 et… 90 secondes pour l’antique Patriot américain !) On comprend dans ces conditions que l’OTAN soit « préoccupée », le bras armé US faisant déjà face, avec les S300 et S400, à ce que les analystes appellent des « bulles de déni ».
L’article d’Atimes rebondit sur la question et remet en cause l’utilité du programme furtif US face à des systèmes antiaérien toujours plus performants. D’autant que le coût du projet est littéralement astronomique (1 500 milliards de dollars rien que pour le F-35). Pas fous, Russes et Chinois sont loin d’avoir tout misé sur la technologie furtive ; si les premiers développent le PAK-50 et les seconds ont déjà sorti le Chengdu J-20, ils préfèrent fortifier la défense, bien moins onéreuse et plus efficace.
Au printemps dernier, après le false flag de Khan Cheikhoun et la mini-crise américano-russe qui en a découlé, nous relevions un fait intéressant :
Plus embêtant encore pour les Follamours, les Etats-Unis ont dû réduire assez drastiquement leurs sorties aériennes en Syrie contre l’EI par crainte de possibles représailles russes. Rappelons que Poutine a officiellement coupé le canal de communication visant à éviter les incidents aériens. Théoriquement, tous les coups sont permis dorénavant. Les bombardiers qui sortent encore, maintenant accompagnés par une escorte de F22, sont « lockés » par les radars russes (lire sur ce lien les commentaires souvent croustillants et acerbes venant des quatre coins du monde). Comble de l’ironie, il se pourrait même (le conditionnel reste de mise) que le F22, ce chasseur « furtif » qui a coûté une véritable fortune, soit lui aussi fixé par les radars de ces maudits Ivan…
Coïncidence ou pas, il s’est encore passé quelque chose d’intrigant dans le ciel syrien il y a quelques jours. Le 16 octobre, un énième incident aérien a eu lieu entre Tel Aviv et Damas, des jets israéliens bombardant une batterie antiaérienne prétextant un tir syrien contre deux avions ayant auparavant survolé le Liban. Jusqu’ici, rien que de très habituel même si l’affaire était presque concomitante à la visite de Choïgu en Israël, ce que d’aucuns ont vu comme une petite démonstration de force vis-à-vis de Moscou (précisons tout de même que les Russes ont été prévenus de l’attaque).
Manque de bol pour Bibi la Terreur, il y a comme un air de couac. Que le ministre syrien de la Défense déclare que l’un des deux F-35 israéliens ait été touché par un missile participe de la traditionnelle guerre de l’information et il est difficile de confirmer ou d’infirmer les dires de Damas. Plus intéressant, la presse israélienne a reconnu que le même jour, un F-35 avait été endommagé par… des oiseaux (!) et qu’il prenait la direction du garage.
D’ici à penser que l’avion a en réalité été touché par un vieux S200 syrien de l’époque soviétique, démontrant encore une fois l’inanité du chasseur furtif le plus cher de l’histoire, il n’y a qu’un pas que beaucoup envisagent de franchir.
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