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Le ministre des Affaires Étrangères nord-coréen annonce sereinement à l’ONU que l’envoi de missiles nucléaires sur le continent américain est devenu inévitable

 

L’escalade des tensions entre Trump et son homologue nord-coréen a connu un pic maximum cette semaine alors que Trump a affirmé qu’il était « prêt à détruire l’ensemble de la Corée du Nord ». Une déclaration d’une stupidité déconcertante puisque une telle action engendrerait des retombées radioactives majeures dans les pays environnants et certainement des répliques immédiates sur les installations nucléaires sud coréennes qui seraient catastrophiques dans le continent (et certainement bien au delà).

Ces bombes mises entre les mains de fous dangereux, de part et d’autre, menacent plus que jamais la planète. Juste après qu’un bombardier nucléaire ait survolé la frontière nord-coréenne, le ministre des Affaires Etrangères nord-coréen a pris la parole devant l’ONU et a, une fois encore, prévenu que « Trump était en mission suicide ». Il évoque le fait que la raison de la volonté de s’armer de l’arme nucléaire de la Corée du Nord est une réaction directe à la politique belliqueuse des USA à leur encontre depuis plusieurs décennies.

Traduction vidéo: RT

Ils en remettent une petite couche avec une vidéo de propagande aux allures de bande-annonce de jeu vidéo bas de gamme ou la Corée du Nord détruit des avions de l’US Air Force et un porte avion américain le tout sur fond de drapeau en flamme et de croix. La routine en somme…

 

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Une pensée sur “Le ministre des Affaires Étrangères nord-coréen annonce sereinement à l’ONU que l’envoi de missiles nucléaires sur le continent américain est devenu inévitable”

  1. Les différentes prises de paroles à la toute dernière réunion générale des nations unies, par les différents représentants de nations qui en sont membres, présidents ou ministres des affaires étrangères, expriment selon les tons de leurs discours l’état du monde dans sa globalité. Par une analyse approfondie de ces paroles dites par chacun, l’on découvre qu’il n’y a rien de nouveau à quoi s’attendre. Ce ne sont que des commentaires exprimant une stagnation, un sur place de ce qui est déjà sur place. La seule expression qui marque quelque chose de saillant, c’est celle du président américain Donald Trump, d’un ton très fâché, avec beaucoup de hargne, des menaces, et des va-t-en guerre dans toutes les directions, comme s’il s’était fait avoir par quelqu’un, et ce quelqu’un c’est bien l’Iran sur cet accord 5 plus 1, signé par son prédécesseur Barak Obama, et par les autres quatre participants signataires de cet accord, la Chine, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Les américains ne pouvaient faire autrement que de le signer sous l’égide du Conseil de Sécurité, car faire la guerre totale aux iraniens aurait incendié toute la région, y compris Israël, ce que le Pentagone ne pouvait assumer. Ce n’est donc pas un accord entre américains et iraniens exclusivement, et si les américains se retirent de cet accord, les autres signataires ne sont pas obligés de le faire. A analyser plus à fond ses propos, ils ne contiennent rien de nouveau. C’est seulement l’expression d’un homme fâché, et non d’une décision pour une action guerrière quelconque tendant vers plus de tentions dans la région du Moyen-Orient; le Venezuela, ou son contraire vers des propositions de solutions aux nombreuses crises déjà existantes. Même la menace de détruire la Corée du Nord est subordonnée à une action première, agressive des nord-coréens eux-mêmes, contre un allié américain, ou contre une base américaine, ou contre l’Amérique elle-même. Pour montrer qu’ils ne sont pas impressionnés par les déclarations américaines, le ministre des affaires étrangères de Corée du Nord, rajoute encore plus d’huile sur le feu, et comme réponse à Donald Trump, il dit qu’il devient impératif de tirer des missiles nucléaires sur les USA. De même pour cet accord sur le nucléaire iranien, Donald Trump n’a pas dit qu’il allait se retirer de cet accord sur le nucléaire, ou encore exiger de l’Iran de nouvelles conditions, comme par exemple stopper son développement de nouveaux missiles de longues portées intercontinentales, ou sa présence en Syrie, proche de la frontière avec l’entité sioniste, ou de son soutien au Hezbollah libanais ; et si ces conditions ne sont pas respectées, il se retirerait de cet accord avec les iraniens ; ce que par contre son autre complice français, le président Emanuel Macron, au langage double, l’un devant la presse, tout à fait paisible, amicale vis-à-vis de l’Iran, d’autant que la société Total française y soit déjà implantée ; l’autre dans les coulisses, tout à fait l’inverse, sur la même longueur d’onde que Donald Trump, totalement hostile à l’Iran, liant ses missiles, sa présence en Syrie, son soutien au Hezbollah libanais, comme conditions préalables, avant toute normalisation avec ce pays. Par contre, il n’est dit aucune allusion à la question palestinienne, qui est en fait l’élément central à ces troubles sanglants au Moyen-Orient, et dans le monde arabe en général. Cela est dû à ce que les arabes eux-mêmes se sont éloignés de ce conflit, particulièrement pour ces entités du Golfe arabo-persique. Les américains eux-mêmes n’ont aucune envie de le faire d’eux-mêmes; par contre leur polarisation actuelle, c’est bien l’Iran qui fait que ces arabes du Golfe sont plus proche des israéliens qu’ils n’ont jamais été, et que soutenir leurs frères palestiniens est devenu la dernière de leurs préoccupations. C’est ce qui est devenue actuellement la toute nouvelle politique américaine au Moyen-Orient, un anti iranisme chronique.

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