Coup de théâtre à la CPI/Les tests ADN révèlent que le temoin n’a pas perdu sa fille: Ce dernier craque et passe aux aveux

 Le témoin Bamba Mamadou le 10 juillet 2017 à la CPI.
Le témoin Bamba Mamadou le 10 juillet 2017 à la CPI.

Par IvoireBusiness

Me Jenifer Naouri, avocate du Président Laurent Gbagbo, interrogeant hier le témoin du jour, monsieur Bamba Mamadou, va le confondre avec les tests ADN et l’obliger à passer aux aveux.
Elle pose une question au père de la défunte Bamba Nashami, qui serait parmi les sept femmes tuées à Abobo le 03 mars 2011: « Les représentants du Bureau du procureur de la CPI vous ont-ils dit que les résultats des tests ADN avaient échoué et que le corps de votre fille n’a pas été identifié ?»

Etonné, le témoin répond : « C’est maintenant que j’apprends », puis le témoin de poursuivre: « Les enquêteurs n’ont pas pu trouver le corps de ma fille. La question reste posée. Moi-même, je suis dépassé par les évènements. Le cimetière, il est géré et moi je ne dors au cimetière auprès de la tombe, je ne suis pas là-bas tout le temps. Je ne sais pas ce qui est arrivé au corps de ma fille, je ne dis pas la tombe », a-t-il avoué, ravalant du tout son arrogance maintes fois dénoncée par le juge.

Pourtant dès l’entame de son contre-interrogatoire, le témoin, militant du RDR d’Alassane Ouattara, affirmait la main sur le cœur: « Ma fille a été la seule à être enterrée au cimetière d’Abobo » parmi les sept femmes tuées à Abobo, le même jour de leur décès, le 3 mars 2011 ».

Mais les résultats des tests ADN ont changé la donne obligeant le témoin à passer aux aveux et à déclarer à Me Naouri ignorer où se trouvait le corps de sa fille: « Il faut demander aux gens qui gèrent les cimetières parce que moi je ne sais pas. Et puis je n’avais pas aussi les résultats de l’ADN Si vous me dites aujourd’hui que ma fille n’a pas été retrouvée, c’est maintenant que je vais le savoir, sinon je n’ai jamais su ».

Un autre gros mensonge s’est effondré hier à la CPI avec la prise la main dans le sac et en flagrant délit d’un « faux » père qui prétendait avoir perdu sa fille lors de la marche des femmes d’Abobo.

Mireille (Mimi) Kouamé

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