L’ancien Premier ministre Edouard Balladur lors d’un conseil national des Républicains, le 14 janvier 2017 à Paris. (THOMAS SAMSON/AFP).

Autant d’années que de morts auront été nécessaires pour que l’ancien Premier ministre Édouard Balladur soit enfin mis en examen au sujet de l’attentat commis le 8 mai 2002 à Karachi ! 15 ans !!! À ce rythme et vu son âge, il est quasi certain qu’il sera mort avant la fin de l’instruction et l’énoncé du verdict…
Rappelons que cet attentat avait été mis sur le dos d’Al Qaïda alors qu’il s’agissait que d’un banal règlement de comptes entre la junte pakistanaise corrompue au pouvoir et les politicailleux voyous français dans une sombre histoire de grosses rétrocommissions liée à la vente d’armement. À part ça, le complot n’existe pas bien sûr ! Continuez donc à croire aux versions officielles…

Édouard Balladur a été mis en examen, lundi 29 mai, pour « complicité d’abus de biens sociaux et recel » dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Karachi, a indiqué à franceinfo une source proche du dossier, mardi, confirmant une information du Canard enchaîné.
Aujourd’hui âgé de 88 ans, il a été entendu, lundi, par les trois juges chargés du dossier au sein de la Cour de justice de la République.
Un attentat qui avait fait 15 morts
Édouard Balladur est soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions perçues par des intermédiaires après la signature d’un contrat d’armement avec le Pakistan, en 1994, alors qu’il était Premier ministre.
Les juges ont mis à jour la piste de ce possible financement occulte en enquêtant sur un attentat commis le 8 mai 2002 à Karachi (Pakistan), qui avait fait 15 morts dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN), travaillant à la construction d’un des sous-marins vendus par la France en 1994. Un kamikaze, à bord d’un faux taxi, avait fait exploser sa charge au passage de leur bus militaire.
L’enquête s’est orientée sur la piste d’un attentat commandité en représailles de l’arrêt du versement des rétrocommissions à des intermédiaires pakistanais. C’est Jacques Chirac qui avait décidé l’arrêt de ces versements en 1996.
Balladur veut saisir la Cour de cassation
Édouard Balladur a « demandé à ses avocats de contester cette décision devant la Cour de cassation », annonce-t-il dans un communiqué cité par l’AFP. Il estime qu’elle ne prend pas en compte « la validation du compte de campagne par le Conseil constitutionnel en octobre 1995 », très contestée à l’époque, ni « l’ancienneté des faits, vieux de vingt-trois ans ».
En septembre 2016, la Cour de justice de la République (CJR) avait estimé que les faits n’étaient pas précis et que le délai de prescription ne débutait pas en 1995 mais en 2006. C’est cette année-là qu’un rapport contenant le témoignage d’un ancien membre de renseignement avait été transmis à la justice. Il avait mis les enquêteurs sur la piste des rétrocommissions, alors qu’ils privilégiaient au départ celle d’un attentat commis par Al-Qaïda.
Seule instance judiciaire habilitée à juger des délits commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction, la CJR avait été saisie en juin 2014 de la partie du dossier concernant Édouard Balladur et François Léotard, son ministre de la Défense à l’époque.

France TV Info

 Source :  http://www.lelibrepenseur.org/15-ans-apres-edouard-balladur-a-ete-enfin-mis-en-examen-dans-laffaire-karachi/

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2 pensées sur “15 ans après, Édouard Balladur a été enfin mis en examen dans l’affaire Karachi !”

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