Macron confond le FN et l’OAS, et il dialogue sur l’islam avec les morts

PUBLIÉ PAR MANUEL GOMEZ LE 30 AVRIL 2017

Il n’est pas nécessaire de préciser que je suis bien loin d’être un partisan d’Emmanuel Macron, mais j’imaginais, compte tenu de son parcours exceptionnel et de ce qu’il a réussi avec En Marche, qu’il était d’une intelligence supérieure à la moyenne, un surdoué en quelque sorte, et je me rends compte chaque jour qui passe que ses lacunes sont énormes.

J’en suis même à me demander ce qu’il a appris et ce qu’il a retenu de son passage au lycée des élites Henri IV et de sa traversée à Normale Sup, pour qu’il puisse affirmer tant d’âneries tout au long de cette campagne présidentielle.

Trop c’est trop, monsieur le surdoué, je croyais que vous aviez atteint le sommet en déclarant à Alger que la colonisation avait été un crime contre l’humanité, donc que la France, que les Français d’Algérie, étaient des criminels et que, en revanche, les crimes, les massacres, les assassinats, commis par le FLN et l’ALN étaient en partie justifiés, et bien non, jeudi soir sur La Une et LCI, devant des millions de téléspectateurs, une nouvelle fois vous vous êtes discrédité en affirmant que « le parti de Mme Le Pen, le Front National, avait organisé des attentats contre le général De Gaulle ».

Vous avez donc confondu le FN avec l’OAS car, si vous ne le saviez pas, ou si vous l’aviez oublié, le Front National n’existait pas avant le décès de de Gaulle, il s’est créé en 1972, bien des années après les attentats.

Trop c’est trop, monsieur le surdoué

Vous dialoguiez en 2016 au sujet de « la place de l’islam » en France avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb qui est mort en 2014 ?

Aujourd’hui, à Oradour-sur-Glane, l’un de vos plus proches responsables, Richard Ferrand, sous votre responsabilité a déclaré que des dirigeants du FN, lors de sa création, étaient d’anciens « waffen SS », donc responsables du massacre d’Oradour, responsables d’avoir assassinés le 9 juin 1944, 99 habitants et d’avoir mitraillés et brûlés le lendemain, 10 juin, 642 enfants, femmes et vieillards rassemblés dans une église. Bien entendu il faut espérer qu’il possède les noms de ces assassins qui ont participés à la création du FN.

Il vous arrive même d’avoir des lacunes dans vos dates : le 11 aôut 2016, sur Paris-Match (que vous lisez très souvent et qui vous consacre ses couvertures) vous déclariez que vous dialoguiez au sujet de « la place de l’islam » en France avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb. Mentiez-vous volontairement ou ignoriez-vous que cet intellectuel, avec lequel vous débattiez, était mort en 2014, deux ans plus tôt ?

N’est-ce pas plutôt avec Mohamed Saou et Bariza Khiari et l’UOIF que vous débattez de l’islam radical ?

De toutes vos déclarations, monsieur le surdoué, la seule qui semble la plus adaptée à votre cas personnel c’est lorsque vous avez affirmé que « La culture française n’existait pas ». C’est exact, cette culture n’existe pas…chez vous, elle vous fait défaut et ne vous a même pas effleurée.

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L’un de vos plus proches soutiens actuels est un « intellectuel » qui apparemment vous connaît très bien, il s’agit de Jacques Attali : il déclarait dans le magazine Challenges du 13 mai 2016 : « Emmanuel Macron n’incarne que le vide».

La rédactrice en chef de ce magazine, Ghislaine Ottenheimer, qui vous défend bec et ongle sur tous les plateaux de télévision, devrait se souvenir de ce jugement et ne pas se précipiter dans ce « vide ».

Mme Ottenheimer et Challenges ne sont pas les seuls médias à rouler pour Macron, la majorité des groupies et des couguars roulent pour lui et on a pu le constater avec Ruth Elkrief sur BFMTV ce vendredi : elle s’est montrée particulièrement agressive en assénant des jugements personnels contre Marine Le Pen, qui était son invitée.

Non Mme Elkrief, ce n’est pas Marine Le Pen qui a changé, c’est Jean-Luc Mélenchon qui est devenu plus patriote, plus bleu, blanc, rouge et, à vrai dire, peu de chose les sépare, à part l’immigration massive.

Sénateur socialiste de l’Essonne, lors d’une interview sur le Quotidien de Paris Mélenchon affirmait :

« C’est affreux ! Mais le seul parti qui réhabilite la politique c’est le Front National ».

25 ans après, cela n’a pas changé !

Nicolas Dupont-Aignan vient de le comprendre à son tour. Bravo !

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