Fier ivoirien

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« J’étais entouré de compromissions, de traîtrise, d’alliances mercantiles, de duplicité. Bien sûr qu’on avait noyauté mon entourage… C’était facile: autour de moi, certains misaient en même temps sur ma chute et sur ma survie… Cet état des choses était favorisé par le fait que les rebelles avaient pris part au gouvernement puisque j’avais accepté, dans l’idée de la réconciliation, de faire entrer des rebelles dans le gouvernement à la tête duquel j’avais d’ailleurs nommé, espérant ainsi parvenir à une paix définitive dans le pays, leur chef Guillaume Soro. Je ne pouvais tourner ma tête ni à gauche, ni à droite, sous peine d’être décapité. Alors je regardais droit devant vers les élections, la sortie du tunnel.

Là non plus je n’ai pas choisi d’aller au clash. Il fallait donc faire de la politique, discuter, et avancer du mieux possible et de façon la plus pacifique possible vers la sortie de crise…
C’était ce à quoi j’aspirais et ce que j’avais essayé de mettre en place depuis des années, toujours empêché par les rebelles, soutenus par leurs parrains français, qui refusaient de désarmer et de mettre un terme aux exactions permanentes qu’ils commettaient à l’encontre des populations dans le Nord du pays. »

LAURENT GBAGBO, « Pour la vérité et la justice » page 133

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