Côte d’Ivoire: Rapide coup d’œil sur l’anarchie en Côte d’ivoire ou quand l’informel «arrange» le système


Vue globale de l’anarchie mardi matin à Abidjan Rechercher Abidjan
(ph KOACI.COM)
Source  : © Koaci.com– Mardi 7 Février 2017- 

Par où commencer tant la liste est longue, allez on s’y met, espaces publics illégalement occupés et quasi privatisés, commerces informels en tout genre, dépôt de matériaux, agent des mairies et autres qui récoltent des taxes…. Bienvenue àAbidjan Rechercher Abidjan et plus largement en Côte d’Ivoire, pays d’anarchie généralisée.

Si la proportion de l’informel, 80% du commerce dans le pays, arrange sans nul doute ceux du système qui profitent de sa non transparence fiscale pour se mettre dans la poche mensuellement des milliards, elle tend à décourager ceux qui espèrent ou espéraient un changement.

On casse ici, on chasse là et on se réinstalle à côté sans être inquiété. Parmi les exemples concrets, celui du Plateau où une partie centrale a été nettoyée à des fins d’implantation d’hôtel ou autres projets immobiliers. Si des entreprises telles la SGBCI, ont, sans scrupule « acheté » l’espace public pour en faire des places de stationnement, obligeant le piéton à marcher sur la voie et être sujet à se faire renverser par une voiture, les commerces de rue illégaux protégés par le lobby de la corruption, refleurissent tranquillement dans les peu d’espaces qui restent.

Si la réalité rattrape les beaux discours, les pneus ou autres bois sur la chaussée, auront raison de ceux qui paient leurs impôts et qui auront osé vouloir se garer sous peine de se faire à la limité frapper par les « naman » qui veillent sur leur chasse gardée.

Le cliché présenté en illustration dépeint l’ensemble de cette réalité qui au constat de la non évolution depuis des années, apparait telle une véritable usine à cash Cfa qui arrange sans nul doute plus à haut niveau qu’ à bas et qui désole les partisans de la construction d’un Etat bien organisé, transparent, au niveau de ses recettes et de leurs redistribution.

Amy Touré, Abidjan