Publié le Mercredi 25 Janvier 2017.

Par IvoireBusiness/ Partis politiques – Côte d’Ivoire. Bernard DOZA « Fin de règne d’Alassane Ouattara ». »Je me mets à la disposition du gouvernement de transition ».

Bernard DOZA (droite).

Depuis quelques mois, l’auto-proclamé du pouvoir ivoirien est aux abois. Empêtré dans les dernières répliques militaires contre les promesses mensongères qu’il a érigées en méthode de gouvernement depuis 2011, Alassane Ouattara joue son pouvoir politique en cette année 2017, qui est, en réalité « l’année, de la libération nationale ».
Les thuriféraires du RDR, qui l’ont compris, ont déjà commencé la fuite organisée vers l’exil.
La goutte d’eau a été l’organisation du référendum en Octobre 2016 sur le projet d’une nouvelle constitution, qui fera l’unanimité dans le rejet populaire contre le régime d’Alassane Ouattara.
Et puis, il y a deux mois…
On voit dans une vidéo, Guillaume SORO, menacé dans ses prérogatives politiques, issue du repartage des lendemains de la chute Gbagbo, qui se lamente, en filigrane, de l’ingratitude de Ouattara, dans une conférence de presse (dès son retour du Maroc), à la veille des élections législatives.
Et, une fois élu député de Ferkessédougou, ce sont les hommes de Guillaume SORO qui organisent des soulèvements militaires pour la revendication de primes non versées depuis 2011. L’objet de ceci vient politiquement : Pour déséquilibrer son compère Alassane Ouattara, qui, devenu le président auto-proclamé de Côte-d’Ivoire, semble avoir oublié la rébellion qui l’a couronné roi. Et songe, comble d’hypocrisie, d’envoyer à la prison de la Haye, Guillaume SORO et ses amis rebelles, qu’il a utilisés.
Le soulèvement militaire et social de Côte-d’Ivoire est donc très politique. Parti de simples revendications sociales, c’est un soulèvement qui va emporter le régime inique et impopulaire du sanguinaire Alassane Ouattara.
Le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, qui a été séquestré par les mutins, n’a pas de cessé de raisonner les soldats sur la solidarité du nord dont ils sont tous originaires, et donc du régime qu’ils ont mis en place contre le sud.
La Côte d’Ivoire est UNE et indivisible, et Alassane Ouattara ne le sait pas parce qu’il n’est pas ivoirien. En effet, c’est à cause de cette indivisibilité que les Sanwi d’Aboisso, qui en 1966 voulaient une principauté pour leur région, ont été maté par l’armée. Et Jean Christophe Kragbé Gnagbé de Gagnoa, qui voulait la République d’Eburnie avec un nouveau drapeau, a été tué d’une balle dans la tête, par le Colonel Gaston Ouassenan Koné sur ordre de Félix Houphouët, en 1970.
Alors, malgré le discours tribal, victimaire du nord, que Ouattara a chevauché depuis 2011 dans son ambition de pouvoir au profit de la région, il voit aujourd’hui dans les manifestations d’Abidjan que ce sont des leaders originaires du nord ivoirien qui le combattent, en refusant l’orientation tribaliste et monarchiste de son projet de constitution.
Ils vont loin et exigent à travers le professeur Bamba Moriféré et l’ancien président de l’assemblée nationale Mamadou Coulibaly, la mise en place immédiate d’un gouvernement de transition, qui va entériner le départ définitif d’Alassane Ouattara.
Mais la question ivoirienne est très complexe.
Aujourd’hui en 2017, nous sommes plus de 26 Millions d’ivoiriens, avec une grande génération d’africains issue de l’immigration. Plus de soixante peuples, avec ses traditions, cohabitent sur le territoire de Cote d’Ivoire, sans avoir créé une nation unique.
Donc, il nous faut aller vers les états généraux de la nation de Côte-d’Ivoire, à la fin desquels chaque tribu et communauté doit renoncer à ses prérogatives au profit de la République et faire de chaque ivoirien un vrai citoyen, dans son pays.
Mais pour cela, il nous faut passer par la conquête de l’indépendance pour la souveraineté nationale, avec une nouvelle génération de combat.
C’est en cela que Moi, Bernard DOZA, président du Comité d’Action Ivoirien pour la liberté(CAIPL), je soutiens et demande à tous les corps habillés de Côte-d’Ivoire et tous les combattants de l’intérieur et de l’exil, de résister contre l’oppression qui s’est abattue sur notre pays en avril 2011.
Et de mieux, nous aider à débarrasser notre pays de la dictature coloniale et néocoloniale d’Alassane Ouattara.

Par BERNARD DOZA

Président du Comité d’Action Ivoirien pour la liberté(CAIPL)

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