Mutinerie. La police ivoirienne entre en scène.

La vague de mutineries qui secoue la grande muette depuis le début du mois de janvier, suite au soulèvement des mutins à Bouaké, Abidjan, Korhogo, et Daloa, vient de toucher la police ivoirienne qui annonce une journée ville morte aujourd’hui.

La Police entend que l’Etat tienne également compte de ses conditions de travail. En effet, les policiers ivoiriens sont les seuls au monde à ne pas porter d’armes, ce qui les rend vulnérables. C’est le sens de la journée ville morte annoncée pour ce mercredi 18 janvier dans les différents services de Police repartis à travers le pays.
Hier, de violents affrontements entre militaires ont eu lieu à Yamoussoukro faisant 2 morts et 4 blessés par balles. La situation socio-politique est désormais hors de contrôle et le front social en extrême ébullition. Le pays est devenu ingouvernable selon plusieurs analystes, faute au Président Ouattara de constamment instrumentaliser les syndicats et de diviser l’armée en payant les primes d’une partie des mutins, et en ignorant les autres militaires et gendarmes.

Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus mercredi à Daloa selon plusieurs sources concordantes. A Abidjan, les fonctionnaires ivoiriens ont annoncé qu’ils maintenaient leur mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, dans une déclaration dont IvoireBusiness a eu copie.
Nous y reviendrons.

Patrice Lecomte

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