Les crimes contre les civils du Donbass par l’armée ukrainienne continuent – Aucune condamnation de l’OSCE ou de la communauté internationale

Monitors of the OSCE Special Monitoring Mission to Ukraine speak to a Ukrainian serviceman in the village of Berdyanske, some 4 kms west from the village of Shirokine  on April 15, 2015 on the outskirts of the strategic port city of Mariupol. Six soldiers were killed and a journalist injured by a mine in separatist-held eastern Ukraine on the eve as a flare-up of fighting undermined a shaky two-month ceasefire. AFP PHOTO/GENYA SAVILOV Monitors of the OSCE Special Monitoring Mission to Ukraine speak to a Ukrainian serviceman in the village of Berdyanske, some 4 kms west from the village of Shirokine on April 15, 2015 on the outskirts of the strategic port city of Mariupol. Six soldiers were killed and a journalist injured by a mine in separatist-held eastern Ukraine on the eve as a flare-up of fighting undermined a shaky two-month ceasefire. AFP PHOTO/GENYA SAVILOV

Malgré la présence d’Alexander Hug à Donetsk, en dehors des photos et rapports de ses visites sur divers points chaud de la ligne de front, comme la station d’épuration de Yasinovataya, l’OSCE se fait remarquer par l’absence à la fois d’un rapport mais aussi d’une condamnation officielle de l’incident de Mayorsk, tout comme il n’a émis aucune condamnation pour le bombardement le 11 décembre de l’école et des habitations civiles de Sakhanka.

Lors du point presse d’Alexander Hug le 14 décembre 2016, après un laïus sur les souffrances des civils vivant sur le front, dont on sent à ses expressions faciales que cela n’affecte guère M. Hug, celui-ci sort de son chapeau la question des organisations humanitaires internationales qui doivent je cite « être autorisées par la république à venir apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin ».

Cette sortie serait drôle si elle n’était pas aussi grave, après que plusieurs organisations humanitaires étrangères se soient vues retirées leurs accréditations pour violation des règles régissant leur travail (stockage de grandes quantités de psychotropes non déclarées, espionnage concernant les positions et unités militaires présentes sur le front, conduite en état d’ivresse récemment pour un employé de la Croix-Rouge à Lougansk, etc).

M. Hug se croit permis de donner son avis sur qui devrait ou non être autorisé à venir faire n’importe quoi dans les deux républiques populaires. On croit rêver.

Il continue en déclarant qu’en plus du cessez-le-feu, les civils ont besoin d’aide. Merci Monsieur de La Palice on ne s’en serait pas doutés sans vous. Le problème c’est que le cessez-le-feu que l’OSCE est censé aider à maintenir, ne tient pas, justement à cause du fait que l’OSCE ne fait pas son travail correctement. Ou pour dire çà autrement, quand l’hôpital se moque de la charité…

Hug parle ensuite de l’incident qui a eu lieu le matin même, confirmant qu’un civil a reçu une balle en pleine tête, et que les observateurs de l’OSCE écumaient les hôpitaux de la région pour retrouver les personnes blessées lors de cet incident. Il indique ensuite que tout sera dans le rapport publié le lendemain vers midi (soit aujourd’hui), mais qui en fin d’après midi n’est toujours pas disponible sur leur site…

Le meilleur vient après. Au lieu de blâmer la partie ukrainienne pour ce crime de guerre, M. Hug renvoie les deux parties dos à dos en indiquant que cela montrait la nécessité pour les « deux parties du conflit de prendre des mesures pour réellement protéger les civils ». Sic. Oui oui vous avez bien lu, un soldat ukrainien assassine un civil pour rien, et au lieu de reprocher ce crime à l’Ukraine on dit que les deux républiques populaires doivent comme l’Ukraine prendre des mesures pour protéger les civils, en retirant les armes des zones où ils passent. On croit rêver.

En sachant la propension de l’Ukraine à ne respecter aucun de ses engagements, cela reviendrait à désarmer totalement les points de passages républicains de manière unilatérale, et donc à en faire des zones de faiblesse de la ligne de front, et ce alors que l’armée ukrainienne tire régulièrement sur ces points de passage (comme la nuit dernière celui de Mayorsk justement et celui d’Alexandrovka).

Je passerai sur son discours lénifiant sur la nécessité des zones de désengagement et surtout sur le fait que les rapports de l’OSCE sont censés refléter réellement la situation sur le terrain (pour cela il faudrait que leurs observateurs viennent sur le terrain et passent plus que 5 minutes sur chaque maison bombardée).

M. Hug passe ensuite à sa visite d’écoles proches du front, sans faire aucune condamnation ferme envers l’Ukraine pour ce qui s’est passé le matin même. Il poursuit en essayant de culpabiliser les deux parties sur la poursuite du conflit qui empêche les enfants de ces écoles de mener une vie normale, en oubliant que les deux parties ne sont pas responsables à égalité concernant ce conflit et sa poursuite. En prétendant être neutre, M. Hug en réalité couvre les crimes de guerre de Kiev en mettant les deux parties dos à dos pour des tords qui relèvent de la responsabilité de Kiev.

Des crimes qui ont repris de plus belle une fois M. Hug parti pour Lougansk. En effet si pendant les deux jours de sa présence en République Populaire de Donetsk (RPD) les bombardements de l’armée ukrainienne étaient tombés sous les 1 000 bombardements par jour, ces dernières 24 heures ont été marquées par plus de 1 200 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne (dont 320 effectuées avec des armes lourdes pourtant interdites par les accords de Minsk).

Une situation qui a peu de chances d’évoluer dans le bon sens, alors qu’une filière de recrutement de néo-nazis pour le régiment Azov a été découverte au Brésil.

Le policier brésilien Paulo César Jardim, confirme que cette filière recrute pour l’Ukraine :
« Il y a dix mois, nous avons été informés sur des gens en provenance d’Ukraine et d’autres pays d’Europe de l’Est qui sont arrivés pour recruter des membres de groupes néonazis pour l’unité Azov, pour les envoyer après en Ukraine. Plusieurs ont été arrêtés et ont témoigné. »

De telles filières avaient aussi été découvertes en France. De quoi alimenter les bataillons nazis pour remplacer les pertes de l’armée ukrainienne et poursuivre ainsi la guerre dans le Donbass, ainsi que les crimes contre les civils en toute tranquillité, grâce à la bienveillance de l’OSCE et de la communauté internationale qui ferment les yeux sur les atrocités qu’ils commettent (à Mayorsk c’est Secteur Droit/Pravyi Sektor qui tiendrait les positions ukrainiennes et le point de passage où a eu lieu l’incident).

Christelle Néant

source:https://dnipress.com/fr/posts/les-crimes-contre-les-civils-du-donbass-par-larmee-ukrainienne-continuent-aucune-condamnation-de-losce-ou-de-la-communaute/

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