Derrière la tentative désespérée de coup d’État de la CIA en Turquie…

Derrière la tentative désespérée de coup d’État de la CIA en Turquie…

Derrière la tentative désespérée de coup d’État de la CIA en Turquie…

image-1-300x169Dans la soirée du 15 juillet, un groupe d’officiers de l’Armée turque a annoncé qu’il avait réalisé un coup d’État militaire et pris le contrôle du pays. Ils ont clamé qu’Erdogan était désespéré, en fuite car craignant pour sa vie, et qu’ils allaient à présent rétablir l’ordre. Le seul problème pour ces officiers de l’Armée turque et pour leurs sponsors localisés bien loin à Langley, Virginie[i] et Saylorsburg, Pennsylvanie (d’où l’opérateur politique turc Fetullah Gülen se cache en exil sous la protection de la CIA[ii]), c’est qu’ils n’ont pas réussi.

Derrière cette tentative de coup d’État, se profile une histoire beaucoup plus sensible impliquant un glissement géopolitique énorme que le survivant politique souvent imprévisible, le (toujours) Président turc Recep Erdogan était sur le point de réaliser lorsque les féaux de Gülen ont mené leur tentative désespérée de coup d’État, qui est à présent considéré comme ayant échoué. Ce qui suit est une série de questions et réponses permettant de comprendre l’arrière-scène de ces événements, dévoilant un élément pivot [dans l’évolution] de l’ordre géopolitique.

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Q: comment commenteriez-vous les événements survenus vendredi et samedi, lorsque l’Armée a mené un coup d’État ? Ces événements étaient-ils prévisibles ?

William Engdahl : ce coût était en fait une réaction au récent glissement géopolitique d’importance opéré par Erdogan. Il a été initié par les réseaux turcs loyaux à la CIA. Il s’agissait clairement d’un mouvement désespéré, mal préparé.

Q: que pensez-vous des réelles raisons d’un tel mouvement au sein de l’Armée ?

WE: il s’agissait d’un réseau d’officiers à l’intérieur de l’Armée, qui était loyal au Mouvement [politique] de Fetullah Gülen. Gülen est à 100 % un « atout » [asset] contrôlé par la CIA. Il est lui-même depuis des années en exil à Saylorsburg, Pennsylvanie, s’étant vu octroyer un sauf-conduit et une carte de résident permanent [green card] aux États-Unis par d’anciens hauts personnels de la CIA comme Graham Fuller, et l’ancien Ambassadeur américain à Ankara[iii].

Gülen a été depuis des décennies le projet fou de la CIA en vue d’armer l’islam politique en tant qu’un instrument des changements de régimes. Rappelez-vous qu’en 2013, il y eut des manifestations massives contre Erdogan à Istambul et ailleurs. Ce fut lorsque Gülen, qui avait conclu auparavant un accord avec le parti d’Erdogan, l’AKP, rompit cet accord et se mit à critiquer Erdogan comme étant un tyran, à longueur de pages dans les médias qui étaient contrôlés par Gülen, comme Zaman. Depuis lors, Erdogan a manœuvré pour éradiquer son plus dangereux adversaire interne, Gülen et ses amis, incluant des descentes de police contre Zaman et les autres médias contrôlés par Gülen. Il ne s’agit pas là d’une bataille entre le chevalier blanc et le prince des ténèbres. Il s’agit d’une lutte pour le contrôle complet du pouvoir dans la politique turque. Si vous êtes intéressés par les détails de ce projet “Gülen“ de la CIA, je vous recommande mon livre, « The Lost Hegemon [l’Hégémonie Perdue]».

Q: pensez-vous que ces événements en Turquie pourraient mener à une guerre civile, comme ont pu l’interpréter certains commentateurs ?

WE : j’en doute. Le Mouvement Gülen durant ces deux dernières années, a vu son influence sévèrement réduite par Erdogan et le Renseignement turc, par des purges, etc. La soi-disant « Armée d’Atatürk gardienne de l’État » n’existe plus depuis longtemps… depuis les années 1980 en fait.

Ce qui est par contre intéressant à considérer, c’est ce que va être la politique étrangère de Erdogan : son rapprochement avec la Russie, la réouverture des pourparlers concernant le gazoduc russe Turkish Stream[iv] jusqu’à la frontière grecque, et le rapprochement simultané de Erdogan avec Netanyahu. Et le point crucial, c’est l’accord apparent de Erdogan, qui était l’une des exigences de Poutine, avant d’espérer retrouver des liens avec la Russie : un accord afin que la Turquie cesse ses efforts en vue de renverser Assad, par un soutien « couvert » (en sous-main) à l’État islamique et aux autres terroristes opérant en Syrie, terroristes qui étaient entraînés en Turquie et dont le pétrole était vendu sur le marché noir [en transitant par la Turquie]. Il s’agit là d’une énorme défaite géopolitique pour Obama, probablement le Président le plus incompétent de l’histoire américaine, alors qu’il y aurait eu d’autres sérieux compétiteurs pour le titre comme George W. Bush et Bill Clinton.

Q: pensez-vous que Erdogan puisse être en effet renversé de cette façon ?

WE: pas de cette manière, en tout cas vu la tournure des événements. Même durant les premières heures du coup [bénéficiant de l’effet de surprise], quand Erdogan a été capable de dire en temps réel aux médias qu’il s’agissait d’une tentative de coup d’État mené par Gülen, je fus alors persuadé que Gülen allait échouer. Aujourd’hui, 16 juillet, il semble bien en effet qu’il ait échoué. La CIA s’est alors retrouvée en situation délicate, et Obama comme l’OTAN ont tenté de camoufler ceci par une « étreinte chaleureuse au [Président] Erdogan démocratiquement élu » [sic]. Ils n’ont pas eu autant d’égards pour le fait qu’en Ukraine, lorsque la CIA a mené son coup d’État de la place du Maïdan en février 2014, Viktor Yanukovic avait lui aussi été « démocratiquement élu Président de l’Ukraine ». Regardez tout le bordel qu’a laissé Washington là-bas dans ses efforts pour provoquer une scission entre la Russie et l’UE…

Q: comment devrions-nous interpréter les informations selon lesquelles Erdogan avait cherché asile en Allemagne, et ne pensez-vous pas que l’Allemagne approuverait ?

WE: il y a beaucoup de rumeurs lâchées en liberté [wild rumours], je n’ai pas d’informations sur ce point.

Q: comment placez-vous les États-Unis et la Russie par rapport à ces événements récents ?

WE: il devrait être clair, à partir de ce que j’ai dit, que Washington était derrière ce coup d’État, qui était comme une réaction impuissante au glissement géopolitique majeur de Erdogan depuis juin, lorsqu’il a viré son Premier Ministre Davotoglu et nommé à sa place le oyaliste Binali Yıldırım. À ce moment là, Erdogan s’est simultanément détourné de la stratégie anti-Assad de Washington en Syrie, tout en se retournant vers Israël (qui se trouve en ce moment même dans un conflit géopolitique aigu avec Washington), et à la fois vers la Russie et à présent même vers Assad en Syrie.

William Engdahl F. 

http://journal-neo.org/2016/07/18/behind-the-cia-desperate-turkey-coup-attempt/

Traduction: Jean-Maxime Corneille pour Réseau International

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[i] NDT : contrairement à une croyance tenace, les quartiers généraux de la CIA ne sont pas localisés à Langley, VA [Virginie], mais dans la banlieue dite de Langley, à McLean, Virginie.

[ii] NDT: voir «  Liens La CIA Gulen ne peut pas nier  » (Ashish Shukla, Newsbreed, 17 juillet 2016); «  Saylorsburg, PA: Un autre composé de formation islamique militant américain  » ( Creeping Sharia, 10 avril 2010, au Nombre de postes des sites Internet Nombreux Américains dénonçant la manipulation de États-Unis de par la CIA islamisme)

«  Est – soulèvement militaire de la Turquie orchestrée de PENNSYLVANIE? Erdogan accuse Fethullah Gulen, un solitaire de 75 ans vivant dans la communauté Poconos de 1100  »( Dailymail, 16 juillet 2016); «Quelle est vraie mission de Fethullah Gülen? «( Open Democracy , 6 février 2014).

Les médias français les plus mondialistes le vantaient hier (« Turquie: Fethullah Gülen, l’imam qui fait trembler Erdogan » (L’Express, 15/02/2014 ), le reste des médias français le découvre aujourd’hui ce qui relevait du conspirationnisme hier :

–« Recep Tayyip Erdogan annonce trois mois d’état d’urgence en Turquie » (LIBERATION, 15 juillet 2016).

–« Turquie : Fethullah Gülen, l’ancien allié d’Erdogan devenu ennemi public numéro un » (France24, 20-7-16).

–« Fethullah Gülen, la bête noire d’Erdogan » (Le Point, 19/07/2016) ;

–« Turquie : le président Erdogan promet d’éliminer le « virus » dans l’Etat après le putsch raté » (Le Monde.fr/ AFP/Reuters | 16.07.2016).

–« TURQUIE. 10 infos sur Fethullah Gülen, l’ennemi juré d’Erdogan » (20 juillet 2016).

Les prises de position de Slate (financé par Jacques Attali…)  doivent être prises en considération pour comprendre le jeu de chantage de l’OTAN sur la Turquie, entre instrumentalisation contre la Syrie hier, et tentative d’enrayer son indocilité pro-russe aujourd’hui : « La néo-confrérie Gülen, Etat dans l’Etat turc et épine dans le pied d’Erdogan » (Slate, 23.12.2013).

[iii] NDT : il semble qu’il s’agisse de James F. Jeffrey. Voir : « Turkey Pursues Cleric Living in U.S., Blamed as Coup Mastermind » (NYT, 19 juillet 2016) ; « The Islamist Feud behind Turkey’s Turmoil » (Washington Institute / Wall Street Journal, 29 décembre 2013).

[iv] NDT : projet alternatif à South Stream passant par la Turquie, qui fut envisagé après la pression de l’OTAN contre l’UE et spécialement contre la Roumanie, qui avait conduit à l’abandon de South Stream…

3 Replies to “Derrière la tentative désespérée de coup d’État de la CIA en Turquie…”

  1. Ce qui n”est pas vrai, à Damas, les auteurs de la tentative du Putsch, travaillent plutôt pour les américains, pas pour éliminer Tayyip Erdogan pour qu’il cesse d’intervenir en Syrie. Les saoudiens aussi bien les qataris craignent que Tayyip Erdogan toujours en place ne change son orientation politique, et qu’il choisisse de reprendre des relations normales avec L’Iran. La politique turque de ”zéro problème” avec les pays voisins à la Turquie était d’inspiration Daoud Oglo, avant qu’il ne se transforme en sanguinaire, en tant que premier ministre turc précédent, par volonté de puissance. L’idée qu’il avait sur la profondeur géostratégique en relation avec les pays arabes et islamiques, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères ouvrant grandes ouvertes les portes de la Turquie aux échanges économiques pays arabes, avec la Syrie particulièrement ; diminuant ainsi en accord avec Erdogan son intérêt d’intégrer l’Union Européenne. Ce que les pays arabes et musulmans ont accueilli sans ménagement. Les sourires de ce ministre turc des affaires étrangères, devenu premier ministre, remplaçant Tayyip Erdogan devenu président de la république turque à système parlementaire, devinrent des coups de griffes, des proies à prendre en Libye, en Azerbaïdjan, en Irak, en l’Egypte, en Syrie, en Tunisie. Et de cette politique de zéro problème, et profondeur stratégique avec le monde arabe et musulman, il est passé à l’étape hégémonique à l’occasion de ce dit printemps arabe, de connivence avec les frères musulmans pour réaliser l’état ottoman d’un autre aspect. Maintenant, à cause d’un différent entre Ahmed Dawid Oglo premier ministre et Tayyip Erdogan président, il fallait l’expulsion d’Ahmed Dawid Oglo, et son remplacement par une autre personnalité Ben Ali Yendrin, qui aussitôt commença par une politique de zéro problème avec les voisins de la Turquie. Des lettres furent envoyées par lui en direction de l’Iran, l’Irak et la Syrie. Certaines sources parlent même d’une communication téléphonique entre Tayyip Erdogan et Bachar el-Asad. Il semble donc que le côté turc et sérieux de dépasser les difficultés avec l’Irak et la Syrie, après les présentations des excuses à la Russie. Cela ne veut pas dire que la Turquie cessera brutalement de soutenir le terrorisme en Syrie et en Irak. C’est donc un retour de ce qu’était la Turquie en 2011, par un renoncement à ce rêve impérial pour un état ottoman nouveau. Le premier pas diplomatique se fera avec l’Iran qui va bouleverser toutes les alliances précédentes faites ave les saoudiens, les qataris dans la région. Est-ce là une manœuvre tactique turque, ou bien un changement, sous forme de coup d’état. Elle est plus proche d’une manœuvre, mais par certains côtés elle est véridique. Un coup d’état exige un renversement à 180 degrés.

    La politique turque de ”zéro problème” avec les pays voisins à la Turquie était d’inspiration Daoud Oglo, avant qu’il ne se transforme en sanguinaire, en tant que premier ministre turc précédent, par volonté de puissance. L’idée qu’il avait sur la profondeur géostratégique en relation avec les pays arabes et islamiques, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères ouvrant grandes ouvertes les portes de la Turquie aux échanges économiques pays arabes, avec la Syrie particulièrement ; diminuant ainsi en accord avec Erdogan son intérêt d’intégrer l’Union Européenne. Ce que les pays arabes et musulmans ont accueilli sans ménagement. Les sourires de ce ministre turc des affaires étrangères, devenu premier ministre, remplaçant Tayyip Erdogan devenu président de la république turque à système parlementaire, devinrent des coups de griffes, des proies à prendre en Libye, en Azerbaïdjan, en Irak, en l’Egypte, en Syrie, en Tunisie. Et de cette politique de zéro problème, et profondeur stratégique avec le monde arabe et musulman, il est passé à l’étape hégémonique à l’occasion de ce dit printemps arabe, de connivence avec les frères musulmans pour réaliser l’état ottoman d’un autre aspect. Maintenant, à cause d’un différent entre Ahmed Dawid Oglo premier ministre et Tayyip Erdogan président, il fallait l’expulsion d’Ahmed Dawid Oglo, et son remplacement par une autre personnalité Ben Ali Yendrin, qui aussitôt commença par une politique de zéro problème avec les voisins de la Turquie. Des lettres furent envoyées par lui en direction de l’Iran, l’Irak et la Syrie. Certaines sources parlent même d’une communication téléphonique entre Tayyip Erdogan et Bachar el-Asad. Il semble donc que le côté turc et sérieux de dépasser les difficultés avec l’Irak et la Syrie, après les présentations des excuses à la Russie. Cela ne veut pas dire que la Turquie cessera brutalement de soutenir le terrorisme en Syrie et en Irak. C’est donc un retour de ce qu’était la Turquie en 2011, par un renoncement à ce rêve impérial pour un état ottoman nouveau. Le premier pas diplomatique se fera avec l’Iran qui va bouleverser toutes les alliances précédentes faites ave les saoudiens, les qataris dans la région. Est-ce là une manœuvre tactique turque, ou bien un changement, sous forme de coup d’état. Elle est plus proche d’une manœuvre, mais par certains côtés elle est véridique. Un coup d’état exige un renversement à 180 degrés

    Pas en le formulant ainsi. C’est sa hantise en tant que arroseur de se voir arrosé. Je veux dire qu’il a marché jusqu’ici avec les américains, les sionistes et les saoudiens pour détruire le gouvernement syrien, sans que le territoire turc ne soit menacé de découpage, Il rêvait de reconstituer son rêve ottoman. Devant son échec face à la Syrie, le voilà rangé de côté par les américains, et la la place, la priorité est donné à la réalisation du Grand Kurdistan qui prendra une grosse partie de la Turquie, ce dont Erdogan est contre. Voilà ce qui va l’amener à se rapprocher des iraniens et des russes et indirectement des irakiens et des syriens pour faire bloc contre ce découpage pour la réalisation du Grand Kusdistan, sans naturellement quitter l’OTAN.

    Ce qui n”est pas vrai, à Damas, les auteurs de la tentative du Putsch, travaillent plutôt pour les américains, pas pour éliminer Tayyip Erdogan pour qu’il cesse d’intervenir en Syrie. Les saoudiens aussi bien les qataris craignent que Tayyip Erdogan toujours en place ne change son orientation politique, et qu’il choisisse de reprendre des relations normales avec L’Iran. La politique turque de ”zéro problème” avec les pays voisins à la Turquie était d’inspiration Daoud Oglo, avant qu’il ne se transforme en sanguinaire, en tant que premier ministre turc précédent, par volonté de puissance. L’idée qu’il avait sur la profondeur géostratégique en relation avec les pays arabes et islamiques, lorsqu’il était ministre des affaires étrangères ouvrant grandes ouvertes les portes de la Turquie aux échanges économiques pays arabes, avec la Syrie particulièrement ; diminuant ainsi en accord avec Erdogan son intérêt d’intégrer l’Union Européenne. Ce que les pays arabes et musulmans ont accueilli sans ménagement. Les sourires de ce ministre turc des affaires étrangères, devenu premier ministre, remplaçant Tayyip Erdogan devenu président de la république turque à système parlementaire, devinrent des coups de griffes, des proies à prendre en Libye, en Azerbaïdjan, en Irak, en l’Egypte, en Syrie, en Tunisie. Et de cette politique de zéro problème, et profondeur stratégique avec le monde arabe et musulman, il est passé à l’étape hégémonique à l’occasion de ce dit printemps arabe, de connivence avec les frères musulmans pour réaliser l’état ottoman d’un autre aspect. Maintenant, à cause d’un différent entre Ahmed Dawid Oglo premier ministre et Tayyip Erdogan président, il fallait l’expulsion d’Ahmed Dawid Oglo, et son remplacement par une autre personnalité Ben Ali Yendrin, qui aussitôt commença par une politique de zéro problème avec les voisins de la Turquie. Des lettres furent envoyées par lui en direction de l’Iran, l’Irak et la Syrie. Certaines sources parlent même d’une communication téléphonique entre Tayyip Erdogan et Bachar el-Asad. Il semble donc que le côté turc et sérieux de dépasser les difficultés avec l’Irak et la Syrie, après les présentations des excuses à la Russie. Cela ne veut pas dire que la Turquie cessera brutalement de soutenir le terrorisme en Syrie et en Irak. C’est donc un retour de ce qu’était la Turquie en 2011, par un renoncement à ce rêve impérial pour un état ottoman nouveau. Le premier pas diplomatique se fera avec l’Iran qui va bouleverser toutes les alliances précédentes faites ave les saoudiens, les qataris dans la région. Est-ce là une manœuvre tactique turque, ou bien un changement, sous forme de coup d’état. Elle est plus proche d’une manœuvre, mais par certains côtés elle est véridique. Un coup d’état exige un renversement à 180 degrés.

    Selon une information se disant top secrète, émanant de quelques fuites des services secrets russes, que la vie de Tayyip Erdogan était directement menacée, après que l’ordre de l’état profond américain fut donné de le tuer et de le remplacer par quelqu’un d’autre, en exemple son parrain Fath Allah Goulan, turc de nationalité américaine en relation directe avec la CIA. Il s’agissait d’assassiner Erdogan dans sa résidence estivale, et pour ce faire un hélicoptère militaire transportant un commando eu pour mission d’aller se poser au plus proche du lieu estivale choisi par Erdogan et sa famille pour leurs vacances d’été, et de éliminer physiquement. Le reste autour de ce plan, était de faire de la fumée, beaucoup de fumée avec un moyen limité de soldats sous forme de mutinerie militaire présenté aux yeux du peuple turc comme un putsch militaire pour déposé Erdogan. Le fait que cette mission par cet hélicoptère n’avait pas atteint son but, puisque les services secrets russes savaient déjà la mise en scène, depuis qu’Erdogan avait présenté ses excuses à la famille du pilote russe exécuté lors de sa descente en parachute lorsque l’avion de chasse russe qu’il pilotait fut atteint par un missile turc en plein ciel syrien, pendant qu’il bombardait ave son copilote les terroristes au sol syrien au-dessus de l’Atakié. Le fait de ces excuses présentées aux russes par Erdogan, ouvraient la perspective de relations économiques, touristiques, énergétiques, et politiques concernant la Syrie. Cela pouvait exposer Erdogan à une condamnation à mort des américains et de l’Alliance Atlantique. Les russes ont aussitôt organisé une sorte de protection invisible autour de sa personne. Le fameux hélicoptère mis en échec d’accomplir sa mission, quitta la Turquie même pour se réfugier en Grèce. Il est actuellement demandé par les autorités d’être restitué. Pourquoi vouloir tuer Erdogan, c’est d’abord son refus à toute concession aux kurdes turcs, et même aux kurdes des trois autres pays limitrophes pour qu’ils ne donnent aucun signe d’autonomie aux kurdes turcs, bien que Barzani au Kurdistan irakien est allé trop loin au dépend de la souveraineté irakienne. En second son échec de faire tomber le gouvernement syrien, ce qui empêcha en premier lieu la réalisation de son rêve expansionniste ottoman par le moyen ‘’frères musulmans’’ installés en Syrie sous ses ordres, en Egypte sous ses ordres, en Tunisie sous ses ordres, en Libye sous ses ordres, et ainsi de suite ; et le rêve des américains par la réalisation du nouveau plan, qui est aussi celui des sionistes israéliens, consistant en un nouveau Sykes-Picot, ou d’un redécoupage du Moyen-Orient pour la réalisation du Grand Kurdistan, au côtés du Grand Israël, prenant des terres en Syrie, en Irak, en Iran et aussi en Turquie. Ce n’est qu’à cause du refus viscéral d’Ardogan d’accorder la moindre des concessions aux kurdes turcs, ce qui est une position tempéré chez Fath Allah Goulan, puisqu’il aide le PKK kurde actuellement en guerre avec l’état turc, et il voudrait que Abdallah Oujalan actuellement en prison en Turquie, soit libéré et compte tenu de ses bonnes dispositions une solution kurde serait trouvé sous forme d’autonomie, tout en laissant l’intégrité du territoire turc intacte, ce qui convient temporairement aux sionistes et américains.

    la vie d’Erdogan
    Les différentes façons ou tentatives de décrire l’événement de ce qui s’était passé en Turquie, et continue de se dérouler, sous forme de réaction contre cette tentative du putsch, qualifié par un certain nombre d’observateurs politiques de putsch ou de tentative de putsch avorté. Ce sont donc des interprétations et pour certaines elles vont dans le même sens, mais pour d’autres elles vont dans un autre sens en contradiction les unes avec les autres. Ce n’est donc pas une seule lecture convenue pour toutes, et le spectacle reste confus. Cependant le brouillard commence à se dissiper concernant ce qui est plutôt une mutinerie qu’une véritable tentative de putsch, qui montrait des signes bien avant d’entrer en vigueur le jour ”J”. Depuis, que des descriptions entachées de ce que l’on voudrait qu’il se passe, c’est à dire l’élimination de ce dictateur turc, au lieu d’un reportage rapportant les faits exactes malgré la complexité de ce théâtre turc, ce qui n’est pas donné à n’import quel reporteur amateur. Il faut être chirurgien et non pas boucher. D’abord qui est derrière cette dernière tentative de putsch, par quelques militaires, pour oser l’appeler ainsi, alors qu’elle n’est qu’une simple mutinerie au regard de l’immensité que représente l’armée turque. Qui pourrait en être bénéficiaire, quels sont les buts qu’elle cherche à atteindre, pourquoi à ce moment là, et non à un autre moment passé, ou après. Des questions auxquelles il va falloir y répondre, seules conditions pour découvrir qui est derrière cette tentative de putsch. Ce qui apparait de plus en plus perceptible, ce sont bien les Etats-Unis d’Amérique qui se tiennent derrière cette tentative de coup d’état contre Tayyip Erdogan. Et si ce n’est pas directement lié au Président Barak Obama, il peut s’agir de milieux dans les rouages de l’état profond des Etats-Unis, c’est à dire les néoconservateurs américains en relation avec le turc Fath Allah Gulan vivant aux USA et en relation permanente avec la CIA, disposant de partisans à l’intérieur même du pouvoir politique turc. A nous rappeler l’alliance dans le passé entre lui et Tayyip Erdogan, et l’origine de la prise du pouvoir par Erdogan, grâce à Golan Fath Allah. Que s’était-il passé entre les deux hommes pour les conduire à s’entretuer à ce point. Les officiers militaires turcs, arrêtés pour cette occasion de putsch, impliqués ou pas, étaient en relation avec Fath Allah Gulan. Une autre question, le timing avec ce rapprochement entre la Russie et la Turquie après présentation d’excuses de Tayyip Erdogan personnellement aux russes pour cet avion russe abattu dans le ciel syrien, et le pilote russe tombé au sol vivant aussitôt achevé par des terroristes à la solde de la Turquie. Aussitôt l’explosion dans l’aéroport d’Ankara et cette tentative de putsch, deux événement qui peuvent indirectement empêcher ce rapprochement entre les deux pays de s’effectuer. Ce sont donc des questions auxquelles il faut répondre libre de tout sentiment contre ou avec la personne de Tayyip Erdogan. Comme lors d’un tremblement de terre, des secousses plus ou moins importantes suivent après sa manifestation principale. En réaction Tayyip Erdogan a été pris par une sorte de folie meurtrière, des arrestations de responsables militaires de bases aériennes, d’officiers, de sous officiers, de soldats par milliers, des juges et des procureurs proches de Fath Allah Goulan, des journalistes; des exécutions sommaires par ses partisans ressemblants à des éléments appartenant à Da3ach égorgeant des soldats turcs mutins en pleine rue: des centres d’internements sous les ordres de la police turque fidèle à Erdogan; tous accusés d’avoir tenté une seconde tentative de putsch. Ce sont donc des secousses telluriques suite à cette tentative de coup d’état ou de mutinerie militaire, chacun peu la regarder sous l’angle qu’il veut. Elles peuvent durer des dizaines d’années profitant comme prétexte cousu de fil blanc au parti politique de l’AKP, d’arrêter n’importe qui sans aucune raison valable; s’il ne vient brutalement un véritable putsch pour tout remettre en question. Cette mutinerie militaire, puisqu’il faut l’appeler par son non, et qualifiée par Erdogan comme un cadeau divin, elle a été organisée par le précédent commandant des forces aériennes et terrestres turque, et ceux qui ont planifié cette action sont le conseillé juridique du Chef d’Etat-major des armées turques, sans sa connaissance, ainsi que le procureur général de l’armée turque, et une quarantaine d’officiers haut gradés, qui ont exprimé les causes de cette mutinerie. L’orientation de Fath Allah Goulan c’est de réaliser un courant islamiste turc, nationaliste, en coordination avec l’Alliance Atlantique Nord et la CIA. Sa position en tant que frère musulman turc, pour ce qui concerne l’occupation américaine de l’Irak n’a pas été visible pour moi, par contre de nombreux officiers de hauts rangs dans le commandement de l’armée turque ont émis une critique et un mécontentement pour cette action américaine en Irak, et qui ne vise qu’à dislocation de ce pays et par conséquence celle de toute la région du Moyen-Orient, y compris la Turquie avec son problème turc sera aussi menacée. Par contre, la position de l’AKP, le parti politique de la justice et du progrès, contient un projet Ottoman expansionniste, réalisable au moyen de la confrérie des frères musulmans, regroupant la majorité des réactionnaires arabes sous la houlette turque, et qui seront au pouvoir dans leurs pays réciproque, comme Morsi el 3ayat en Egypte, ou Rachad el Ghanouchi en Tunisie, également un nom en Syrie, un autre en Libye, un autre en Jordanie, et ainsi de suite, afin d’avoir plus de poids face à l’Alliance Atlantique. Ce projet ottoman d’Erdogan a été mis en échec par la résistance du peuple arabe de Syrie, ce qui entraina le reste ders pays arabes où les frères musulmans ont pris le pouvoir, comme un château de cartes se sont effondrés d’eux-mêmes, comme en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen. Maintenant le paradoxe, c’est que seulement en quelques 10 heures, après cette tentative de Putsch, plus de 3000 juges turcs ont été arrêtés accusés de fomenter un coup d’Etat contre le Président Erdogan, c’est dire que les listes étaient déjà bien établies.
    La restructuration de l’armée turque, décidée par Tayyip Erdogan et l’expulsion de ses rangs de tous les officiers nationalistes qui ont pris position pour l’occupation des Etats-Unis de l’Irak dans le cadre de leur plan de découpage de toute la région du Moyen-Orient continue de plus belle, maintenant plus que jamais. Il faut ajouter que Fath Allah Goulan soutient le PKK kurde de Abdallah Oujalan, et que les américains côté Obama, cherchent à le libérer des prisons turques pour le réconcilier avec Erdogan et trouver une solution aux Kurdes turcs pour arrêter cette guerre ouverte entre kurdes et turcs, en une sorte d’autonomie kurde en territoire turc, ce qui est absolument refusé par Tayyip Erdogan. Rendre plus stable cette base militaire américaine, en Turquie, en vue d’une attaque future possible contre la Fédération de Russie est stratégique pour l’Otan et l’Amérique. Cette stabilité de la Turquie est quelque chose d’essentiel pour le Président Barak Obama, c’est aussi un lieu de puissance pour l’Alliance Atlantique qui ne doit pas être bouleversé par des troubles de ce genre, qui seront contraire aux intérêts des américains dans la région. Si par ailleurs l’intention de l’Etat profond des Etats-Unis, côté néoconservateurs, est le découpage de la Turquie pour la réalisation du Grand Kurdistan, ce qui amène indéniablement le gros de l’armée turque à rejoindre Tayyip Erdogan, pour contrer cette menace, et ouvre des perspectives de relation avec l’Iran, l’Irak et progressivement avec le gouvernement syrien actuel, puisque ces quatre pays sont menacés d’être découpés. Les premières heures de cette tentative de putsch, John Kerry répondait qu’il n’avait pas d’information de ce qui se passe en Turquie, alors qu’il a Fath Allah Goulan à sa disposition pour l’en informer heure par heure s’il le faut. John Kerry changea ses dires un peu plus tard lorsqu’il s’est avéré que le putsch a échoué, aussitôt les américains se sont rangés côté Erdogan pour ne pas être dépassé. La même démarche américaine lors de la déchéance de Morsi el-3ayat en Egypte. De même pour les pays occidentaux, ils parlaient d’abord d’une large mutinerie militaire, et peu à peu leur langage changea lorsqu’il s’est avéré que le putsch a échoué, pour dire qu’ils sont solidaires au gouvernement légitime. Ce qui veut dire que les américains auraient voulu que ce putsch réussisse, et qu’Erdogan soit remplacé par une des différentes personnalités du parti de l’AKP, puisqu’ils avaient boudé la personne de Tayyib Erdogan depuis un certain temps. Toutes ces personnalités éligibles ont été écartées par Tayyip Erdogan lui-même avant qu’ils puissent le remplacer. Ensuite le tour était venu de neutraliser toutes les autres personnalités acquises à Fath Allah Gulan. Comprenant leurs jeux de vouloir le sacrifier, puisqu’il n’a pas pu faire ce qu’il lui a été demandé de faire en Syrie, très vite Erdogan changea d’orientation et se tourna vers la Russie pour reprendre des relations politiques et économiques plus normales, ce que le Président russe Poutine a tout de suite accepté. Durant le putsch le hasard a fait que le conseillé personnel de Poutine se trouvé dans l’aéroport d’Istanbul pour des entretiens dans ce sens.Une date fixe a été décidée pour une rencontre entre Erdogan et le président Poutine. Cette nouvelle orientation en direction de l’Iran, et de la Russie par Tayyib Erdogan est bien prise par le commandement de l’armée turque qui en principe est contre toute ingérence dans les affaires des états voisins à la Turquie, ou marcher dans les plans des néoconservateurs américains pour le découpage du Moyen-Orient. C’est ce qui a fait qu’il la soutenu contre ce putsch et la fait manquer aux autres militaires turcs proches des américains et de Fath Allah Goulan.

    C’est ce que je vous disais Thom Aldrin, ce sont les excuses d’Erdogan aux russes qui ont décidé l’Etat Profond d’Amérique, donc les néoconservateurs d’organiser son assassinat. Les russes savaient ce qu’il risquait en se rapprochant d’eux, et qu’il fallait le protéger. Le fait qu’il soit une personne plutôt dégelasse a poussé certains analystes à croire que les putschistes étaient du bon côté, alors qu’ils travaillaient pour la CIA dans le but de remplacer Erdogan par Fath Allah Gulan, actuellement aux Etats-Unis.

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