La sainte cène

La sainte cène

RENDEZ-VOUS AVEC LE SEIGNEUR

La Sainte Cène, ou repas du Seigneur occupe une place importante dans notre culte et dans notre piété.

C’est le partage entre frères et sœurs d’une même assemblée du pain et de la coupe qui représentent le corps et le sang de Christ donnés pour nous sur la croix (1 Cor 11.24).

La valeur spirituelle de ce partage ne dépend pas, comme certains le disent, des éléments matériels qui le composent. Le pain et la coupe n’ont en eux-mêmes qu’une valeur de symboles.

Cette valeur ne dépend pas non plus de paroles prononcées par celui qui préside, paroles qui changeraient la nature du pain et du vin, les transformant dans le corps et le sang de Christ. Le pain demeure du pain et le vin demeure du vin.

La valeur spirituelle de la Cène réside dans le fait que ce repas symbolique, pris avec l’église, est pour chaque participant l’occasion d’une expérience spirituelle qui ne peut se faire que parce qu’on a la foi.

C’est notre foi en la présence de Jésus avec nous lors de cette célébration qui en fait un moment de rencontre avec notre Seigneur ressuscité.

Et ceci se réalise par le grand ordonnateur de notre vie chrétienne, le Saint Esprit

J.Gloaguen

LA PREMIERE CENE

La mort de Jésus marque un tournant dans l’histoire de notre monde. A côté d’une alliance ancienne entre Dieu et le peuple d’Israël, elle introduit une alliance nouvelle entre Dieu et tous les hommes qui croiront.

Le passage d’une alliance à l’autre, de l’ancienne à la nouvelle, se fait au cours du repas pris par Jésus et ses disciples dans la chambre haute. Ce qui sera la dernière Pâque de Jésus deviendra aussi la première Cène des disciples.

La dernière Pâque de Jésus

En montant à Jérusalem, Jésus savait que le temps de sa mort était venu, que ce serait pour lui la dernière Pâque. Mais il voulait partager une dernière fois avec ses disciples ce repas tellement important pour un fils d’Israël. La Pâque juive rappelait en effet la grande délivrance du peuple hébreu sortant d’Egypte sous la conduite de Moïse. Sa répétition au cours des siècles était pour les générations successives le rappel de la grâce libératrice de Dieu qui délivrait de la main de l’oppresseur.

La dernière Pâque de Jésus était aussi celle de ses disciples. Désormais ils ne donneront pas la même signification à ce repas pris en commun en souvenir de ce jour. Car ce que Jésus va faire pendant le repas va lui donner un autre contenu

La première Cène

Au lieu de suivre le strict rituel juif de la cérémonie que conduisait normalement le père de famille, Jésus va introduire dans ce repas des éléments nouveaux qui vont lui donner une autre signification.

Sa mort

Prenant le pain, il l’a rompu en disant : Ceci est mon corps qui est donné pour vous (Lc 22.19 ; 1 Cor 11.24).

De même, prenant la coupe, il a dit : Ceci est mon sang qui est répandu pour beaucoup, pour vous (Mc 14.24 ; Lc 22.20)

Corps donné, livré, sang répandu, le Seigneur annonçait par ces paroles sa mort prochaine qui serait un sacrifice en faveur des disciples.

L’alliance

Il a ajouté : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance (Mat 26.28)

Les alliances de l’Ancien Testament se trouvaient confirmées par des sacrifices sanglants. La nouvelle alliance que Jésus faisait au nom de Dieu avec les disciples sera elle aussi confirmée par le sacrifice annoncé de la croix.

Cette alliance qui est toujours valable devait être rappelée en mémoire de notre Seigneur.

Le pardon

Il ajoute encore : Pour le pardon des péchés (Mat 26.28)

Il y a introduction d’une notion nouvelle qui est celle du pardon des péchés.

Ainsi, la Cène nous place dans le prolongement spirituel de la Pâque car l’une et l’autre sont le rappel d’une libération celle de l’esclavage d’Egypte ou celle de l’esclavage du péché, mais dans la Cène l’accent est mis non sur la libération proprement dite mais sur le libérateur mort et ressuscité.

LA FRACTION DU PAIN OU LE REPAS DU SEIGNEUR

Comment les premiers chrétiens ont-ils mis en pratique l’ordre du Seigneur concernant la répétition de ce dernier repas ?

Nous ne trouvons pas dans l’Ecriture les mots Sainte Cène que nous employons dans nos églises évangéliques mais deux autres expressions : la fraction du pain ou lerepas du Seigneur. A ces deux expressions nous devrons ajouter la mention d’agapes.

La fraction du pain

A Jérusalem

Le chapitre deux des Actes se termine par un petit résumé de la vie de l’église primitive. Il nous dit des premiers chrétiens :

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières (Act 2.42).

En quoi consistait cette fraction du pain ?

Rompre le pain faisait partie de la vie courante. Jésus mangeant avec les pèlerins d’Emmaüs (Lc 24.30), ou Paul sur le bateau (Act 27.35) rompent le pain pour prendre leur repas.

Le début du livre des Actes nous apprend aussi que l’église primitive vivait un partage communautaire très fort.

Ils rompaient chaque jour le pain dans mêmes (1Cor 11.28). les maisons et prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur (Act 2.46)

Prendre le pain dans les maisons parle donc d’un simple repas en commun. Cette vie communautaire sera à l’origine du problème que va régler en Actes 6.1-5 le choix des sept hommes chargés des distributions à ceux qui étaient dans le besoin.

Est-ce à ce simple repas que se rapportait la mention de la fraction du pain dans Actes 2.42 ?

Il faut y voir plus car ce serait étonnant de mettre un repas, même pris en commun, sur le même plan que les prières et l’enseignement des apôtres. L’expression fraction du pain dans Actes 2.42 désigne donc la Sainte Cène.

A Troas

Des années plus tard, au cours de son troisième voyage missionnaire, Paul fait une halte à Troas (Act 20.7) :

Le premier jour de la semaine, nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les assistants, et il prolongea son discours jusqu’à minuit (Act 20.7)

L’expression rompre le pain désigne clairement ici plus qu’un simple repas, car ceci se passe lors d’une réunion de culte dans laquelle un enseignement familier et dialogué occupait une très grande place. Il semble même que cette fraction du pain ne faisait pas partie d’un repas pris en commun dans l’église.

Cette fraction du pain qui se faisait le premier jour de la semaine au cours d’une réunion avait donc aussi une place de choix dans la vie cultuelle de l’église.

Le repas du Seigneur

Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul donne des conseils au sujet de la conduite dans l’église. Au chapitre onze, il s’occupe du comportement des chrétiens lors de ce qu’il appelle le repasdu Seigneur. Il introduit sa remise en ordre par ces mots :

Donc, lorsque vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur (1 Cor 11.20)

Paul reprend ensuite ceux qui mangent avant les autres, ceux qui ne partagent pas, ceux qui n’ont pas de scrupule à s’enivrer. On peut donc penser au premier abord à un repas communautaire, semblable à un banquet.

Mais l’apôtre va ensuite situer ce repas dans le prolongement de ce que le Seigneur a fait dans la nuit où il fut livré. Ce qui donne à ce repas un autre contenu comme celui d’alliance, de souvenir, de consécration. Le repas du Seigneur avait donc un contenu spirituel.

Fraction du pain de l’église de Jérusalem ou de l’église de Troas ou repas du Seigneur de l’église de Corinthe représentent donc la même chose qui avait une grande place dans l’église primitive. Nous la continuons par la Sainte Cène

Les Agapes

L’épître de Jude 12 nous apprend qu’il y avait dans l’église du premier siècle des agapes, qui sont des repas fraternels. La présence de faux chrétiens qui s’étaient introduits dans ces agapes pour festoyer en changeait la valeur spirituelle.

Les remarques de Paul concernant le fait de s’enivrer ou de manger sans partager se comprennent dans ce contexte de repas en commun au cours duquel on prenait le pain et la coupe (1 Cor 11.20-22).

Nous apprenons par d’autres sources historiques que dans les premières années de l’église la Cène était prise au cours d’un repas fraternel, « les agapes ». Cette coutume entraînait des excès d’alcool ou de nourriture comme ceux que Paul a dû sanctionner à Corinthe. C’est pourquoi l’on est rapidement arrivé à dissocier l’aspect purement cultuel de la fraction du pain de l’aspect social du repas communautaire.

QUAND LA PRENDRE

Lors de la dernière Pâque prise avec ses disciples, au moment où il donnait au repas une autre signification, Jésus a dit ces paroles : Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22.19)

La question se pose quand faut-il prendre la Sainte Cène ? A cette question les Ecritures ne donnent pas une réponse directe. Mais les corrections de Paul dans la première aux Corinthiens nous aident à la cerner.

Paul dit : Lorsque vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur (1 Cor 11.20)

Il ne veut pas dire que les croyants de Corinthe ne voulaient pas prendre ensemble ce repas préconisé mais que la manière dont ils le faisaient dénaturait ce repas qui n’était plus alors tel que le Seigneur l’avait voulu. Remarquons qu’ils prenaient ce repas lorsqu’ils se réunissaient, donc dans une rencontre de l’église. Quelle rencontre ?

Le récit de la rencontre avec partage du pain dans Actes 20.6 nous replace le premier jour de la semaine, donc le dimanche qui devenait le jour consacré des premiers chrétiens.

Paul dit encore : Faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez (1 Cor 11.25)

Cette précision « toutes les fois » n’en est pas une en réalité. Mais elle suppose que ceci se renouvelait assez fréquemment.

A partir de ces quelques indication, les églises chrétiennes ont adopté des pratiques différentes :

– Certaines pensent que prendre la Cène une fois par an est suffisant.

– D’autres estiment qu’une fois par mois évite que l’on prenne ce repas par habitude.

– D’autres encore prennent la Cène toutes les semaines. C’est souvent le cas des églises nouvelles et des églises réveillées. C’est aussi ce qui correspond le mieux au fait de s’examiner soi-même, c’est pourquoi nous pensons que c’est juste.

Peut-on prendre la Cène au cours de la semaine ?

C’est vrai que le culte du dimanche a pris une place importante dans la vie des églises et que c’est le moment où le plus de chrétiens se retrouvent. Si un des aspects de la valeur de la Cène se trouve dans la communion fraternelle, c’est donc ce jour-là qu’il convient de la prendre. Mais rien n’empêche que, dans des circonstances spéciales, on prenne la Cène à un autre moment, lors d’une réunion d’église.

PAIN ET VIN

Le jour de la première Cène, le commandement du Seigneur à ses disciples était :

Prenez, mangez, ceci est mon corps (Mat 26.26)

Buvez-en tous, car ceci est mon sang (Mat 26.27)

C’est ce que les disciples ont fait ce soir là. Mais le Seigneur a ajouté :

Faites ceci en mémoire de moi (Lc 22.19 ; 1 Cor 11.24-25))

Que fallait-il faire ? Rompre le pain et boire de la coupe. Mais quel pain et avec quel breuvage dans la coupe ?

Le pain

Quand Jésus a célébré la Pâque avec ses disciples, il a respecté le déroulement et les aliments prévus pour ce repas traditionnel. Pour les Juifs, le pain de la Pâque devait être exclusivement du pain sans levain, du pain qu’on appelle azyme (Ex 12.18).

C’est pourquoi certains chrétiens utilisent ce pain lors du repas du Seigneur.

Le vin

Les récits de l’Ecriture ne parlent pas en réalité de vin mais plus généralement de la coupe sans en préciser le contenu. Mais le Seigneur parle lui « du fruit de la vigne » (Mat 26.29). C’est peut être du jus de raisin non fermenté mais il est étonnant que cette boisson puisse enivrer comme c’était le cas dans les agapes à Corinthe (1 Cor 11.21).

Il faut souligner que dans la Pâque juive encore de nos jours on utilise du vin dans lequel on verse un peu d’eau à certains moments.

Ainsi, il semble que pour Jésus et les premiers chrétiens on utilisait du pain azyme et du vin pour le repas du Seigneur.

Faut-il absolument s’en tenir à ces deux éléments ?

La signification nouvelle que Jésus donne à ces deux éléments nous permet une certaine liberté

En rompant le pain, Jésus a dit que c’était son corps rompu pour nous. On peut comprendre cette parole de deux façons qui sont justes : c’était l’image de son corps brisé pour nous sur la croix ou l’image de son corps donné pour notre nourriture par une assimilation spirituelle. Pour évoquer cette assimilation, on peut penser à toutes sortes d’aliments mais le pain, qu’il soit azyme ou non est celui qui évoque le mieux ce qu’est pour nous le Christ, notre nourriture.

Prenant la coupe, Jésus a dit que le contenu de cette coupe était une image de son sang. Il se plaçait dans le cadre d’une alliance. Ce fruit de la vigne, jus de raisin ou vin alcoolisé avait pour tâche d’évoquer le sang du Seigneur qui scellait cette alliance.

Ainsi, ce qui va être important dans la Cène, ce ne sont pas les éléments utilisés, quoique les plus évocateurs soient aussi les meilleurs, mais l’important sera précisément l’évocation qu’ils vont transmettre aux participants : celle du corps et du sang du Seigneur. C’est pourquoi on peut utiliser du pain levé ou pain azyme, comme du vin ou jus de raisin.

REPAS D’EGLISE

Il est courant dans la vie d’un individu de manger du pain et de boire du vin. Ce n’est donc pas les éléments extérieurs qui font de ce geste le repas du Seigneur. Il devient repas du Seigneur lorsque nous nous trouvons ensemble en église pour nous rappeler la mort de notre Seigneur. Le repas du Seigneur est donc un repas d’église. Comment cela se manifeste-t-il ?

La présidence

Les récits de l’institution de la Cène font apparaître que c’est Jésus qui a pris l’initiative de la provoquer et que c’est lui qui a rendu grâce et qui a rompu le pain. Mais le Seigneur ne nous a pas donné un mode d’emploi pour la suite. Il n’a pas dit qui pouvait présider ce repas.

Nous avons une réponse indirecte dans le fait qu’il s’agit d’un repas d’église qui manifeste l’unité de la communauté. Il est donc légitime de penser que la présidence doit être assurée par celui ou ceux qui ont l’assemblée en charge donc ou le pasteur ou les anciens ou toute personne habilitée par eux.

La distribution

Qui peut donner la Cène aux assistants ? Cet aspect de la question est très secondaire et ne se présente même pas dans certaines circonstances.

Elle ne se pose que dans le cas où ceux qui prennent la Cène restent à leur place et qu’il faut donc la leur porter. Une telle question ne s’est pas posée lors de l’institution. Jésus a simplement pris le pain, l’a rompu et l’a fait passer en demandant à chacun des disciples de se servir.

Pour cette question de distribution, l’Ecriture ne donne aucune précision mais du fait qu’il s’agit d’un repas d’église il est juste que ce soit des personnes dont le témoignage est reconnu par les autres chrétiens : anciens, diacres, diaconesses qui fassent ce service.

La participation

Qui peut prendre la Cène ? La réponse nous ramène encore vers la notion de repas d’église. Elle semble simple : Peut prendre la Cène ceux qui font partie de l’église. Mais elle soulève plusieurs questions. De quelle église parlons-nous ? De l’assemblée locale ou du corps de Christ ?

Les premiers chrétiens ne connaissaient pas de croyants s’abstenant volontairement de se faire baptiser. Tous les croyants qui participaient au repas du Seigneur étaient donc baptisés de ce seul baptême d’adulte que connaît le Nouveau Testament.

On peut ainsi légitimement demander que dans l’église ceux qui ne sont pas baptisés s’abstiennent de prendre la Cène.

Mais nous ne pouvons pas refuser la qualité de chrétien aux membres d’une autre église qui n’auraient pas été baptisés comme adultes. C’est là que se pose la notion du Corps de Christ dont on fait partie par la nouvelle naissance.

C’est pourquoi nous pensons que nous pouvons partager le repas du Seigneur avec tout croyant qui déclare être né de nouveau.

La discipline

Faut-il interdire la Cène à certaines personnes dont le témoignage est mauvais. ? Il y a des cas extrêmes où une telle intervention peut s’avérer nécessaire. Mais l’apôtre Paul dit :

« Que chacun donc s’éprouve soi–même et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe » (1 Cor 11.28).

Le repas du Seigneur est donc aussi l’occasion d’un examen de soi-même qui doit déboucher sur une prise de conscience et être suivi d’une participation. Mais cet examen est personnel. Il est donc regrettable que certains s’abstiennent d’eux-mêmes de prendre la Cène en s’estimant indignes, car ce moment est précisément l’occasion de se mettre en ordre avec Dieu.

Par contre, celui dont la vie est un contre témoignage scandaleux qui rejaillit sur l’église doit être exclus de la Cène jusqu’à son changement.

VIVRE LA SAINTE CENE

Nous réunir pour partager ensemble le pain et la coupe fait partie de notre vie chrétienne. Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous en passer. Mais quels sont la signification et surtout le contenu de cet acte dont nous pressentons l’importance ? Comme tout ce qui concerne notre vie spirituelle, la Sainte Cène offre par elle même une grande richesse spirituelle mais elle a été en outre comprise de différentes manières.

Certains disent que la Sainte Cène est un simple rappel de la mort du Seigneur, mais comment ce rappel pourrait-il être simple et ne pas engager notre être tout entier ?

A l’autre extrême, les catholiques disent que lorsque celui qui préside l’eucharistie prononce les paroles « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » le pain et le vin sont changés dans le corps et le sang du Seigneur. Mais l’Evangile n’envisage pas ainsi la présence du Seigneur qui dépend plus du Saint Esprit que des éléments matériels.

Entre ces deux extrêmes, on peut trouver une variété d’opinions.

Remarquons que prendre ensemble la Sainte Cène nous introduit dans une expérience spirituelle où le Saint Esprit qui abolit le temps nous transporte et dans le passé et dans l’avenir. Elle devient un moment spirituel privilégié qui est à la fois repas de commémoration, repas de communion et repas d’anticipation.

Un regard vers le passé

Partager la Cène est un moment de commémoration. La première chose que nous rappelle la Cène, c’est la mort de Jésus sur la croix. Le pain rappelle son corps donné pour nous et le vin rappelle son sang versé. Nous sommes reconduits devant le sacrifice de Jésus qui est le fondement de notre vie chrétienne (1 Cor 11.24)

La coupe nous rappelle le sang versé à la croix, mais elle parle aussi du sacrifice qui servait de garant aux alliances que Dieu faisait avec les hommes (1 Cor 11.25). Prendre la Cène nous rappelle que cette nouvelle alliance scellée par la mort de la croix est encore valable aujourd’hui.

La Cène nous rappelle ainsi notre péché et la certitude du pardon que Dieu nous a accordé à cause du sacrifice de Christ.

Un regard vers le présent

Partager la Cène est un moment de communion. La Cène, prise en commun, se situe dans le prolongement de la signification des repas dans la Bible. Elle parle de communion. La prendre nous amène donc à évaluer notre communion actuelle avec le Seigneur et avec les membres de l’église.

Communion avec le Seigneur, elle nous pose la question de notre sainteté et donc de la présence du Saint Esprit dans nos vies.

Communion avec les membres de l’église, elle nous contraint à discerner les dimensions humaines du Corps de Christ et à avoir un cœur pur vis à vis de tous. C’et ainsi que l’Ecriture nous demande de nous examiner nous-mêmes (1Cor 11 :28).

La Cène accompagne ainsi notre marche dans la sainteté et dans la communion fraternelle.

Un regard vers l’avenir

Partager la Cène est un moment d’anticipation.

Nous prenons la Sainte Cène comme une anticipation du repas messianique que nous prendrons avec notre Seigneur dans son royaume (1 Cor 11.26 ; Mat 26.29). Nos regards se tournent ainsi vers l’avenir (Ap 19.7, 9).

S’il n’y a pas une présence quasi magique du Seigneur dans le pain et le vin, si ce n’est pas un simple rappel, comment s’opère cette communion avec notre Seigneur qu’on retrouve dans la Cène ?

On a pendant longtemps sous-estimé l’action du Saint Esprit dans les différentes dimensions de la vie chrétienne. Cette action ne se limite pas uniquement au baptême du Saint Esprit et à la manifestation des dons. Une des particularités de l’Esprit est de nous faire dépasser les limites du temps. C’est l’Esprit qui rend vivante pour nous la mort de Jésus en nous transportant près de la croix. C’est l’Esprit qui nous rend conscients de la présence actuelle du Seigneur sur terre, auprès de nous et en nous. C’est l’Esprit qui nous transporte déjà maintenant dans la gloire des choses à venir. La Sainte Cène est ainsi l’occasion d’un moment particulier de rencontre avec Jésus par le Saint Esprit.

Source : Eglises Apostoliques (Une église protestante, évangélique, pentecôtiste)

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