François Hollande défend vigoureusement la famille… européenne

François Hollande défend vigoureusement la famille… européenne

Le chef de l’État, qui parcourt la France pour essayer de se refaire une virginité politique, n’en finit pas de ressasser la même rengaine.

Jean-Michel Léost
Professeur honoraire

Venu à Colmar pour assister à l’assemblée générale de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), François Hollande a défendu la famille. Non pas la famille française – avec un père, une mère et des enfants -, mais la famille qui lui est la plus chère : la famille européenne.

Le chef de l’État, qui parcourt la France pour essayer de se refaire une virginité politique, n’en finit pas de ressasser la même rengaine. Il a défendu sa politique familiale, se faisant en la circonstance le porte-parole de son ministre, qui chante à chaque occasion son amour des familles. Il s’est bien gardé d’évoquer les sujets qui fâchent, comme les conséquences de la loi sur le mariage pour tous, la PMA généralisée ou la GPA, les baisses successives du quotient familial, la diminution de la prime de naissance, la fiscalisation pour les retraités de la majoration pour enfants… Bref, tout ce qui en fait objectivement un ennemi de la famille.

Mais quand on parle devant une association censée la défendre, il faut bien parler d’amour de la famille. Il a donc évoqué son amour de l’Europe et l’horreur du Brexit, la perte d’un de ses enfants, déplorant une « décision douloureuse », ajoutant qu’« il faut donner du sens à l’union que nous formons » et « offrir une perspective aux peuples », face aux populismes qui « sont à l’œuvre ». Et pan sur le bec dérangeant de ces populistes ou souverainistes de tout poil, comme Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Nicolas Dupont-Aignan, sans compter quelques députés Les Républicains ayant perdu leur âme ! Ce partisan de l’union libre à titre personnel, cet inconstant, ce volage, ce pourfendeur de la famille traditionnelle se fait un devoir sacré de défendre la famille européenne.

Dans ce domaine, François Hollande sait être constant. Dans son intervention du 5 février 2015, il a déjà déclaré : « La France doit être aussi à l’initiative en Europe, car l’unité de la République et l’Union européenne sont liées. Ceux qui veulent détruire l’une veulent défaire l’autre. Nous ne laisserons donc pas faire », liant irrémédiablement le destin de la France au destin de l’Europe. C’est le même qui déclarait devant le Parlement européen, le 7 octobre 2015, que « le souverainisme, c’est le déclinisme ».

Alors, le Brexit ? Il ne peut s’y opposer, mais le regrette profondément : les Britanniques sont priés d’en tirer toutes les conséquences, déclare-t-il, menaçant. Ils ont voulu divorcer ? Ce ne sera pas un divorce à l’amiable et ça leur coûtera cher ! Il doit même se réjouir in petto, notre pape de l’Europe, de leur imposer ses bulles, qui ne sont que du vent. D’ailleurs, des pétitions ne circulent-elles pas contre les résultats du référendum ? Le peuple anglais a mal voté : quoi de plus naturel que de refaire le vote ?

C’est peut-être là le plus grave dans le comportement de François Hollande. Fanatique de l’Europe, il ne tient pas compte des aspirations du peuple. Il n’apprécie le peuple que s’il le suit et vote bien. Le peuple qui ne partage pas ses convictions est un ramassis d’ignorants, qui se laissent effrayer par des épouvantails. Ils sont fachos, ou carrément cons. Singulière conception de la démocratie !

François Hollande est un défenseur inconditionnel de la famille européenne. Lui qui affiche son athéisme est bourré de dogmes et se croit infaillible. Il fait partie de la grande famille des sectaires et des opportunistes, pour qui le peuple n’est qu’un pion pour parvenir au pouvoir, mais qui méprisent cette populace. Cet apprenti sorcier prétend changer le monde alors que, jusqu’ici, il n’a su que le détruire. « Qui m’aime me suive ! », crie-t-il dans ses rêves pour entraîner les foules. Mais, quand il se retourne, il s’aperçoit qu’il est tout seul.

Source: boulevard voltaire.fr

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