Savez-vous planter des choux, à la mode de chez nous ?

Savez-vous planter des choux, à la mode de chez nous ?

 

Dominique Baettig

Médecin, Ancien Conseiller national
Savez-vous Planter des Choux

À première vue on pourrait y trouver à rire. Une sorte de fable de La Fontaine qui s’intitulerait : le réfugié, le rat des champs et le rumex (espèce végétale envahissante et difficilement déracinable, bonjour le symbole !).Mais en fait, c’est trop sérieux.

Suite à la demande au Parlement d’un député PLR de « permettre aux réfugiés de travailler dans l’agriculture », la chambre jurassienne d’agriculture, en partenariat avec l’influent lobby de l’association jurassienne des migrants, lance un programme pilote « d’intégration » consistant en des activités non rentables et biologiques (arrachage de plantes envahissantes, destruction massive de rongeurs, travaux d’entretien). Le fiasco d’une tentative similaire neuchâteloise ne semble pas freiner les velléités de la bisounurserie jurassienne, jamais en panne d’imagination pour activer et justifier le flux migratoire en augmentation.

À cette occasion on a appris que 880 réfugiés (300 reconnus, ce qui est énorme, 170 admissions provisoires, 500 en attente) ont été attribués au  Jura par la Confédération, sans que le Canton ait son mot à dire (le voudrait-il d’ailleurs ?). Les charges financières qui seront transférées plus tard aux Communes seront exorbitantes et pèseront lourd dans quelques années. Plutôt que de dire non au business de l’asile (6 milliards par année), la classe politique cherche des solutions de dilution. Faire engager des « réfugiés » à intégrer alors que la distinction n’est pas faite entre vrais réfugiés (qui restent en principe à proximité de chez eux) et faux, c’est-à-dire migrants illégaux, qui choisissent leur destination de convenance en contournant les règles, migrants économiques qui alimentent le lucratif trafic mafieux illégal, est une tromperie sur la marchandise.

La priorité est  de redéfinir le droit d’asile (bousculé par l’ouverture obligatoire des frontières), clarifier la procédure et dire non rapidement à ceux qui n’ont pas de droit à s’imposer et restent pourtant. Diluer, temporiser, enfumer, abuser du concept d’intégration, essayer de boucher les trous non rentables de l’économie est une erreur naïve et dangereuse. Le Système, qui cherche à privatiser, à Uberiser  veut une migration de main-d’œuvre  bon marché comme  en Allemagne où on crée des jobs pour migrants à 1 euro l’heure, gratuite pour les paysans, mais à la charge de la communauté  sur le long terme. Ne faisons pas cette erreur. ..

Dominique Baettig  2800 Delémont, ancien Conseiller national, militant souverainiste.

Source: lesobservateurs.ch

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