Jusque dans les livres et les séries, on nous enjoint à haïr la Russie

Jusque dans les livres et les séries, on nous enjoint à haïr la Russie

En France, ces derniers mois, une bibliographie impressionnante met en garde contre les idées de Poutine et ses réseaux d’influence.
Elise Elisseievna
Auteur, militante féministe

Ex-membre du CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), du CERF (Cercle d’Etudes de réformes féministes)

 

 Une propagande misorusse (étymologiquement : de haine de la Russie) de plus en plus intense semble vouloir préparer l’opinion publique à une Troisième Guerre mondiale.

Il y a quelques années,Amnesty International elle-même diffusait une vidéo mettant en garde contre la « barbarie sanglante » de la Russie – une vidéo simplement raciste.

En France, ces derniers mois, une bibliographie impressionnante met en garde contre les idées de Poutine et ses réseaux d’influence en Russie. Les Réseaux du Kremlin en France, de Cécile Vaissié, est le dernier en date.

Selon les critères très paranoïaques de ce livre, je ferais partie des idiotes utiles de la terrible Russie… En effet, je ne vois en Russie aucune idéologie de conquête, et « la Russie est vaste » : il faut être fou pour croire qu’elle rêverait de l’être plus.

Aux USA, on est encore plus direct : Hollywood met en scène l’attaque de l’aviation des USA contre la Russie.

Une série américaine au look féministe, Madam Secretary, représente une femme secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Elisabeth McCord, aux côtés d’un président nommé Conrad Dalton (sic !).

Dans deux épisodes récents intitulés « Russian Roulette », la Troisième Guerre mondiale est tranquillement lancée…

Les premières images sont un aveu éloquent. La Russie ordonne de fermer les gazoducs livrant son gaz à l’Europe. La décision est présentée comme un acte de guerre. Raisonnement démentiel.

Mais la propagande antirusse joue de la sidération de la raison. Toute réticence de la Russie à se laisser vider de ses biens ou toute volonté de protéger ses enfants est taxée… d’agression : il en fut ainsi du refus par la Russie de vendre son blé ou de laisser adopter ses enfants aux USA.

Martelez sans retenue et sur tous les tons une assertion complètement délirante, et à force, devant son flot imperturbable, personne ne pourra plus voir sa folie…

L’intrigue à rebondissements de Madam Secretary montre d’abord les États-Unis manipulés par un président ukrainien qui voulait les pousser à la guerre. Il est finalement découvert par les services américains. Mais la Russie étant dirigée par une ancienne actrice animée d’une volonté impérialiste farouche, genre Mme Mao, Elisabeth McCord explique à Conrad Dalton que les États-Unis ne doivent pas reculer en Ukraine, car s’ils faiblissaient, alors « la Russie ferait 40 millions de morts en Ukraine ». Et Conrad Dalton ordonne à l’armée de l’air de bombarder la Russie…

Source: boulevard voltaire.net

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