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Disney chante la gloire du « vivre ensemble »

Disney chante la gloire du « vivre ensemble »

C’est une fable que Disney nous raconte, avec une belle morale en guise de fin…
Henri d’Aramis
Étudiant en droit

Disney, c’est un monde merveilleux de magie et de couleurs propices à emmener le spectateur dans de grands palais orientaux, sous l’océan ou encore dans les plus noires forêts du monde pour y secourir une princesse endormie.

Mais c’est aussi une industrie, une machine de propagande dont le but est d’influer sur l’esprit de l’enfant pour qu’il s’intègre parfaitement dans le monde du vivre ensemble, de l’utilitarisme et de la consommation. On est loin du temps où Walt Disney voulait, par le biais du dessin animé, faire découvrir la musique « classique » aux enfants : dans le dernier film en date, Zootopie, Shakira prend le micro eti>Télé compare ce dessin animé aux fables d’Ésope et de La Fontaine… De Tchaïkovski à Shakira et d’Ésope à Zootopie, que de chemin parcouru !

Nous voici plongés dans un monde fantastique où tous les animaux du monde se côtoient dans une ville « étincelante » : Zootopie. Oui, tous ! Le Lion côtoie la gazelle, la girafe côtoie le guépard et la vie urbaine s’accompagne des traditionnels préjugés : les prédateurs – sevrés, donc – rendent parfois la cohabitation difficilement supportable, si bien que certains sont « redevenus sauvages ». Nous suivons donc les aventures d’un lapin policier qui, malheureusement, n’a pas les mêmes capacités que ses collègues (qui sont des taureaux, des lions, enfin bref, des costauds !) : mais par la force de la volonté, de l’amour et en combattant les préjugés, le petit lapin deviendra un super flic.

Ainsi, c’est une fable que Disney nous raconte, avec une belle morale en guise de fin : les préjugés ont la vie dure et il faut tout faire pour s’en débarrasser pour atteindre le fameux « vivre ensemble ». Malheureusement, Disney choisit le plus mauvais des sujets : il n’y a rien de plus cruel que la nature, et toute idée de vivre ensemble y est proscrite (le temps où la gazelle fricotera dans la tribu des lions n’est pas encore venu). Si on met, dans un même enclos, une panthère et un gnou, il y a de fortes chances que la cohabitation ripe en bain de sang plutôt qu’en métissage.

L’être humain, par sa formidable capacité de pensée, est au-dessus de l’animal en bien (capacité à se lier à d’autres personnes différentes) comme en mal (tuer en masse, par exemple). Le comparer aux animaux n’a aucun sens ! Un animal n’est jamais qu’un être au service de l’homme, comme l’explique très clairement la Genèse. Les sentiments que nous leur prêtons ne sont que des projections de sentiments humains… Par contre, l’animal sauvage tue uniquement pour se nourrir : sur bien des points, il est beaucoup plus humain que l’homme !

C’est donc un dessin animé d’une mauvaise foi consternante, comparant l’incomparable, que Disney nous propose afin de nous élever et de supprimer nos préjugés et glorifier la différence, quitte à en être grotesque. La bande-annonce est édifiante : « On peut être évolué, mais au fond, on reste tous des animaux ! » Nous sommes tous de la race humaine, en clair. Merci de nous le rappeler sans cesse !

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