L’Inquisition : du mythe à la réalité !

L’Inquisition : du mythe à la réalité !

Le Tribunal de l’Inquisition est doux et miséricordieux, il combat le péché pour le bien des âmes, et s’il s’entoure d’un appareil apte à frapper l’imagination,c’est surtout pour éviter d’user de violence envers le pécheur.

Un thème récurent apparaît constamment, celui des victimes de l’Inquisition, ceci ayant pour but, bien évidemment, de noircir l’Eglise. Or, si comme toute institution humaine il y eut sans doute quelques excès en son sein, de récentes découvertes viennent de montrer que l’Inquisition fit infiniment moins de victimes, en plusieurs siècles, que la Révolution n’en tuera en seulement quatre ans ! De quoi battre en brèche bien des idées reçues.

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L’Inquisition fit infiniment moins de victimes en plusieurs siècles,

que la Révolution en quatre ans (200 000) !

En effet, Emmanuel Le RoyLadurie a noté que l’Inquisition – « en soi une institution salutaire, qui a rendu les services les plus importants, et qui a été ridiculement et honteusement calomniée par le fanatisme sectaire et philosophique » (Joseph de Maistre) –  usa fort peu de la peine capitale. Là encore, le mythe ne résiste pas à l’examen. En premier lieu, les aveux spontanés ou les condamnations légères exposaient à des peines purement religieuses : réciter des prières, assister à certains offices, jeûner, effectuer des dons aux églises, se rendre en pèlerinage dans un sanctuaire voisin ou, dans les cas graves, à Rome, à Saint Jacques de Compostelle ou à Jérusalem. Il pouvait parfois être imposé de porter un signe distinctif sur les vêtements (une croix), humiliation souvent remplacée, dès le XIIIe siècle, par une amende.

 

En réalité, le nombre des victimes de l’inquisitiona été « relativement limité » !

Ainsi, après bien des années de propagande républicaine, la recherche moderne ne cesse de réviser le nombre des victimes à la baisse. À Albi, ville de 8 000 habitants, de 1286 à 1329, sur une population cathare estimée à 250 croyants, 58 personnes seulement subirent des peines afflictives. De 1308 à 1323, l’inquisiteur Bernard Gui prononça 930 sentences : 139 furent des acquittements ; près de 286 imposaient des pénitences religieuses (impositions de croix, pèlerinages ou service militaire en Terre sainte) ; 307 sentences condamnèrent à la prison, et 156 sentences se partageaient entre des peines diverses (emprisonnements théoriques ou remises théoriques contre des défunts, exhumations, expositions au pilori, exil, destructions de maisons). Quant aux condamnations à mort, leur nombre s’élève à 42, soit une moyenne de trois par an sur quinze ans, à une période où l’Inquisition est particulièrement active. « L’Inquisition languedocienne, précise Michel Roquebert, brûlera infiniment moins de gens en un siècle que Simon de Montfort et ses croisés entre juillet 1210 et mai 1211. »

De son côté Fernand Braudel estime que le nombre des victimes de l’inquisition a été « relativement limité ». Depuis le XIXe siiècle, des chiffres qui ont couru provenaient d’ouvrages qui se sont recopiés les uns les autres sans vérification des sources. Tous remontent à l’Histoire critique de l’Inquisition d’Espagne publiée en 1817 par Juan Antonio Llorente, un libéral espagnol entré au service de Joseph Bonaparte et contraint à l’exil à Paris. D’après lui, en trois siècles et demi d’existence, l’inquisition aurait pronconcé 341.021 condamnations, dont 39.671 remises au bras séculier. « Les chercheurs, souligne Béatrice Leroy, admettent aujourd’hui qu’il est impossible de parvenir à un calcul exact du nombre de victimes, et tiennent pour fort exagérés les chiffres de Llorente (L’Espagne de Torquemada, Maisonneuve, 1995). Pierre Chaunu, quant à lui (Eglise, Culture et Société, SEDES, 1981), considère que les chiffres de Llorente doivent être divisés au moins par deux: « Les 10 à 12000 exécutions capitales en trois siècles doivent être rapprochées des 50 000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l’Europe (qui ne connaissait pas l’Inquisition) au début du XVIIe siècle ». Notons que l’historien danois Gustav Hernningson a parfaitement montré, dans sa thèse parue aux Etats-Unis en 1980, que la « folie criminelle de la chasse aux sorcières » est un phénomène éminemment moderne. Luther voulait « toutes les brûler… » (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 241).

La révolution française a fait plus de morts en un mois

au nom de l’athéisme,

que l’Inquisition au nom de Dieu

pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe !

Enfin, voici maintenant ce qu’avance Vittorio Messori : « En l’espace de quelques mois en 1793, la terreur jacobine qui avait ‘purifié’ la cathédrale Notre-Dame de Paris de la ‘superstition chrétienne’ fit plus de victimes en France que les trois Inquisitions catholiques réunies (médiévale, espagnole et romaine) et peut-être même que celles de toutes les autres confessions chrétiennes » (La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997). Relevons cette phrase de Pierre Chaunu, très révélatrice : « La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe… » Les condamnations capitales sont rares. Les victimes, dans ce cas, sont livrées au bras séculier, la justice laïque, qui pratique le bûcher. Ce supplice entraîne la mort par asphyxie. Mort atroce, mais la mort par pendaison ou décapitation, qui s’est pratiquée en Europe jusqu’au xxe siècle, ou la mort par injection qui se pratique aux États Unis sont elles plus douces ?

En réalité l’Inquisition, là où elle fut maintenue jusqu’au XIXe siècle, eut un rôle salutaire, en particulier celui que l’on oubli trop notamment en Espagne, Portugal et Italie, à savoir comme le souligna avec une grande pertinence et singulière sagesse politique Joseph de Maistre, d’éviter aux pays qui conservèrent cette sainte institution catholique en activité et permirent à son Tribunal de faire son office, Tribunal religieux placé sous les auspices de la « Justice » et de la « Miséricorde », les horreurs criminelles de la Révolution françaises !

 Source : Christ Roi

Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 65, 79.

LIRE :

La Sainte Inquisition :

une institution nécessaire !

SOURCE: LAQUESTION.NET

Cellule44 : Un article très intéressant qui ne nous a pas convaincu quand à sa conclusion

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