Aylan, la photo que les médias diffusaient en boucle. Et celle du Bataclan qui est censurée…

Aylan, la photo que les médias diffusaient en boucle. Et celle du Bataclan qui est censurée…

Certains refusent que soient publiées les photos des victimes des attentats terroristes du 13 novembre au Bataclan, tandis que la photo du petit Aylan, cet enfant de migrant retrouvé mort sur une plage, a fait la une des journaux du monde entier. 

Si Madmae Taubira ne veut pas que les images de la tuerie soient montrées, est-ce par respect des familles ou parce que ces images, dans leur terrible crudité, disent la vérité de ce qu’est la France d’aujourd’hui ?

Si vous publiez cette photo sur les réseaux sociaux, votre compte risque d’être supprimé. Les internautes sont invités à la signaler!

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Mais, la vérité est là. Le carnage a bien lieu! C’est triste.

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Pourtant, la photo choc du petit Aylan n’a choqué personne. 

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Personne n’a demandé de supprimer ou de signaler la photo du corps de ce bébé!

Ce que dit la loi :

La photo d’Aylan est clairement plus choquante que celle de la photo de l’intérieur du Bataclan. La raison est simple! Le corps est clairement indentifié. L’article 9 du Code civil stipule clairement que toute image des mineurs ne doit être diffusé sans le consentement des parents.

Quelqu’un a demandé l’avis des parents d’Aylan avant de publier massivement la photo de son corps échoué sur la plage sur les réseaux sociaux?

Mais désormais, c’est l’Etat français qui s’en mêle:

Le gouvernement ordonne à Twitter de bloquer la diffusion des photos du carnage dans le Bataclan.

Le ministère de l’intérieur a demandé dimanche 15 novembre au réseau social Twitter de bloquer, sur le territoire français, l’accès aux photographies prises à l’intérieur du Bataclan après l’attaque terroriste qui a fait des dizaines de morts, deux jours plus tôt.

Apparue sur des comptes Twitter proches de la mouvance identitaire dimanche à la mi-journée, une photographie a rapidement attiré l’attention de la police, qui a appelé sur le réseau social à ne pas la diffuser.

Parallèlement, une demande officielle a été adressée à Twitter. La place Beauvau a invoqué une« atteinte grave à la dignité humaine (images de cadavres) » et au « secret de l’enquête », selon un document fourni par le réseau social à l’organisation Lumen, qui recense les demandes de blocage de contenus en ligne.

Seuls les tweets figurant dans la demande des autorités ont été bloqués, ce qui explique pourquoi certaines images sont encore visibles, mardi, sur le réseau social.

Les équipes françaises ont cependant fait en sorte que les photos restantes soient classées comme « contenu sensible ». Ainsi, les images insoutenables ne s’affichent pas automatiquement comme toutes les autres images : un clic de souris est nécessaire pour les déplier.

Le cliché devrait aussi être effacé d’Instagram, selon un porte-parole du réseau de partage de photo, qui a aussi appelé les internautes à le signaler à la modération. L’image a cependant été reprise par plusieurs tabloïds britanniques.

Source Source2

lesobservateurs.ch

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