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Birmanie : La « démocratie » vérolée par le fascisme bouddhiste et le génocide

Birmanie : La « démocratie » vérolée par le fascisme bouddhiste et le génocide

Pour ceux qui croient encore aux fadaises selon lesquelles les religions sont la cause de tous nos maux, voici comment le Bouddhisme nous démontre le contraire. Dans la deuxième moité du 20ème siècle, le Bouddhisme a été utilisé comme une philosophie de paix, de sérénité et de non violence. D’une part cela a servi à canaliser toute la fougue de la jeunesse vers la création d’un droit-de-l’hommisme encore vivace de nos jours. Peace and love, soyons zen, spiritualité (comme si les autres religions n’en avaient pas), permettaient de ne rien voir du monde pourtant à feu et sang, ni même d’entendre les bombes qui pétaient de partout, presque sans interruption. Parallèlement, ce même Bouddhisme a été utilisé pour dénoncer la « brutalité » chinoise au Tibet. On en profite, au passage, pour armer, former et lâcher en Chine des bouddhistes de paix et d’harmonie pour canarder tout ce qui bouge, pendant que leur saint chef, le sourire béat, prêchait l’amour et la fraternité dans les salons occidentaux. Aujourd’hui, le Bouddhisme est utilisé comme un instrument de haine catégoriel à but génocidaire, et la catégorie à haïr, tout le monde l’a deviné, n’est autre que l’Islam. Le bouddhisme ? Une religion, 3 usages différents, parfois opposés. RI

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Dans notre douce Europe, on adore la si gentille Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, qui a emporté hier avec la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), les élections législatives au Myanmar (Birmanie). Et on admire les si sympathiques moines bouddhistes, inspirés par la lumière. Sauf que le boss des bouddhistes, le moine Wirathu, est fier d’être appelé depuis 2001 le Ben Laden bouddhiste, car cela correspond à ses valeurs, et que le grand projet de ce fasciste pur sucre est d’éliminer la minorité musulmane, les Rohingyas, soit 5% de la population.

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Grande fête de la démocratie ? Avec le petit problème que les Rohingyas sont éliminés électoralement, car depuis une loi datant de 1982, instaurée par la dictature qui a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat, ils ont été déchus de leur nationalité. 1,3 million de personnes devenues apatrides dans leur propre pays, dénués de tout droit.

Il y a maintes sources d’information sur « le peuple le plus persécuté du monde » selon la formule de l’ONU. L’université américaine Yale, dans un récent rapport, parle de «génocide» à l’encontre de cette minorité musulmane maltraitée par le pouvoir. Le blog a déjà écrit sur ce drame, et voici aussi des reportages télé sur Arte, encore Arte et France 24.

Aug San Suu Kyi, qui avait toujours refusé de parler de cette question, a attendu le 5 novembre, à trois jours du scrutin, pour dénoncer le terme «génocide» employé par un journaliste : «Il est très important de ne pas exagérer les problèmes de ce pays». Même le Dalaï Lama a dénoncé ce refus de dénoncer le fascisme.

source: http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2015/11/08/birmanie-la-democratie-verolee-par-le-fascisme-bouddhiste-et-923536.html

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