Le scrutin présidentiel ivoirien est prévu pour le 25 Octobre 2015. Certains adversaires d’Alassane Ouattara, le président sortant et candidat à sa propre succession, ont jeté l’éponge tandis que d’autres sont toujours en lice. Ces derniers, notamment l’ancien Premier Ministre Charles Konan Banny et le député Konan Kouadio Bertin dit KKB, dénoncent quotidiennement, haut et fort, les mauvaises conditions dans lesquelles ce scrutin a été à dessein préparé par le pouvoir. A côté de ceux-là, il y a le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo qui, lui, appelle les ivoiriens au boycott pure et simple de cette élection. Tous ces faits placent la Côte d’Ivoire dans une situation potentiellement explosive. La France s’y est déjà préparée pour intervenir en cas de besoin. Ci-dessous son communiqué.

FFCI : ENTRAINEMENT AU COMBAT EN ZONE URBAINE DU GROUPE AUTONOME D’AIDE A L’ENGAGEMENT DÉBARQUÉ

Le 1er octobre 2015, le Groupe autonome d’aide à l’engagement débarqué (GAAED) de la compagnie d’appui des Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), renforcé d’un groupe cynotechnique, a conduit un exercice de combat en zone urbaine. Profitant des infrastructures disponibles sur le camp de Port-Bouët, le GAAED a conduit une série d’exercices spécifiques afin d’entretenir ses savoir-faire en matière de combat en zone urbaine. La majeure partie de l’entraînement consistait à aborder une habitation et à y neutraliser un ennemi identifié. Ces exercices ont permis d’entrainer le GAAED à l’une de ses spécificités qui consiste à collecter du renseignement pour conduire ou appuyer des actions ciblées de neutralisation.

La présence d’un groupe cynotechnique a enrichie cette activité. Selon les légionnaires du 2e régiment étranger d’infanterie qui ont armé ce GAAED, « disposer de chiens apporte une plus-value. Outre l’effet psychologique qu’ils ont sur l’ennemi, les chiens sont très efficaces en zones sombres dans lesquelles ils peuvent localiser rapidement la menace.

Les FFCI, créées le 1er janvier 2015, assurent la protection des ressortissants français et entretiennent la coopération militaire régionale, notamment bilatérale avec les Forces de la République de Côte d’Ivoire. Elles sont également en mesure d’appuyer les partenaires de la région, notamment l’ONUCI. En tant que base opérationnelle avancée, elles constituent le point d’appui principal de nos forces de présence sur la façade ouest-africaine, et sont un réservoir de force rapidement projetable en cas de crise dans la région.

ABOSSANEWS

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