Les White Helmets (Casques blancs), une organisation controversée se disant humanitaire, mène un sale jeu en Syrie: l’ONG a de nouveau entaché sa réputation après avoir fabriqué des « preuves » dénonçant les « bavures » commises lors de l’intervention russe en Syrie.

L’organisation a récemment publié sur son compte Twitter une photo représentant une petite fille syrienne couverte de sang, prétendument blessée ainsi qu’un bon nombre de ses concitoyens au cours des frappes aériennes russes le 30 septembre. L’une d’elle a été reprise par le célèbre quotidien français l’Express.

« La Russie a frappé Homs aujourd’hui. 33 civils, y compris trois enfants et un volontaire @SyriaCivilDef, ont été tués », a partagé l’organisation sur son compte Twitter.

Cependant, la falsification a aussitôt été démontrée: des utilisateurs de Twitter ont découvert que la photo avait été prise le 25 septembre 2015, soit cinq jours avant les bombardements en question.

S’empressant d’accuser Moscou, les White Helmets ont publié le tweet fustigeant les frappes russes en Syrie plusieurs heures avant l’autorisation officielle du «recours aux forces armées à l’étranger» par le parlement russe.

Dans une récente interview accordée à l’agence Sputnik, le journaliste d’investigation et militante pour la paix Vanessa Beeley a souligné que les White Helmets, précédemment appelés Syria Civil Defense (Défense civile de Syrie), n’avaient pas été créés par des Syriens et que l’ONG ne défendait certainement pas leurs intérêts. Financée par le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Conseil national syrien (CNS), l’organisation controversée travaille en sous-main avec le groupe radical Front al-Nosra, une filiale de l’Al-Qaïda.

« Les White Helmets diabolisent le gouvernement de Bachar el-Assad et encouragent une invasion étrangère directe », a relevé la journaliste.

Hier, le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé la guerre de l’information lancée contre Moscou et appelé les médias à vérifier leurs informations.
La Russie fait l’objet d’une guerre de l’information suite à sa décision d’effectuer des frappes aériennes contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a déclaré mercredi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

Selon la porte-parole, les autorités russes sont prêtes à fournir des informations authentiques aux médias.

L’Armée de l’air russe a entamé mercredi une opération militaire contre l’EI en Syrie sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d’armes, de munitions et de combustible appartenant à l’EI.

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