Ainsi va le monde pour certains!!!
Bonne lecture,

1-A Wall Street, 3 h 38 d’arrêt total du NYSE à cause d’un « problème technique »
2-Une « panne générale » a cloué au sol les avions de United Airlines
3-Les changements climatiques pourraient anéantir les progrès sanitaires
4-La banque centrale des banques centrales met en garde contre les taux d’intérêt négatifs
5-Quel est le vrai poids de l’or dans l’économie mondiale ?
6-Krach en Chine, c’est grave ?
7-Chute des Bourses en Chine : nouvelles suspensions de cotation
8-Barack Obama annonce le rétablissement officiel des relations diplomatiques avec Cuba
9-L’US Army va réduire drastiquement ses effectifs
10-SaudiLeaks : Riyad, l’arroseur arrosé…
11-L’invraisemblable fiasco d’Areva à Tchernobyl
12-Etats-Unis. Obama brise le tabou du mot « nègre« 
13-Etats-Unis : une église noire incendiée près de Charleston
14-Les Chinois démantèlent la Grande Muraille pour construire leurs maisons
15-Une fusée russe à la rescousse de l’ISS après l’explosion du Falcon9 de SpaceX
16-Le régime nord-coréen expérimente des armes chimiques sur les humains
17-Vos bagages à main devront être encore plus petits pour prendre l’avion
18-ENVIRONNEMENT : Sea Shepherd va dédommager les baleiniers japonais !
19-Gélatine, E441 : vous mangez peut-être du porc sans le savoir
20-Pourboires : ce qu’il faut savoir quand vous n’êtes pas en France

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1-A Wall Street, 3 h 38 d’arrêt total du NYSE à cause d’un « problème technique »
http://www.lemonde.fr/bourse/article/2015/07/08/a-wall-street-les-echanges-du-nyse-suspendus-pour-une-raison-inconnue_4675959_1764778.html
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 08.07.2015

Après 3 heures et 38 minutes d’arrêt total, les échanges ont repris mercredi 8 juillet au New York Stock Exchange (NYSE), à 15 h 10 (21 h 10 à Paris). La principale plate-forme boursière new-yorkaise avait dû suspendre toute son activité vers 11 h 32 (17 h 32 à Paris) à cause d’un « problème technique » dont la nature reste inconnue. Il s’agit de la plus longue coupure d’activité observée à Wall Street.

Au New York Stock Exchange, le 8 juillet, pendant l’interruption de fonctionnement de la plate-forme.

Lire aussi :
Des pannes à la bourse de New York, United Airlines et le Wall Street Journal…
http://fr.euronews.com/2015/07/08/des-pannes-a-la-bourse-de-new-york-united-airlines-et-le-wall-street-journal/#.VZ2WQjMYtcM.email

Le secrétaire chargé de la sécurité intérieure a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un problème en lien avec une « activité malveillante ». Thomas Farley, le président du NYSE, a affirmé pour sa part que le problème technique avait été « identifié » et « traité », sans donner de précision sur la nature et les conséquences du dysfonctionnement.

Séance houleuse « dès l’ouverture »
Le FBI a offert son aide à Wall Street pour conduire l’enquête. Selon The New York Times <http://www.nytimes.com/2015/07/09/business/dealbook/new-york-stock-exchange-suspends-trading.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&module=first-column-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0> , l’arrêt pourrait être lié à la mise à jour défaillante d’un nouveau logiciel.

Plus tôt, un responsable au NYSE de la banque UBS, cité par la chaîne CNBC, avait évoqué des difficultés liées à la connexion avec d’autres plates-formes. Selon The Guardian <http://www.theguardian.com/business/live/2015/jul/08/new-york-stock-exchange-wall-street#block-559d71cae4b0b0df6a114575> , qui cite un courtier, la séance avait été houleuse « dès l’ouverture », avec des « difficultés de connexion Internet ».

Au moment de l’interruption, Wall Street était en nette baisse, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdant 1,15 %, à 17 573,23 points.

Le Nasdaq, l’autre plate-forme de Wall Street, qui continuait de fonctionner normalement, perdait, lui, 1,39 % à 4 927,89 points, vers 18 h 10 heure de Paris. Il avait subi la dernière panne de ce type en août 2013 : une interruption des échanges de plusieurs heures liée aux dysfonctionnements de NYSE Arca, un système électronique géré par le NYSE.

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2-Une « panne générale » a cloué au sol les avions de United Airlines
http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-panne-generale-a-cloue-au-sol-les-avions-de-united-airlines-08-07-2015-4929111.php
08 Juil. 2015

L’ensemble des vols d’United Airlines, la première compagnie aérienne américaine, ont repris mercredi aux Etats-Unis après avoir été cloués au sol pendant plus d’une heure en raison d’une panne informatique générale, selon l’agence fédérale de l’aviation (FAA).

Une panne informatique a bloqué tous les avions de la compagnie américaine United Airlines.

Lire aussi :
Tous les vols de United Airlines cloués au sol aux États-Unis pendant plus d’une heure
http://www.journaldemontreal.com/2015/07/08/tous-les-vols-de-united-airlines-cloues-au-sol-aux-etats-unis
Les vols United Airlines bloqués pendant 1H
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/08/97001-20150708FILWWW00229-les-vols-united-airlines-bloques-pendant-1h.php

Cette mesure radicale avait été prise à 12h26 GMT (14h26 en France) selon une courte notice publiée sur le site de la FAA indiquant dans un style télégraphique que «cette mise à l’arrêt concerne tous les vols UAL (NDLR : United Airlines)» et invoquant «des problèmes d’automatisation».
L’interdiction de vol a été levée à 13h47 GMT (15h47 en France). La FAA n’a pas fourni d’explications plus précises.

United Airlines avait confirmé sur son compte Twitter connaître un problème de «connectivité réseau» et a précisé qu’il s’employait à le résoudre. Un incident similaire s’était produit début juin quand l’ensemble des vols de la compagnie avaient été suspendus aux Etats-Unis pendant plus de 40 minutes en raison d’un même problème d’automatisation.

Le problème technique ne concernerait pas l’informatique embarquée des avions mais le système de gestion des billets et réservations. United Airlines a déjà connu plusieurs avaries de ce type depuis sa fusion avec la compagnie Continental en 2010, indique le site d’informations KGW.com, affilié au réseau NBC <http://www.kgw.com/story/news/2015/07/08/united-airlines-delays-computer-outage/29854705/> .

United dessert 235 destinations aux Etats-Unis et 138 dans le monde et dispose d’une flotte nationale et internationale de 691 appareils.

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3-Les changements climatiques pourraient anéantir les progrès sanitaires
http://www.lepoint.fr/environnement/les-changements-climatiques-pourraient-aneantir-les-progres-sanitaires-23-06-2015-1939112_1927.php
Le Point – Publié le 23/06/2015

Les travaux du comité d’experts interviennent alors que des négociations se poursuivent en vue d’un accord espéré à la fin de l’année à Paris.

Le changement climatique pourrait annuler les effets positifs du progrès humain.

Les changements climatiques pourraient anéantir les progrès sanitaires des cinquante dernières années en augmentant la survenue d’événements climatiques extrêmes, comme des vagues de chaleur, des tempêtes, des inondations ou des sécheresses, avertit mardi un comité d’experts. « Le changement climatique est désormais une urgence médicale », relève le Pr Hugh Montgomery, de l’University College de Londres, qui a coprésidé la commission mise en place par la revue médicale britannique The Lancet.

Selon cette commission, le contrôle des émissions de carbone pourrait avoir de nombreux bénéfices pour la santé en réduisant la pollution de l’air qui favorise diverses pathologies respiratoires et cardiovasculaires. Les travaux de la commission interviennent alors que des négociations sur le climat se poursuivent au niveau international en vue d’un accord espéré à la fin de l’année à Paris. « L’implication des changements climatiques pour une population mondiale de neuf milliards d’habitants menace de saper les progrès réalisés depuis un demi-siècle dans le développement et la santé globale », insistent les experts.

Parmi les effets indirects sur la santé, ils citent le smog urbain, les problèmes de sécurité alimentaire et le développement de maladies dues à des moustiques qui se répandent dans les zones tempérées à cause du réchauffement climatique. La crise exige « une réponse urgente, utilisant les technologies disponibles actuellement », souligne le Pr Montgomery, qui dénonce la lenteur du processus des négociations sur le climat. L’avertissement du comité sur ce sujet est le troisième à être lancé par des experts depuis un an.

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4-La banque centrale des banques centrales met en garde contre les taux d’intérêt négatifs
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/970563ea-1db6-11e5-9d4e-1dfb5906ea79
lundi 29 juin 2015

Dans son rapport annuel, la BRI estime que les limites de l’outil monétaire sont atteintes. Des réformes structurelles sont nécessaires

La Banque des règlements internationaux, à Bâle, dénonce le recours jugé excessif aux politiques monétaires des banques centrales pour régler les conséquences de la crise financière. Elle le fait depuis plusieurs années, mais le propos est toujours plus net et alarmiste.

Chaque année en juin, la publication du rapport annuel de la Banque des règlements internationaux (BRI), appelée aussi «la banque centrale des banques centrales», met en évidence les grands déséquilibres financiers internationaux. L’édition 2015, comme les précédentes, dénonce le recours jugé excessif aux politiques monétaires pour régler les conséquences de la crise financière. Sauf que le propos est toujours plus net et alarmiste.

Le cénacle, basé à Bâle, dénonce une fois de plus le recours qu’il estime exagéré à la politique monétaire, «qui supporte depuis beaucoup trop longtemps une part excessive du fardeau», pour résoudre les conséquences de la crise. Il dénonce, une fois de plus, «l’incapacité des politiques publiques à gérer les phases de vive expansion et de forte contraction financière qui se succèdent en laissant des séquelles profondes et durables dans le tissu économique».

Et de rappeler que, de son point de vue, la sortie de la crise ne pourrait intervenir que par des réformes structurelles et fiscales des économies nationales. Cette plaidoirie, qui n’est pas neuve de la part des banquiers centraux, est complétée d’un appel à l’imposition de «règles encadrant les politiques nationales». Autrement dit, une meilleure coordination internationale afin d’éviter que les décisions prises dans de grandes économies n’aient des effets indésirables dans les petites.

La BRI est notamment troublée par le fait que des pays prospères, à commencer par la Suisse, doivent prendre des mesures qui «se retournent contre leur propre économie» pour faire face aux mouvements internationaux de capitaux, principalement en eu­ros et en dollars, générés par les déséquilibres des grandes économies. Rappelant l’introduction par la BNS des taux d’intérêt négatifs en décembre 2014 et encore abaissés lors de la suppression du cours plancher le 15 janvier dernier, l’institution bâloise juge sévèrement l’instauration par une banque centrale de mesures «qui se retournent contre leur propre économie».

Plus largement, le rapport de la BRI critique les dommages causés au système financier international par l’extension des taux d’intérêt négatifs. Les banques ne sont plus seules à être fragilisées, les assurances le sont aussi, ainsi que les autres gérants institutionnels comme, dans le cas suisse, les caisses de retraite. Ce qui incite ces institutions à placer leurs avoirs dans des actifs plus risqués afin de tenter de maintenir des rendements suffisants pour leurs clients et leurs assurés.

Néanmoins, cette situation est une conséquence de la création massive de liquidités destinées soit à maintenir des économies à flot, soit à maintenir la stabilité des taux de change. Or, ces liquidités finissent par être investies dans des actifs généralement sans risques, ce qui comprime encore leurs rendements.

Cette situation génère un risque supplémentaire, celui d’un assèchement soudain du marché. Prenant note des alertes survenues sur les marchés de la dette ces derniers mois, la BRI s’inquiète de voir les acteurs traditionnels de cette activité (banques et gérants institutionnels notamment) se retirer et céder leur place à d’autres gérants d’actifs. Il en résulte une «illusion de liquidité», où celle-ci paraît abondante, mais peut effectivement très vite disparaître en cas de crise. La semaine qui s’ouvre, suite à l’annonce de la fin des négociations entre la Grèce et ses partenaires de la zone euro, devrait être, à ce titre, un test décisif.

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5-Quel est le vrai poids de l’or dans l’économie mondiale ?
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-quel-est-le-vrai-poids-de-l-or-dans-l-economie-mondiale-.aspx?article=7075045358H11690&redirect=false&contributor=Philippe+Herlin.&mk=2 <http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-quel-est-le-vrai-poids-de-l-or-dans-l-economie-mondiale-.aspx?article=7075045358H11690&redirect=false&contributor=Philippe+Herlin.&mk=2>
25 juin 2015

Un article du journal suisse Bilan <http://www.bilan.ch/economie/poids-de-lor-leconomie-mondiale>  publié la semaine dernière affirme que le poids de l’or dans l’économie mondiale se monte à 172 milliards de dollars. Un chiffre qui semble relativement modeste, légèrement inférieur au chiffre d’affaires annuel d’Apple par exemple. L’or ne pèserait donc que cela ?

Le record absolu du prix de l’once d’or a été établi le 6 Septembre 2011 à 1921.17 USD

Ce chiffre provient du World Gold Council, qui se base sur l’activité du secteur minier. Cependant ce point de vue s’avère tout à fait partiel : il néglige les ventes d’or en tant que telles, aussi bien pour la joaillerie que pour l’investissement. Mais surtout, on raisonne ici en termes de flux, alors qu’il faut penser en termes de stock, car la finalité de l’acte d’achat d’or ne consiste pas à le consommer et à le faire disparaître, mais bien à le stocker. Seul le secteur informatique consomme de l’or, au sens classique du terme, et le fait donc disparaître dans le processus de production comme n’importe quelle autre matière première, mais cela ne représente que 10% de la consommation annuelle du métal précieux (et cet or est de plus en plus recyclé).

Quand on achète de l’or, c’est pour le garder bien précieusement, voilà ce qui importe. Qu’est ce que cela représente ? Etant donné que l’or est virtuellement indestructible (il résiste à l’eau et à la plupart des produits chimiques, il ne se dégrade pas avec le temps), la plupart de l’or qui a été extrait du sol existe encore aujourd’hui. La société GFMS (une branche de Thomson Reuters spécialisée dans les métaux précieux), estime qu’il existe environ 166.000 tonnes d’or dans le monde, sous forme de bijoux, lingots ou pièces, et cet ordre de grandeur est confirmé par d’autres sources. En considérant qu’un lingot d’un kilo vaut, selon son cours actuel et en arrondissant, 38.000 dollars, cette masse d’or représente 6.308 milliards de dollars (six mille trois cents milliards). Voici le vrai poids de l’or dans l’économie mondiale. C’est autre chose que le chiffre cité plus haut.

Bien sûr, si on ramène ce nouveau chiffre à celui des autres grands actifs de placement dans le monde, il redevient modeste : la dette publique des Etats-Unis approche les 18.000 milliards de dollars, soit trois fois la valeur de tout l’or du monde ! Après, tout est une question de choix : a-t-on confiance dans la dette publique, qui continue d’augmenter aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, le tout dans un contexte de croissance faible ou nulle ? Poser la question c’est y répondre.

Le véritable poids de l’or c’est, au sens propre, son poids en kilos, et dont le cours exprimé en dollars ou en euros évolue au gré du temps et des circonstances, mais cet aspect vient après. Et puis l’or ne constitue pas un placement parmi d’autres, c’est le placement ultime, celui qui résiste le mieux à tous les chocs, qui protège contre les manipulations monétaires, qui devient la planche de survie en cas de crise monétaire. Au-delà de son cours fluctuant, l’or trône depuis la nuit des temps un peu à part, adulé ou craint, rarement méprisé, comme un oracle ou un cassandre, toujours sûr de lui, dont la valeur n’a jamais quitté le regard des Hommes, et cela vaut bien plus que son prix calculé en dollars.

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6-Krach en Chine, c’est grave ?
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Vendredi 3 juillet Cécile Chevré

La Bourse de Shanghai, depuis un mois, encaisse difficilement une véritable volée de bois vert, avec une chute de plus de 25%

Après s’être littéralement envolée, de plus de 150% entre juin 2014 et le récent pic de début juin 2015, la Bourse de Shanghai, depuis un mois, encaisse difficilement une véritable volée de bois vert, avec une chute de plus de 25%. Ce matin encore, le principal indice de Shanghai perdait 5,77% et comme le rappelait ce matin le Wall Street Journal, les bourses chinoises ont connu leur pire mois depuis décembre 1996.
Derrière l’envolée boursière, il y a tout d’abord la main de Pékin. Alors que l’immobilier et ses rendements chutent, alors que les rendements des placements financiers non boursiers chutent et alors que la Chine a l’ambition de devenir une des principales places financières de la planète, Pékin a tout fait pour transformer les épargnants chinois en investisseurs.
L’arsenal de séductions déployées par Pékin pour favoriser les marchés boursiers est particulièrement varié : libéralisation de l’ouverture de comptes-titres pour les Chinois, plus large ouverture aux investisseurs étrangers, apparition de nouveaux produits financiarisés etc.
Banques et courtiers ne sont pas en reste dans ce phénomène. Pour gagner de nouveaux clients, ils n’ont pas hésité à leur prêter des fonds, mettant en avant de potentiels gains boursiers pour se faire rembourser. La flambée de la Bourse chinoise a donc été, en grande partie, achetée à crédit. Pékin, conscient du danger que représente ce genre de pratique, a récemment décidé de la limiter drastiquement.

Les investisseurs particuliers détiennent 80% des titres chinois. A comparer avec les 10-15% sur les grandes places occidentales

La manoeuvre a fonctionné au-delà de toutes leurs espérances. Les investisseurs particuliers détiennent 80% des titres chinois. A comparer avec les 10-15% sur les grandes places occidentales. La folie boursière est telle qu’à partir de mars dernier, ce sont plus d’1 million de comptes-titres qui s’ouvraient en Chine… chaque semaine !
Cette ruée boursière a bien sûr soutenu l’envolée des cours et des indices. Le principal indice de la Bourse de Shanghai est ainsi passé, comme je vous le disais, d’environ 2 000 points en juin 2014 à, brièvement, plus de 5 000 points début juin dernier.

Comment expliquer les convulsions de ces dernières semaines ?
Par plusieurs facteurs qui se sont combinés pour nous offrir le pire des scénarios.
Il y a tout d’abord, en arrière-fond, le ralentissement économique chinois qui fait douter de la valorisation de nombre d’actions, et tout particulièrement dans le secteur des nouvelles technologies et des énergies renouvelables qui ont connu une flambée sans pareil. Les PER (ration entre les bénéfices et le cours boursier) ont alors pu dépasser les 350, contre 17 en moyenne sur la Bourse de Shanghai.
Il y a quelques semaines, l’édifiante histoire de Li Hejun, ex-deuxième homme le plus riche de Chine, a fait le tour de la planète. Cet homme d’affaire chinois a la tête d’Hanergy, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, a vu sa fortune fondre de 13 milliards d’euros en moins de 30 minutes, le 20 mars dernier, alors que le cours de sa société s’effondrait. Illustration de la folie qui s’était emparée de certains secteurs…
Ensuite, il y a l’inquiétude des investisseurs étrangers devant la flambée boursière de ces 12 derniers mois. Les sommets atteints par la Bourse de Shanghai ont fini par mettre la puce à l’oreille à ces investisseurs – bien plus aguerris que les néophytes boursiers chinois. Depuis mars, on observe donc un mouvement de reflux des investissements étrangers. La dernière semaine de mars, ces investisseurs ont ainsi soldé pour 262 millions de dollars de positions en une semaine…
Enfin, il y a la décision des autorités de régulation chinoises de, comme je vous le disais plus haut, limiter très fortement la pratique des prêts pour investir en Bourse – ce qui limite l’enthousiasme des Chinois pour la Bourse.

Le ralentissement économique chinois fait douter de la valorisation de nombre d’actions, et tout particulièrement dans le secteur des nouvelles technologies et des énergies renouvelables

Les autorités chinoises ont en outre annoncé qu’elles allaient enquêter sur des soupçons de manipulation des cours, alimentant les rumeurs les plus folles, soupçonnant l’intervention d’une grande banque d’affaires – pourquoi pas Goldman Sachs ? – et/ou de fonds spéculatifs qui auraient parié à la baisse sur l’effondrement de la Bourse chinoise.
Saisis de panique, certains investisseurs se sont mis à vendre à tout-va, provoquant un effet boule de neige. Les séances de violente chute s’enchaînent et la volatilité intraday est à son comble… Mais est-ce vraiment grave, docteur ? La Bourse chinoise va-t-elle connaître son octobre noir ? Son krach de 1929 ?

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7-Chute des Bourses en Chine : nouvelles suspensions de cotation
http://www.boursorama.com/actualites/chute-des-bourses-en-chine-nouvelles-suspensions-de-cotation-9b3732a03f868558c0b81803c03e426c
08/07/2015

Sinopec, Air China, Huadong Medicine… Face à la panique des marchés chinois – au plus bas depuis 4 mois – de nombreuses entreprises ont demandé la suspension de leur cotation à Shanghai et Shenzen (près de Hong Kong).

Les Bourses chinoises ont perdu plus de 30% de leur valeur depuis le 12 juin. Cela malgré les récentes mesures de Pékin.

Lire aussi :
Le krach chinois commence à toucher d’autres marchés
http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/le-krach-chinois-commence-a-toucher-d-autres-marches-4362900

En dépit de nouvelles mesures d’urgence des autorités et de la suspension des échanges sur quelque 1.300 titres des marchés chinois, le climat de panique se poursuit sur les marchés chinois. Mercredi, la Bourse de Shanghai a terminé sur un plongeon de 5,9% (-219,93 points, à 3.507,19 points), après avoir lâché plus de 8% en cours de séance. La Bourse de Shenzhen, elle, a chuté de 2,50%, à 1.884,45 points.

En proie à une violente correction après un an d’euphorie, les Bourses chinoises ont abandonné plus de 30% en trois semaines, voyant s’envoler plus de 3.200 milliards de dollars en valeur, selon une estimation publiée par l’agence « Bloomberg ». Pour des dizaines de millions d’investisseurs individuels et petits porteurs, l’atterrissage est brutal après une prodigieuse envolée de 150% en seulement 12 mois. Sur 90 millions d’investisseurs en Bourse en Chine, plus de 99% sont des particuliers.

Près de la moitié des sociétés chinoises cotées ont suspendu leur cotation. Sans fournir d’explication, le géant de l’énergie chinois Sinopec a suivi le même chemin et suspendu à son tour mercredi la cotation de ses actions à la Bourse de Hong Kong. Au nombre des plus grandes entreprises chinoises, China Petroleum & Chemical Corporation ou Sinopec est présente à la fois à Shanghai (titre A) et Hong Kong (titre H). Son titre coté à Hong Kong, en repli modéré depuis trois séances, était de nouveau en baisse de 3,45%, à 6,16 dollars de Hong Kong, quand le groupe a annoncé sa suspension, ainsi que celle de ses titres obligataires, à 13h05 (5h05 GMT). L’index composite Hang Seng de la Bourse de Hong Kong perdait alors jusqu’à 5% et plus en séance. Les actions Sinopec cotées à Shanghai étaient-elles toujours échangées.

Avant la suspension de ses actions de la cote hongkongaise, Sinopec avait publié à Shanghai un communiqué dans lequel il dit s’attendre à un bénéfice multiplié par 11 au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Sinopec avait déjà fait état d’un bénéfice surprise de 2,17 milliards de yuans (394 millions d’euros) sur la période janvier-mars alors que les analystes craignaient une perte.

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8-Barack Obama annonce le rétablissement officiel des relations diplomatiques avec Cuba
http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/barack-obama-annonce-le-retablissement-officiel-des-relations-diplomatiques-avec-cuba_978373.html#xtor=EPR-51-[barack-obama-annonce-le-retablissement-officiel-des-relations-diplomatiques-avec-cuba_978373]-20150701-[titre <http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/barack-obama-annonce-le-retablissement-officiel-des-relations-diplomatiques-avec-cuba_978373.html#xtor=EPR-51-[barack-obama-annonce-le-retablissement-officiel-des-relations-diplomatiques-avec-cuba_978373]-2015070> ]
01/07/2015

Cette annonce intervient après plus de cinquante ans de rupture diplomatique.

Le président américain Barack Obama, lors de son allocution à la Maison Blanche, à Washington, mercredi 1er juillet 2015.

La procédure est engagée depuis plusieurs semaines, elle est désormais finalisée. Le président américain Barack Obama a annoncé le rétablissement officiel des relations diplomatiques avec Cuba <http://www.francetvinfo.fr/monde/cuba/> , mercredi 1er juillet. Elles étaient rompues depuis 1961.

« Aujourd’hui, les Etats-Unis ont formellement accepté de rétablir les relations diplomatiques avec (…) Cuba pour rouvrir les ambassades dans nos pays respectifs », a déclaré Barack Obama depuis la Maison Blanche, ajoutant qu’il s’agissait d’une « étape historique » dans les relations américano-cubaines. « Il y a un an, il aurait pu paraître impossible que les Etats-Unis puissent à nouveau lever leurs couleurs (…) au-dessus d’une ambassade à La Havane », a souligné le président américain.

Kerry cet été à La Havane pour y lever le drapeau américain
Barack Obama demande aussi au Congrès américain, contrôlé par ses adversaires républicains, de lever l’embargo contre Cuba.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat John Kerry se rendra cet été à La Havane pour y lever le drapeau sur l’ambassade américaine. Cette annonce concrétise l’annonce historique d’une normalisation des relations entre les deux pays lancée à la mi-décembre par Barack Obama et le dirigeant cubain Raul Castro, après plus d’un demi-siècle de tensions héritées de la Guerre froide.

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9-L’US Army va réduire drastiquement ses effectifs
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-us-army-va-reduire-drastiquement-ses-effectifs-490435.html
08/07/2015

Le personnel en activité de l’US Army va passer d’ici à septembre 2017 de 490.000 personnes actuellement à 450.000, soit son plus bas niveau depuis son engagement dans la Seconde guerre mondiale après l’attaque de la base de Pearl Harbour en décembre 1941.

Ces mesures font partie d’un plan d’économie de 1.000 milliards de dollars des dépenses de défense sur une période de dix ans.

Le budget militaire US (le 1er du monde. 580Mds$/an) est 5x plus élevé que celui du 2nd Etat le plus dépensier en la matière (la Chine). L’Arabie Saoudite est 3e, la Russie 4e (elle dépense 8x moins que les US)

L’armée américaine va supprimer 40.000 postes de militaires et 17.000 emplois civils au cours des deux prochaines années, a indiqué mardi à l’AFP un responsable du ministère de la Défense, confirmant des informations publiés par le journal USA Today <http://www.usatoday.com/story/news/nation/2015/07/07/army-plans-to-cut-40000-troops/29826423/> .

Selon le quotidien, qui fait référence à un document dont l’origine n’est pas précisée, cette réduction de personnel « est susceptible d’affecter toutes les missions au niveau national et international » de l’US Army.

Le plus bas niveau depuis l’engagement dans la Seconde guerre mondiale
L’annonce de ce plan de réduction devrait intervenir cette semaine, a poursuivi le quotidien. Le personnel en activité va passer d’ici la fin de l’année budgétaire 2017 (en septembre) de 490.000 personnes actuellement à 450.000, soit son plus bas niveau depuis son engagement dans la Seconde guerre mondiale après l’attaque de la base de Pearl Harbour en décembre 1941. Au plus fort des conflits en Irak et en Afghanistan, l’armée de Terre a compté jusqu’à 570.000 soldats.

Ces réductions devaient être annoncées initialement en février 2014 lorsque le secrétaire à la Défense de l’époque Chuck Hagel avait présenté le budget du Pentagone pour l’année 2015. Les chiffres s’inscrivent dans un plan quadriennal.

Ces mesures font partie d’un plan d’économie de 1.000 milliards de dollars des dépenses de défense sur une période de dix ans.

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10-SaudiLeaks : Riyad, l’arroseur arrosé…
http://www.jeuneafrique.com/mag/241362/politique/saudileaks-riyad-larroseur-arrose/
Publié le 30 juin 2015

Pour circonvenir ses détracteurs, obtenir un siège dans une organisation internationale ou s’attirer les bonnes grâces de la presse, la diplomatie saoudienne sort systématiquement le carnet de chèques. L’organisation de Julian Assange l’a prise la main dans le sac.

Saoud Al Fayçal, qui fut le ministre saoudien des Affaires étrangères quatre décennies durant, jusqu’en avril.

Décidément, les Saoudiens n’ont pas de chance avec WikiLeaks. En novembre 2010, l’organisation de Julian Assange avait fait sensation en publiant le compte rendu d’une conversation entre feu le roi Abdallah et un conseiller de la Maison Blanche, dans laquelle le monarque s’en prenait à l’Iran et invitait ses interlocuteurs américains à « couper la tête du serpent ». Elle a récidivé, ce 19 juin, en dévoilant 61 000 câbles et notes diplomatiques émanant du ministère saoudien des Affaires étrangères. Et ce n’est qu’un début : elle serait en possession d’un demi-million de documents.

Cette fois, pourtant, ce n’est pas un lanceur d’alerte qui est à l’origine de cette fuite organisée. Courant mai, un groupe de hackers se faisant appeler la Yemen Cyber Army avait revendiqué une attaque informatique visant des sites diplomatiques saoudiens. Sur le moment, les autorités en avaient minimisé la portée. Tout en criant à la manipulation et en dénonçant des « faux grossiers », Oussama Al Nakli, le porte-parole du ministère, a été obligé de reconnaître que les deux événements n’étaient pas sans lien.

Toujours sous le coup d’une demande d’extradition de la Suède et reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres, Julian Assange a justifié les SaudiLeaks. La monarchie wahhabite, a-t-il déclaré, est une « dictature héréditaire féroce », qui a fêté sa centième décapitation cette année <http://www.jeuneafrique.com/232388/politique/arabie-saoudite-riyad-cherche-bourreaux-d-butants-accept-s/>  et qui est devenue « une menace pour ses voisins et pour elle-même ». Mais, poursuit-il, nul n’ose élever la voix : cet allié de l’Occident pratique allègrement la diplomatie du chéquier et contrôle nombre de médias arabes, qu’elle finance grassement.

La carotte et le bâton
Les méthodes utilisées pour « neutraliser » les journalistes sont assez rudimentaires. Ne s’embarrassant ni de lobbyistes ni de spin doctors, les diplomates du royaume préfèrent la bonne vieille technique de la carotte et du bâton. Exemple : lorsque la chaîne égyptienne ONTV, contrôlée par le magnat Naguib Sawiris, invite le 24 novembre 2011 le religieux Saad Al Faqih, une figure de l’opposition saoudienne, l’ambassadeur proteste, en vain, puis convoque le propriétaire. L’homme d’affaires, qui ne souhaite pas être classé parmi les « ennemis du royaume » et voir se fermer les portes de son mirifique marché, ordonne à ses équipes de ne plus jamais inviter l’opposant, et propose même à l’ambassadeur de participer à une prochaine émission. Ailleurs, une gratification financière ou la promesse d’un pèlerinage ou d’une omra à La Mecque, aux frais du royaume, suffiront à circonvenir les velléités critiques de tel ou tel rédacteur. Les leaks révèlent ainsi que le directeur de l’agence de presse guinéenne à Conakry a envoyé une missive aux Saoudiens, le 13 septembre 2004, les priant de ne pas oublier de verser 2 000 dollars, somme qui « résoudrait beaucoup des problèmes » de son agence.

Saoud Al Fayçal, qui fut pendant quatre décennies, jusqu’en avril 2015, ministre des Affaires étrangères du pays, prenait moins de gants avec les médias panarabes contrôlés par ses compatriotes, à l’instar des quotidiens Al-Hayat ou Asharq al-Awsat. Saisi d’une « plainte » du Premier ministre libanais Saad Hariri (2009-2011), proche allié de Riyad, il intimera à ces journaux de cesser de publier des articles critiques.

Le Liban étant, depuis des décennies, le théâtre privilégié de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite (par Hezbollah interposé), les révélations de WikiLeaks y ont fait l’effet d’une bombe. Elles prouvent que Riyad a corrompu toute une frange de l’élite libanaise. Un des câbles rapporte que l’ancien président Amine Gemayel (1982-1988) a sollicité une audience à l’ambassadeur d’Arabie saoudite, pour lui « demander la permission » de se rendre à Damas, à l’invitation des autorités syriennes. Un autre montre le milicien chrétien Samir Geagea quémandant « un soutien financier » car il ne peut plus payer ses gardes du corps. Geagea est devenu l’un des détracteurs les plus virulents du Hezbollah… Dans plusieurs notes, Ali Awad Al Assiri, le très entreprenant ambassadeur saoudien, est dépeint comme un véritable commissaire politique, surveillant la ligne éditoriale des médias, récompensant les uns, sanctionnant les autres.

Au-delà du cas particulier du Hezbollah, c’est évidemment l’Iran, bien plus qu’Israël, qui monopolise l’attention des diplomates du royaume. Lesquels ont pour mission de suivre à la trace les activités de leurs pairs iraniens et de contrer leur influence, notamment en Afrique. Ici encore, la « diplomatie du chéquier » est mise à contribution.

Lobbying tous azimuts
Plusieurs câbles illustrent aussi le lobbying tous azimuts, à Conakry par exemple, au service des candidatures saoudiennes dans les institutions internationales, notamment au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève. D’autres détaillent les aides aux mouvements religieux d’obédience wahhabite, aux Comores entre autres.

« Un des fils d’Oussama Ben Laden a fait des démarches auprès de l’ambassade des États-Unis à Riyad pour obtenir un certificat de décès de son père. Requête accordée. »

Monarchie gardienne du statu quo, l’Arabie saoudite a été prise au dépourvu par le Printemps arabe. Le 14 janvier 2011, elle offre l’asile au président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. Les câbles révèlent que, après la victoire des islamistes d’Ennahdha, l’ex-raïs aurait été approché par Abdessatar Messaoudi, un avocat de Tunis, qui lui aurait fait miroiter la perspective d’un retour au pays dans le cadre d’une réconciliation nationale. Messaoudi aurait assuré au président déchu que le gouvernement Ennahdha, alors dirigé par Hamadi Jebali, n’était pas hostile à un compromis avec le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, ex-parti présidentiel). Lorsque Ben Ali informe ses hôtes saoudiens de la teneur de ces discussions, il s’attire de sévères remontrances de Saoud Al Fayçal, qui lui enjoint de se tenir tranquille. Questionné par l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Tunis, Jebali nie avoir mandaté quiconque pour négocier avec le président déchu. Un autre câble, sans doute postérieur, dévoile une note signée du chef de la diplomatie saoudienne et adressée aux directeurs des médias de son pays, dans laquelle il exige qu’ils cessent de traiter l’actualité tunisienne de manière négative et qu’ils s’abstiennent de toute attaque contre Ennahdha.

Beaucoup de correspondances des SaudiLeaks sont anecdotiques ou sans intérêt. D’autres recèlent des histoires étonnantes. On apprend ainsi que Thomas Boni Yayi, le président béninois, a offert cent cartons d’ananas frais au roi Abdallah, arrivés à destination le 18 janvier 2013. Ou que Sékouba Konaté, le président guinéen par intérim, a demandé à l’ambassade d’Arabie saoudite à Conakry qu’un avion spécial soit affrété pour lui et sa famille, afin de leur permettre d’accomplir le pèlerinage, et qu’on lui ménage des audiences avec les responsables du royaume. Faveur refusée. On apprend aussi que l’un des fils d’Oussama Ben Laden a fait des démarches auprès de l’ambassade des États-Unis à Riyad pour obtenir un certificat de décès de son père. Requête accordée. Finalement, peu de révélations majeures ou de secrets d’État éventés, sans doute parce que les affaires les plus sensibles se traitent à un autre niveau, soit directement par les services de renseignements, soit dans le secret des majlis des princes de la maison Al Saoud, auxquels les pirates de WikiLeaks n’ont pas eu accès. Mais Julian Assange a promis de nouvelles révélations…

Moubarak contre 10 milliards

ON LE SAIT : la déposition du raïs égyptien Hosni Moubarak, leur principal allié régional, le 11 février 2011, a ulcéré les Saoudiens, qui en font encore grief à l’administration Obama, coupable d’avoir « laissé faire ». Ont-ils tenté de négocier sa libération ? C’est ce que suggère un mémorandum « top secret », non daté et non signé, mais paré des insignes du royaume. En 2012, des émissaires saoudiens ont pris contact avec de hauts responsables de la confrérie des Frères musulmans pour évoquer le versement d’une rançon de 10 milliards de dollars. Ceux-ci n’auraient pas fermé la porte, estimant que cette manne serait plus utile au peuple égyptien que le maintien en prison du président déchu. Les discussions ne sont pas allées plus loin. Le destinataire du mémo l’a biffé, ajoutant : « Ce n’est pas une bonne idée. Même si nous payons, les Frères musulmans seront dans l’impossibilité de libérer Moubarak ou de faire quoi que ce soit en sa faveur, leur opinion ne le permettrait pas. » En 2012, Khairat Al Chater (photo ci-contre), l’un des leaders de la confrérie aujourd’hui condamné à mort, manifestement hostile à une telle transaction, avait déclaré, dans la presse, que les Saoudiens avaient offert plusieurs milliards en échange du raïs. À l’époque, Riyad avait démenti…

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11-L’invraisemblable fiasco d’Areva à Tchernobyl
http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/
6 mai 2015 Par Martin Leers

ENQUETE. Avec le réacteur EPR, Areva n’en est pas à son premier ratage dans le domaine de l’ingénierie nucléaire. Le groupe nucléaire français a connu un incroyable fiasco à Tchernobyl (Ukraine). Un épisode peu glorieux sur lequel la presse ne s’est pas beaucoup attardée.

ISF2, centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) Copyright © Journal de l’énergie / Martin Leers 2015

Au cœur de la zone interdite, à seulement 2,5 kilomètres des ruines du réacteur n°4 de Tchernobyl, se trouve un étrange empilement de boîtes en béton et deux barres couchées, percées de multiples ouvertures ovales filant sur des centaines de mètres. Cet ensemble hétéroclite se nomme ISF2[1] <http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftn1>  pour « Installation de stockage temporaire de combustible usé n°2 ». C’est un centre de stockage de déchets nucléaires qui a été commandé par l’Ukraine à Areva. Le groupe nucléaire français y a fait une erreur de conception majeure qui a rendu l’installation inexploitable. Ce centre jugé par la communauté internationale aussi vital pour la sûreté nucléaire de Tchernobyl que la mise en place de l’arche géante au-dessus du réacteur accidenté n’a toujours pas démarré aujourd’hui, en grande partie à cause des erreurs initiales d’Areva.
Après l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl il y a 29 ans, la centrale nucléaire qui accueillait trois réacteurs supplémentaires a continué à fonctionner pendant plus de 14 ans[2] <http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftn2> . Le démantèlement de ces trois réacteurs et la gestion de leurs déchets est l’autre grand chantier pour la sûreté nucléaire de Tchernobyl, parallèlement au chantier de l’arche géante qui doit couvrir le « sarcophage » du réacteur détruit.
Areva s’engage à fournir « clé en main » un centre où seront stockés pendant au moins 100 ans les combustibles nucléaires usés des réacteurs n°1, 2 et 3 de Tchernobyl
En 1999 la division d’Areva dédiée aux réacteurs et à l’ingénierie (Areva NP alors Framatome) signe un contrat avec l’entreprise d’Etat ukrainienne Energoatom pour construire ISF2, un centre où seront stockés à sec pendant au moins 100 ans les combustibles nucléaires usés des réacteurs n°1, 2 et 3 de Tchernobyl. C’est une première pour stocker le combustible issu de réacteurs nucléaires de conception soviétique « RBMK »[3] <http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftn3> . Areva s’engage à fournir « clé en main » l’installation pour l’été 2005 et démarre les travaux au printemps 2000. Ce centre de stockage est financé principalement par 16 pays donateurs via un fonds dédié aux « améliorations urgentes de la sûreté nucléaire » géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui y contribue également. L’Union européenne (UE) et neuf pays membres de l’UE sont des contributeurs importants de ce fonds, qui est indépendant du fonds de financement des travaux de confinement du réacteur n°4.
ISF2, une installation cruciale pour démanteler les réacteurs de Tchernobyl
L’ouverture d’ISF2 est une étape essentielle dans le démantèlement de la centrale de Tchernobyl. Au démarrage du chantier, le but est de retirer environ 21 000 assemblages de combustible nucléaire usé des piscines et des cœurs des réacteurs n°1, 2 et 3 de Tchernobyl, ainsi que d’une piscine de stockage en fonction depuis 1986. Sans quoi l’arrêt total des réacteurs – et donc leur démantèlement – ne peut être effectué puisque les combustibles usés très radioactifs présents y sont refroidis en permanence.
Le centre d’entreposage de déchets nucléaires est constitué de deux bâtiments, le premier où les combustibles doivent être livrés, séchés puis conditionnés dans des emballages métalliques étanches (photo ci-dessous). Le second, une zone de stockage qui accueillera le combustible dans des alvéoles de béton (photo en tête d’article). Quand Areva remporte le contrat de plus de 80 millions d’euros, elle prend la tête d’un groupement d’entreprises dans lequel Vinci Construction et Bouygues Travaux Publics se chargent des travaux de génie civil. Areva est en charge de l’ingénierie nucléaire du centre. Pour entreposer les combustibles « RBMK » reconditionnés, Areva s’appuie sur une technologie de stockage à sec du combustible provenant des Etats-Unis dont elle a acquis la licence[4] <http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftn4> .

Bâtiment de manutention des combustibles usés de l’installation ISF2 (Tchernobyl).

Trois ans après le lancement des travaux, l’Ukraine arrête subitement le chantier mené par Areva à cause de « défauts de conception remettant en cause la sûreté en fonctionnement du centre de stockage »
Trois ans après le lancement des travaux, l’Ukraine arrête subitement le chantier en avril 2003. Le client d’Areva, l’Ukraine, dénonce des « défauts de conception remettant en cause la sûreté en fonctionnement du centre de stockage ». L’arrêt du chantier s’explique par « des écarts entre les décisions techniques d’Areva et les spécifications techniques requises pour la gestion des assemblages de combustible usé » selon un représentant des autorités ukrainiennes. Areva ne redémarrera jamais le chantier.
Selon un porte-parole du gouvernement ukrainien, Areva n’a pas pris en compte dans la construction d’ISF2 le séchage du combustible usé avant son conditionnement dans des emballages fermés hermétiquement (les combustibles nucléaires usés à Tchernobyl sont tous stockés sous eau en piscine). Il y a de l’eau dans les gaines qui enferment les pastilles de combustible nucléaire. Or la présence d’eau dans un stockage étanche contenant des déchets nucléaires est très gênante : elle peut dégrader l’emballage et provoquer des rejets de radioactivité dans l’environnement. Une situation à éviter impérativement pour entreposer le plus sûrement possible les 21 000 assemblages de combustibles nucléaires très radioactifs de Tchernobyl.
Pour Areva, c’est la faute du client
Areva joue la surprise : il ne devait pas y avoir de telles quantités d’eau dans le combustible. Le contrat signé avec l’Ukraine indiquait que le pourcentage d’eau présente dans les gaines de combustible ne devait pas excéder 1 % alors que dans les faits il y en avait jusqu’à 5 à 6 % selon l’industriel français. Il n’y a pas de doute, c’est la faute du client : « Le problème majeur de ce contrat est la notification tardive de l’inexactitude et du manque de fiabilité des données techniques initiales transmises par le maître d’œuvre. En conséquence, de profondes modifications de la conception de l’installation, objet du contrat ISF2, sont nécessaires alors que les travaux de génie civil sont quasiment achevés » lit-on dans le rapport annuel d’Areva de 2005. Contactée par le Journal de l’énergie, la société ukrainienne commanditaire d’ISF2 a réfuté ces allégations.
L’installation d’Areva est inexploitable à cause d’un défaut de conception rédhibitoire
Ce défaut de conception rédhibitoire oblige à revoir toute l’ingénierie nucléaire de l’installation d’Areva. Le centre est sorti de terre mais est totalement inexploitable. D’autres défauts de construction seront découverts. Un représentant de la centrale de Tchernobyl a confié au Journal de l’énergie sous couvert d’anonymat que certaines ouvertures dans l’installation conçue par Areva ne possédaient pas les dimensions requises pour déplacer le combustible d’un endroit à l’autre. Dans le rapport de sûreté nucléaire ukrainien daté de 2007, il est noté que le béton de certains modules de stockage de l’installation comportait des fissures dues à des malfaçons dans la construction.
En novembre 2004, Areva propose de remédier à l’absence du dispositif adéquat de séchage des gaines de combustible usé. Mais la solution d’Areva coûte les yeux de la tête. Alors que le coût total de l’installation s’élève à l’époque à 80 millions d’euros, la correction de la malfaçon est estimée entre 90 et 100 millions d’euros. De plus les travaux retarderaient la mise en exploitation d’ISF2 de sept années. En juillet 2005 à l’annonce du surcoût et du retard démesurés, les pays donateurs qui financent ce projet rejettent la solution d’Areva et demandent la réalisation d’un audit indépendant pour démêler les responsabilités dans les défauts du centre de stockage. En octobre 2005 le contrat d’Areva est suspendu.
Les conclusions d’un audit indépendant accablent Areva
L’audit confié à la société suédoise SKB International est achevé en janvier 2006 et ses conclusions sont sans appel pour Areva. Si le rapport pointe la gestion floue du projet par l’entreprise d’Etat ukrainienne et des irrégularités juridiques, il est accablant pour le groupe nucléaire français. Selon les experts indépendants mandatés par la BERD, Areva s’est lancé dans la construction du centre de stockage sans maitriser la technologie du combustible nucléaire « RBMK ». Areva a en fait commis une énorme bourde : l’industriel a tout simplement insuffisamment pris en compte la présence d’eau dans les gaines de combustible RBMK et a sous-estimé l’importance d’une installation de séchage du combustible. Areva porte donc la responsabilité d’avoir construit un centre de stockage de déchets inutilisable en l’état.
Dans le milieu fermé de l’industrie nucléaire, ce n’est un secret pour personne que les assemblages de combustible nucléaire des réacteurs « RBMK » ont souffert de très importants problèmes d’étanchéité. Parmi tous les réacteurs « RBMK » d’Union soviétique, c’est à la centrale nucléaire de Tchernobyl que ces défauts d’étanchéité ont été les plus critiques. Le centre qu’Areva devait construire doit recevoir tous les assemblages de combustible usé des réacteurs n°1, 2 et 3. Les défauts d’étanchéité ont affecté 10 % de la totalité des assemblages de combustible chargés dans le réacteur n°1 ; 8 % pour le réacteur n°2 et 4 % pour le réacteur n°3[5] <http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftn5> . Il apparaît difficilement concevable qu’Areva n’ait pas été au courant des soucis d’étanchéité d’un si grand nombre d’assemblages de combustible que le centre de stockage doit prendre en charge.
Suite à la résiliation de son contrat, Areva doit alors verser une compensation d’environ 45 millions d’euros à l’Ukraine
Areva rejette en bloc les conclusions de l’audit lors de sa présentation aux pays donateurs en février 2006 et demande de manière inattendue que des experts russes puissent se joindre au projet pour bénéficier de leur expérience des combustibles usés de type « RBMK ». Mais l’assemblée des pays donateurs qui n’a plus confiance en Areva après l’audit, envisage alors la résiliation de son contrat et demande à la BERD d’en estimer le coût. En juin 2006 l’Ukraine présente aux financeurs une nouvelle solution pour sécher le combustible, mise au point par une entreprise américaine du New Jersey spécialisée dans le stockage du combustible à sec, Holtec International. Les pays financeurs approuvent cette solution et six mois plus tard décident de se séparer d’Areva. En avril 2007 le contrat d’Areva pour la construction d’ISF2 est résilié à l’amiable. En accord avec les pays donateurs, Areva doit alors verser une compensation d’environ 45 millions d’euros à l’Ukraine.
La précipitation d’Areva dans ce projet a eu des conséquences négatives sur la sûreté nucléaire de Tchernobyl
La précipitation d’Areva dans ce projet a eu des conséquences négatives sur la sûreté nucléaire de Tchernobyl. Le centre de stockage de déchets nucléaires devait ouvrir en 2005 pour recevoir le combustible usé entreposé dans les réacteurs nucléaires « RBMK » de la centrale ukrainienne. « Une étape majeure de l’amélioration de la sûreté nucléaire du site de Tchernobyl » selon la BERD qui gère le financement du projet. L’arrêt des travaux et le retard de la livraison d’ISF2 ont contraint les Ukrainiens à accumuler les combustibles usés des réacteurs n°1, 2 et 3 dans une piscine de stockage obsolète au-delà de sa capacité initiale. Construite à l’époque de l’Union soviétique, cette piscine ne peut accueillir tous les combustibles usés de Tchernobyl et doit fermer en 2016. Pour démanteler les réacteurs, il faut évacuer l’ensemble du combustible qui s’y trouve, donc ouvrir le nouveau centre de stockage. Chaque année de retard sur le démarrage d’ISF2 coûte à Kiev 15 millions d’euros avait déclaré un ministre ukrainien en 2005.
Le contrat d’Areva est repris par Holtec International en septembre 2007. Afin de prendre en compte le séchage des combustibles avant entreposage, trois années seront nécessaires à l’entreprise américaine pour revoir complètement la conception de l’installation. La nouvelle installation conservera les structures de béton construites par Vinci et Bouygues, ainsi que certains équipements. Le chantier a seulement repris en octobre 2014, 14 ans après son démarrage et 11 ans après l’arrêt du chantier mené par Areva. Le coût total du centre de stockage a quasiment quadruplé entre-temps, il est estimé provisoirement aujourd’hui à plus de 300 millions d’euros et l’ouverture de l’installation devrait avoir lieu au plus tôt entre 2017 et 2018. D’ici là les Ukrainiens croisent les doigts pour que la piscine où plus des trois quarts des combustibles nucléaires usés de la centrale reposent ne subisse pas une panne de refroidissement.
Contacté à plusieurs reprises par courriel et par téléphone, Areva n’a pas souhaité répondre aux questions du Journal de l’énergie. Holtec International a également refusé de répondre à nos questions. SKB International, la société qui a conduit l’audit n’a répondu à aucun de nos courriels.

[1]
<http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftnref1> ISF2 : Interim Spent Fuel Storage Facility 2. Installation de stockage temporaire de combustible usé n°2.
[2]
<http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftnref2> Les trois unités encore en fonctionnement après l’accident de 1986 ont été arrêtées respectivement en octobre 1991, novembre 1996 et décembre 2000.
[3]
<http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftnref3> RBMK : acronyme russe signifiant « Réacteur de grande puissance à tubes de force ».
[4]
<http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftnref4> Il s’agit de la technologie NUHOMS. http://us.areva.com/EN/home-2341/areva-inc-areva-tn-nuhoms-used-fuel-storage.html
[5]
<http://journaldelenergie.com/nucleaire/linvraisemblable-fiasco-dareva-a-tchernobyl/#_ftnref5> Sur une période comprise entre le démarrage de l’exploitation des réacteurs n°1, 2 et 3 de la centrale de Tchernobyl et fin 1991. Source : Fuel failure in normal operation of water reactors: experience, mechanisms and management <http://www.iaea.org/inis/collection/NCLCollectionStore/_Public/24/067/24067248.pdf> , AIEA, 1993.

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12-Etats-Unis. Obama brise le tabou du mot « nègre« 
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/etats-unis-obama-brise-le-tabou-du-mot-n%C3%A8gre/ar-AAc03LA
23-06-2015

Chose rarissime, voire impensable, le président Obama a prononcé le mot nigger dans une interview fleuve accordée à une radio de Los Angeles pour pointer du doigt la persistance du racisme aux Etats-Unis.

(Exceptionnel) Voir la vidéo :
President Obama Sings ‘Amazing Grace’ during Eulogy at Clementa Funeral Charleston Shooting Speech
https://www.youtube.com/watch?v=WmRAxJIa0u8 <https://www.youtube.com/watch?v=WmRAxJIa0u8>

“C’est juste un mot, long de six lettres, mais qui n’avait pas été prononcé par un président américain depuis des générations
, souligne le New York Times en préambule <http://www.nytimes.com/2015/06/23/us/obama-racism-marc-maron-podcast.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&module=first-column-region&region=top-news&WT.nav=top-news> . “Obama a invoqué le mot ‘nigger’ dans une interview diffusée le lundi 22 juin en podcast, pour insister sur l’ombre que font encore peser l’esclavage et la discrimation sur la société américaine”, note le journal.
Le quotidien de la Grosse Pomme prend même la peine d’expliquer, dans un second article <http://www.nytimes.com/times-insider/2015/06/22/the-timess-policy-on-racial-slurs-editors-notebook/> , qu’il a exceptionnellement décidé de faire une entorse à son règlement et d’écrire le mot en toutes lettres, car “dans ce cas précis, une paraphrase ou l’usage d’un euphémisme aurait laissé les lecteurs dans la confusion et aurait oté de la substance à l’article”.
Le site internet Politico <http://www.politico.com/story/2015/06/barack-obama-race-marc-maron-racism-119311.html>  souligne, pour sa part, que le président américain “est content d’avoir dit ce qu’il a dit”. Selon des conseillers de la Maison-Blanche cités par le site : “Obama savait qu’il allait être interrogé sur le racisme en se rendant à Los Angeles pour participer à l’émission de Marc Maron et il savait grosso modo ce qu’il allait dire. A la fin de l’enregistrement, il savait que la plupart des gens allaient se concentrer sur le fait que le président avait prononcé le mot de la langue anglaise le plus chargé racialement. Mais, pour Obama cette réaction est une bonne chose, car cela a poussé davantage de gens à discuter de la question du racisme que s’il n’avait pas ditle mot tabou”.
Dans les colonnes du Washington Post <http://www.washingtonpost.com/opinions/the-roots-of-racism/2015/06/22/24e61d56-1909-11e5-bd7f-4611a60dd8e5_story.html> , le chroniqueur africain-américain Eugene Robinson insiste moins sur l’utilisation par Obama du mot “nigger” que sur le profond racisme de la société américaine.

Sentiment d’impuissance
“Le président a choisi un forum inhabituel pour délivrer ses plus francs commentaires sur les races depuis le massacre de Charleston”, note le chroniqueur. “Il a déclaré [à la radio] que nous avons clairement vu les relations raciales s’améliorer mais que ‘nous ne sommes pas encore guéris’ du racisme et que ‘la question n’est pas juste que ce n’est pas poli de dire “nigger” en public’ (…)”.
Et Eugene Robinson de poursuivre : “L’élection d’Obama en 2008 a été sans conteste une étape cruciale, un événement majeur que je n’aurais même pas rêvé voir de mon vivant”. Il avoue cependant qu’il n’avait pas réalisé “que le simple fait de voir une famille noire à la Maison-Blanche allait accentuer les anxiétés et les conflits raciaux. Je ne me rendais pas compte que le spectacle d’Africains-Américains exerçant le pouvoir allait renforcer le sentiment d’impuissance et de victimisation de certains Blancs”.
“Sur le long terme, je suis optimiste, poursuit le chroniqueur, mais un avenir post-racial ne va pas se matérialiser d’un seul coup. Nous avons un travail urgent à faire (…). Notre société parviendra à mettre un terme au racisme lorsqu’elle cessera d’être raciste.”

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13-Etats-Unis : une église noire incendiée près de Charleston
http://www.directmatin.fr/monde/2015-07-01/etats-unis-une-eglise-noire-incendiee-pres-de-charleston-706939
Par Direct Matin, publié le 1 Juillet 2015

Une église de la communauté noire en Caroline du Sud, aux Etats-Unis, a été incendiée dans la nuit de mardi à mercredi. C’est le 7ème incendie qui touche un lieu de culte de la communauté noire du sud du pays depuis la tuerie de Charleston.

Lire aussi :
États-Unis : des églises noires incendiées pour des motifs racistes ?
http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-les-eglises-noires-en-proie-a-une-vague-incendiaire-02-07-2015-1941750_24.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150702

50 pompiers ont été mobilisés mardi soir pour maîtriser l’incendie qui a ravagé l’église de Mount Zion, en Caroline du Sud. Le mur de briques est la seule partie du bâtiment à être toujours debout, l’intérieur étant complètement brûlé. A priori, personne ne se trouvait dans l’église au moment de l’incendie. Les causes de l’incendie n’ont pas encore été déterminées par les enquêteurs. Le FBI et d’autres forces de l’ordre s’attellent à découvrir si l’incendie est volontaire ou non.

Ku Klux Klan
L’église avait déjà été incendiée en 1995 par le Ku Klux Klan <http://www.directmatin.fr/monde/2014-11-10/bientot-des-afro-americains-des-juifs-et-des-gays-au-kkk-694455> , une organisation suprématiste blanche des Etats-Unis. Ils avaient déclenché près de 30 incendies d’églises noires dans le sud du pays à l’époque. Bill Clinton, président à l’époque, avait assisté à l’inauguration de la nouvelle église.
Depuis la tuerie raciste de Charleston, c’est le septième lieu de culte de la communauté noire au sud du pays détruit par les flammes. Aucun lien n’a été établi entre les incendies pour l’instant. Seulement deux d’entre eux ont été déclarés comme étant des incendies criminels.

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14-Les Chinois démantèlent la Grande Muraille pour construire leurs maisons
http://immobilier.lefigaro.fr/article/les-chinois-demantelent-la-grande-muraille-pour-construire-leurs-maisons_a5bf14fe-1e4b-11e5-8b97-71909772d58d/
29/06/15

En tout, c’est près de 30% de la muraille qui a disparu. Malgré l’interdiction de s’emparer des pierres, certains villageois n’hésitent pas à les vendre !

La muraille de Chine

La Grande Muraille de Chine <http://plus.lefigaro.fr/tag/grande-muraille-de-chine> , dans sa portion la plus célèbre édifiée sous les empereurs Ming <http://plus.lefigaro.fr/tag/ming> , a perdu près de 30% de sa longueur, ses briques étant pillées pour bâtir des maisons, selon une étude officielle citée lundi par la presse. Une information pour le moins insolite <http://plus.lefigaro.fr/tag/insolite> . En tout, c’est 1962 mètres qui ont ainsi disparu et près de 1.200 kilomètres sont en mauvais état, estime l’Administration d’Etat chargée du patrimoine, qui a cantonné son étude sur un segment long de quelque 9.000 kilomètres.
L’afflux des foules de touristes contribue également à la dégradation du monument, a ajouté cette agence gouvernementale. «Les résidents vivant à proximité de la Grande Muraille avaient l’habitude de se servir en briques pour bâtir leurs maisons et des sections ont été détruites en raison de l’expansion urbaine et de la construction des routes», a détaillé Cheng Dalin, un expert de la Commission d’étude de la Grande Muraille, cité par le journal Global Times.

Des dalles vendues pour une poignée d’euros
Pourtant, les sanctions pour les chinois qui volent les briques sont significatives: une amende qui peut s’élever jusqu’à 5000 yuans, soit un peu moins de 1000 euros. «Mais il n’y a pas d’organisation spécifiques pour faire appliquer ces règles», explique au Global Times Jia Hailin, chargé de la protection du patrimoins chinois. Résultat: certains villageois de la province du Hebei n’hésitent pas à vendre des dalles de la muraille à l’unité! Mise à prix: 30 yuans (4,3 euros) la dalle. Un prix imbattable.

La Grande Muraille n’est pas continue, mais est constituée d’un agrégat de portions construites sous différentes périodes, dès le IIIe siècle avant notre ère. Si l’on compte les parties disparues et celles formées par des reliefs naturels, on estime sa longueur totale à environ 21.000 kilomètres. Le plus célèbre des monuments de Chine a subi bien des outrages, éventré par des routes, des usines ou des voies ferrées. On lui a volé ses pierres et sa terre, notamment lors de la Révolution culturelle maoïste (1966-1976). Contrairement à une idée reçue, la Grande Muraille de Chine n’est pas visible à l’oeil nu depuis la Lune.

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15-Une fusée russe à la rescousse de l’ISS après l’explosion du Falcon9 de SpaceX
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/une-fusee-russe-a-la-rescousse-de-l-iss-apres-l-explosion-du-falcon9-de-spacex-489439.html
03/07/2015

Pour réapprovisionner en nourriture et matériel l’équipage de la Station spatiale internationale (ISS), un vaisseau russe a décollé ce vendredi depuis le pas de tir de Baïkonour, au Kazakhstan. Ce décollage réussi compense le lancement raté, il y a cinq jours, de la fusée américaine Falcon 9, qui avait explosé en plein vol, peu après son décollage de Cap Canaveral, en Floride, dernier déboire d’une longue série pour l’ISS…

L’arrivée du vaisseau Progress dimanche, et le lancement prévu d’un vaisseau de transport japonais HTV en août, devraient permettre de reconstituer les stocks de l’ISS jusqu’à la fin de l’année.

Un vaisseau russe « Progress » <https://fr.wikipedia.org/wiki/Progress>  a décollé ce vendredi à destination de la Station spatiale internationale (ISS) <https://fr.wikipedia.org/wiki/Station_spatiale_internationale>  avec, à son bord, une cargaison de 2,7 tonnes de vivres, d’eau et de matériel, mettant fin à une série de déconvenues.Le vaisseau « Progress », propulsé par une fusée « Soyouz » <https://fr.wikipedia.org/wiki/Soyouz_%28fus%C3%A9e%29> , a décollé de Baïkonour au Kazakhstan, et devrait s’arrimer dimanche à l’ISS.

Remplacement de la navette américaine
Ce décollage réussi intervient cinq jours après l’explosion d’une fusée « Falcon 9 » <https://fr.wikipedia.org/wiki/Falcon_9>  appartenant à la société privée SpaceX <http://www.spacex.com/about> , fondée par Elon Musk, après son lancement de Cap Canaveral en Floride. Dans cet accident du 28 juin 2015, a été détruite la capsule « Dragon » <http://www.spacex.com/dragon>  avec tout son chargement: elle emportait 2,2 tonnes de vivres et de matériel scientifique destinés à l’ISS et à son équipage. Auparavant, le 28 avril dernier, un vaisseau « Progress » ne s’était pas séparé correctement de son lanceur Soyouz, provoquant l’échec de sa mission. Incapable d’atteindre la bonne orbite, le vaisseau s’est désintégré lors de son retour dans l’atmosphère le 8 mai.

Mésaventure spatiale
Une autre déconvenue avait été enregistrée le 28 octobre dernier avec l’accident d’une capsule « Cygnus » <https://fr.wikipedia.org/wiki/Cygnus_%28v%C3%A9hicule_spatial%29> , américaine elle aussi, destinée à l’ISS.
L’arrivée du vaisseau Progress dimanche, et le lancement prévu d’un vaisseau de transport japonais HTV en août, devraient permettre de reconstituer les stocks de l’ISS jusqu’à la fin de l’année. Et le lancement réussi intervenu vendredi ouvre la voie au départ de trois nouveaux membres d’équipage vers la station orbitale dans le courant du mois.

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16-Le régime nord-coréen expérimente des armes chimiques sur les humains
http://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/le-regime-nord-coreen-experimente-des-armes-chimiques-sur-les-humains_986889.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150707-[lestitres-coldroite/titre7]
06/07/2015

Un scientifique a fui le pays en emportant les preuves de l’utilisation sur les humains de ces armes chimiques et biologiques.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un inspecte un bâtiment, le 3 juillet 2015 à Pyongyang.

La preuve de l’horreur. Un scientifique a déserté la Corée du Nord avec en sa possession les preuves que le régime de Pyongyang teste des armes chimiques et biologiques sur des humains, affirme vendredi 3 juillet The Telegraph dans un article repéré par Slate. Monsieur Lee, 47 ans, participait en Corée du Nord au programme d’armes chimiques de la dictature.

Une fuite au péril de sa vie
Le scientifique est parvenu début juin à fuir son pays au péril de sa vie. Les frontières de Pyongyang sont devenues de plus en plus infranchissables et les sanctions du régime nord-coréen toujours plus sévères en cas de fuite, depuis l’arrivée de Kim Jong-un à la tête du pays, fin 2011.

Monsieur Lee travaillait dans un centre de microbiologie de Ganggye (nord du pays, près de la frontière chinoise). Sceptique sur ses recherches », il a décidé de s’enfuir. Il a emmené dans ses bagages 15 gigaoctets de données, parmi lesquels se trouvent les documents sur les armes chimiques. Réfugié en Finlande, après être passé par les Philippines, Monsieur Lee compte apporter son témoignage au Parlement européen fin juillet.

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17-ENVIRONNEMENT : Sea Shepherd va dédommager les baleiniers japonais !
http://www.leprogres.fr/france-monde/2015/06/10/sea-shepherd-va-dedommager-les-baleiniers-japonais
10/06/2015

L’organisation écologiste Sea Shepherd a accepté de payer 2,55 millions de dollars aux opérateurs de baleiniers japonais pour avoir négligé une interdiction judiciaire d’approcher leurs navires.


Voir la vidéo :
Le Dernier Pirate ((Sea Shepherd))
https://www.youtube.com/watch?v=rLnUbGpfYj4
Cette somme ira à l’Institut japonais de recherche sur les cétacés ainsi qu’à un armateur, Kyodo Senpaku, qui tous deux effectuent des missions de «recherche scientifique» baleinière pour le compte du Japon. Malgré l’interdiction de la chasse commerciale et le tollé international, le Japon veut continuer de capturer des cétacés au large de ses côtes, dans le Pacifique Nord-Ouest et en Antarctique, en prétextant de l’intérêt «scientifique» de ses campagnes.
Une injonction de justice américaine datant de la fin 2012 interdisait à Sea Shepherd, comme à toute personne agissant à ses côtés, de venir se poster à moins de 500 mètres des baleiniers japonais et de les attaquer. Mais les activistes de Sea Sheperd ont poursuivi leur campagne de harcèlement début 2013, donnant lieu à des affrontements en haute mer. Les autorités japonaises ont maintes fois qualifié de «terroristes» les méthodes militantes employées par Sea Shepherd, organisation basée aux Etats-Unis.

L’Institut de recherche sur les cétacés (IRC) a salué ce règlement financier conclu la semaine dernière devant une cour d’appel américaine. Dans un communiqué publié mercredi, l’IRC, subventionné par les pouvoirs publics, dit espérer que ce compromis permettra de «prévenir les ingérences irresponsables (de Sea Sheperd) dans notre programme de recherche» à l’avenir.

L’avocate de Sea Shepherd, Claire Loebs Davis, a précisé dans un communiqué que l’organisation ne reconnaissait pas pour autant sa culpabilité. «Mais, après plus de deux années de litige, nous sommes très heureux d’en finir avec ce contentieux», a souligné l’avocate. Sea Shepherd veut désormais consacrer ses efforts à combattre une demande d’injonction permanente réclamée par le Japon. Ce sera, selon elle, l’occasion de démontrer que les activités de l’IRC japonais sont «dangereuses et illégales».

Le Japon a dû renoncer à sa campagne de chasse 2014/2015 en Antarctique après un verdict de la Cour internationale de justice (CIJ). L’instance supérieure de l’Organisation des Nations Unies a jugé en mars 2014 que les Japonais poursuivaient en réalité des objectifs commerciaux prohibés en usant abusivement d’une exemption scientifique prévue par le moratoire de 1986 sur la chasse à la baleine.

Lire aussi :
Islande : la chasse à la baleine a débuté malgré les protestations
http://www.leparisien.fr/environnement/islande-la-chasse-a-la-baleine-a-debute-malgre-les-protestations-01-07-2015-4910003.php

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18-Vos bagages à main devront être encore plus petits pour prendre l’avion
http://www.planet.fr/voyager-pratique-vos-bagages-a-main-devront-etre-encore-plus-petits-pour-prendre-lavion.874663.1609.html?xtor=ES-1-869132[Planet-a-la-Une]-20150613 <http://www.planet.fr/voyager-pratique-vos-bagages-a-main-devront-etre-encore-plus-petits-pour-prendre-lavion.874663.1609.html?xtor=ES-1-869132%5bPlanet-a-la-Une%5d-20150613>
Vendredi 12 Juin 2015

38,5 cm3 : c’est le volume maximum du bagage à main que souhaite imposer l’Association internationale du transport aérien (IATA) dans les avions. Soit 39% de moins que les standards actuels.

Un bagage trop grand et des charges supplémentaires pour le voyageur… L’Association internationale du transport aérien (IATA) a récemment proposé un nouveau format de bagage à main qui pourra entrer en cabine dans les avions.
Celui-ci devra être de 55cm x 35cm x 20cm, soit un volume de 38,5 cm3. Une baisse significative. « C’est 39% de moins que les standards IATA précédents, qui étaient de 56cm x 45cm x 25cm, l’équivalent en volume de quatre ballons de football », estime le site Quartz, qui révèle l’information, repris par Slate.fr <http://www.slate.fr/story/102787/bagages-main-avion-taille> .

Des bagages labélisés
Cette taille permettrait ainsi à tous les passagers de pouvoir ranger leur bagage dans les compartiments prévus à cet effet au-dessus des sièges. Les compagnies aériennes ayant des critères différents concernant la taille maximum des bagages à main, cela apporterait néanmoins une confusion pour les passagers.

Pour remédier à cela, l’Association internationale du transport aérien annonce également qu’elle va collaborer avec plusieurs constructeurs de bagages pour mettre en place des bagages labélisés.

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19-Gélatine, E441 : vous mangez peut-être du porc sans le savoir
http://www.metronews.fr/conso/regime-vegetarien-halal-casher-80-de-la-gelatine-e441-est-issue-du-porc/mofs!Hor4HzPibqMVQ/
Créé : 19-06-2015

ALIMENTATION – Bonbons, yaourts allégés, gâteaux à la crème… la gélatine se cache dans de nombreux ingrédients. Dans 80% des cas, elle est issue du porc.

En Europe, 80% de la gélatine est issue du porc.

Des millions de tonnes de couenne, peau et carcasses d’animaux sont transformées chaque année dans les usines agroalimentaires. Au total, pas moins de 147.500 tonnes de gélatine ont été produites en 2013. Faisant partie intégrante de nombreuses recettes, elle finit bien souvent dans nos assiettes.

Son pouvoir gélifiant apporte de l’élasticité aux bonbons mous, de la consistance à la crème dans les gâteaux et de l’onctuosité aux desserts lactés. Elle est aussi utilisée pour donner du corps aux produits allégés contenant beaucoup d’eau. Mais à moins de se pencher sur les étiquettes, le consommateur se doute rarement de sa présence.

Couennes de porc
Dans la plupart des cas, cette gélatine est d’origine porcine : « 80% de la production en Europe provient de couennes de porcs. 15% provient de peaux de bovins, et plus particulièrement de la fine couche située entre la peau et le tissu sous-cutané et contenant du collagène. Les 5% restants proviennent d’os de porcs et de bovins, de volailles et de poissons », détaille l’association Gelatine Manufacturers of Europe (GME <http://www.gelatine.org/fileadmin/user_upload/downloads/press/press_center/basic_press_kit/FR_Press_kit_01102010_6.pdf> ), qui regroupe les principaux producteurs européens de gélatine.

Mieux vaut donc ouvrir les yeux si vous suivez un régime végétarien, halal ou casher. Etiquetage, cadre légal, politique des marques… voici  quelques clefs pour vous y retrouver.

Mention obligatoire dans la liste des ingrédients
Techniquement, la gélatine est considérée comme un ingrédient dans le règlement européen concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO <http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:304:0018:0063:fr:PDF> ). Elle doit donc être mentionnée dans la liste des ingrédients.

Pas d’obligation de préciser sa nature (porc, boeuf, volaille, poisson)
« La mention ‘gélatine’ est obligatoire mais sa nature est précisée sur une base volontaire », précise à metronews la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Autrement dit, l’animal (porc, boeuf, volaille, poisson) dont elle est issue peut parfaitement ne pas être mentionné.

Le code E441 ne suffit pas
Le code E441 désigne également la gélatine (en tant qu’additif) mais cette mention ne suffit pas au regard de la règle européenne. En effet, « la gélatine n’est pas considérée comme un additif échappant à l’obligation d’étiquetage car utilisé en tant qu’auxiliaire technologique », poursuit la DGCCRF.

► Les marques se veulent transparentes
Les marques – dont certaines ont été montrées du doigt voilà quelques années pour l’utilisation de gélatine de porc sans la mentionner clairement –, se veulent désormais transparentes. Voici quelques exemples :

⇒ Haribo tient à jour sur son site la liste (cliquez ici pour y accéder <https://www.haribo.com/frFR/informations-consommateurs/les-gelifies/les-ingredients.html> ) de ses bonbons sans gélatine (c’est le cas de Dragibus par exemple) et précise que ses autres sucreries gélifiées sont généralement fabriqués avec de la gélatine d’origine porcine (c’est le cas des fraises Tagada).

⇒ Unilever (Knorr, Miko, Signal…) adopte une démarche similaire. Contacté par metronews, le groupe précise avoir « quelques produits alimentaires qui contiennent de la gélatine » et la déclarer « suivie de son origine animale dans la liste des ingrédients ». Quant aux produits cosmétiques, seule la mention « gelatin » y figure, conformément à la loi. Ainsi, dans la liste des ingrédients du dentifrice Haleine pure <http://www.unilever.com/PIOTI/FR/p4.asp?selectCountry=FR&language=FR&productid=1835809>  de Signal, on retrouve cette mention sans plus de précision.

⇒ Danone utilise la gélatine dans quelques recettes. Le groupe précise à metronews qu’elle « figure alors en toutes lettres sur la liste d’ingrédients » et que « sa source est indiquée ». Ainsi la Mousse liégeoise chocolat ou caramel contient de la « gélatine bovine » et le Gervita à la fraise contient de la « gélatine non porcine », est-il précisé. Quant aux yaourts allégés, ils contiennent désormais surtout des gélifiants à base d’algues (carraghénanes) ou des épaississants à base de pectine. C’est par exemple le cas des Taillefine aux fruits.

Un conseil donc, lisez les étiquettes pour choisir en connaissance de cause.

UN SITE POUR DECRYPTER LES ETIQUETTES
E951 pour l’aspartame, E120 pour la cochenille ou E441 pour la gélatine… impossible de s’y retrouver face à des codes. Le site Web additifs <http://les-additifs-alimentaires.com/infos.php>  recense des centaines d’additifs et précise pour chacun d’eux s’il est halal, végétarien, végétalien ou casher.

Les-additifs-alimentaires.com

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20-Pourboires : ce qu’il faut savoir quand vous n’êtes pas en France
http://www.msn.com/fr-fr/finance/articles-principaux/pourboires-ce-quil-faut-savoir-quand-vous-n%C3%AAtes-pas-en-france/ar-AAbRckW
20-06-2015

L’objectif du pourboire est de montrer à une personne, qu’il s’agisse d’un serveur de restaurant, d’un garçon d’étage dans un palace ou encore d’un chauffeur de taxi, que vous avez apprécié la qualité de son service et son aide. Même si ce geste part d’un bon sentiment, il peut au final froisser son bénéficiaire. Car on ne donne pas de la même manière et pas forcément le même montant selon les pays où l’on passe ses vacances. Voici les principales us et coutume en matière de pourboire, selon une étude réalisée par la société de change Travelex.


>Comment donner:
Pas besoin d’aller loin pour être confronté à des différences culturelles frappantes. Si vous avez l’habitude de laisser sur la table d’un café quelques pièces pour remercier le serveur, sachez que cette pratique est de très mauvais goût en Allemagne. Outre-Rhin, on assume clairement son geste en précisant oralement au serveur le montant qu’on lui laisse, par exemple au moment où il s’apprête à vous rendre la monnaie. Au Canada, si vous n’êtes pas satisfait du repas que l’on vous a servi, plutôt que de refuser de donner un pourboire, privilégiez le dialogue. Et demander à parler au gérant « avec un peu de chance, vous obtiendrez un repas gratuit ou bien un rabais » conseille Travelex.

Si vous souhaitez donner un pourboire au personnel de l’hôtel, mieux vaut le faire à votre arrivée si vous êtes aux Emirats arabes unis et en Egypte par exemple, vous serez assuré d’avoir un personnel à vos petits soins tout au long de votre séjour.

De plus, dans de nombreux pays, comme les Emirats arabes unis ou encore l’Inde, il est conseillé de donner le pourboire en liquide et directement à la personne que vous voulez remercier, pour être sure qu’elle ne parte pas dans la poche du patron.

En Russie aussi, il ne faut pas donner le pourboire en carte lors du règlement de la note car, pour des raisons fiscales, la somme ne sera pas reversée aux employés.

En Turquie, un pourboire en euros ou en dollar sera bien plus apprécié qu’en livres turques. De plus mieux vaut éviter les petites pièces, car elles sont plus difficiles à changer.

>Combien donner?
La solution la plus simple est d’arrondir la facture à l’euro supérieur quand il s’agit d’une course de taxi, d’un verre pris dans un bar. Dans la restauration, il faut compter en moyenne entre 5 à 10%. Mais cela peut être plus, comme aux Etats-Unis, il vaut mieux tabler sur 15 à 20% minimum en plus du prix du repas, tout comme au Canada.

Mais il est vrai qu’il y a de grande disparité, et le montant du pourboire n’est pas forcement proportionnel au niveau de vie local. Travelex conseille ainsi de laisser 5 euros (sic) en Egypte aux bagagistes alors qu’en Espagne ou en Belgique 1 euro sera suffisant et qu’en Allemagne la fourchette recommandée se situe entre 1 et 3 euros.

Au Maroc, il est conseillé d’être généreux car beaucoup de Marocains ne perçoivent pas de salaire et sont donc juste rémunérés par la générosité des touristes.

> Où faut-il s’abstenir d’en donner?
En Chine, les pourboires ne font pas partie des mœurs. Au point que les restaurants et les prestataires de services ne les tolèrent pas du tout. Donner un pourboire peut être interprété comme signifiant que le travail de l’employé est sous-evalué par l’employeur. Pire: selon la loi, les chauffeurs de taxi ne sont pas autorisés à les accepter.

Au Japon aussi la pratique est mal vue puisque les habitants partent du principe que le bon service est la norme.  » un pourboire correspond à une insulte » note Travelex, à l’exception des hôtels haut de gamme . En Russie, en Thailande, cela n’est pas non plus très courant aussi, mieux vaut s’abstenir.

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