A Savoir…(356)

A Savoir…(356)

1-La carte de France de la radicalisation djihadiste

2-Manuel Valls : « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre » contre le terrorisme

3-Contrôleurs aériens: grève écartée pour mardi et mercredi

4-Taxis: vers une “uberisation” de l’économie ?

5-Crise grecque : un « Grexit » ne coûterait quasiment rien au contribuable français

6-Qu’est-ce que la loi renseignement?

7-Quels sont les enjeux de la loi sur le Renseignement ?

8-Scandale de la NSA : la France savait

9-Scandale de la NSA : Assange appelle Paris à réagir

10-L’islam sera “un enjeu électoral” pour 2017, concède Valls

11-A ceux qui me répètent qu’on ne peut pas accueillir “toute la misère du monde”.

12-Les fraudes fiscale et sociale en hausse en 2014

13-A partir de septembre, il sera interdit de payer en espèce au-delà de 1000 euros

14-Pascal Perri : « Les privilèges de la SNCF doivent tomber »

15-La moitié de la force aérienne française n’est pas en état de voler

16-Le nombre de millionnaires français va exploser d’ici à cinq ans

17-A partir de quel salaire est-on riche ? La réponse des Français

18-Les étrangers se sont-ils emparés du vignoble français ?

19-Combien vous coûte un enfant ?

20-VIETNAM : EXEMPTION DE VISAS POUR LES FRANÇAIS

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1-La carte de France de la radicalisation djihadiste

http://www.lepoint.fr/societe/la-carte-de-france-de-la-radicalisation-djihadiste-26-06-2015-1940299_23.php

Le Point – Publié le 26/06/2015

En matière de radicalisation, l’Isère n’est pas le point le plus chaud selon le Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).

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Lire aussi :

Thibault de Montbrial : «Aucun endroit du territoire n’est à l’abri»

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/19/31003-20150619ARTFIG00306-thibault-de-montbrial-une-fraction-de-la-jeunesse-francaise-combat-son-propre-pays.php

Attentat en Isère: les consignes jihadistes suivies à la lettre

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-en-isere-les-consignes-jihadistes-suivies-a-la-lettre-27-06-2015-1940426_23.php

Attentat en Isère : “Le renseignement ne peut pas empêcher une telle action”

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-en-isere-le-renseignement-ne-peut-pas-empecher-une-telle-action-27-06-2015-1940421_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150627

Cinq mois après “Charlie Hebdo”, où en sont les mesures Vigipirate ?

http://www.lepoint.fr/societe/cinq-mois-apres-charlie-hebdo-ou-en-sont-les-mesures-vigipirate-26-06-2015-1940189_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150627

Ce que l’on sait de l’attentat en Isère

http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-l-on-sait-de-l-attentat-en-isere-26-06-2015-1940192_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150627

Qui est Yassine Salhi, suspect n° 1 de l’attentat ?

http://www.lepoint.fr/societe/qui-est-yassine-salhi-suspect-n-1-de-l-attentat-26-06-2015-1940236_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150627

Attentat en Isère : un ministre israélien appelle les juifs à quitter la France

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-en-isere-un-ministre-israelien-appelle-les-juifs-a-quitter-la-france-26-06-2015-1940337_23.php

Attentat de l’Isère : derrière la guerre avec l’Etat islamique, cette haine domestique que la France a laissé prospérer contre elle-même
http://www.atlantico.fr/decryptage/attentat-isere-derriere-guerre-avec-etat-islamique-cette-haine-domestique-que-france-laisse-prosperer-contre-elle-memeguylain-2213697.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1435389087

Entre avril 2014 et mai 2015, 4 091 personnes ont été signalées comme étant en de radicalisation djihadiste en France. Telles sont les données recueillies par le Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR). Des chiffres à interpréter “avec prudence”, précise le rapport de l’Assemblée nationale sur le suivi des filières djihadistes.

Des signalements venus des familles

Les signalements sont le fait, en général, des familles. À ce jour, 9 % des personnes signalées sont déjà parties, principalement en Syrie. On signale des départs par familles entières, et pas seulement des jeunes ou des adolescents à l’insu de leur famille. Plus de la moitié des personnes ayant rejoint Daesh étaient jusqu’ici inconnues des services, avec un afflux de jeunes issus de la classe moyenne et non de familles défavorisées, ainsi que l’a souligné le chercheur Farhad Khosrokhavar de l’Ehess lors de son audition devant la commission parlementaire.

Avec 67 signalements, l’Isère, où s’est produit l’attentat contre l’usine Air Products, est un département relativement important par rapport à la moyenne française. Il fait partie des six principales régions touchées par le phénomène : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais et Midi-Pyrénées. On trouve ainsi 160 signalements en Seine-Saint-Denis, 156 signalements en Seine-et-Marne comme dans le Rhône, 151 signalements dans les Alpes-Maritimes, 145 à Paris, 130 dans le Val-de-Marne, 128 dans les Yvelines, 125 dans le Val-d’Oise, 124 dans les Hauts-de-Seine, 114 dans le Nord…

Une majorité de jeunes filles parmi les mineurs

Sur les 4 091 signalements, un quart concerne les mineurs et 35 % des femmes. Chez les mineurs, la part des jeunes filles s’élève à 56 %. Les convertis à l’islam composeraient 41 % des personnes signalées. Toutefois, le rapport de l’Assemblée nationale suppose que ce dernier chiffre est biaisé. Les familles de culture arabo-musulmane utilisent moins le dispositif de signalement. “La proportion importante de signalements concernant des femmes peut, quant à elle, s’expliquer par une attention plus importante des familles à leur égard”, prévient également le rapport.

Lire aussi :

Attentat en Isère : une voisine de Yassin Sahli avait alerté les gendarmes

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-en-isere-une-voisine-de-yassin-sahli-avait-alerte-les-gendarmes-27-06-2015-4899157.php

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2-Manuel Valls : « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre » contre le terrorisme

http://www.lepoint.fr/societe/manuel-valls-nous-ne-pouvons-pas-perdre-cette-guerre-contre-le-terrorisme-28-06-2015-1940551_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150628

Le Point – Publié le 28/06/2015

Invité du « Grand Rendez-vous » Europe 1-iTélé-« Le Monde », le Premier ministre est revenu sur les mesures prises pour lutter contre le terrorisme intérieur.

Lire aussi :

« Le drapeau de l’islam flottera sur l’Assemblée Nationale Française »

http://www.dailymotion.com/video/xkh1s0_le-drapeau-de-l-islam-flottera-sur-l-assemblee-nationale-francaise_webcam

Le gouvernement prêt à fermer des mosquées liées à l’islamisme radical

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/30/01016-20150630ARTFIG00320-le-gouvernement-pret-a-fermer-des-mosquees-liees-a-l-islamisme-radical.php

«Guerre de civilisation» : Manuel Valls adopte un vocabulaire dénoncé par le PS

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/06/28/25002-20150628ARTFIG00073-guerre-de-civilisation-manuel-valls-adopte-un-vocabulaire-denonce-par-le-ps.php

L’influence inquiétante des islamistes radicaux dans les prisons françaises

https://fr.news.yahoo.com/linfluence-inqui%C3%A9tante-islamistes-radicaux-prisons-fran%C3%A7aises-091117435.html

Deux jours après l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, Manuel Valls, qui a écourté son voyage en Amérique du Sud pour assister à un conseil de défense restreint à l’Élysée samedi, est revenu sur l’antenne d’Europe 1 sur l’état du combat contre le terrorisme en France. « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre. C’est notre société, notre civilisation que nous défendons. Nous vivons dans un monde où cette menace sera constante, à un niveau très élevé, et il n’y a pas de risque zéro. » Mais « la bataille se joue aussi au sein de l’islam, entre un islam humaniste et un islam obscurantiste, totalitaire ».

Défendre son bilan

Attaqué depuis vendredi par certains responsables politiques, d’Éric Ciotti à Marine Le Pen, sur l’insuffisance des moyens mis en place, et sur l’incapacité tant à éviter les attentats qu’à enrayer la radicalisation, le Premier ministre a tenu à détailler les moyens mis en place par son gouvernement. « 30 000 policiers, gendarmes et militaires sont affectés à la protection des zones sensibles. Nous avons créé 1 830 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes pour lutter contre le terrorisme, dont 930 affectés contre le terrorisme intérieur. Il faut poursuivre sans relâche cette action. » « Nous avons fait voter deux lois antiterroristes. Jugement en France des crimes terroristes commis à l’étranger, blocage des sites faisant l’apologie du terrorisme, coopération européenne… Sur tous ces sujets, je le dis en passant, Marine Le Pen s’est opposée », a souligné le Premier ministre.

Plus de 1 800 personnes radicalisées recensées

Manuel Valls a également fait le point sur l’étendue de la radicalisation islamiste en France : « Il y a 1 800 personnes recensées, connues, liées aux filières islamistes ; 473 recensées comme étant sur place ; 119 y sont morts sur place ; 217 sont revenues sur le territoire national ; 315 ont quitté leur domicile pour rejoindre la zone, et 608 ont manifesté des velléités de départ. Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit d’un phénomène incroyablement puissant. Nous n’avons jamais fait face à une telle menace. Ajoutez à cela 500 vétérans d’autres conflits. Nous faisons face à un phénomène majeur. » Faut-il par ailleurs fermer les centaines de mosquées salafistes dans l’Hexagone ? Sans répondre à la question, Manuel Valls a souligné que l’on recense « entre 10 000 et 15 000 salafistes en France. C’est une vision extrêmement conservatrice de l’islam, souvent l’antichambre de la radicalisation, qui peut conduire au terrorisme. » Peut-on pour autant parler d’ennemi de l’intérieur, de cinquième colonne ? « Avoir des compatriotes qui pouvaient passer à l’acte, c’était cela le changement. Mais il ne s’agit pas d’un phénomène spécifiquement français : 5 000 Européens sont partis faire le djihad. Nous pensons qu’en fin d’année, il pourrait y avoir 10 000 Européens engagés dans les rangs de Daesh. »

Une menace qui va durer

Manuel Valls a reconnu que cette menace terroriste élevée en France était appelée à durer. « On ne peut pas s’habituer à la violence, à la barbarie à la mort. Mais il faut être lucide : nous vivons sous une menace terroriste majeure, et elle va durer. Elle ne concerne pas seulement la France, mais aussi d’autres pays d’Europe, et le monde. Ils veulent combattre non pas les valeurs de l’Occident, mais les valeurs humanistes, universelles. Le 13 janvier, à l’Assemblée nationale, j’ai dit que nous étions confrontés à une guerre contre le terrorisme, contre l’islamisme radical. Il y a une volonté de Daesh de mettre fin à ce que sont nos valeurs, des valeurs universelles. Et je rappelle que les premières victimes de Daesh dans le monde, ce sont bien sûr les minorités, je pense aux chrétiens d’Orient, mais ce sont d’abord les musulmans. »

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3-Contrôleurs aériens: grève écartée pour mardi et mercredi

http://www.lepoint.fr/societe/controleurs-aeriens-greve-ecartee-pour-mardi-et-mercredi-27-06-2015-1940484_23.php

27 Juin 2015

Les contrôleurs aériens ne feront finalement pas grève mardi et mercredi, l’Unsa ayant annoncé samedi avoir retiré son préavis, comme la CGT la veille, mais le préavis du SNCTA, syndicat majoritaire, est maintenu pour jeudi et vendredi.

Les contrôleurs aériens sont appelés à la grève les 2 et 3 juillet par deux syndicats, dont le SNCTA, première organisation chez les aiguilleurs.

Les contrôleurs aériens avaient appelés à la grève les 2 et 3 juillet par deux syndicats, dont le SNCTA, première organisation chez les aiguilleurs.

L’Usac-CGT (21%), l’Unsa (20%) et le Spac-CFDT (4%) avaient déposé des préavis pour mardi et mercredi, tandis que le SNCTA (49,8% des voix chez les contrôleurs aériens) et FO (2,9%), l’ont fait pour jeudi et vendredi.

Samedi, la menace de perturbations dans l’aérien, juste avant les vacances d’été, a été écartée, mais uniquement pour le début de semaine.

L”Unsa a en effet fait savoir à l’AFP qu’il avait décidé de lever son préavis, comme l’avait fait la CGT la veille, au sortir d’une réunion au secrétariat d’Etat aux Transports. “Après plusieurs heures de négociation, nous pouvons vous confirmer que l’UNSA-ICNA lève son préavis de grève pour les journées du 30 juin et 1er juillet”, a indiqué le syndicat, justifiant notamment cette décision par des assurances budgétaires obtenues auprès des tutelles.

Le risque de perturbations dans l’aérien persiste toutefois pour jeudi et vendredi avec les préavis du SNCTA et de FO qui visent notamment à défendre les rémunérations et conditions d’emploi des contrôleurs.

Ces deux syndicats ont aussi été reçus par les autorités de tutelle et devaient poursuivre les discussions, selon le secrétaire national du SNCTA Roger Rousseau.

Assujettis au service minimum, une partie des 4.000 contrôleurs aériens peuvent être réquisitionnés en cas de grève mais celles-ci sont susceptibles de perturber fortement le trafic. Préventivement, la DGAC demande aux compagnies de réduire leurs programmes de vols.

Lors de la dernière grève menée les 8 et 9 avril de façon isolée par le SNCTA pour obtenir le droit de négocier des accords catégoriels, contre l’avis de l’Usac-CGT notamment, 40% des vols prévus avaient ainsi été annulés.

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4-Taxis: vers une “uberisation” de l’économie ?

http://www.lepoint.fr/economie/taxis-vers-une-uberisation-de-l-economie-26-06-2015-1940112_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150626

Le Point – Publié le 26/06/2015

Inquiets ou résignés, les éditorialistes voient dans le service UberPOP dénoncé jeudi par les chauffeurs le symbole des mutations à venir.

Près de 3 000 taxis se sont mobilisés, le 25 juin, pour dénoncer la

Près de 3 000 taxis se sont mobilisés, le 25 juin, pour dénoncer la “concurrence déloyale” d’UberPOP

Dans Le Figaro, Yves Thréard s’interroge : “Aujourd’hui, les chauffeurs de taxi, mais demain ? Unerévolution est en marche, à la faveur de l’invasion de l’économie numérique dans notre univers quotidien. Tous les verrous risquent de sauter, les uns après les autres.” Une mutation “irréversible” pour Pierre Fréhel (Le Républicain lorrain), que Sud-ouest, sous la plume d’Yves Harté, résume d’une formule-choc : “changer ou mourir”. À l’exemple de la profession de chauffeurs de taxi, comme le souligne Le Monde qui écrit : “Plutôt que de s’arc-bouter sur leur privilège, les taxis auraient dû, depuis longtemps, se moderniser. Faute de l’avoir fait, ils en sont réduits aujourd’hui à lutter pour leur survie.”

“Les remparts ne sont plus des protections”

“Le modèle français dans son écrin capitonné se lézarde”, constate Yves Dusart dans L’Est républicain, élargissant à l’ensemble de l’économie française le “vague à l’âme des taxis pris comme tant d’autres dans le tsunami de la mondialisation”. D’autant que, notent Les Dernières Nouvelles d’Alsace (Dominique Jung), “Internet nous métamorphose comme les progrès de l’artillerie ont transformé les cités fortifiées”. “Les remparts ne sont plus des protections, mais des carcans”, estime-t-il.

“L’uberisation de l’économie”, écrit Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées, est “un modèle de développement sans foi ni loi”. Surtout que “la menace que cache l’uberisation c’est la paupérisation des fonctions”, estime Bernard Stéphan dans La Montagne Centre-France. Pour Laurent Joffrin (Libération), “L’uberisation de la société doit déclencher… un combat pour les garanties des travailleurs des nouvelles activités”. “Bousculer une économie en déclin, c’est bien ; respecter les règles du travail, c’est mieux”, approuve Yann Marec, du Midi libre.

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5-Crise grecque : un « Grexit » ne coûterait quasiment rien au contribuable français

http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/crise-grecque-grexit-ne-couterait-quasiment-rien-contribuable-francais,183827?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c8b311a630-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c8b311a630-30488537&mc_cid=c8b311a630&mc_eid=2042cb4fa1

25-06-2015

Pour prêter à la Grèce, le Trésor a déjà emprunté sur les marchés une dette qui est déjà intégrée à la dette publique.

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2015/06/grexit-1456x648.jpg

Si, en fin de semaine, la Grèce et l’Union européenne parviennent à un accord, gardons-nous bien de verser dans un optimisme béat. La série de mesures concédées par Aléxis Tsípras le week-end dernier sont « incroyablement dures » (dixit Deutsche Bank), des mesures qui pourraient impacter (en négatif) la croissance de l’économie grecque – déjà nulle au premier trimestre – jusqu’à hauteur de 3 % de PIB. Oui, vous ne rêvez pas, c’est bien une contraction supplémentaire du PIB qui est exigée des Grecs, mais peu importe, les eurocrates ne sont pas à une contradiction près, leur souci étant de gagner du temps et de sauver la face.

Des soucis, les banques privées n’en ont guère, bien au contraire. Des marchés volatiles, des clients qui paniquent, achètent et revendent trois fois dans la même journée, souvent à perte, pour revenir à la case départ, avec des commissions et autres frais de Bourse qui tombent comme à Gravelotte sans se fatiguer, les salles de marché adorent ça. Encore faut-il qu’elles-mêmes ne soient pas exposées sur leurs propres actifs.

Mais n’ayez crainte, de la dette grecque les banques privées n’en ont plus depuis belle lurette, exactement depuis que les États leur ont tout racheté, il y a quatre ans, au moment où plus personne n’en voulait, même à la moitié de sa valeur. Et pour cause : dès 2010, aucun analyste responsable ne pouvait imaginer un autre scénario qu’un défaut de paiement. En somme, les banques ont bénéficié d’un service de déminage gratuit de la part de gens (les politiques) qui, par la suite, ont été incapables de désamorcer la bombe et qui ont cru s’en tirer en la mettant sous le tapis. Aujourd’hui, elle menace d’exploser sous leurs pieds, ou plutôt sous les nôtres : merci Christine Lagarde, merci José Manuel Barroso.

Justement, combien cette lamentable affaire va-t-elle nous coûter ? La question ne manque pas de piquant. En effet, alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les autorités s’efforcent, en public, de minimiser le montant de la facture, c’est tout le contraire qui se produit. Quarante, cinquante, soixante milliards d’euros, ça grimpe tous les jours comme si leur but était de faire peur aux contribuables français.

La vérité est complexe et surprenante. Stricto sensu, un défaut de paiement des Grecs ne coûterait rien au contribuable tout en pesant sur la dette publique. L’explication qui avait été fournie par Matthieu Pigasse, banquier chez Lazard, le 3 février dernier dans La Tribune, se résume à ceci. Pour prêter à la Grèce, le Trésor a déjà emprunté sur les marchés une dette qui est déjà intégrée à la dette publique. Que se passerait-il si la créance sur la Grèce était annulée ? Comptablement, il faudrait augmenter le déficit public d’autant l’année où l’annulation est actée, mais un seul exercice budgétaire serait impacté, une seule année. Bruxelles verrait cette augmentation comme temporaire, exceptionnelle, non récurrente. Elle ne changerait rien à la trajectoire de réduction du déficit public et en aucun cas le gouvernement ne serait contraint d’augmenter les impôts.

À ceci, il faudrait ajouter une nuance de taille. Prendre en compte la totalité des créances irrécouvrables, c’est présupposer que la nouvelle monnaie hellène ne vaudrait plus rien. Bien évidemment, c’est faux. La Grèce aurait toujours le loisir de rembourser une partie de sa dette en euros en émettant sa propre monnaie, une opération qui, naturellement, provoquerait une dévaluation de la drachme, mais de combien ? La plupart des observateurs estiment cette dévaluation potentielle à 50 %, moins avec le retour des capitaux que les Grecs ont exfiltrés au cours de ces dernières semaines.

Bref, s’il faut retenir une chose, c’est ceci : le discours officiel ne connaît plus aucun frein au mensonge et à la propagande, au point que sur cette malheureuse affaire grecque, tout est faux, ou quasiment.

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6-Qu’est-ce que la loi renseignement?

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/05/32001-20150505ARTFIG00007-qu-est-ce-que-le-projet-de-loi-renseignement.php

05/05/2015

Un texte «nécessaire» et «équilibré» pour les uns, «dangereux» et «liberticide» pour les autres. Depuis sa présentation en conseil des ministres il y a plus de deux mois, le projet de loi renseignement a fait l’objet de nombreux débats entre partisans et détracteurs.

Bernard Cazeneuve, ministre de la Défense, et Manuel Valls, premier ministre.

Ce texte, voté en première lecture ce mardi à l’Assemblée nationale, veut moderniser les moyens des services de renseignement face au numérique.

Lire aussi :

Scandale de la NSA : Valls et son incroyable mauvaise foi

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/scandale-de-la-nsa-valls-et-son-incroyable-mauvaise-foi-24-06-2015-1939570_506.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

La loi sur le renseignement est définitivement adoptée par le Parlement français

http://www.francetvinfo.fr/politique/loi-sur-le-renseignement/la-loi-sur-le-renseignement-est-definitivement-adoptee-par-le-parlement-francais_967611.html#xtor=EPR-51-[la-loi-sur-le-renseignement-est-definitivement-adoptee-par-le-parlement-francais_967611]-20150624-[titre]

Le projet de loi sur le renseignement définitivement adopté

http://www.lepoint.fr/politique/le-projet-de-loi-sur-le-renseignement-definitivement-adopte-24-06-2015-1939644_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

• Qu’est-ce que le projet de loi renseignement?

Le projet de loi relatif au renseignement a été publié officiellement le 19 mars. Il doit moderniser les moyens des services de renseignement, notamment face au numérique. Pour le gouvernement, il s’agit d’une étape supplémentaire du renforcement de l’arsenal juridique après les attaques de Charlie Hebdo. Néanmoins, le projet ne limite pas à la lutte contre le terrorisme: il touche aussi à la prévention de la criminalité organisée, les «intérêts essentiels de la politique étrangère» ou «les intérêts économiques ou scientifiques essentiels» de la France.

Son but, assumé, est de légaliser des pratiques jusqu’ici illégales des agents de renseignement, afin de mieux protéger ces derniers. «Notre pays est la dernière démocratie occidentale à ne pas être dotée d’un cadre légal régissant les pratiques des services de renseignement», affirmait Jean Jacques Urvoas, député PS et président de la commission des lois à l’Assemblée, qui a rédigé le texte, dans une interview accordée à Télérama. «Ce projet de loi vient combler une carence préjudiciable.» Le texte a été présenté à l’Assemblée en procédure accélérée, et fait l’objet du vote des députés mardi.

• Que contient-il?

Le texte propose la mise en place de plusieurs outils pour muscler les dispositifs de surveillance. Pour espionner un terroriste soupçonné, les services de renseignement pourront directement accéder aux «réseaux des opérateurs» pour récupérer les données relatives à cette personne: cela comprend les opérateurs télécoms, mais aussi les services en ligne (comme Facebook) ou les hébergeurs de sites. Les agents pourront aussi installer des «boîtes noires» chez les acteurs du numérique, destinées à repérer automatiquement les comportements à risque même si elles n’ont pas de personne précise à surveiller. Elles contiendront des algorithmes chargés d’extirper les «comportements suspects» dans la masse de données qui transitent chaque jour sur Internet.

Le projet de loi autorise également la mise en place d’autres outils, ceux ci non limités à la lutte contre le terrorisme: c’est notamment le cas des «IMSI Catcher», une fausse antenne qui permet d’intercepter les appels téléphoniques d’un mobile qui se trouve à proximité. L’utilisation de tous ces dispositifs de surveillance est contrôlée par la Commission nationale de contrôle (CNCTR), sauf en cas de procédure d’urgence. Dans ce cadre, elle pourra simplement émettre une recommandation auprès du premier ministre sur le caractère licite, ou non, de la surveillance. Cette autorité indépendante sera composée de deux députés, deux sénateurs, deux membres du Conseil d’État, deux magistrats et une «personnalité qualifiée pour ses connaissances en matière de communications électroniques». Elle pourra être saisie par tout citoyen qui soupçonne d’être surveillé par les services de renseignement.

• Pourquoi est-t-il critiqué?

Les associations de défense des libertés ont été les premières à s’indigner de la loi renseignement, comme la Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’Hommes, Amnesty International ou Reporter sans frontières. Toutes dénoncent un projet liberticide qui ouvre la voie à une «surveillance de masse» des Français. «Il y a des risques de débordement vers des formes de police politique qui s’en prendront aux mouvements sociaux et politiques qui n’auraient pas l’heur de plaire», prévenait Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, lors d’une conférence de presse donnée début avril.

Face à de tels risques, les pouvoirs de la CNCTR sont jugés insuffisants pour protéger efficacement les citoyens. D’autres organisations ont critiqué le texte auprès du gouvernement, dont la CNIL ou le Conseil national du numérique. Ce dernier s’inquiète d’une «extension du champ de la surveillance» permise par le texte. Les associations représentantes des acteurs du numérique, comme l’AFDEL, l’ARCEP ou Rennaissance numérique, dénoncent elles aussi le projet et le flou qui entoure la mise en place de certains outils, notamment les fameuses «boîtes noires».

Le mois dernier, un collectif d’hébergeurs français (dont les leaders OVH et Online) ont menacé de quitter la France si le texte était adopté. «Nos clients vont changer de prestataire si notre pays ne vaut pas mieux que la NSA américaine», expliquait alors Stéphane Ramoin, PDG de l’hébergeur Gandi. Une pétition d’acteurs du Web opposés au texte, intitulée «Ni Pigeons Ni Espions», a déjà recueilli plus de 860 signatures, certaines de grands noms du secteur comme l’entreprise Critéo. Outre les menaces sur les libertés, c’est aussi le coût du projet qui inquiète, ainsi que ses conséquences sur l’économie numérique française. Une autre pétition, celle-là écrite par des citoyens, a été transmise à Matignon après avoir été par plus de 119.000 internautes.

Au moins deux recours sont d’ores et déjà prévus en cas d’adoption du texte par l’Assemblée puis par le Sénat. François Hollande a promis, le 19 avril, qu’il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel afin de l’interroger sur le texte. C’est une première dans la Ve République. Cette initiative devrait être accompagnée d’une autre saisine, celle-là menée par les députés Laure de La Raudière et Pierre Lellouche (UMP).

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7-Quels sont les enjeux de la loi sur le Renseignement ?

http://nr.news-republic.com/Web/ArticleWeb.aspx?regionid=2&articleid=43902230

JEUDI 25 JUIN 2015

Après le vote définitif du texte à l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer sur une loi aux répercussions majeures pour les libertés individuelles et la séparation des pouvoirs.

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Au lendemain du vote du Sénat et des révélations sur l’espionnage des présidents français Hollande, Sarkozy et Chirac par la NSA américaine, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 24 juin, le projet de loi relatif au renseignement. Et ce après le passage du texte en commission mixte paritaire dans le cadre d’une procédure accélérée engagée par le gouvernement le 19 mars dernier. Le texte définit les missions services de renseignement et encadre le recours aux techniques de surveillance, dont les algorithmes de détection (boîtes noires) et les fausses antennes relais (IMSI-Catchers). Les enjeux sont stratégiques.

L’extension des interceptions extra-judiciaires au nom de l’antiterrorisme

Depuis trois mois, le projet cristallise les critiques d’organisations de défense des droits et libertés, d’autorités administratives indépendantes (CNIL incluse), d’hebergeurs et de citoyens. Les opposants au texte y voient l’instrument d’une surveillance de masse incompatible avec un État de droit. Ils gaussent un gouvernement qui s’offusque d’être espionné par Washington, mais promeut l’élargissement des écoutes administratives.

Les partisans du texte, de leur côté, estiment qu’il est nécessaire, au nom de la lutte contre le terrorisme et de la sûreté nationale, de donner plus de moyens aux services de renseignement tout en renforçant l’encadrement des techniques utilisées. Les trois saisines du Conseil constitutionnel témoignent des ambivalences françaises sur ce texte. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer sur une loi aux répercussions majeures pour les libertés individuelles, comme il l’avait fait en janvier 1981 à propos de la loi renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (dite loi sécurité et liberté).

Les libertés individuelles en question

Le chef de l’État actuel, François Hollande, a été le premier à annoncer, en avril dernier, son intention de saisir le Conseil Constitutionnel, au terme de la navette parlementaire, pour s’assurer de la conformité du texte avec la Constitution et tenter de rassurer les sceptiques. Les députés Laure de la Raudière et Pierre Lellouche (Les Républicains) sont également à l’initiative d’une saisine deposée par une centaine de députés, dont 6 députés UDI et 14 écologistes, inquiets que le pouvoir judiciaire, garant des libertés individuelles, soit « le grand absent de la loi ». Certains ont voté pour le texte, mais veulent obtenir l’avis du Conseil.

Du côté des sénateurs, c’est le président de la chambre haute, Gérard Larcher, qui a indiqué saisir l’institution ce jeudi 25 juin. Le Conseil devra s’assurer que le texte réponde « aux exigences de protection des libertés fondamentales ». Profitant des nouvelles révélations sur les écoutes américaines de hauts dirigeants français, Gérard Larcher a aussi réaffirmé l’importance de l’encadrement des écoutes et déclaré que le Sént a oeuvré en son sens à travers différentes dispositions du texte « dont les pouvoirs de contrôle de la CNCTR ; la possibilité de saisir le Conseil d’État ; le contrôle des algorithmes de surveillance ; la limitation de la durée des autorisations de sonorisation et de captation d’images dans les lieux privés et de la durée de conservation des données collectées ».

La séparation des pouvoirs malmenée

Le texte a fait débat jusqu’à la dernière minute. Ardent défenseur du projet, le président de la commission des lois de l’Assemblée, Jean-Jacques Urvoas (PS) a glissé dans le texte harmonisé le 16 juin, un amendement qui prévoyait de surveiller les étrangers de passage avec autorisation du Premier ministre, certes, mais sans avis préalable de la future Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui est elle aussi une autorité administrative indépendante. Cette disposition d’inspiration américaine que la DGSE appelait de ses voeux, a été supprimée in-extremis par un nouvel amendement déposé lundi par le gouvernement. Matignon craignait un problème de constitutionnalité et ne voulait pas légaliser un régime de surveillance pour les étrangers. Il reste que pour les opposants au texte, l’exécutif marche sur les plates-bandes du judiciaire. Ils estiment que le Premier ministre s’est arrogé des pouvoirs exorbitants et inscrit dans la pierre la mise à l’écart le juge, au risque de mettre à mal la séparation des pouvoirs.

Une fois saisi, le Conseil constitutionnel a trente jours pour rendre sa décision.

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8-Scandale de la NSA : la France savait

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/scandale-de-la-nsa-la-france-savait-24-06-2015-1939473_506.php

Le Point – Publié le 24/06/2015

L’espionnage des présidents français est connu depuis 2013. François Hollande est face à un problème de communication politique plus que de surveillance…

La France savait depuis 2013 et les révélations d'Edward Snowden que la NSA l'avait espionnée.

Lire aussi :

Écoutes américaines : la France consentante mais violée !

http://www.bvoltaire.fr/nicolasbonnal/ecoutes-americaines-france-consentante-violee,183808?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c8b311a630-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c8b311a630-30488537&mc_cid=c8b311a630&mc_eid=2042cb4fa1

Obama-Hollande : petite conversation entre amis

http://www.lepoint.fr/monde/obama-hollande-petite-conversation-entre-amis-24-06-2015-1939588_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

Chirac, Sarkozy et Hollande ont été espionnés par la NSA américaine, révèle WikiLeaks

http://www.francetvinfo.fr/monde/chirac-sarkozy-et-hollande-ont-ete-espionnes-par-la-nsa-americaine-revele-wikileaks_966079.html#xtor=EPR-51-[chirac-sarkozy-et-hollande-ont-ete-espionnes-par-la-nsa-americaine-revele-wikileaks_966079]-20150623-[titre]

Quand les Américains espionnaient les ordinateurs de l’Élysée

http://www.lepoint.fr/politique/quand-les-americains-espionnaient-les-ordinateurs-de-l-elysee-24-06-2015-1939611_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

Depuis que de nouveaux documents prouvant que les présidents français ont été espionnés par la NSA ont été publiés mardi soir par WikiLeaks, avec l’aide de nos confrères de Mediapart et de Libération, les réactions pleuvent. François Hollande, ciblé comme ses deux prédécesseurs Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, a même convoqué un conseil de défense en urgence, mercredi matin. À l’issue de la réunion, le président a d’ailleurs rappelé que ces « faits inacceptables » ont « déjà donné lieu à des mises au point entre les États-Unis et la France ». Un aveu qui montre que la situation était déjà évidente aux yeux de Paris, même si les documents publiés mardi par WikiLeaks apportent des preuves concrètes et illustrent l’étendue très vaste des écoutes.

Non seulement les documents dévoilés par Edward Snowden dès 2013 montraient que Washington a un œil très indiscret sur la France, mais d’autres indices sont venus renforcer les suspicions, par exemple le système d’écoutes repéré en 2013 sur le toit de l’ambassade américaine à Paris, à quelques pas de l’Élysée. Une installation de barbouze qui est toutefois largement répandue dans les ambassades du monde entier.

Sauver les apparences

Aujourd’hui, la Maison-Blanche assure qu’elle n’espionne plus les présidents français. Et pour cause : elle n’a plus besoin de le faire ! Sa nouvelle stratégie consiste à demander aux autres d’espionner pour elle. Chaque pays qui souhaite des informations de la NSA sur ses propres ressortissants ou pour défendre ses intérêts doit fournir des informations sur les cibles que Washington ne peut ou ne veut pas écouter directement.

En se fondant sur des documents fournis par Edward Snowden, le Spiegel a ainsi prouvé il y a quelques semaines que Berlin a espionné Paris et les institutions européennes pour le compte de la NSA. Alors que des documents publiés là encore par Edward Snowden suggèrent que Paris fournit des informations sur ses amis africains à Washington, qui manque cruellement d’implantations sur le continent. D’autres exemples d’espionnage entre amis ? Dès 2008, les hackers des services secrets britanniques se sont installés pour le compte de la NSA dans les serveurs de l’opérateur de télécoms des institutions européennes, Belgacom. L’objectif de cette « Operation Socialist » était évidemment de mettre Bruxelles sur écoutes, de l’intérieur.

Alors, on se demande bien ce qu’ont pu se dire le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, celui de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll et les chefs du renseignement français, durant l’heure qu’a duré le conseil de défense mercredi matin. Ils ont probablement moins parlé d’espionnage que de stratégie de communication pour sauver les apparences devant les Français, auxquels il serait peut-être sain qu’un président explique une bonne fois pour toutes que, même entre alliés, on ne vit pas chez les bisounours.

Lire aussi sur le sujet :

-Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté…

http://www.rue89.com/philippe-madelin/2008/12/06/meme-ferme-votre-telephone-portable-peut-etre-ecoute

-Ecoutes téléphoniques administratives

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N563.xhtml?&n=Papiers%20-%20Citoyennet%C3%A9&l=N19810&n=Relations%20avec%20l’administration&l=N20114&n=Fichiers,%20libert%C3%A9s,%20protection%20de%20la%20vie%20priv%C3%A9e&l=N20053

-Comment la police espionne les SMS

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/15/01016-20111115ARTFIG00716-comment-la-police-espionne-les-sms.php

-La DCRI explique comment pirater un smartphone

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/la-dcri-explique-comment-pirater-un-smartphone-07-12-2012-1547075_506.php

-Cybersécurité: les ministres interdits de smartphones et tablettes

http://actuwiki.fr/actu/33180/

-La NSA pouvait espionner les iPhone depuis 2008

http://fr.news.yahoo.com/nsa-pouvait-espionner-iphone-depuis-2008-132948997.html

-La NSA peut pénétrer des ordinateurs qui ne sont pas connectés à internet

http://news.fr.msn.com/hightech/la-nsa-peut-p%C3%A9n%C3%A9trer-des-ordinateurs-qui-ne-sont-pas-connect%C3%A9s-%C3%A0-internet

-Comment la NSA utilise les données des téléphones pour relier les personnes entre elles

http://actuwiki.fr/actu/39818/

-La NSA capable de localiser des millions de téléphones portables

http://actuwiki.fr/actu/39525/

-Quand nos appareils électroniques nous écoutent

http://www.macbidouille.com/news/2015/02/09/quand-nos-appareils-electroniques-nous-ecoutent

-Samsung le reconnaît discrètement : ses SmartTV espionnent tout ce que vous dites

http://nr.news-republic.com/Web/ArticleWeb.aspx?regionid=2&articleid=35927419

-La NSA surveille près de 70% des réseaux mobiles du monde entier

http://www.planet.fr/high-tech-la-nsa-surveille-pres-de-70-des-reseaux-mobiles-du-monde-entier.745004.1506.html?xtor=ES-1-740775[Planet-a-la-Une]-20141209

-Les téléphones des citoyens américains scrutés par des avions-espions

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141114tribcfbf0a139/les-telephones-des-citoyens-americains-scrutes-par-des-avions-espions.html

-Mails et SMS: pourquoi nous ne pouvons plus leur faire confiance

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/mails-et-sms-pourquoi-nous-ne-pouvons-plus-leur-faire-confiance_1634308.html?xtor=EPR-5014-[20141228_52_camp_edito_lexpansion_mails_sms_plus_confiance_000W6P]-20141228-[__Lire_la_suite__002O0KL]-[RB2D106H001HNP9L]-20141228020400

-La NSA et son homologue britannique ont dérobé des clefs de cryptage de cartes SIM

http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/la-nsa-et-son-homologue-anglais-ont-derobe-des-clefs-de-cartes-sim-pour-ecouter-les-conversations-telephoniques_829497.html#xtor=EPR-2-%5Bnewsletterquotidienne%5D-20150220-%5Blestitres-coldroite/titre1%5D

-Aux Etats-Unis, de fausses antennes de téléphonie mobile espionnent les communications

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/aux-etats-unis-de-fausses-antennes-de-telephonie-mobile-espionnent-les-communications_684513.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140904-[lespluspartages/titre4]

-Vie privée : Votre carnet d’adresses n’a pas de secret pour la NSA !

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-nsa-collecte-des-centaines-de-millions-de-listes-de-contacts-numeriques-15-10-2013-1744028_47.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20131015

-Surveillance : ces mots pour lesquels la NSA pourrait vous ficher comme “terroriste”

http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/14/surveillance-mots-nsa-terroriste_n_3440175.html?utm_hp_ref=tw

-Votre iPhone et votre iPad 3G stockent à votre insu tous vos déplacements

http://www.francetvinfo.fr/internet/votre-iphone-et-votre-ipad-3g-stockent-a-votre-insu-tous-vos-deplacements_230269.html

-Espionnage : les renseignements français piocheraient librement dans les données d’Orange

http://www.sudouest.fr/2014/03/20/espionnage-la-dgse-piocherait-librement-dans-les-donnees-d-orange-1498200-4725.php

-Surveillance: La NSA a un nouveau programme d’infection massive

http://www.20minutes.fr/high-tech/1321586-20140312-surveillance-nsa-nouveau-programme-infection-massive#commentaires

-NSA: Les téléphones portables aussi ont été espionnés

http://www.20minutes.fr/high-tech/1259273-20131205-geolocalisation-nsa-suit-a-trace-centaines-millions-telephones-portables

-Le FBI peut déclencher votre webcam sans que vous le sachiez

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/le-fbi-peut-declencher-votre-webcam-sans-que-vous-le-sachiez_476782.html

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9-Scandale de la NSA : Assange appelle Paris à réagir

http://www.lepoint.fr/monde/scandale-de-la-nsa-assange-appelle-paris-a-reagir-25-06-2015-1939688_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

25/06/2015

Le fondateur de WikiLeaks presse Hollande de réagir après les révélations d’espionnage des États-Unis. Barack Obama, lui, joue l’apaisement.

“La souveraineté (de la France) ne peut pas être piétinée”, a déclaré Julian Assange,  le fondateur du site lanceur d’alertes WikiLeaks.

Lire aussi :

Valls : la question d’un asile politique d’Assange en France “ne se pose pas”

http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/valls-la-question-d-un-asile-politique-d-assange-en-france-ne-se-pose-pas_969125.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150626-[lestitres-coldroite/titre6]

Voir la vidéo :

Julian Assange sur TF1 : l’intégralité de l’interview

http://www.wat.tv/video/julian-assange-sur-tf1-integralite-7h78n_2exyh_.html

“La souveraineté (de la France) ne peut pas être piétinée”, a déclaré le fondateur du site lanceur d’alertes WikiLeaks, sur TF1, estimant que “le moment est venu pour la France” de lancer une enquête parlementaire et des poursuites. Auparavant, le président Hollande avait jugé “inadmissible” l’écoute de conversations de trois chefs d’État français par les services de renseignements américains.

Dans un entretien téléphonique avec le président français, le président Obama a réaffirmé “sans ambiguïté” son engagement à “en terminer avec des pratiques du passé (…) inacceptables entre alliés”, selon la présidence française. À Washington, le secrétaire d’État John Kerry a réaffirmé que les États-Unis “ne ciblaient pas, et ne cibleraient pas, des amis tels que le président Hollande”, reprenant mot pour mot la ligne de défense de la Maison-Blanche. Le ministre américain, francophone et francophile, a qualifié “les Français” de “partenaires indispensables”.

Fin 2013, le président Obama s’était engagé à ce qu’il n’y ait pas d’écoutes de présidents ou de chefs de gouvernement de pays amis ou alliés, après des révélations sur l’ampleur du système de surveillance américain. Des documents transmis par l’ancien consultant de l’agence d’écoutes NSA Edward Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie, avaient montré que même la chancelière allemande Angela Merkel avait été ciblée.

“D’autres informations”

François Hollande et ses deux prédécesseurs Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont été visés par ces écoutes, selon des documents de WikiLeaks publiés mardi par deux médias français. Et “les documents les plus importants restent à venir”, a affirmé Julian Assange depuis l’ambassade d’Équateur à Londres où il est réfugié depuis trois ans. “Nous avons d’autres informations qui vont sortir le moment venu. D’un point de vue politique, ce qui va sortir sera beaucoup plus important”, a-t-il dit.

Réunion d’un Conseil de défense, convocation de l’ambassadrice américaine à Paris, envoi de deux responsables du renseignement aux États-Unis : François Hollande a réagi avec vigueur mercredi. La présidence a prévenu que Paris “ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité”. Les documents publiés évoquent des échanges entre responsables français sans, sur le fond, trahir de secrets d’État. Malgré tout, le gouvernement français s’est offusqué de ces pratiques.

Le Premier ministre Manuel Valls a demandé à Washington de “tout faire pour réparer les dégâts”. Le chef de la diplomatie Laurent Fabius dénonçait des méthodes qui “portent atteinte à la confiance” entre alliés. Dans l’opposition, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont fustigé aussi des méthodes “inacceptables” entre alliés, selon leur entourage. La gauche radicale et l’extrême droite ont même réclamé l’arrêt des négociations sur le traité de libre échange UE-États-Unis. Sur ce point, le gouvernement a appelé à garder “la mesure”.

“Pas d’amis, pas d’alliés”

Au-delà des protestations, la France n’a pas de grande marge de manoeuvre. “Il va y avoir des discussions sévères, peut-être des déplacements de membres du personnel politique américain en poste en France et puis voilà, cela n’ira pas plus loin”, a prédit la spécialiste Nicole Bacharan. Les intérêts des deux pays sont trop convergents sur nombre de crises, de l’Ukraine à la lutte contre le groupe État islamique (EI) en Irak en passant par le Sahel, pour que le scandale débouche sur une rupture.

D’après plusieurs observateurs, la réaction française est de l’ordre de la “posture”. “On est obligé de dire que c’est pas bien, et en même temps on sait que ça continuera”, commentait ainsi le député centriste Hervé Morin. “En matière de renseignements, il n’y a pas d’amis, pas d’alliés, il n’y a que des intérêts”, a pour sa part rappelé Alain Chouet, ancien responsable des services français, selon lequel la France “ne se prive pas” non plus d’espionner ses alliés. Des associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’inaction judiciaire de la France, alors que la surveillance de la NSA a fait l’objet d’une plainte dans ce pays dès 2013.

Mercredi justement le Parlement a adopté une loi controversée sur le renseignement qui légalise, selon ses détracteurs, des pratiques contestables des services secrets au nom de l’antiterrorisme. Une concomitance loin d’être fortuite : les médias français Libération et Mediapart, qui ont publié les documents de WikiLeaks, sont opposés à cette réforme. “On se met en position de tout analyser, et d’écouter n’importe qui, dans une société obsédée par le terrorisme. C’est le cas des États-Unis post-11 Septembre, ce sera le cas de la France post-7 Janvier”, selon Libération, en allusion aux attentats à Paris.

Lire aussi :

Wikileaks : la NSA espionnait des ministres de l’Économie et des entreprises françaises

http://www.france24.com/fr/20150630-wikileaks-nsa-espionnage-ministres-economie-grandes-entreprises-francaises?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2015-06-30

Espionnage américain : le fondateur de WikiLeaks Julian Assange promet de “nouveaux documents”

http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/espionnage-americain-le-fondateur-de-wikileaks-julian-assange-promet-de-nouveaux-documents_967633.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150625-[lestitres-coldroite/titre1]

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10-L’islam sera “un enjeu électoral” pour 2017, concède Valls

http://actu.orange.fr/france/l-islam-sera-un-enjeu-electoral-pour-2017-concede-valls-afp_CNT000000bgxBQ.html

22-06-2015

Manuel Valls a admis lundi, en le regrettant, que la question de l’islam serait “un enjeu électoral” en 2017, affichant pour sa part sa conviction d’une religion musulmane “pleinement compatible avec la République”.

L'islam sera

Le premier ministre Manuel Valls, le 15 juin 2015 à Paris

Lire aussi :

Valls : « Il faut aider l’islam à grandir et à se solidifier »

http://www.lalsace.fr/actualite/2015/06/23/valls-il-faut-aider-l-islam-a-grandir-et-a-se-solidifier

Manuel Valls et l’islam, c’est du sérieux !

http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/manuel-valls-lislam-cest-serieux,183637?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=0bb24cf523-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-0bb24cf523-30488537&mc_cid=0bb24cf523&mc_eid=2042cb4fa1

Hammadi avoue que le PS a négocié des mosquées contre des voix

http://24heuresactu.com/2015/01/27/hammadi-avoue-que-le-ps-a-negocie-des-mosquees-contre-des-voix/

Le chef du gouvernement a également accusé “l’extrême droite et les salafistes” d’une “complicité” de fait pour susciter le “rejet et la peur” au sujet de la deuxième religion de France. Le Premier ministre clôturait lundi un “forum” organisé à l’Assemblée nationale sur le thème “République et islam: ensemble relevons le défi”, quelques jours après la première réunion de la nouvelle instance de dialogue du gouvernement avec les musulmans de France et un débat interne organisé par Les Républicains de Nicolas Sarkozy.

M. Valls a dit “assumer” le fait de mener ce “débat”, mais “avec la volonté de le faire avec le respect de l’autre”, sous-entendant que c’était l’inverse chez ses adversaires de droite et du Front national. En arrivant à l’Assemblée pour participer au débat, le chef du gouvernement avait estimé qu’il y avait “deux manières de débattre de l’islam”, l’une “stigmatisante” et l’autre “apaisante”. Une distinction qui avait conduit l’ex-UMP à accuser le gouvernement de fustiger les débats sur l’islam organisés par la droite, mais à saluer ceux organisés par l’exécutif.

Manuel Valls a appelé lundi à ne pas faire de l’islam “un enjeu électoral”. “Mais je ne suis pas naïf”, a-t-il poursuivi, “je sais que ça sera un enjeu électoral, à tous points de vue et pour beaucoup de monde”. “C’est toujours plus difficile dans une société en crise de mener ces débats avec l’idée même de la raison”, a-t-il averti.

Le débat de lundi, organisé par le député socialiste Jean Glavany et ouvert par le président PS de l’Assemblée Claude Bartolone, réunissait des universitaires, des religieux, et des représentants laïcs. M. Bartolone, qui a souligné que la laïcité était “un principe juridique, pas une idéologie”, a jugé qu'”il n’y a pas de problème entre l’islam et la République”, mais qu’il “ne faut plus laisser aucun espace à ceux qui, au prétexte de convictions religieuses, veulent s’exclure de la communauté républicaine”.

La tenue de ce débat avait été critiquée par un des principaux responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, qui accusait les responsables politiques de trop “mettre en avant l’islam”. “On ne fait pas de fixation sur l’islam”, a répliqué M. Glavany, un membre de l’Observatoire de la Laïcité. “Mais nous avons bien conscience ici qu’il y a un problème. Comme le disait Camus, +ne pas nommer les choses c’est ajouter à la misère du monde+”, a plaidé cet élu socialiste des Hautes-Pyrénées.

Le débat s’est achevé sur un double appel: l’un “aux responsables politiques qui se réclament de la République” afin “qu’ils relèvent le défi sans démagogie politicienne ni surenchère populiste mais sereinement et fermement en se référant aux valeurs de la République”; et l’autre aux Français musulmans “afin qu’ils aident à la construction d’une relation apaisée avec la République par la promotion de l’islam de France comme un islam des Lumières, moderne et tolérant”.

-‘Harvard de l’islam’-

Lors du débat, Manuel Valls a de nouveau accusé “l’extrême droite et les salafistes” d’agir avec “un intérêt commun” et d'”une complicité, pour dire brutalement les choses”. “La peur et le rejet jaillissent de la méconnaissance mais aussi de la manipulation des intégristes, des extrémistes religieux ou politiques, ceux-là mêmes qui n’ont aucun intérêt à laisser s’épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d’égalité et de laïcité”, selon lui.

Afin de garantir la “compatibilité” de l’islam et de la République, Manuel Valls a défendu quatre axes: “la laïcité”, “bâtir l’islam de France”, montrer “la réalité de l’islam”, mener une “politique ambitieuse de citoyenneté”. Le Premier ministre a repris l’idée d’un des participants de “faire de la France le +Harvard de l’islam+”, un rôle que pourrait jouer l’université face au risque de voir les “chaires de culture islamiques financées par qui on sait”.

Pour Manuel Valls, “le rôle et la place de l’islam dans le monde” se jouent d’ailleurs davantage en France et en Europe que dans le monde arabo-musulman. “Si nous faisons la démonstration que l’islam est totalement compatible avec la démocratie, l’égalité hommes-femmes, le respect de l’autre, si nous montrons à la jeunesse que c’est ici que cela peut se passer, nous gagnons là une bataille idéologique majeure”, a-t-il lancé.

Lire aussi :

« Najat Belkacem rendrait l’enseignement de l’Islam obligatoire et de la Chrétienté facultatif »
http://lagauchematuer.fr/2015/04/29/najat-belkacem-rendrait-lenseignement-de-lislam-obligatoire-et-de-la-chretiente-facultatif/

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11-A ceux qui me répètent qu’on ne peut pas accueillir “toute la misère du monde”.

http://blogs.mediapart.fr/blog/rachel-nef/260615/ceux-qui-me-repetent-qu-ne-peut-pas-accueillir-toute-la-misere-du-monde

26 juin 2015 |  Par rachel nef

Parce que je n’en peux plus d’entendre, à chaque fois que je dis que je travaille dans l’accompagnement des demandeurs d’asile “Mais il sont vraiment trop nombreux, non ?” “Déjà que la France est un des pays les plus généreux en Europe …” et autres “La France ne peut pas  accueillir toute la misère du monde”… j’ai décidé d’écrire ce texte, pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour en entendant les politiques nous abreuver de chiffres hors contexte censés nous démontrer que nous sommes une forteresse assiégée, et contenir ma tristesse de voir notre gouvernement de “gauche” si tétanisé par l’influence de l’extrême droite dans le champ politique qu’il finit par rentrer dans son jeu …

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Je comprends que les gens finissent par s’y perdre et par se demander si, vraiment, on accueille trop de demandeurs d’asile en France.

Alors déjà pour ceux qui me citent la fameuse phrase de Rocard, il ne faudrait tout de même pas en oublier la seconde partie : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ».

Et pour ce qui est de prendre sa part, on va le voir, malgré son image de pays des Droits de l’Homme, la France est loin d´être exemplaire.

En ce qui concerne les demandeurs d’asile – c’est à dire des personnes ayant fui leur pays parce qu’elles y ont subi des persécutions ou craignent  d’en subir et qui sont en quête d’une protection internationale – la France a enregistré 62800 demandes d’asile en 2014, loin derriere les Etats-Unis (88400) ou d’autres pays d’Europe comme l’Allemagne par exemple (202 700 demandeurs), la Suede (81200) ou l’Italie (64600)1.

Et si on rapporte ce chiffre a la proportion de la population de chaque État membre de l’UE, ce qui est plus significatif, les taux les plus élevés de demandeurs ont été enregistrés en Suède (8,4 demandeurs d’asile pour mille habitants), devant la Hongrie (4,3), l’Autriche (3,3), Malte (3,2), le Danemark (2,6) et l’Allemagne (2,5). La France n’arrive qu’en douzième position (1 demandeur d’asile pour mille habitant).
La France est donc loin de “ployer” sous le poids des demandes comme on ne cesse de nous le répéter.

La France n’est pas non plus le pays qui accorde le plus de statuts de réfugié (ce qui constitue l’aboutissement “positif” de la demande d’asile) : en 2014, dans l’UE, 45% des demandes d’asile ont été reconnues positives. Le taux d’accord en France pour 2014 était quand a lui de 28%3. Donc pour la France si génereuse, on repassera.

Et si on regarde au niveau mondial, quel est selon vous, le pays qui accueille le plus de réfugiés ?
Ca doit être en Europe pour qu’on nous répète inlassablement que c’est un si lourd fardeau … Et bien non, figurez vous!  C’est le Pakistan qui arrive en tête des statistiques du HCR (l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés), avec 1,6 million de réfugiés, suivi de l’Iran avec 857 000 réfugiés  et du Liban qui en compte 856 000.

Le Liban a, sur son sol, 178 réfugiés pour 1 000 habitants, ce qui, rapporté à la France, donnerait quelque 12 à 15 millions… Or, on estime à environ 165 000 le nombre de personnes disposant du statut de réfugié politique en France (0,29% de la population). C’est une goutte d’eau, nous sommes tout à fait en capacité de les accueillir.

Contrairement aux idées reçues, ce sont les pays en développement qui reçoivent la majorité des personnes en demande de protection – 90% des demandeurs d’asile et des réfugiés vont dans des pays proches ou frontaliers, donc l’Europe n’est absolument pas la zone du monde la plus affectée. Par rapport à la situation des réfugiés syriens par exemple, l’exemple est flagrant.Alors que le nombre de déplacés va bientôt atteindre la barre des 4 millions, l’ONU a demandé que 30.000 d’entre eux soient « réinstallés » dans des pays occidentaux. L’Allemagne a promis d’en accueillir 20000, la Suède 1200, la France, devinez combien?……..500. L’immense majorité de ceux-ci (97%) s’installent au Liban, en Jordanie, en Turquie ou en Irak. Nous sommes loin d’être envahis. Le monde entier ne rêve pas de rejoindre l’Europe. Relisez les chiffres ci-dessus pour comprendre à quel point c’est faux.

De plus, on réduit le migrant à son statut de migrant, comme si l’unique but de sa vie était de venir frapper à notre porte, mais derrière chaque demande d’asile se cache un homme ou une femme avec son histoire, son passé, un homme ou une femme qui a grandi quelque part, a eu une enfance, a des attaches, un endroit où il s’est sentí chez lui. Je me souviens de ce Monsieur tchétchéne qui m’évoquait les larmes aux yeux les montagnes de son enfance, car jamais il n’aurait pensé ne pas vieillir a leurs pieds ou de ce Monsieur bangladais qui s’était effondré dans mon bureau car il venait d’apprendre la mort de son père au pays et savait qu’il ne pourrait même pas lui rendre un dernier hommage… Qui voudrait vivre ca ? Franchement, qui ? Sans parler des trajets abominables pour atteindre l’Europe tristement illustrés par les récents  naufrages en Mediterannée…4

Vous pensez que quand on vient de pays comme la Somalie ou l’Erythrée on vient parce que le système d’allocations est plus avantageux en France que chez soi ? Il faut arrêter la plaisanterie, imaginez un instant ce que cela représente de tout quitter et vous comprendrez qu’on part parce qu’on n’a pas le choix.

Vous voudriez vous, rester dans un Etat où règne la terreur, la guerre, où vous avez peur chaque jour pour vos enfants ? Un Monsieur sri-lankais que je suivais et qui dormait dehors faute de solution d’hébérgement m’a dit un jour “C’est tres dur. Mais au moins ici je suis libre et je n’ai plus peur en permanence.”

Renseignez-vous sur les régimes politiques en Somalie ou en République Démocratique du Congo, demandez-vous si vous resteriez en Syrie dans la situation actuelle. Ou en Russie si vous êtes menacé de mort parce que vous avez écrit un texte qui déplaît aux autorités. En Guinée où votre fille se ferait potentiellement exciser comme vous dès le plus jeune âge.

L’espoir d’une vie meilleure est équitablement partagé sur notre planête et ne nous est pas réservé parce que nous sommes né du bon coté de la barrière.

Plus généralement, l’immigration est toujours présentée comme un problème, alors même que de nombreuses études indiquent que l’immigration est positive pour l’Etat francais, en termes démographiques, en termes de croissance, de savoir, de diversité et qu’elle rapporte même de l’argent (12 milliards par an tout de même selon une équipe de chercheurs de l’Université de Lille)5. C’est donc le regard médiatico-politique sur les migrants qu’il faut réussir à changer. Et ne pas céder aux discours populistes qui prospèrent à l’aune de la montée du Front National qui trouve là un terrain fertile en ces temps de récession économique.

Nos démocraties peuvent tout à fait accueillir ces migrants, et au lieu de succomber à un populisme mortifère, devraient réflechir à une politique migratoire de maniere plus sereine et apaisée et arrêter de faire des migrants les boucs émissaire de nos sociétés.

Sinon c’est notre humanité qu’on perd peu à peu.


1- Chiffres Eurostat
2- Chiffres Ofpra
3- Chiffres Ofpra
4-  A ce propos, lire le magnifique livre de Fabrizio Gatti “Bilal sur la route des clandestins”, ed. Liana Levi, 2008.

5-Courrier international, Les très bons comptes de l’immigration, 27/04/2012

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12-Les fraudes fiscale et sociale en hausse en 2014

http://www.lepoint.fr/economie/les-fraudes-fiscale-et-sociale-en-hausse-en-2014-23-06-2015-1939036_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150623

Le Point – Publié le 23/06/2015

Le ministère des Finances a évalué à 1,9 milliard d’euros le montant des pénalités qui concernent les comptes bancaires non déclarés à l’étranger.

Le ministère de l'Économie et des Finances, à Paris.

Le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris.

L’administration a procédé en 2014 à des redressements fiscaux de 15,3 milliards d’euros de droits, assortis de près de 4 milliards de pénalités, et à 852,6 millions de redressement pour fraude sociale, selon les chiffres publiés mardi par le comité national de lutte contre la fraude. L’argent récolté au titre de la fraude fiscale contre laquelle les moyens ont été renforcés et qui représente depuis quelques années une manne de recettes pour le budget français est supérieur à 2013 (18 milliards, pénalités comprises), a précisé le comité dans son bilan annuel.

Ce bilan doit être rendu public mardi à Bercy par le ministre des Michel Sapin et le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, ainsi que la garde des Sceaux Christiane Taubira, le ministre du Travail François Rebsamen et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Le ministère des Finances a évalué à 1,9 milliard d’euros le montant des pénalités récupérées en 2014 sur les seuls redressements qui concernent les comptes bancaires non déclarés à l’étranger, dans le cadre d’une procédure spécifique ouverte il y a deux ans. L’administration a dans ce cadre déjà reçu plus de 40 000 dossiers de contribuables. Pour 2015, l’objectif est de recouvrer 2,7 milliards d’euros par ce seul biais, dont 1,6 milliard a déjà été encaissé.

Concernant la fraude sociale, le comité estime que les redressements opérés par la sécurité sociale en 2014 ont augmenté de 34 % par rapport à 2013. Les fraudes découvertes portant sur les cotisations ou le travail illégal ont rapporté 427 millions d’euros à elles toutes seules (+ 38,5 % par rapport à 2013). Les fraudes aux prestations concernent elles 424,96 millions d’euros (+ 29,9 %). Le comité relève en outre que le montant de la fraude redressée par Pôle emploi a encore augmenté en 2014 : 79,7 millions d’euros, en progression de 36 % par rapport à l’année précédente. La douane enfin a redressé 356,9 millions d’euros, en augmentation de 10,5 % sur un an, grâce notamment à l’interception de 422 tonnes de tabac de contrebande.

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13-A partir de septembre, il sera interdit de payer en espèce au-delà de 1000 euros

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/a-partir-de-septembre-il-sera-interdit-de-payer-en-espece-au-dela-de-1000-euros_1693953.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#xtor=CS3-5076

Par LEXPRESS.fr , publié le 27/06/2015

Les paiements en espèce au-delà de 1 000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié samedi dans le Journal officiel (JO). Cette mesure a pour objectif de lutter contre les fraudes.

Jusqu'à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu'à 3 000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

Lire aussi :

Au-delà de 1 000 euros vous ne pourrez plus payer en liquide

http://www.francetvinfo.fr/economie/votre-argent/au-dela-de-1-000-euros-vous-ne-pourrez-plus-payer-en-liquide_971935.html

Finis les gros paiements en espèces. A partir du 1er septembre, il sera interdit de payer plus de 1000 eruos en cash. Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3 000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

Cette disposition vise à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes, précise le JO.

Le présent texte est pris en application du I de l’article L.112-6 du code monétaire et financier qui dispose que “ne peut être effectué en espèces ou au moyen de monnaie électronique le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération“.

Cela concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

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14-Pascal Perri : « Les privilèges de la SNCF doivent tomber »

http://www.lesenquetesducontribuable.fr/2015/06/22/pascal-perri-les-privileges-de-la-sncf-doivent-tomber/49384

22-06-2015

Entretien avec Pascal Perri. Retards, emplois détruits, manque à gagner, dette secrète, subventions déguisées… En 2009, l’économiste a publié « SNCF, un scandale français ». Six ans plus tard, il revient sur le sujet et constate que le rail tricolore est toujours aussi malade.

http://www.lesenquetesducontribuable.fr/wp-content/uploads/2015/06/Une-SNCF-Enqu%C3%AAtes-du-contribuable-juin-2015-2.jpgpascal perri sncf un scandale français

Cet entretien est extrait du numéro des Enquêtes du contribuable de juin/juillet 2015, «SNCF, ça déraille!».

Selon la rumeur, Guillaume Pepy souhaite quitter la direction de la SNCF. Est-ce un bon président ?

Comme dans toute mandature, il y a du pour et du contre, mais globalement je pense que oui. Sous son égide, la SNCF s’est transformée sur un plan commercial et tarifaire. Évidemment, il y aura toujours des nostalgiques qui regretteront les prix au kilomètre. Mais, il y a aussi des consommateurs qui plébiscitent un choix tarifaire assez large avec des écarts de prix spectaculaires. L’initiative d’une stratégie low cost avec OUIGO est incontestablement une bonne idée pour mettre le train à la portée de toutes les bourses. La flexibilité tarifaire est souvent associée à des activités dans lesquelles la production ne se stocke pas. Il faut absolument réduire le risque du siège vide. En résumé, la SNCF a fait preuve de modernité et d’imagination sous la présidence de Guillaume Pepy. En revanche, ce que le président de la SNCF n’a pas fait, c’est engager le chantier essentiel des gains de productivité. De ce point de vue, l’échec est radical. Rien de significatif n’a été fait. En matière de productivité, la SNCF reste à des années-lumière du secteur marchand.

La dette de SNCF Réseau (ex-Réseau Ferré de France), frôlait les 37 milliards d’euros en 2014. Que vous inspire le montant de cette ardoise ?

Pour redresser ses comptes, la SNCF a deux options : augmenter les tarifs ou réaliser des gains de productivité. C’est évidemment la seconde option qu’il faut privilégier : 35 % de productivité sont à gagner si l’on veut que la SNCF reste sur les rails. Pour atteindre cet objectif, il faudra trancher dans les effectifs de l’encadrement. La bedaine de la SNCF, ce sont ses cols blancs. Les cadres représentent 40 % de l’effectif de l’entreprise. On en recense près de 120 000. C’est beaucoup trop ! De même, la gestion du temps de travail doit être repensée. Les salariés de la SNCF ne travaillent pas assez. Il faut abolir les 35 heures. On estime que, confiés à une société de maintenance privée, les coûts d’entretien du réseau seraient abaissés de 30 à 40 %. C’est tout dire. La marge de progrès est phénoménale.

Après avoir été scindés, SNCF et Réseau Ferré de France ont été réunis en 2014. Que pensez-vous de cette opération ?

Je pense qu’il s’agit d’une opération cosmétique. En 1997, l’Europe a demandé à la France de séparer le gestionnaire des infrastructures et l’opérateur de service pour favoriser la concurrence. Réseau Ferré de France (RFF) a été créé avec pour charge de gérer ces infrastructures.

Ces deux entités ont été séparées dans des conditions peu sincères. RFF, à qui incombe la planification des investissements et l’attribution des horaires, a surtout servi à recycler une partie de la dette SNCF. Près de 20 milliards d’euros ont été transférés. Tout a été fait pour désendetter la SNCF.

Elle était, par exemple, propriétaire des gares et de leur activité commerciale, quand RFF s’occupait de la gestion des verrières et des quais, des activités peu lucratives… RFF a aussi été chargé du financement partiel de plusieurs lignes de TGV, ce qui a achevé de le plomber. Il n’est donc pas étonnant que sa dette se soit creusée à toute vitesse.

En 2014, avec la réforme ferroviaire, les pouvoirs publics ont décidé de rapprocher les deux entités en créant une nouvelle usine à gaz. A sa tête, on trouve un EPIC* (la SNCF) qui en chapeaute deux autres : SNCF Réseau qui réunit les agents de RFF, ceux de la branche infrastructures de la SNCF et ceux de la circulation, et SNCF Mobilités, qui agrège les autres salariés du groupe. Il aurait été plus simple de réunir tout ce petit monde au sein de la même structure.

« Structurellement déficitaire, la SNCF préfère augmenter ses tarifs plutôt que de réduire ses coûts. Elle a fait le second choix pour que ses salariés conservent des privilèges sociaux indécents. »

Pourquoi l’État a-t-il dessiné une structure aussi complexe ?

Notamment parce qu’une structure plus simple aurait mis en évidence des chiffres que l’État veut masquer, comme la gestion des effectifs et la productivité au travail. Pire : cette réforme ne permet pas de réduire les coûts sociaux puisque les salariés qui sont transférés d’une coquille juridique à l’autre conservent leur statut et leurs avantages.

Les hausses constantes des tarifs de la SNCF sont-elles justifiées ?

Non. Proportionnellement, l’avion coûte aujourd’hui moins cher que le train, car les compagnies aériennes ont su se réformer pour dégager des gains de productivité, une révolution copernicienne que la SNCF n’a pas encore engagée. Résultat, on en est arrivé à une situation ubuesque, car, sur un Paris – Marseille par exemple, un billet d’avion coûte aujourd’hui souvent moins cher qu’un billet de train !

Structurellement déficitaire, la SNCF à deux moyens pour faire payer ses billets à leur juste prix : réduire ses coûts ou augmenter ses tarifs. Elle a fait le second choix pour que ses salariés conservent des privilèges sociaux indécents. Leurs retraites, par exemple, sont abondées par le régime général à hauteur de 3 milliards d’euros par an. On se fiche du monde.

contrôleur sncf

Quels privilèges faut-il remettre en cause ?

La liste est longue. Interminable. Je citerai notamment un temps de travail inférieur au privé, des conditions de départ à la retraite et d’indemnisation plus favorables que dans le secteur marchand, une grille d’avancement sur mesure, et une grille hiérarchique multipliant les petits chefs à l’infini sans souci de productivité.

Quelles sont les conséquences de cette inflation de petits chefs ?

Une complexité croissante, énorme, dévorante. La division entre SNCF et RFF a entraîné des doublons en matière d’emplois et de structures de décision. Le regroupement des personnels sous la coiffe de trois EPIC ne simplifiera pas la donne. Cette complexité est une sorte de poison. Souvenez-vous de l’affaire des quais trop étroits pour accueillir les nouveaux TER. Même si cette affaire a été montée en épingle, il y a eu un dysfonctionnement, un manque de coordination entre les différentes entités du groupe. Cette complexité organisationnelle, accrue par le management parasite dont je parlais plus haut est devenue un boulet pour la SNCF. Elle doit impérativement simplifier son système de gouvernance. On considère généralement que plus une entreprise est grosse, plus elle devient efficace. Ce n’est pas le cas de la SNCF dont le modèle est trop complexe pour profiter des effets de synergie liés à sa taille.

« Les syndicats usent et abusent de leur pouvoir de nuisance extraordinaire »

La SNCF est-elle réformable ?

La SNCF c’est le paradigme d’une entreprise qui vit en situation de cogestion. En sortir sera très difficile. Prenez l’exemple de Radio France. C’est aussi une entreprise engluée dans la cogestion. Elle n’arrive pas à changer de modèle. Les syndicats se comportent comme une instance de gouvernance. La SNCF est dans une situation comparable. Dès qu’elle tente de se moderniser, les syndicats déclenchent une grève et ce sont les voyageurs qui trinquent. Il suffit que 10% d’entre eux cessent le travail pour que des millions de salariés restent à quai. C’est un pouvoir de nuisance extraordinaire, dont les syndicats usent et abusent lors d’interminables mouvements de revendication coûtant des milliards d’euros à la collectivité et aux contribuables.

Cette emprise syndicale est le résultat des méthodes de recrutement qui ont prévalu à la Libération. A cette époque la CGT a, en quelque sorte, joué le rôle du DRH de la SNCF. Elle était associée au processus de recrutement des candidats en justifiant cette influence par son action dans la résistance.

Que faut-il réformer ?

Ce qui est nécessaire, c’est-à-dire revenir sur les 35 heures pour obtenir des gains de productivité, revoir la gouvernance, faire tomber les privilèges… tout en sachant que ces réformes provoqueront un conflit social dont il sera impossible de faire l’économie.

Que pensez-vous de la gestion du RER ?

C’est le grand scandale de la SNCF. Le nombre de voyageurs a doublé sur une génération et demie alors que les équipements sont pratiquement restés les mêmes durant cette période. La SNCF a fait le choix de la grande vitesse en sacrifiant l’entretien du réseau de l’Île-de-France bien qu’il concentre environ 80% du trafic. Ce décalage entre des rames bondées et un matériel à bout de souffle, démontre à l’évidence que les socialistes et ceux qui les ont précédés ont raté la transition ferroviaire. Elle était pourtant facile à anticiper. Cela fait 30 ans que la course vers la banlieue a démarré, 30 ans que l’on voit les banlieusards faire des allers retours vers Paris sans que l’on améliore les infrastructures. La SNCF a préféré miser sur la grande vitesse. Il faudra du temps pour remonter la pente. Aujourd’hui, le réseau est sursaturé. Les trains se succèdent sans discontinuité aux heures de pointe, ce qui peut occasionner des problèmes de sécurité.

rer rame bondéé

Les collectivités publiques doivent aujourd’hui 1,35 milliard d’euros de créances non payées à SNCF Réseau. Quel est votre commentaire ?

Il faut garder en mémoire qu’environ 50% du coût de développement des lignes à grande vitesse est financé par de l’argent public, dont une bonne partie à la charge des collectivités locales. En contrepartie de ce financement, elles ont obtenu que les TGV renoncent à ce qui était leur mission initiale : relier des zones de chalandise de plus d’un million de personnes, le plus rapidement possible et sans escales.

Aujourd’hui, les TGV s’arrêtent un peu partout et la SNCF souhaite diminuer le nombre de ces arrêts. Du coup, certaines collectivités regimbent à verser ce qu’elles doivent. C’est notamment le cas sur la ligne Paris- Bordeaux où certaines collectivités attendent de voir comment elles seront desservies avant de mettre la main à la poche.

Ce n’est pas le seul problème : c’est aux régions qu’incombe de gérer les TER. Le coût au kilomètre est en France presque le double de celui constaté en Allemagne. Avec la baisse des dotations aux collectivités locales, certaines risquent d’avoir de plus en plus de mal à tenir leurs engagements, la gestion des TER étant, par ailleurs, catastrophique, dans certaines régions. La facture risque donc de s’allonger, les retards de paiement étant aussi un moyen de pression politique des collectivités locales contre l’État.

Quelles seraient vos premières mesures si vous étiez nommé PDG de la SNCF ?

Je m’emploierais à renégocier l’ensemble des accords sociaux autour d’un accord d’intelligence économique. Par ailleurs, je développerais le yield management (ou tarification en temps réel, NDLR) afin d’optimiser la gestion des places disponibles tout en pratiquant une politique de prix encore plus radicale. Je pense que la SNCF aurait intérêt à faire une offre spécifique pour le monde des affaires. Elle inclurait notamment un service de porte-à-porte, une première classe permettant de travailler sans être dérangé par le va-et-vient continu des voyageurs, des salles de réunion, des bureaux… Il faut que la SNCF développe une option Business comme l’on déjà fait la plupart des compagnies aériennes.

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15-La moitié de la force aérienne française n’est pas en état de voler

http://www.20minutes.fr/societe/1636043-20150620-moitie-force-aerienne-francaise-etat-voler

20.06.2015

C’est une information repérée par le quotidien Libération sur le site NosDéputés.fr, l’observatoire citoyen de l’activité parlementaire. Le 13 janvier 2015, le député François Cornut-Gentille a interrogé le ministre de la Défense sur la disponiblité des aéronefs de l’armée de l’air française. La réponse qu’il a reçue 6 mois plus tard est éloquente. Plus de la moitié des avions des forces françaises est clouée au sol.

Un Rafale en démonstration en Indonésie

Un Rafale en démonstration en Indonésie

Le Rafale aussi concerné

La fine fleur de l’aviation française n’échappe pas à la règle. Selon Libération sur les 93 rafales que possèdent l’armée de l’air plus de 52% ne sont pas en état de voler.  Les besoins de réparation et d’entretien des engins expliqueraient cette situation pas vraiment à l’avantage des aviateurs français.

Les Mirage ne sont pas mieux lotis puisque la disponibilité du chasseur s’étale, selon les modèles, entre 38% et 41%. Là encore plus d’un avion sur deux de cette catégorie est dans l’incapacité de remplir sa mission.

Des données classifiées

L’armée de l’air a refusé de donner les chiffres pour plusieurs de ses modèles. Ainsi on ne connaitra pas l’état de la flotte de Mirage chargée de la dissuasion nucléaire. L’armée a classifié les données concernant les 29 2000N, un avion spécialisé dans la frappe nucléaire depuis 1988.

On ne connaitra pas non plus la capacité des aviateurs français à se faire ravitailler en vol. Les chiffres concernant le Boeing ravitailleur KC 135 ont eux aussi été classifiés. Tout juste sait on que l’armée possède 14 de ces avions et qu’ils ont une moyenne d’âge de 51 ans.

Une situation qui si elle parait alarmante n’est pas nouvelle. Dans un article publié en 2013 Le Nouvel économiste citait déjà le général Jean-Paul Paloméros qui partageait alors son inquiétude devant la commission de Défense de l’Assemblée nationale..

A l’époque chef d’état-major de l’armée de l’Air, le haut gradé avait lancé devant les députés qui l’interrogeaient : « Ma plus grande préoccupation reste la disponibilité des matériels, dont dépendent nos capacités opérationnelles, sans parler des effets sur le moral des hommes (…) L’utilisation plus fréquente d’avions tels que le Rafale, en plus de générer des surcoûts, hypothèque l’avenir de ces avions. »

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16-Le nombre de millionnaires français va exploser d’ici à cinq ans

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/le-nombre-de-millionnaires-francais-va-exploser-d-ici-a-cinq-ans-894868.html

16/06/2015

D’ici à 2019, le nombre des millionnaires (hors immobilier et parts détenues dans une entreprise non cotée) aura augmenté de 60% en France selon une étude du BCG. Mais elle reste loin des Etats-Unis qui en compte déjà 20 fois plus.

En 2014, deux millions de personnes dans le monde sont devenus millionnaires, soit une hausse de plus de 13%

En 2014, deux millions de personnes dans le monde sont devenus millionnaires, soit une hausse de plus de 13%

Malgré la crise, les millionnaires français sont de plus en plus nombreux. Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) qui mesure le montant des richesses privées (actions, compte courant, etc.), mais ne prend pas en compte l’immobilier ou encore les parts détenues dans une entreprise, l’Hexagone comptait 230.300 millionnaires en 2014 soit 5.000 de plus qu’en 2013. Un nombre qui devrait exploser d’ici à 2019 (+60%) estime le BCG puisque notre pays en comptera alors 370.000. A noter que le nombre de Français détenant une fortune personnelle supérieure à 1 million de dollars est dans les faits bien supérieur lorsqu’on tient compte du patrimoine immobilier. Selon le Crédit Suisse, ce sont 2,44 millions de nos concitoyens qui disposeraient d’une telle fortune.

13,5% de Suisses millionnaires

Et au classement des pays comptant le plus de millionnaires, ce sont les Etats-Unis qui dominent largement. Sur les 17 millions qu’en comptait la planète (plus 2 millions en un an), le BCG dénombre 7 millions d’Américains et plus de 4 millions de Chinois. La Suisse est quant à elle détentrice du record de la plus grande densité de millionnaires, avec 135 foyers sur 1.000, suivie par le Bahreïn (123), le Qatar (116) et Singapour (107).

Au cumul, les richesses mondiales ont continué de croître à un fort rythme en 2014, soutenues par la zone Asie-Pacifique qui est en passe de rattraper l’Amérique du Nord. La fortune mondiale a ainsi bondi de 12% l’an passé pour s’établir à 164.000 milliards de dollars, notamment grâce aux revenus issus du placement dans les marchés boursiers.

L’Asie plus riche que l’Europe

Par zone géographique, l’Asie-Pacifique (Japon exclu) profite de la plus forte croissance des richesses, en hausse de 29% à 47.000 milliards de dollars, passant pour la première fois devant l’Europe (43.000 milliards). L’étude estime qu’à ce rythme, la région Asie-Pacifique deviendra la plus riche du monde en 2016, devant l’Amérique du Nord. Cette dernière est pour l’heure toujours en tête avec 51.000 milliards de dollars, en hausse de 6%.

Enfin, l’étude monte que les richesses “offshores”, c’est-à-dire reçues de l’étranger, sont en progression de 7% en 2014. Elles proviennent à 31% du Moyen-Orient et d’Afrique, devant l’Amérique latine (28%) et l’Europe de l’Est (19%). La proximité joue beaucoup pour ces richesses “offshores”, l’Europe de l’Ouest privilégiant ainsi la Suisse, les îles anglo-normandes et Dublin, ou encore le Luxembourg. La Conférence helvétique reste le pays de référence de ce marché avec 2.400 milliards de dollars reçus depuis l’étranger en 2014.

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17-A partir de quel salaire est-on riche ? La réponse des Français

http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/021153777351-a-partir-de-quel-salaire-est-on-riche-la-reponse-des-francais-1130932.php#xtor=CS1-25

Le 23/06/2015

La crise a profondément modifié le regard sur la richesse, révèle un sondage Odoxa pour «Les Echos», Radio Classique et FTI Consulting.

Pour Français riche partir moment l'on dispose d'un revenu supérieur 5.000 euros mois.

Lire aussi :

Dis-moi combien tu gagnes, je te dirai si tu es riche

http://www.lepoint.fr/economie/dis-moi-combien-tu-gagnes-je-te-dirai-si-tu-es-riche-24-06-2015-1939571_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150625

A partir de quel salaire les Français pensent-ils qu’on est riche ?

http://www.planet.fr/actualites-a-partir-de-quel-salaire-les-francais-pensent-ils-quon-est-riche.881827.1557.html?xtor=ES-1-859863[Planet-a-la-Une]-20150625

C’était une impression. A la lecture du sondage réalisé par Odoxa pour « Les Echos », Radio Classique et FTI Consulting, c’est désormais une certitude : la crise a profondément modifié le regard des Français sur la richesse et la perception qu’ils ont de leur situation financière. Les résultats de cette enquête exclusive sont très éclairants. Les sondés ont tout d’abord nettement revu à la baisse les seuils au-dessus desquels « on peut considérer qu’une personne est riche ». En 2011, les niveaux médians de revenus et de patrimoine se situaient respectivement à 6.000 euros et 1 million d’euros. Ils ne sont plus aujourd’hui que de 5.000 euros et 500.000 euros ! Soit peu ou prou leur étiage de 2006.

Un sévère repli qui s’explique en partie par la décrue du marché immobilier ces dernières années. Elle a « contribué à ancrer l’idée que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel », explique Gaël Sliman, président d’Odoxa. Mais la crise, avec la stagnation du pouvoir d’achat et l’envolée du chômage, est aussi passée par là.

Sentiment de déclassement et de défiance

La barre des 5.000 euros peut paraître relativement faible. Mais elle correspond à la réalité statistique : seuls 5 % des Français gagnent plus de 4.300 euros net par mois. Le seuil de la « richesse » varie en fait selon les revenus des personnes sondées : pour le Français, « le riche est celui qui gagne en gros deux à trois fois plus que lui », pointe Gaël Sliman.

Plus symptomatique encore des effets de la crise sur le moral des ménages, mais aussi des difficultés dans lesquelles se débattent nombre de familles, plus d’un Français sur deux (54 %) pense désormais que sa « situation sociale » est « moins bonne » que celle de ses parents au même âge, selon l’enquête Odoxa. En 2002, dans un sondage BVA pour « Enjeux-Les Echos », ce ratio n’était que de 17 % ! Ce violent décrochage est, pour Gaël Sliman, « un nouveau signe du sentiment de déclassement et de défiance dans l’avenir de nos concitoyens ». Il est sans surprise inversement proportionnel au niveau de revenus.

Relation compliquée à l’argent

Ce qui n’a pas changé, en revanche, depuis la crise, c’est la relation toujours compliquée des Français à l’argent. « Nos concitoyens portent un regard paradoxal sinon schizophrénique sur la richesse », souligne Gaël Sliman : près de huit sondés sur dix (78 %) pensent qu’ « être riche est mal perçu » tout en étant trois sur quatre (72 %) à juger que « c’est une bonne chose de vouloir » le devenir. Autre contradiction : les trois-quarts des personnes interrogées (75 %) pensent que le niveau de la fiscalité est un « facteur déterminant » de départ des Français pour l’étranger, mais les deux-tiers (64 %) se disent dans le même temps opposés à la suppression de l’ISF, un impôt qui contribue particulièrement à ce mouvement !

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18-Les étrangers se sont-ils emparés du vignoble français ?

http://www.planet.fr/societe-les-etrangers-se-sont-ils-empares-du-vignoble-francais.872500.29336.html?xtor=ES-14-867965[Planet-Mi-journee]-20150610

Mardi 09 Juin 2015

Pour la première fois, une étude met en lumière la part des exploitations de production vinicole détenues par les investisseurs étrangers.

Les étrangers se sont-ils emparés du vignoble français ?

Le vignoble français, ce trésor national envié du monde entier, serait-il passé sous pavillon étranger comme le laisse penser les nombreux reportages sur des investisseurs chinois sans limite ?

La réponse est non, selon une étude réalisée par Vinea Transaction, le réseau national spécialisé dans la transaction de domaines viticoles. En effet, hormis les spiritueux (champagne, cognac, armagnac…), la part du vignoble français détenue par des investisseurs étrangers ne s’élèvent qu’à 2% du total des domaines français. Soit 500 propriétés pour une superficie de 12 000 hectares, sur les 600 000 en activités.

Toutefois, comme le souligne la Tribune, “la moitié des 600 000 hectares étudiés sont exploités par des coopératives, l’autre moitié étant des caves de particuliers. Or les investisseurs ne font pas partie de coopératives.” La proportion exacte d’investisseurs étrangers serait donc doublée à 4%.

A noter également que presque tous les investisseurs (95%) ne sont pas des spéculateurs puisqu’ils vinifient eux-mêmes sur leur domaine.

Les acquisitions étrangères en baisse depuis 2005

Dans le détail, les investisseurs sont issus de 30 nationalités différentes dont sept représentent 87% des transactions. Il s’agit des Britanniques (22%), suivis des Chinois (21 %), des Belges (17 %), des Suisses (9 %) ; et enfin des Allemands, Américains et Néerlandais (6 % chacun).

“Si l’on excepte les investisseurs chinois, le nombre d’acquisitions réalisées par les étrangers est en baisse constante depuis 2005 : ils représentent 5 à 10 % des transactions aujourd’hui, contre 40 % au début des années 2000. Si le marché se maintient depuis 2011, c’est seulement du fait des investisseurs chinois.”, note Michel Veyrier, fondateur de Vinea Transaction.

“On entend toujours dire que le vignoble français est en train de tomber aux mains des investisseurs étrangers, indique Michel Veyrier, mais il n’existait en réalité aucune statistique pour démontrer ou contredire cette idée-reçue, qui est la conséquence d’une médiatisation excessive du phénomène.”

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19-Combien vous coûte un enfant ?

http://www.planet.fr/actualites-combien-vous-coute-un-enfant.869747.1557.html?xtor=ES-1-869193[Planet-a-la-Une]-20150608

Vendredi 05 Juin 2015

Avoir un bambin est un véritable changement dans une famille. Avec évidemment des dépenses en plus. Mais combien coûte l’éducation d’un enfant ? La réponse en chiffres.

Combien vous coûte un enfant ?

A partir d’une étude de 2011 sur le budget d’une famille, la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (Drees) a récemment calculé quel était le coût par an d’un enfant. Plusieurs milliers d’euros sont à prévoir, avec de fortes différences selon votre situation.

Dans le détail, une famille monoparentale dépense moins qu’un couple pour ses enfants, avec 5900 euros par an estimés pour le parent seul, contre 8400 euros pour le couple. Des chiffres qui s’expliquent notamment par le revenu généralement plus faible d’une personne vivant seule.

Le fait d’être propriétaires ou locataires joue également sur le budget accordé aux enfants. Les premiers dépensent ainsi 10 500 euros, contre 3500 euros pour un couple de locataires. Une famille monoparentale propriétaire dépensera quant à elle 8100 euros, contre 5100 euros pour une personne seule qui loue son logement.

Un enfant plus cher que dans les années 50

En dépenses d’alimentation, un enfant coûte 1200 euros par an. Il faudra ensuite compter 700 euros de plus par enfant pour un couple propriétaire, et 140 euros supplémentaires pour un couple locataire.

Selon la Drees, les dépenses ont beaucoup évolué depuis les années 50. Si un enfant coûtait comme un adulte dès l’âge de 14 ans il y a plus d’un demi-siècle, cela a bien changé. Il faudra compter aujourd’hui pour les adolescents des coûts supplémentaires liés à l’éducation et à l’enseignement supérieur.

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20-VIETNAM : EXEMPTION DE VISAS POUR LES FRANÇAIS

https://www.amica-travel.com/actualites-voyage-vietnam/2015-06/vietnam-exemption-de-visas-pour-les-francais

18-06-2015

Le 18 juin 2015, le Gouvernement vietnamien a adopté une Résolution portant l’exemption de visas en faveur des citoyens de 5 pays: la France, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie, si leur séjour au Vietnam ne dépasse pas 15 jours et aura lieu dans la période du 01 juillet 2015 au 30 juin 2016. Le visa reste obligatoire pour les voyageurs dont le séjour au Vietnam dépasse 15 jours.

Visa Vietnam

Pour les voyages qui auront lieu ultérieurement à la date du 30 juin 2016, le visa reste en principe obligatoire, sauf si la Résolution en question est renouvelée l’année prochaine. Le Gouvernement vietnamien souhaite, semble-t-il, tester l’exemption pendant un an pour voir si elle pose des difficultés au niveau de la gestion des immigrations, avant de décider de prolonger la durée d’application de la nouvelle mesure qui est attendue comme un levier du développement du tourisme international au Vietnam.

En attendant, d’ici 30 juin 2016, les voyageurs qui séjournent moins de 15 jours au Vietnam ont juste besoin d’un passeport valable pour rentrer dans le pays.

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