Michel Garroté

Politologue, blogueur

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Avec Obama à la Maison blanche et Hollande à l’Elysée, plus rien ne s’oppose à l’avancée du Califat mondial. La France, puis l’Union européenne, depuis les années 1970 et plus encore durant les années 1990, ont posé les jalons permettant à l’islam de s’imposer sur le vieux Continent. Aux Etats-Unis, la victoire d’Obama a ouvert la porte à l’islamisme, y compris des groupes fanatiques tels les Frères musulmans. Côté Eglise, depuis le départ du courageux et lucide Benoît XVI, la Curie romaine renoue avec sa dhimmitude et elle est à nouveau favorable à la migration musulmane de peuplement. Face à l’Iran, Obama propose de conclure un accord, fut-il bidon, avec les ayatollahs assoiffés de nucléaire offensif. Dans le même temps, Obama ne fait rien de concret et de sérieux pour anéantir, pendant qu’il est encore temps, les structures de l’Etat islamique (EI). Guerres mondiales par-ci, guerre civile par-là, notamment en France, les perspectives d’avenir sont sombres.

La France est déjà musulmane depuis les années 1990

Guillaume de Thieulloy sur Les 4 Vérités (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Manuel Valls a installé, le 15 juin dernier, une « instance de dialogue avec l’islam de France ». Cette simple an­nonce laisse rêveur. Voici quelques années, Nicolas Sarkozy avait déjà instauré un « conseil français du culte musulman » qui avait vocation à être une instance représentative de « l’islam de France ». Si Manuel Valls a inauguré son nouveau « machin », c’est bien parce que le premier s’avère être un échec cuisant (Note de Michel Garroté : dans les années 1990, Chirac a déclaré que la France était musulmane, officialisant ainsi les accords conclus discrètement avec les organisations islamiques de l’époque).

Pourquoi ? Tout simplement, parce que « l’islam de France » dont se gargarisent les politiciens est un fantasme sans existence réelle. Tout d’abord, il n’y a pas un islam, mais à peu près autant d’islams que de musulmans – ou, du moins, autant que d’imams. Car il n’y a aucune autorité analogue à celle du Pape pour le catholicisme. Chacun peut comprendre le coran à sa guise. Et nul – pas plus M. Valls qu’un autre – ne peut dire que la lecture de Ben Laden n’est pas légitime. Mais, il n’y a pas d’« islam de Fran­ce » pour une autre raison. L’islam n’est pas uniquement une communauté religieuse, contrairement à ce que prétendent les perroquets demi-savants de la caste politico-médiatique, mais bel et bien une communauté politique qui, par définition, n’est pas nationale.

Il n’y aurait qu’une seule méthode pour créer un « islam de France », ce serait de transformer la France en régime islamique. Il y aurait alors des imams et des oulémas officiels qui diraient ce qui est légal et ce qui ne l’est pas et pourraient faire appliquer leurs fatwas avec la force de la loi. ça n’empêcherait pas les musulmans turcs, saoudiens ou algériens présents sur notre sol d’être en désaccord avec telle fatwa (et, éventuellement, de fomenter des attentats pour le faire savoir), mais on s’approcherait de ce dont parle M. Valls. J’ose espérer que ce dernier ne souhaite pas ce type d’islam de France. Mais, en attendant de savoir ce qu’il a en tête, nous pouvons constater qu’il n’a pas renoncé à quémander les voix musulmanes en se lançant dans un grand concours pré-électoral de lèche-babouches.

Lors de cette réunion d’installation de la fameuse instance de dialogue, il a prononcé un certain nombre de dogmes, avec l’autorité magistérielle que chacun lui connaît : « La France et l’islam sont pleinement compatibles » ; « le dijihadisme et l’extrémisme ne sont pas l’islam ». Tout ceci serait simplement grotesque si l’individu n’était pas chargé de la politique de la nation. Mais, dans la bouche du Premier ministre, c’est franchement inquiétant. Car, dans cette bouche, le discours du 15 juin n’était rien d’autre que l’installation d’une religion officielle. Oh, certes, pas encore une religion unique, ne tolérant aucune « concurrence » dans le domaine spirituel ou législatif.

Mais bel et bien une religion officielle – ce que M. Sarkozy avait d’ailleurs déjà installé avec le CFCM. M. Valls travaille, en effet, à organiser le financement de mosquées sur fonds publics et même à co-organiser avec les musulmans l’abattage rituel – prérogative étatique, comme chacun sait. En d’autres termes, sous l’autorité du Premier ministre, l’État va travailler à détourner ses propres lois (la loi de 1905 sera détournée pour financer les mosquées ; les règles sanitaires seront détournées pour l’abattage rituel).

Qu’on ne s’y trompe pas : j’ai l’air de plaisanter et il est vrai que les contorsions pseudo-théologiques de ces clowns qui nous gouvernent me font souvent sourire. Mais la réalité est très grave. La réalité, c’est que la république islamique de France a, d’ores et déjà, commencé. Les pouvoirs publics sont, d’ores et déjà, au service de cette fameuse « deuxième religion de France », universellement reconnue comme « religion d’amour, de tolérance et de paix ». Cette reconnaissance est tellement universelle que j’ai même lu un message épiscopal, souhaitant un joyeux ramadan aux musulmans… en citant un auteur qui invite joyeusement à égorger toute personne qui quitterait l’islam. On pourrait penser qu’un évêque serait le dernier à considérer que l’égorgement soit la juste peine à appliquer aux convertis, mais non, puisqu’on vous dit que c’est un égorgement par amour !

Et nous sommes tellement avancés dans la dhimmitude que le recteur de la grande mosquée de Paris a pu récemment présenter comme une évidence la « solution » de récupérer les églises vides pour en faire des mosquées. C’est tout naturel, en effet, dans une république islamique ! Il serait temps de se réveiller, faute de quoi ce sera bientôt le muezzin qui nous réveillera tous les matins, conclut Guillaume de Thieulloy sur Les 4 Vérités (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

L’Eglise est pour la migration musulmane de peuplement

Ricimer Sarmatus, sur Riposte laïque (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le pape François a déclaré il y a quelques jours de cela que ceux qui refusaient d’accueillir les migrants avaient « besoin du pardon de Dieu ». Et le collège cardinalice de renchérir que l’accueil des migrants pourrait être « une réparation à la colonisation ». On ne s’attardera pas ici sur le houleux débat à savoir si la colonisation a été un mal ou un bien, même si nos « frères noirs à la main chaude » nous ont comblés de moult présents et enrichi notre culture, je pense que la France n’a pas non plus à rougir de son passé sur les terres qui, après son départ, sont devenues des républiques bananières dignes d’un roman d’Alfred Jarry.

Donc, Francesco, l’évêque de Rome affirme que celui qui n’accueille pas les migrants dans son pays déjà gangréné par l’immigration et le chômage, aurait besoin du pardon de Dieu. Ce même Dieu au nom duquel tant de chrétiens se sont battus au cours des siècles pour garder l’identité de leur pays intacte. Eh oui, à une époque le christianisme était vecteur du réveil national, ce qu’il n’est plus depuis Vatican II et  encore moins depuis qu’il a été infesté par l’humanisme larmoyant qui consiste à se sacrifier pour des étrangers et laisser ses propres enfants mourir la gueule ouverte.

Et puis, pardon pour quoi, je vous prie? Pour vouloir donner des logements à nos indigents plutôt qu’aux réfugiés économiques. On ne peut nier au regard de l’actualité internationale qu’il y a dans ces pays d’Afrique des dictatures et des conditions contraires à l’image que l’on a d’un pays développé. Pour autant, ne serait-il pas plus sage et salutaire de retirer notre soutien à ces dictateurs pourris de la Françafrique et d’aider ces gens chez eux à bâtir des pays aux structures développées, au lieu de les faire venir par bateaux en Europe ?, Ricimer Sarmatus, sur Riposte laïque (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Obama veut anéantir l’Occident

Clifford D. May, dans The Washington Times (traduction : Jean-Pierre Bensimon ; extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Le général à la retraite Michael T. Flynn a servi pendant 33 ans dans l’armée américaine. Il a été nommé directeur de l’Agence des Renseignements militaires par le président Obama en 2012, ce qui a été le point culminant de sa carrière. Il pensait que son travail consistait à rapporter des faits, et non des fables. Il est vite devenu évident que ses supérieurs ne l’entendaient pas de cette oreille. Ileana Ros-Lehtinen siège au Sous-comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Ted Deutsch en fait partie, au même rang. La semaine dernière, ils ont invité Flynn à délivrer son témoignage. Comme tous ceux qui sont préoccupés par les menaces qui visent l’Amérique et ses alliés, ils doivent réfléchir sérieusement à ce qui leur a raconté.

La question la plus pressante est celle de l’accord nucléaire avec les dirigeants iraniens que le président tente de conclure pour la fin du mois. Flynn a averti qu’il ne s’annonce pas «comme un arrangement permanent mais plutôt un cadre générique. L’échelle de temps de 10 ans n’a de sens que si l’Administration croit véritablement que le régime iranien modifiera ses options stratégiques. » Et on peut caractériser cette attente par la formule « prendre ses désirs pour des réalités ».

Les dirigeants iraniens continuent d’affirmer que toutes les recherches qu’ils ont entreprises en matière nucléaire -dans des sites enterrés sous les montagnes et des installations militaires- sont exclusivement dédiées à la production d’électricité et autres projets pacifiques. Mais ils ont aussi développé des missiles, sans doute pas comme moyen d’assurer le bourdonnement de  l’air conditionné dans les jardins d’enfants. Les missiles qu’ils possèdent aujourd’hui peuvent atteindre des cibles situées presque partout au Moyen-Orient. Les missiles qu’ils posséderont demain prédit Flynn « compteront des engins balistiques intercontinentaux capables de frapper le cœur de l’Amérique ».

L’exclusion du programme de missiles iraniens des sujets en négociation plonge Flynn dans la perplexité : « je ne vois pas comment les vecteurs des tirs (missiles ou systèmes de guidage sophistiqués) peuvent être exclus d’un accord. La capacité d’atteindre la cible est aussi importante que la puissance des coups, tout comme dans la boxe ». Développant ses remarques dans un témoignage écrit, Flynn soulignait que l’accroissement des capacités de l’Iran devait être analysé à la lumière de ses intentions.

Mais dit-il, la Maison-Blanche a refusé de «tenir compte des avertissements fréquents issus de notre communauté du renseignement, surtout les Renseignements de la Défense, concernant les comportements hégémoniques de la République islamique d’Iran. » En d’autres termes, le Guide suprême de l’Iran et ses Gardes révolutionnaires islamiques ont clairement signifié leur intention d’étendre leur empire théocratique sur le Moyen-Orient.

Flynn a expliqué aux Représentants -avec plus de tact que j’en use ici- que les politiques d’Obama sont en train d’échouer, pas seulement dans le cas de l’Iran mais aussi avec le groupe de l’État islamique et Al Qaïda. Les pertes humaines en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, et en Irak depuis l’évacuation des États-Unis la même année, s’élèvent à plus de 200.000 morts sans le moindre signe de fin du carnage à une échéance proche. La Libye et le Yémen sont dans le chaos. La Russie, la Chine et la Corée du Nord tirent avantage de l’apparence d’impuissance de l’Amérique. La voie est libre. Non seulement Obama ne demande pas à ses conseillers de lui proposer une alternative politique, mais « quiconque lui en suggérerait une serait immédiatement expulsé du cercle dirigeant ».

Flynn sait de quoi il parle. En supposant que j’aie correctement interprété les preuves qu’il a apportées, et je suis sûr que c’est bien le cas, il a été démis de ses fonctions de chef des Renseignements militaires l’an dernier pour avoir refusé de se conformer à la ligne de l’administration pour qui le « risque de guerre » s’éloignait et les terroristes étaient « en déroute. » Reprendre ce genre d’affirmation aurait été pour lui l’assurance d’une carrière dopée, mais il aurait fait preuve de malhonnêteté à un moment où tous les officiers supérieurs des renseignements sont bien conscients que les conflits déclenchés par ceux veulent le triomphe de l’islam sur le monde se généralisent, s’intensifient  et s’accélèrent.

La Maison-Blanche souligne que si l’Iran signe un accord nucléaire et se risque à le violer, les Renseignements américains ne seront pas pris de court. Comme tous ceux qui savent ce que les réseaux américains peuvent et ne peuvent pas faire, Flynn est sceptique. Il cite une récente étude du Bureau des Sciences de Défense aboutissant à la conclusion que « les missiles ingénieux et les partisans de la prolifération nucléaire» ont le dessus «dans le jeu du chat et de la souris avec les États-Unis et la communauté internationale ».

Il y a peu de temps, Obama disait que l’absence d’accord avec l’Iran serait préférable à un mauvais accord. Si cette affirmation était encore sur la table, la partie américaine pourrait quitter les négociations en cas de refus de l’Iran «d’ouvrir toutes ses sites scientifiques, militaires, et ses installations nucléaires, aux inspections internationales ».

Les dirigeants iraniens ont fait savoir qu’ils ne l’accepteraient jamais. Ce qu’ils permettraient tout au plus, ce serait « un accès programmé » qui leur laisserait toute latitude pour décider où les inspecteurs pourraient aller et quand. N’auraient-ils pas alors la permission de cacher ce qu’ils ne veulent pas que les inspecteurs voient ? La question contient sa propre réponse. Le président et ses partisans disent que si nous n’obéissons pas aux conditions iraniennes d’un accord, on aura la guerre.

Flynn a expliqué au Congrès que l’on pourrait envisager toute une variété d’options, et il a abordé les points clés de certaines d’entre elles. Cependant le point principal pour lui, c’est que «nous sommes face à des éléments très radicalisés dans les rangs des extrémistes islamiques sunnites et chiites. » Cela le conduit à une conclusion sévère : « le refus de l’Administration de faire état d’une réalité que nous pouvons parfaitement comprendre est au-delà de l’irresponsabilité ».

Flynn regrette qu’à moins d’un renversement radical, le résultat ne soit « un désordre général à une échelle inconnue depuis des siècles. Nous n’aurions plus de moyens d’anticiper le risque, encore moins de le gérer et de le contenir. Les illusions sont innombrables dans cette période, mais celui qui plaide en faveur d’un Iran doté de capacités nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux est plus un pyromane qu’un pragmatique ». Si les mises en garde de Flynn commencent à résonner dans l’enceinte du Capitole, je voudrais espérer qu’une importante majorité de membres du Congrès -Démocrates aussi bien que Républicains- s’oppose avec vigueur à tout accord avec l’Iran où l’on « prend ses désirs pour des réalités.» Mais c’est peut-être prendre moi-même mes désirs pour des réalités, conclut Clifford D. May, dans The Washington Times (traduction : Jean-Pierre Bensimon ; fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Vers la guerre civile ?

Bernard Antony (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Les photos des affrontements violents, avec lynchages et incendies, entre les gens des taxis et ceux d’Uber, montrent que le conflit prend une tournure proche-orientale. On se croirait à Beyrouth lorsque s’affrontent les hommes de main du Hezbollah chiite et ceux des groupes sunnites ! Plus grave encore est à la fois concrètement et très emblématiquement l’interdiction de la messe en plein air traditionnellement célébrée au Lavandou en Provence. Le maire des Républicains Gil Bernardi a signifié à l’excellent père Joseph N’Guyen l’interdiction de sa messe pour un double motif : « ne pas attiser les critiques des adeptes de la laïcité » (sic !), « ne pas exposer les paroissiens au geste d’un déséquilibré ou d’un fanatique » (Note de Michel Garroté : cette tradition durait depuis 20 ans. De ce fait, la décision du maire d’interdire la célébrationd’une messe en plein air cet été a provoqué des remous. Le site de la mairie indique que la messe est rétablie).

Le  maire républicain ne précise pas de quelle appartenance pourrait être cet éventuel terroriste. Il convient de noter que selon ce maire « républicain », l’hostilité contre la messe, pesons bien ses mots, peut être le fait « d’adeptes de la laïcité ». Qu’entend-il donc par là ? La laïcité, à laquelle nous sommes pour notre part attachés, ne serait-elle désormais plus notre très ancien principe national, de fondement chrétien, le respect et la tolérance réciproques des domaines de la religion et de la politique ? La laïcité serait-elle devenue chez nous le fait d’autorités civiles imposant à l’Église catholique, fondatrice des racines et valeurs culturelles et morales de la France, de ne plus apparaître publiquement ? On sait hélas sur quoi cette conception de la laïcité, subvertie en laïcisme négateur de la liberté religieuse, a pu  aboutir dans tous les régimes césaristes totalitaires, jacobin, nazi, communiste : selon les cas, expulsions, catacombes, échafauds, goulags.

Si à la crainte de la violence de la secte des « adeptes de la laïcité » s’ajoute chez le maire des Républicains celle des terroristes de l’islam jihâdiste, alors la solution liberticide qu’il impose, c’est celle de l’acceptation de la dhimmitude : le principe de la relégation et discrimination des chrétiens (et autres gens dits du « livre » en islam). Mais il y a aussi dans les préceptes islamiques, et notamment dans tous les salafismes, la libre possibilité pour les califes de préférer les chrétiens et les juifs morts plutôt que vifs. C’est tout l’enseignement d’Ibn Taymiyya, « le grand théologien » (sic !) médiéval, modèle de tous les fondamentalistes musulmans, y compris de ceux qui dominent aujourd’hui largement chez nous ce que certains persistent à appeler « l’islam de France », conclut Bernard Antony (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Michel Garroté, 25 juin 2105

Source: lesobservateurs.ch

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