ParIvoireBusiness

Affi N’guessan, ex-président du FPI, exclu pour haute trahison et collusion avec le régime Ouattara.

Sept (7) mois après les profondes fractures interne du Front Populaire Ivoirien qui s’est achevée avec la réussite inattendue du 3ème Congrès Extraordinaire de cette formation politique, avec l’élection du Président Laurent Gbagbo, la réélection du professeur Hubert Oulaï au comité de contrôle et la radiation définitive de l’ex-président Pascal Affi N’Guessan.
En mauvais perdant, ce dernier tente une énième récidive en convoquant un congrès par procuration (sans l’avis du comité de contrôle qui à déjà validé les assises de Mama).
L’ex-président Pascal Affi N’Guessan n’est pas à son premier coup d’essai à vouloir changer les organes centraux du Front Populaire Ivoirien en violation flagrante des textes et refuse toujours de reconnaître ce que la caisi-totalité de la direction et des militants lui reprochent (défaillance volontaire dans sa gestion à la dernière présidence du parti).
Rappelons au passage que suite à cette défaillance, plusieurs mesures pour le ramener à la raison avaient été prises avant sa radiation à savoir :

– la demande des 2/3 des membres du secrétariat général à convoqué un Comité central extraordinaire

– la tenue après constat de blocage du comité central extraordinaire du 05 mars 2015 entériné par le comité de contrôle qui de facto lui interdisait toutes activités au nom du parti

– la convocation et la tenue d’un congrès extraordinaire qui a permis aux militants de mettre un terme à la crise.

Après sa radiation, a quel titre et comment Pascal Affi N’Guessan compte-t’i organisé son congrès sans la caution du comité de contrôle ?

A t’il le pouvoir de révoquer un président du comité du contrôle qui est un élu (suffrage universel) tout comme le président du parti ?

Venons en aux textes pour démontrer qu’il est impossible à Affi de créer un Comité de contrôle sur mesure pour ensuite se faire aider une fois de plus par ses alliés du régime.

Article 42
Le Président nomme les membres du Secrétariat Général qu’il soumet à l’investiture du Congrès.
Il détermine leurs attributions.
Il préside le Comité Central et le Secrétariat Général.
Il procède au remplacement des membres défaillants du Secrétariat Général.

Toute nouvelle nomination au Secrétariat Général entre deux (2) Congrès, n’est pas soumise à l’investiture du Congrès.

Il nomme les représentants du parti à l’étranger et pro- cède à leur remplacement en cas de défaillance.
Il est secondé dans sa tâche par les vice-présidents

Article 29
le Congrès ne peut se tenir que s’il réunit plus de la moitié de ses membres. Il est présidé par un bureau de séance choisi par le Comité Central.

Article 32
Le Congrès peut se tenir en Session Extraordinaire . l’initiative, soit du Secrétariat Général, soit du Comité Central, soit des deux tiers (2/3) des Secrétaires Généraux de Sections.

Le Comité Central peut, à la demande du Comité de Contrôle, convoquer un (1) Congrès Extraordinaire.

Article 44
Le Comité de Contrôle est l’organe de contrôle du parti.
Il est composé de trente et un (31) membres dont un (1 ) Président, un (1) Vice- président, quatre (4) rapporteurs.
Tous les membres sont élus par le Collège des Assemblées Fédérales, au scrutin de liste bloquée. Le premier sur la liste est le Président du Comité de Contrôle. Les cinq (5) membres suivants sont dans l’ordre Vice- président et rapporteurs.

En cas de vacance d’un poste, le remplacement est fait dans l’ordre conformément à la liste votée.

Article 45
Le Comité de Contrôle vérifie la conformité des actes des organes du parti avec les textes fondamentaux.
Il est également chargé du contrôle a-postériori de la gestion financière du parti. Dans ce domaine, il ne prend pas de décision.

Article 47
Le Comité de Contrôle présente son rapport de contrôle à la Convention et au Congrès Ordinaire.
Le Comité de Contrôle peut, en cas de divergence pro- fonde dans l’interprétation des textes fondamentaux de nature à entraver le fonctionnement du parti, demander la tenue d’une session extraordinaire du Comité Central pour avis.

En cas de persistance du différend, le Comité de Contrôle peut demander au Comité Central la convocation d’une (1) Convention extraordinaire ou d’un (1) Congrès extraordinaire.

Le Comité de Contrôle est entendu par le Secrétariat Général ou le Comité Central à la demande de ceux-ci ou chaque fois qu’il le souhaite.

Vue ces dispositions des textes, le comité de contrôle, seul organe de régulation des élections, avec l’impossibilité d’organiser un congrès ordinaire et par la tenue du 3ème Congrès Extraordinaire à mis un terme à la crise du FPI.

Une contribution de Fréjus Koffi.

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