[Photo d’illustration : la Olga Herrera Carbuccia à la CPI. Crédit : CPI/Flickr

Par IvoireBusiness

La-France-est-officiellement-intervenu-en-juin-2013-pour-ne-pas-que-la-CPI-prononce-un-non-lieu-au-profit-du-président-Laurent-Gbagbo-660x330La-France-est-officiellement-intervenue -en-juin-2013- pour-ne-pas-que-la-CPI-prononce-un-non-lieu-au-profit-du-président-Laurent-Gbagbo

 

En dépit de la large couverture médiatique de l’investiture d’Alassane Ouattara en tant que candidat à sa propre succession, la presse ivoirienne s’est aussi fait l’écho cette semaine de deux informations concernant la Cour pénale internationale (CPI) : la dissidence de la juge Carbuccia et l’éventualité d’une plainte contre l’ex-président français Nicolas Sarkozy.

Les juges de la CPI à nouveau divisés sur la jonction des affaires Gbagbo et Blé Goudé

C’est une position différente de ses collègues de la Chambre de première instance de la CPI qu’a affirmé la juge Olga Herrera Carbuccia concernant la jonction des affaires Gbagbo et Blé Goudé : « l’appel devrait être accordé pour la question particulière de savoir si la Chambre a commis une erreur dans son interprétation de l’article 64 (5) du Statut et de la règle 136 des règles ».

Il s’agit, précise Le Nouveau Courrier, d’ « une opinion partiellement dissidente » à celle des deux autres juges qui ont finalement rejeté la demande d’autorisation d’interjeter l’appel sur la jonction des affaires Gbagbo et Blé Goudé le 22 avril dernier. Cette demande avait été formulée les 16 et 17 mars dernier par les avocats de Gbagbo et Blé Goudé car les deux équipes de défense évoquaient une erreur de droit.
Pour la juge Carbuccia, « si la Chambre d’appel doit déterminer que la Chambre de première instance a commis une erreur dans la décision attaquée, tout impact négatif serait minimisé si une telle constatation est faite à ce stade précoce de la procédure ». D’où sa disposition à un procès en appel de la décision de jonction des affaires Gbagbo et Blé Goudé.

Une plainte contre Sarkozy bientôt devant la CPI

Plusieurs intellectuels africains dont l’Ivoirien Bernard Dadié, le Malien Harouna Kéïta et la Libyenne Aïcha Mouammar Khadafi, souhaitent « voir traduit devant la CPI l’ancien président français, Nicolas Sarkozy », rapporte le journal Le Temps. Ils sont à l’initiavie d’une pétition en faisant la demande.
« L’assassinat du chef de l’État libyen, grâce à l’intervention de l’armée française (…), les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire à l’instigation de Nicolas Sarkozy, marquent (…) une véritable entreprise criminelle d’Etat (et) appellent la mise en cause pénale des responsables politiques français », estiment ces intellectuels avec le soutien des Clubs « Penser La France ». Un collectif d’avocats français et étrangers sera réuni par ces Clubs en vue d’étudier un dépôt de plainte contre Nicolas Sarkozy devant la Cour pénale internationale, révèle le journal.

Cette revue de presse hebdomadaire est publiée en partenariat avec l’agence Infopresse.
Source: ivoirejustice.net

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.