Uli Windisch

Rédacteur responsable
Mea Culpa

Premièrement, NON, nous ne sommes pas responsables de cette situation. Il faut arrêter très vite avec cette tradition d’auto-culpabilisation maladive, ravivée ces temps notamment par la gauche, les Verts, et bien des autorités et surtout par l’UE. Un exemple ahurissant : l’ancienne Chancelière de la Confédération, Annemarie HuberHotz, devenue présidente de la Croix Rouge suisse, et affiliée au parti radical dit-on, propose que la Suisse accueille non pas 3 ou 5000  de ces clandestins, illégaux et criminels, que l’on s’évertue à appeler réfugiés, mais carrément 80.000 ! (Blick, 25.4.2015).

Cette dame prétend que cela est tout à fait possible puisque la Suisse a accueilli le même nombre de soldats de l’armée française des Bourbakis en 1871 (cet accueil était vraiment provisoire, contrairement à bien des situations décrites comme provisoires mais qui ne le sont pas !).

Qui croit encore aujourd’hui que ces vagues  massives de clandestins une fois installés dans nos pays vont retourner dans leur pays d’origine lorsque la «situation sera stabilisée». Une telle naïveté n’est plus acceptable de la part de « responsables » de ce niveau. On sait parfaitement, du moins pour ceux qui veulent bien l’admettre, que parmi ces vagues de clandestins il y a évidemment aussi des terroristes islamistes « dormants ». Ensuite il y a donc les mafias qui s’enrichissent de manière cynique et totalement inhumaine, et dont la vie, même de centaines, de milliers d’humains, ne leur importe pas le moins du monde. Ces mafias ont également déjà perverti nombre de responsable et d’autorités  des régions d’accueil en leur offrant de l’argent et en allant jusqu’à les avertir de l’arrivée de ces rafiots dès leur départ, limitant le carburant nécessaire à la traversée afin que les gardes côtes viennent les chercher le plus près possible des rives du côté des départs.

De plus, on fini par admettre, mais encore très timidement et par peu d’acteurs, que ces mafias agissent de conserve avec l’EI, ce pseudo Etat, en fait un groupement d’islamistes terroristes parmi les plus barbares. Pour ces derniers, l’envoi de ces vagues d’illégaux et de tout ce qui va avec  (ils nous promettent un bon million, et on ne semble pas les croire) font partie de leur stratégie de déstabilisation de la civilisation occidentale. Ils le crient même haut et fort. Tout cela n’a aucune importance pour certaines « autorités » dont le travail devrait être la prévision, la protection et la responsabilité, à moyen et long terme, de leur propre pays.

Il n’est pas nécessaire d’être paranoïaque pour réaliser que ces phénomènes peuvent entraîner de graves conflits et des guerres civiles dont nous n’avons encore aucune idée. Ces « responsables » ne voient-ils pas l’exaspération, la révolte, le désespoir des nationaux, par exemple en Italie et en Espagne.

Rarement une institution politique comme l’UE s’est à ce point moquée de ses propres citoyens pour privilégier ceux qui réussissent à les culpabiliser.

On commence à citer l’exemple, en effet exemplaire et responsable, de l’Australie. Mais a-t-on remarqué qui en Australie annonce la politique de refus total d’accueil? C’est l’armée ! Oui, c’est un problème militaire et cette guerre-là n’est qu’un aspect de la guerre qui est à faire à l’EI et aux diverses mafias ; guerre que personne n’est réellement prêt à faire de manière déterminée, efficace et rapide, alors qu’il serait tout à fait possible de mettre fin en peu de temps à cette barbarie, elle vraiment inhumaine.

Un journaliste habitué du politiquement correct( l’éternel Yves Petignat, Le Temps, 25.4.2015) veut nous faire croire que si l’UE était plus forte, une vraie puissance politique et sans doute militaire, il serait plus facile de gérer une telle situation. C’est bien la dernière trouvaille pour militer en faveur de l’UE quand bientôt plus personne n’en veut ! En tout cas dans sa forme actuelle. Lors de la dernière guerre mondiale, il n’a pas été nécessaire que les Alliés fusionnent politiquement pour vaincre les nationaux-socialistes.

Il fallait simplement une volonté déterminée et totale de vaincre le Mal et de défendre notre civilisation, ce qui visiblement n’existe plus aujourd’hui, lorsqu’on laisse même tomber ses propres citoyens la larme à l’œil pour tous les Autres, certains de ces Autres étant réellement  en danger, mais beaucoup de ces Autres sont de futurs criminels et terroristes en mission.

Au passage, il faut rappeler la dernière pleutrerie de l’UE : refuser de se rendre en Russie pour la commémoration de la victoire sur le national-socialisme (l’URSS, dans cette guerre-là, a sacrifié plusieurs dizaines de millions de ses citoyens !). Rarement on sera tombé aussi bas.

Il y a de quoi hurler, comme souvent dans l’histoire, alors que de nos jours nos politiques se prétendent plus lucides.

Cette idée de la nécessité d’une UE plus forte pour résoudre certains problèmes est certainement l’une des plus grandes stupidités, et elle vient toujours du même côté. Du côté de ceux qui ne parlent jamais de leurs propres pauvres, indignés et révoltés. L’indignation est elle aussi devenue très sélective. On devrait dénoncer cela quotidiennement.

Oui, ce n’est la Méditerranée et nous autres qui tuons mais les droits de l’homme (en cela je suis d’accord avec le « nauséabond » E. Zemmour), la naïveté et l’irresponsabilité politique. Il y aurait ici comme solution la possibilité d’une intervention militaire dite de zéro mort, ou presque. A la place de ces milliers de noyés.

C’est encore l’Australie qui nous montre le chemin en Méphistophélès, avec précisément ce résultat-là, zéro mort, ou presque, obtenu.

Rarement en Europe on aura atteint un tel degré de perversité et de traîtrise, traîtrise qui  veut se faire passer pour de l’humanisme. On voudrait même se donner en exemple !

Comment certaines de nos autorités et une partie de la caste médiatico-politique ont-elles pu arriver à rester à ce point insensibles aux leurs et à courir après tous les Autres,  tout en prétendant s’occuper des premiers? C’est grave docteur Folamour.

Il faut retenir les noms de ces irresponsables, et autres naïfs, aveuglés et traîtres -désolés mais le terme s’applique  vraiment quand on voit le désespoir des nôtres qui doivent aller jusqu’à céder leur propre place aux Autres, quels que soient ces Autres (donc également aux futurs criminels et pires terroristes). Il faudra leur rappeler leur responsabilité quand le désastre s’étendra massivement et que nos propres sociétés seront menacées dans leurs fondements et leur existence même.

L’heure est grave quand on a l’impression de crier dans le désert face à un danger d’une telle ampleur et gravité.

Uli Windisch, 27 avril 2015

Source: LESOBSERVATEURS.CH

Edité par Nikola Divjak

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