La rivalité féroce opposant l’Arabie Saoudite sunnite à l’Iran chiite a exacerbé les tensions confessionnelles au Moyen-Orient, mais la mésentente entre ces deux poids lourds de la région est avant tout politique, estiment les experts.

Ryad et Téhéran ont souvent appuyé dans les conflits de la région ceux qui partagent leur confession, instrumentalisant le sentiment religieux pour leurs objectifs politiques.

Si elle s’avère efficace, cette instrumentalisation prend des proportions dangereuses et difficiles à maîtriser dans un contexte régional divisé selon des lignes sectaires.

Des groupes extrémistes ont vu le jour avec un discours exclusivement religieux, comme le groupe Etat islamique (EI) qui qualifie sans ambages les chiites et autres minorités d’hérétiques.

Au Yémen, les responsables saoudiens ont placé leur intervention contre les rebelles chiites Houthis sous le mot d’ordre de la lutte du « bien contre le mal ». En réponse, l’Iran a accusé Ryad de commettre un « génocide ».

Quant au conflit en Syrie, l’Iran soutient le gouvernement, qui qualifie régulièrement de « terroriste » l’opposition, majoritairement sunnite et appuyée notamment par l’Arabie saoudite.

Pourtant, les racines des conflits, soulignent les analystes, sont liées à la sécurité, au pouvoir, à la rivalité entre deux puissances régionales, non pas à un schisme religieux vieux de 1.400 ans à propos de la succession de Mahomet.

« Parfois les différentes identités religieuses se mêlent à des disputes d’ordre politique ou économique », explique Jane Kinninmont, chef adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Chatham House de Londres.

– Confessionnel ou géopolitique ‘ –

La rivalité entre Ryad et Téhéran, deux puissances pétrolières aux ambitions régionales, dure depuis de nombreuses décennies avec des hauts et des bas. Elle s’est nettement aggravée avec l’invasion américaine de l’Irak en 2003, qui a brisé le statu quo et fait basculer l’Irak dans la sphère d’influence de l’Iran.

Il peut être aisé de percevoir les conflits régionaux sous le prisme confessionnel: en Syrie, l’Arabie sunnite soutient les rebelles, majoritairement sunnites, tandis que l’Iran et le Hezbollah libanais appuient le régime dominé par les alaouites, un avatar du chiisme.

Même chose au Liban, Ryad est allié avec l’ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri qui est opposé au mouvement chiite Hezbollah. A Bahreïn, la famille royale sunnite est soutenue par l’Arabie, qui soupçonne l’Iran d’inciter la majorité chiite à fomenter des troubles.

Au Yémen, pays frontalier de l’Arabie saoudite, Ryad a pris la tête d’une coalition d’États sunnites pour combattre les rebelles Houthis, issus de la communauté zaïdite chiite, proches de l’Iran.

Or, « quand il s’agit de politique régionale, ce qui est présenté et perçu sous le label confessionnel sous-tend en réalité des rivalités géopolitiques », assure Fanar Haddad, chercheur à l’Institut sur le Moyen-Orient à l’Université nationale de Singapour.

Il s’agit d’étendre son influence, de protéger ses frontières ou d’assurer des lignes de ravitaillement dans une région instable.

– Vitriol –

« Souvent, il est présenté comme une évidence que les sunnites et les chiites s’affrontent à cause d’une interprétation différente de l’islam. Mais un regard sur l’histoire et sur les différents pays musulmans montre que ce n’est pas la réalité », relève Jane Kinninmont.

Le Qatar et l’Egypte, par exemple, tous deux sunnites, entretiennent des relations exécrables en raison du soutien de Doha aux Frères musulmans, détestés par Le Caire. Mais ils font partie de la même coalition conduite par l’Arabie au Yémen.

Et si le Qatar et la Turquie soutiennent aussi Ryad dans son opération militaire au Yémen, ils se disputent le contrôle de l’opposition syrienne.

Même si les rivalités sont géopolitiques, elles accroissent dangereusement le sentiment confessionnel.

« Le schisme chiite-sunnite est bien réel », note Frederic Wehrey, un chercheur du Carnegie Endowment for International Peace’s Middle East programme.

En exploitant ce filon, les acteurs politiques peuvent déclencher une violence difficile à maîtriser comme c’est le cas en Irak, ravagé par des massacres à caractère confessionnel.

« Le vitriol du confessionnalisme donne certainement des arguments à ceux qui font valoir que la +communauté des croyants+ (qu’il s’agisse des chiites ou des sunnites) est la cible d’une menace existentielle et qu’il est nécessaire de la défendre », ajoute M. Wahrey.

Partager la même confession ne signifie pas que l’on partage les mêmes intérêts.

Source : http://www.voxnr.com/cc/dep_international/EuklZlEkukPOxXLILS.shtml
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2 pensées sur “Moyen-Orient: les rivalités politiques radicalisent le discours confessionnel”

  1. Relater tous les sujets qui préoccupent la conscience des gens ces jours-ci, et pendant cette bataille que livrent les peuples arabes, en Syrie, en Irak , au Yémen, au Liban, en Egypte en Tunisie, en Algérie, avec leurs armées, leurs groupes de citoyens patriotiques, et leur gouvernements contre le terrorisme, contre les réactionnaires, contre les mercenaires que d’autres pays arabes, totalement au service du sionisme et des états-uniens d’Amérique, financent, arment, soutiennent diplomatiquement et injectent dans ces pays de la résistance. Devant cette réalité tout est désormais devenu politique, et chaque individu pas seulement ceux qui s’occupent de politique, mais des gens ordinaires parlent politique à longueur de journées. Reparler de choses déjà connues, par nécessité d’insister à des moments précis pour faire ressortir les vérités premières est toujours nécessaire. Etre certain de la victoire du peuple syrien, de son armée, de son gouvernement avec à sa tête le Président Bachar el Asad n’est pas une conviction sans fondement; être certain de la victoire du peuple yéménite face à l’agression saoudienne, non plus n’est pas un voeux mais le résultat d’analyses sérieuses. Les véritables causes de l’agression contre l’état syrien, c’est d’abord l’exercice de sa souveraineté malgré les menaces et les pressions de ses ennemis. La souveraineté de ses décisions politiques a été toujours un soucie majeur, une ligne rouge que les ennemis ou même les amis ne peuvent traverser. La résistance syrienne a autant aidé la Fédération de Russie d’émerger comme puissance mondiale pour mettre un frein à l’unipolarité exercée par les états-uniens depuis l’effondrement de l’Union Soviétique; que le soutien constant de la Russie accordé à la Syrie présidée par Bachar el-Asad depuis le début de l’agression contre elle, sous forme de tentative de coup d’état déguisée en guerre civile. Les quatres vétos consécutifs russe et chinois au Conseil de Securité des Nations-Unies bloquant des résolutions hostiles à la Syrie en sont la preuve de ce soutien. La seconde cause d’hostilité contre la Syrie, c’est son soutien indéfectible à la résistance contre le sionisme qu’elle soit libanaise au Hezbollah, ou palestinienne aux groupes armés combattant l’armée sioniste Tsahal. Souveraineté affirmée et soutien au camp de la résistance, deux attitudes qui versent en faveur de la Palestine pour sa libération des griffes sionistes. Pour le Yémen et son peuple tout disposé à participer par cent milles combattants s’il le faut et bien plus d’hommes pour la libération de la Palestine, qui aujourhui face à l’agression impérialo sioniste exécutée par les saoudiens qui ont groupé une coalition d’états qui leur sont subordonnés comme les autres pays du CCG, le Qatar, le Koweït, les Emirates Arabes Unies, ainsi que la Jordanie, le royaume du Maroc, le Pakistan, le Soudan, paradoxalement l’Egypte et probablement la Turquie. Le Yémen est aujourd’hui décidé de se dégager de la tutelle que cherche à maintenir sur lui les saoudiens, quel qu’en soit le prix. En fait l’essentiel sur cette question d’indépendance nationale dans le plein sens du terme, n’est pas seulement limité à la Syrie ou au Yémen, elle concerne l’ensemble des peuples arabes pour leur indépendance et la souveraineté de leurs décisions politiques. Ce qui suppose un mouvement de libération nationale pour l’ensemble du monde arabe. Depuis la fin des deux guerres mondiales, la présence d’Israël comme entité sioniste au cœur du monde arabe, divisant l’Orient avec le Maghreb de par sa position, et la suprématie occidentale personnalisée par Sykes/Picot, suite à l’effondrement du Califat Ottoman empêchent tout mouvement d’émencipation national. Ce qui continuent empêcher tout mouvement généralisé de libération pour toute la région du Moyen-Orient au sens large, ce sont bien les états-uniens, les sionistes et leurs laquais arabes du Golfe et d’ailleurs. La condition sine qua non est que chaque état arabe devienne souverain pour que le monde arabe le devienne aussi. Lorsqu’un seul état arabe, comme la Syrie, qui exerce pleinement sa souveraineté, elle est automatiquement visée, attaquée pour éviter qu’elle ne montre le chemin aux autres états arabes de tenter de le faire. L’on ne peut pas être laquais au service des états-uniens et parler en même temps de la libération de la Palestine; ce que certains pays arabes font sans gêne ni complexe, alors qu’ils sont alliés objectifs à l’entité sioniste installée en Palestine, et laquais des états-uniens comme la Tunisie, comme le Maroc, comme l’Egypte, le Soudan, la Jordanie, les pays du CCG arabo persique. Seule la République Arabe Syrienne peut prétendre parler de la libération de la Palestine. L’Algérie est à mi-chemin dans l’exercice de sa souveraineté. Ainsi il existe un véritable conflit entre pays musulmans, arabes et non arabes, entre ceux laquais au service des américains, et les rares qui exercent librement leur souveraineté comme la Syrie et l’Iran. La Turquie est membre de l’alliance atlantique, elle ne peut parler de libération de la Palestine, et pourtant par opportunisme Tayyib Erdogan trompe les musulmans et les arabes en simulant soutenir la Palestine, et les palestiniens pour recouvrer leur patrie, alors qu’il est l’allié d’Israël depuis sa fondation. Le conflit est donc politique et non religieux. Tout langage doit être politique loin de tout ce qui est cultuel. Ce que malheureusement la plus part des chefs d’états des pays arabes n’hésitent pas d’utiliser sans se rendre compte et c’est une faute sociologique, psychologique, ethnologique. A quoi servent ces sciences sociales modernes, si ce n’est de former des politiciens, des diplomates par la science politique afin qu’ils puissent régler les problème entre états par voie diplomatique En fait s’il y avait eu conflit entre pays musulmans dans le passé, la raison était avant tout politique et non religieuse, et le religieux aujourd’hui n’est ajouté que pour envenimer encore plus le conflit. Dire que M’3ammar el Kadhafi, ou Bachar el Asad sont des mécréants, c’est utiliser la religion musulmane comme un moyen juridique pareil au Moyen-Age, alors que les lois internationales sont là pour statuer entre état, sans tenir compte que tel ou tel est mécréant ou pieux religieux. Le grand Mufti du royaume saoudien, ou le Cheikh el Karadaoui à Qatar ont tous deux étaient à la pointe du politique déguisé en religieux pour détruire des états arabes entiers. Maintenant qu’est-ce qui met en rapport les événements qui se déroulent en Syrie avec ceux qui se déroulent au Yémen ou en Irak, ce sont les rôles joués par les saoudiens et les sionistes contre ces pays en rapport avec leur position propre pour la cause palestinienne. La Syrie qui exerce pleinement sa souveraineté et son indépendance politique, le Yémen qui décide de l’obtenir cette souveraineté et de vivre indépendant de la tutelle saoudienne, et sa disposition de participer à une guerre pour la libération de la Palestine sont les vraies raisons de cette embrasement impérialiste contre eux. Ce concept d’indépendance national est aujourd’hui absent dans la mentalité des peuples et gouvernants de la majorité des pays arabes. Si certains palestiniens, particulièrement la direction politique du mouvement Hamas a été hostile au gouvernement syrien, s’était rangée avec ceux qui cherchaient à provoquer un coup d’état contre le gouvernement actuel, c’est par absence de ce concept, et c’est une faute stratégique que Khaled Mech3el a commis, puisque quittant Damas il est allé se loger dans un hôtel 5 étoiles à Doha aux frais des Hamad el Thani, laquais des états-uniens d’Amérique, n’est certainement pas pour libérer la Palestine. Seule la base combattante du Hamas, « les brigades de 3azédine el Kassem  » sont crédibles, comme preuve leur résistance à Gaza a étonné le monde, et leurs déclarations répétées de ne vouloir entrer dans aucune polémique entre arabes, entre gouvernements arabes; tandis que les hommes armés du Hamas fidèles à leurs dirigeants politiques, membres de la confrèrie des frères musulmans, amis de Tayyib Erdogan, qui attaquèrent d’autres palestiniens réfugiers depuis 1948, dans le camp palestinien de Yarmouk à Damas en Syrie, où vivent également des syriens, ne sont que des terroristes, qu’ils se fassent appeler par d’autres noms, comme Da3ach ou Jabhet el-Nousra, pour cacher qu’ils sont palestiniens du mouvement Hamas c’est pour tromper les gens, puisque sachant que ce qu’ils font est criminel envers leur peuple, mais c’est la condition du soutien des qataris et des turcs pour leur mouvement. Le Hamas n’est pas un bloc sans nuance, ceux qui soutiennent les prises de positions de Khaled Mech3el et d’Ismaël Hannia, ne sont pas ceux qui les armes à la main combattent l’entité sioniste. Comment donc démontrer aux dirigeants du Hamas qu’ils font fausse route, alors qu’ils agissaient aussi pour aboutir à un coup d’état en Syrie. En les acculant à reconnaître leur crime au lieu de les condamner définitivement et en faire un ennemi à combattre, ce qui est une perte pour la cause palestinienne. En fait la libération de la Palestine, reste la boussole pour tous les peuples arabes, même si leurs gouvernements actuels par faiblesse ou par traitrise, comme le roi des Jordanie, le Roi du Maroc, ceux du CCG vendent cette cause sacrée. C’est un conflit entre arabes et sionistes et non un conflit limité entre palestiniens et sionistes colonialistes. Même si les libanais et les syriens, dont certaines de leurs terres sont encore occupées par l’entité sioniste, en les reprenant par la lutte armée, ou par la négociation comme le Sinaï, cela ne mettrait point un terme à ce conflit, car jamais ils ne seront tranquille avec un tel voisin dont le projet est de dominer toute la région, et de réaliser le Grand Israël de l’Euphrate jusqu’au Nil. L’affaire yéménite et l’agression saoudienne est en harmonie avec les craintes de l’entité sioniste pour ces bateaux militaires et marchands passant en mer rouge par le détroit de ‘Bab el Mendeb’ si celui-ci est contrôlé par un Yémen souverain, d’où la disponibilité sioniste de participer par ses aviateurs de guerre au bombardement du peuple yéménite aux côtés des saoudiens, des autres pays du CCG, des égyptiens, des marocains, des jordaniens. Ce qui fait que nous entrons dans une période délicate et grave après cet accord cadre sur le nucléaire iranien entre les 5 pays permanents du Conseil de Sécurité de l’Onu, plus l’Allemagne et l’Iran. En attendant la signature véritable pour cet accord, chaque partie encore hostile à cet accord tentera de le saboter, de marquer des points, sur le terrain militaire, d’où cet acharnement saoudien contre le Yémen pour provoquer l’Iran, et l’attaque en Syrie par la frontière turque de la ville d’Idlib occupée par les terroristes, pour encore provoquer l’Iran, puisque aussi bien le Yémen que la Syrie appartiennent au même camp de la résistance dont l’Iran en fait parti. Des soubresauts même côté sioniste par Benyamin Natanyahou qui tenta l’impossible devant le Congres des états-uniens pour l’empêcher cet accord sur le nucléaire iranien, mais ne pu pour la première fois dans l’histoire des relations américano-sioniste l’empêcher. Il ne s’est pas avoué vaincu. Maintenant, est-ce tous les saoudiens sont avec la direction royale de leur pays. Nejd et le Hijez et Jedah, trois centres en Arabie saoudite où les habitants n’acceptent point qu’on leur donne le nom d’une famille. Ils ne sont pas de la même famille que les ehl el-Saoud; ils appartiennent à d’autres tributs. Le Hijez gouverné naguère par la famille Hachémite, par décision anglaise, le Cherif Hussein en fut spoliée au bénéfice des Ibn Saoud. La Jordanie actuelle fut donnée à ses descendants comme leur fut donnée la Syrie et l’Irak qui leurs échapèrent par volonté populaire de ces deux états. D’un point de vue culturel, les habitants du Hijez sont plus évolués que ce de Nejd, plus saharien, plus bédouins. Pour ce qui conserne le Yémen et le conflit avec l’Arabie saoudite, les frontières arbitraires qui séparent les deux pays , séparent aussi des tributs yéménites entre elles, des familles entre elles. Certaines se trouvent en territoire saoudien et les demandes répétées par les saoudiens en 2010 de construire une barrière électrique pour empêcher toute circulation entre membres de même famille dans les zones de Ziden, Saada et Najran ont été tout simplement refusé par l’ex-président du Yémen, Mr Abdallah Salah, d’où aussitôt sa disgrâce par les saoudiens, et le coup d’état contre lui par la suite. Aujourd’hui cette agression des saoudiens contre le Yémen est en échec total, et les conséquences de cet échec seront lourdes dans la région, peut-être bien contre la famille régnant saoudienne elle-même. La récupération de préfectures yéménites spoliées par les saoudiens se fera par la guerre, une guerre longue, dévastatrice, sanglante c’est trés probable. Le passé historique, du comment fut fondé ce royaume en Arabie confié par la Couronne Britannique après la dislocation du Califat Ottoman, et la colonisation anglaise de cette partie du Moyen-Orient, selon les accords de Sykes-Picot, entre français et anglais, nous montre qu’un accord dument signé entre les anglais, puissance coloniale et une famille bédouine de Najd, les Inb el-Saoud, consistant à garantir la sécurité du royaume, contre toutes toutes les concessions politiques que les anglais exerceront sur le royaume. Accords continués par les états-uniens qui ont pris la relève de la Grande-Bretagne dépassée suite aux deux guerres mondiales. Ainsi cette famille fut installée là, pour une certaine fonction, un certain rôle que les américains lui ont attribué et pas plus. Ce qui fait d’elle une alliée avec l’Occident contre les intérêts des peuples de la région, et de ses propres administrés ou sujets. Plus de 70 ans d’existence de cette famille durant lesquelles elle n’a fait que financer par ses ressources énormes lui venant des hydrocarbures. Les achats d’armes, la formation de terroristes, leur injection dans les pays arabes laïques en vue de coup d’état contre leurs gouvernements, le financement de chaines de télévision, de presse écrite. Toute cette activité n’est pas récente, comme on l’observe aujourd’hui en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen, en Libye, elle date depuis des dizaines d’années, au Moyen-Orient, par la guerre Iran Irak qui visait la destruction des deux pays, en Afrique du Nord, en Afrique Noire, en Amérique Latine, en Asie, dans le Caucase, en Afghanistan, au Pakistan, en Europe aussi, en Bosnie, en Serbie. Même la guerre de 1967 contre la Syrie et l’Egypte, menée en sous main par les saoudiens motivant directement l’entité sioniste et les états-uniens d’attaquer ces deux états arabes nationalistes qui les gênaient, qui selon eux, par lettre express adressée aux américains, que si ils ne sont pas attaqués, ils constitueront une menace pour la région entière qu’ils risquent d’occuper, particulièrement la présence de l’armée égyptienne en ce temps là au Yémen proche de leur frontière. Ce qui a été déclenché aujourd’hui par les saoudiens contre le Yémen, sous forme de bombardement aérien, les obligent d’intervenir directement sur le terrain yéménite. Nous ne sommes qu’en début des hostilités, et les techniques de guerre de guerrila donneront immanquablement la victoire aux yéménites, malgré la superiorité des armes de guerre de fabrication américaine. Jusqu’ici les troupes saoudiennes n’ont pas encore posé pied nulle part hors du royaume saoudien, ils n’ont fait que financer des mercenaires, des terroriste à la place, mais pour ce qui concerne le Yémen, ils seront contraint d’envoyer des troutes saoudiennes sur le terrain des combats, bien que des milliards de dollars sont proposés aux pakistanais et aux égyptiens de les remplacer sur le terrain des combats, ce qui n’est pas certain qu’ils les remplaceront. Une guerre directe sur le terrain entre yéménites et saoudiens sera la fin de cette famille royale saoudienne, et donc un boulversement radicale et non des moindres, un changement de rapport de force avec la disparition de toutes ces familles laquais au service des états-uniens d’Amérique et du sionsme dans cette Péninsule arabique. Ce blocage de tout mouvement de libération nationale arabe depuis de longues années, n’était pas seulement le fait des impérialistes états-uniens qui dominaient la région, mais aussi le fait de complots par les familles pétromonargiques du Golfe arabes, qui gouvernent cette partie de la Péninsule arabique, par des moyens financiers en pétrodollars qu’ells ont en grande quantité, empêchant ainsi tout mouvement de libération arabe, par la corruption de personnalités politiques, par l’achat de journalistes arabes, d’intellectuels arabes. La chute de ces pays du Golfe et l’inefficacité de leur empire financier d’acheter les yéménites ou le Hezbollah, ne sont que le début d’un réajustement du courant d’émancipation des peuples arabes, ce qui rapproche à la libération de la Palestine et à la finitude de cette entité sioniste qui s’y était installée en lieu et place. Le témoignage de Yasser Arafat, disant que s’il n’y avait pas eu de complot par ces pétromonarchies du Golfe arabe et persique, la Palestine aurait été libéré il y a longtemps. En fait cette fois-ci, sans que personne ne les ai agressé, ces pétromonarques sont entrés directement en guerre par leurs avions militaires contre le Yémen, qui ne cherchait qu’à reprendre sa souveraineté nationale longtemps piètinée par les saoudiens. Ce contacte physique immanquablement aura lieu entre les deux armées, entre les forces populaires yéménites et la garde royale saoudienne, ainsi que son armée. Le résultat sera en faveur des yéménites, et ne resterait pour les familles du Golfe que de prendre l’avion pour Londres en Grande-Bretagne. La nature de cette agression saoudienne et l’instant géopolitique ou elle se déroule indique clairement une menace pour l’existence même de ces pétromonarchies du Golfe arabe persique. Ce qui se traduit par la perte de l’entité sioniste de laquais arabes pour influencer la direction des événements comme elle pouvait le faire de par le passé, et par conséquent l’accord de principe sur le nucléaire iranien qui sera définitivement signé d’ici le mois de juin 2015, accepté par les états-uniens d’Amérique parce qu’il concerne directement la sécurité nationale des USA; accepté par la Russie et la Chine, accepté par les autres pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, non pas pour un risque de bombe nucléaire que les iraniens seraient seraient capable de fabriquer, alors qu’ils ont toujours insisté que la bombe nucléaire est en contradiction avec leur étique de musulman, mais le rôle certain que les iraniens auront à jouer dans cette région, et la reconnaissance du poids régional de l’Iran au Moyen-Orient qui fait qu’aucune solution ne peut se faire sans son consentement . Maintenant que l’Iran se trouve dans une situation plus confortable, ses alliés comme la Syrie et le Hezbollah qu’il a soutenu même alors qu’il était sous embargo, écrasé par des sanctions, profiteront d’un mieux certain après cette accord. C’est pour faire obstacle à cette amélioration que les turcs, les sionistes, les saoudiens, les qataris tenteront par tous les moyens de saboter cet accord avant qu’il ne soit signé définitivement le mois de Juin 2015. En fait quelque soit le pays de la résistance qui se renforce cela profite à tout le front de la résistance. Pour ce qui conserne l’Arabie Saoudite, il ne faut pas exagérer sur la fragilité de son régime. Certes la guerre ouverte contre le Yémen peut avoir des conséquences sur sa stabilité, sachant que tous ceux qui ont osé s’aventurer au Yémen ont perdu la bataille ou la guerre, depuis l’empire romain, en passant par les ottomans, les occidentaux, anglais, portugais, américains, l’armée égyptienne du temps de Gamal Abdel-Nacer. La topographie yéménite est difficile, son peuple est combatif, conservateur de sa façon de vivre. Cependant d’un point de vue stabilité, le régime saoudien a été le plus stable jusqu’ici. Six rois se sont succédés paisiblement, à l’exeption du roi Fayçal qui fut assassiné par un membre de sa propre famille. Malgré les manœuvres des Sdéiri, ou Soudéiri, enfants et petits enfants d’une des femme parmi les 30 femmes du Roi abdel 3aziz. En fait il faut nuancer, même dans le cas où la guerre au Yémen se retournerait contre les saoudiens, cela ne veut pas dire qu’automatiquement la famille royale saoudienne sera balayée, puisque les USA lui a consacré une intention toute particulière pour qu’elle se maintienne au pouvoir. Toute une armée des services secrets américains sont là pour que ce régime ne tombe pas, ce qui fait qu’il s’éffondrera la seconde même où les américains le décideront. En 2009, des discussions très serrées entre le chef d’Al-Qaïda d’alors et les américains dans une ville des pays du Golfe arabe persique, négociations avec Ben Laden personnellement, du même niveau que celles entamées sous l’égide des américains avec Yasser Arafat au Camp David, où Arafat a refusé d’abandonner Jérusalem comme Capital du futur état palestinien, c’est ce qui a fait collapser les négociations. israélo-palestiniennes. Le but demandé par Ben Laden aux américains est qu’il soit autorisé de se déplacer avec tous ses hommes au Moyen-Orient pour y mener une guerre avec les forces américaines contre les entités arabes laïques pour y fonder un état islamique, en échange d’une réconciliation totale avec les américains en Afghanistan. Ces négociassions ont échoué, et c’est ce qui a entrainé la condamnation à mort de Ben Laden; bien qu’une certaine version, notamment celle de Thierry Meyssan parle de la mort de Ben Laden suite à un complication d’une maladie des reins déjà en 2001, ce qui l’exclue même du 11 septembre 2001, et de cette mise en scène américaine au Pakistan avant l’attaque par l’Otan de la Libye et le déplacement en masse des terroristes d’Al-Qaïda au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Supposons que la version de Thierry Meyssan ne tient pas la route, l’assassinat de Ben Laden fut pareil à celle de Yasser Arafat. Le remplaçant de Ben Laden, par Aimen El-Zawahiri, plus faible qui accepta les conditions américaines, négatives au projet de Ben Laden d’Etat islamique pareil à celui que tente de maintenir en vie Da3ach entre la Syrie et l’Irak. Aussitôt les talibans afghans pouvaient ouvrir leur représentation diplomatique à Doha au Qatar, et des hommes armés d’Al-Qaïda pouvaient rejoindre le Moyen-Orient, et l’Afrique du Nord, sous le nouveau nom de Jabhet el-Nousta, avec à leurs têtes des chefs comme El-Jolani et el-Baghdad, et Abdelhakim Ben-Hadj, dans le cadre d’un plan américain, pour un nouveau Moyen-Orient, après l’assassinat de Ben Laden. En fait de stabilité du régime saoudien, chaque entité en général possède des points faibles et des points forts. Certaines sont des puissances financières, d’autres sont démographiquement bien peuplées, et c’est une forme de force en soi, d’autres sont des forces militaires pures, comme ce nids d’araignées en Palestine. Quels sont les points qui maintiennent le régime saoudien debout. D’abord, la puissance occidentale qui l’a façonné, anglaise et ensuite reléyée par les américains. La deuxième raison, ce sont les hydrocarbures qui s’y trouvent essentielles pour les américains, et leur contrôle permet au dollar de rester la devise mondiale d’échange commerciale, et en troisième lieu, son rôle financier à l’échelle mondiale pour financer les partis politiques dans le monde que lui indique la CIA de faire, de même par la presse arabe de tous les pays arabe en partie sa propriété, ou corrompue par lui pour mener à bien sa propagande contre le nationalisme, le patriotisme, et propager la doctrine du Wahhabisme. Quatre et six milliard de dollar américains sont dépensés par les saoudiens eux-mêmes rien que pour les masses médias du monde arabe pour soutenir le point de vue saoudien, et propager la conception libéral américaine, démocratique pour aliéner les peuples arabes avec des concepts de démocratie à l’occidentale, le mariage pour tous, les droits de l’homme, de la majorité, du droit de s’ingérer dans les affaires d’états souverains, lorsqu’une ONG juge ces états comme des états voyous, de manière à les laisser dépendant de l’Occident afin qu’ils oublient leur projet nationaliste d’union du monde arabe, leur histoire et leur civilisation. Aujourd’hui la Tunisie, selon le point de vue occidental, est l’exemple même d’un succes démocratique, après tant de désordres causés par le passage du ’’Printemps Arabe’’, alors que la Tunisie reste laquais au service de l’Occident, sur le plan politique, stratégique, économique, sociologique et culturelle. C’est donc la définition de ce qu’est la libération nationale d’un pays, pas seulement libérer ses terres des colons étrangers, mais se libérer véritablement dans tous les sens du terme, et acceder au développement technoligique véritable. En fait sur le plan intérieur la raison de stabilité artificielle chez les Ibn Saoud c’est l’alliance qu’il y a entre le clergé wahhabite et les services de sécurité dont dispose le royaume, la garde royale et l’armée. Aujourd’hui semble t-il l’importance des hydropcarbures saoudiens a diminué aux yeux des américains, puisque leur volonté est de se débarrasser de cette dépendance par la production et l’exploitation du gaz et de l’huile de Shiste dans le sous-sol américain même, bien que la vente des hydrocarbures saoudiens se fait encore en dollars USA, ce qui est profitable pour les états-uniens et c’est ce qui permet aux états-uniens d’exercer une pression sur la Chine qui est le plus grand importateur du pétrole saoudien, lorsqu’ils le veulent. Cependant la position géostratégique des terres saoudiennes, les ressources autres que les hydrocarbures, comme les silices, une qualité de sable pour la fabrication des ordinateurs, comme le l’ensoleillement de son territoire pour la production d’énergie solaire d’ici 50 ans, sont là quelque facteurs qui intéressent encore plus les états-uniens. La puissance financière des saoudiens, pour le cas yéménite ne marche plus, d’où cette attaque aérienne de leur part contre le Yémen. Reste leur garde royale et leur armée, sont-elles capable de maintenir cette monarchie rétrograde encore debout au cas d’une débacle au Yémen. Les américains peuvent envisager d’installer les jeunes leaders saoudiens qui ont étudié aux Etat-Unis, et qui ne sont pas obligatoirement de la famille royale. Les américains, pour des questions économiques qui font marcher leurs industries et complexes militaro-industriels, n’ont aucune difficulté avec l’islam politique. Les 60 millions de dollars d’achat d’avions militaires par les saoudiens aux américains en 2010 ont fait vivre les américains. Les industries californiennes ont travaillé à plein rendement pour cette commande saoudienne d’armements. Le meilleur de l’industrie américain c’est bien les armes de guerre, et ceci ne peut fonctionner sans guerre dans le monde. Ils doivent donc par tous les moyens provoquer des guerres et des conflits dans le monde. Sans guerre rien que du non emploi, le chaumage pour les travailleurs américains en Calofornie. Fabriquer Da3ach, puis simuler de le combattre, ensuite obliger les saoudiens à financer tous ces complots, et les industries en Californie tourneront à plein régime. Les patrons de ces complexes d’armement soutiennent particulièrement le parti politique des démocrates américains, et le parti des démocrates américains soutiennent à leur tour l’Islam politique des frères musulmans, et du Wahhabisme et même du chef des croyants au Maroc. Pour l’exception iranienne, les américains ont tout fait pour qu’elle soit dirigé par un islam politique, mais hélàs son orientation pour être plus indépendante a désillusionné le Pintagone, les hommes politiques et leur conseillé à la sécurité nationale Mr Brezinski qui pensait qu’elle serait pareil à l’Arabie saoudite, au Maroc ou au Qatar. Y-a-t-il une différence fondamentale en islam politique entre le modèle shiite et le modèle sunnite. Objet actuel d’étude par les sociologues, les antropologues, les historiens, mais cette différence a été déjà constaté par l’espion anglais Hampher, de la Couronne britannique, lorsqu’il espionné l’Empire ottoman en vue de le détruire. Il remarquait alors en les comparant que les shiites moins ouvert pour les occidentaux que les sunnites plus ouvert, plus cutieux déjà durant l’Empire ottoman au 18eme siècle, d’où la faille par laquelle le département des colonies de sa majesté la reine pouvait s’infiltrer grâce à un fanfaron arabe du nom de Mohamed Ibn 3abdelwahab pour fabriquer la secte wahhabite.

  2. Voila dans cette vidéo, un Koweïtien se disant sunnite, du nom de Nafoussi, anti iranien, anti shiite qui a étudié à Londres en Grande-Bretagne, sans doute sous la direction de sociologues et de spécialistes de l’Orient musulman, un certain Bernard Lewis, juif sioniste, initiateur de la guerre des civilisations, conseillé de plusieurs présidents américains, et de plusieurs premiers ministres de l’entité sioniste installée en Palestine. Vidéo en Arabe où ce même Nafoussi félicite l’Arabie Saoudite pour son agression contre le Yémen. https://youtu.be/bRSOBK30Qqw

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