Restauration de l’Eglise

TBN Hôtel : « on est tous mort de rire! »

« Pour vous remettre en chemin et pour sortir d’une narcose généralisée voici un texte de ERM, (Un article de Ensemble rebâtissons la maison) »

Cellule44


Un article de ERM
Alors que la majeure partie de la chrétienté s’éloigne de plus en plus de son modèle apostolique originel, par le jeu d’entraînantes et subtiles forces de l’iniquité et de l’apostasie qui bientôt atteindront leur plein paroxysme avec l’apparition de l’Antéchrist, seul un RETOUR aux normes de Dieu consignées dans les Saintes Ecritures pourra garantir la venue d’une Nouvelle Réforme et d’une Restauration de l’Eglise.
L’apostasie de notre époque est premièrement caractérisée par un charismatisme socio-psychique où prédominent les effets et illusions de l’âme et de la chair non sanctifiée, et qui se traduit par la recherche d’expériences sensitives et émotionnelles et des manifestations spectaculaires de « puissance », de « l’onction » et de la « gloire de Dieu » dissociées de Christ et de Christ crucifié. Elle est la force motrice qui ne cesse de pousser l’Eglise vers un état de triomphalisme laodicéen fondé sur le subjectivisme mouvant d’un illuminisme résurgent. Cet illuminisme, issu d’esprits étrangers, distord et tord la vérité des Saintes Ecritures au profit de sous-interprétations intronisant le ressenti et les besoins humains ainsi que de « nouvelles révélations du Saint-Esprit », au lieu de la gloire et des exigences de Dieu.

Deuxièmement, la philosophie post-chrétienne, quant à elle, a subtilement et progressivement amené l’Eglise à un état d’érosion du message évangélique de la croix sous l’influence d’une pensée œcuménique et foncièrement humaniste marquée par le relativisme doctrinal, l’érudition ou l’intellectualisme morts, et l’affaiblissement des normes morales et des valeurs éternelles du Royaume de Dieu. Ce dernier s’est désagrégé dans des préoccupations temporelles à travers une théologie nonchalante de l’évangélisation par l’acculturation.
C’est dire combien l’Eglise a aujourd’hui été noyée dans le conformisme au monde, avec son cadre mental et son message socio-politico-culturel humaniste. Cette dérive est générée par le duo des forces politico-religieuses représenté par Jézabel et Achab qui prépare la venue de l’anti-messie au sein d’une chrétienté dominée par un assoupissement général et l’esprit babylonien de prostitution et de compromission spirituelles

Retour à la Bible et au Message du Calvaire

Le Réveil après lequel nous soupirons doit être avant tout un Réveil Biblique et un retour à la foi chrétienne historique, c’est-à-dire une renaissance des grands principes scripturaires et doctrinaux remis à l’honneur par la Réforme Protestante sous Luther et Calvin, dont l’autorité plénière des Ecritures dans la vie du croyant et la justification par la foi (Ephésiens 2:8,9). Seule l’authentique prédication de la Parole de Dieu aura la capacité de faire renaître les précieuses vérités du Saint-Esprit que l’apostasie moderne et la pensée post-chrétienne ont sapées dans leur fondement même. Dans un tel contexte, un retour aux anciens sentiers (Jérémie 6:16; 18:15) éprouvés de la Révélation Ecrite est un besoin fondamental :  » L’Ecriture Sainte est, pour l’Eglise aussi bien que pour chaque individu, le principe d’une réformation spontanée, permanente et journalière. Tant qu’elle est régulièrement lue et sérieusement appliquée, aucun péché ne peu prendre racine, aucun abus se transformer en habitude. Le mal est immédiatement signalé par un si vigilant gardien, et la conscience, réveillée par ses avertissements, se lève, proteste, condamne et réforme. Dieu alors n’a pas besoin de nous juger, parce que nous nous jugeons nous-même. Mais dès que la Parole est mise sous le boisseau, les ténèbres envahissent la maison, que ce soit l’Eglise, la famille ou le cœur. Le mal éclate; il n’est point discerné. Il grandit; on n’y prend pas garde. Il règne; on s’en aperçoit alors, chacun en souffre; la conscience naturelle du bien et du mal finit par protester. Mais il est trop tard ! Le mal, une fois établi, est devenu un maître; il déjoue les efforts humains destinés à le réprimer. Il n’est plus temps de diguer le torrent quand il est déjà sorti de son lit et qu’il submerge les campagnes. » (Frédéric Godet, Histoire de la Réformation dans le Pays de Neuchâtel, 1859).

Prêcher le salut, c’est prêcher CHRIST et CHRIST CRUCIFIE (1 Corinthiens 1:23; 2:2), source de vie pour tous les hommes, replaçant ainsi la Rédemption de l’humanité par l’œuvre de Jésus-Christ au centre des desseins de Dieu, ce qui affirme avec force les attributs de la Divinité : Sa Justice et Sa Sainteté d’un côté, et Son Amour et sa Grâce de l’autre. C’est faire retentir à toute âme la glorieuse Bonne Nouvelle du Dieu qui « a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jean 3:16); c’est attirer les pécheurs vers la précieuse fontaine de sang qui coule des veines d’Emmanuel et dans laquelle leur culpabilité est lavée et leur conscience purifiée. Cette prédication fait ainsi complètement ombrage aux nombreux relativismes ambiants, rendant secondaires voire futiles les innombrables préoccupations de l’homme, dans une époque où ce dernier s’est à ce point déifié qu’il est devenu son propre centre d’attraction, sa propre référence et s’est fabriqué ses propres voies de délivrance – philosophiques, morales, sociales ou politiques, voire religieuses. Ceci équivaut à confronter la condition de l’humanité entière, cette humanité déchue sans Christ, à l’impérieuse nécessité de la repentance, point de départ d’une transformation intérieure et d’une nouvelle création. Une telle prédication détruit ainsi toute tendance universaliste des religions du Nouvel Âge, ou antinomienne d’un faux christianisme. Elle rétablit la centralité absolue de l’œuvre du Calvaire dans l’expérience chrétienne, depuis la justification du pécheur condamné, jusqu’à sa délivrance complète du péché, en passant par sa régénération. Prêcher le salut, c’est encore transmettre le cri d’agonie du cœur du Père désirant sauver les pécheurs entraînés vers la perdition éternelle. « Je suis une créature éphémère, passant dans la vie comme une hirondelle dans le ciel. Je suis un esprit venu de Dieu et retournant à Dieu, apparaissant un instant avant de basculer dans l’éternité immuable. Je ne veux connaître qu’une chose : le chemin du ciel. Donnez-moi le Livre de Dieu ! Il contient tout ce que j’ai besoin de savoir. » – John Wesley

Prêcher la grâce, c’est fermer la bouche à l’orgueil de l’homme, sa tendance à l’autoglorification et à l’autoadulation, au légalisme, à sa religiosité qui élève ses œuvres, ses capacités morales et intellectuelles, sa connaissance, sa culture et sa science. C’est réduire à néant toute pensée, toute doctrine, toute religion qui, à l’instar du catholicisme romain, cherche à usurper la place de Dieu en intronisant l’homme, sa propre justice, ses efforts méritoires, ses performances, son bien-être, ses rites magiques, son système théologique, sa fidélité à une organisation, ou ses traditions et institutions sclérosées. C’est affirmer que la justification, la régénération et la sanctification sont l’œuvre souveraine et ultime de Dieu par la puissance du Saint-Esprit et que la chair ne saurait aucunement gagner la faveur divine. C’est de nouveau ouvrir les écluses des cieux sur le pécheur repentant et sur les saints, en leur faisant goûter à ces ondées célestes qui proviennent de l’immensité de l’amour de Dieu manifesté en Christ. Revenir à la grâce comme seul moyen de salut et de croissance chrétienne, c’est expérimenter Dieu comme la seule source de vie et de piété (Tite 2:11,12).

Prêcher la foi, c’est diriger les cœurs repentants vers l’unique voie qui mène à la Vie Eternelle : Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde et qui offre le pardon à l’âme qui se confie à Lui sans restriction dans une foi d’enfant. C’est faire goûter au repos parfait de Dieu et à une communion personnelle vivante et joyeuse avec le Dieu de toutes grâces. C’est enfin réactualiser en permanence l’expérience de la communion vivante avec Dieu par la grâce à partir d’un abandon plénier à Christ. Prêcher la foi en Christ, c’est s’opposer vigoureusement à l’attitude complaisante du spécialiste religieux qui réalise une fixation de la doctrine en termes matériels ou intellectuels sans en connaître l’expérience glorieuse et vivante avec Celui qui en est l’objet. C’est aussi invalider par là même toute tentative de cheminement spirituel procédant d’énergies et de méthodes charnelles : mysticisme, ascétisme, émotions et expériences psychiques. C’est reposer les fondements de la confiance obéissante en la révélation écrite de Celui qui a fait venir les choses à l’existence par Sa seule parole et dont les promesses immuables ont trouvé leur pleine expression dans le Fils Eternel (Hébreux 1:2). C’est en définitive, rejeter toute justification par la loi ou les œuvres (Galates 5:4). C’est saisir Christ seul dans une union qui mène à la sainteté.

Retour à la Sainteté et à la Sanctification

Mais l’ultime Réveil promis par Dieu ne doit pas s’arrêter aux courants de la Réforme du XVIe siècle sous peine de se scléroser sous la forme d’un autre système théologique de credos et de dogmes sans vie emprisonnant l’Esprit de Dieu dans un intellectualisme et une croyance mentale qui ont remplacé la foi personnelle et vivante, et dans l’orthodoxie doctrinale stérile délogeant la puissante vérité de la Parole de Dieu vivifiée par l’expérience de la grâce. L’éminent saint Sundar Singh a ainsi défini l’écueil à éviter : « Je ne condamne pas la science théologique, ni tous les théologiens dont plusieurs sont des saints. Je ne suis pas opposé aux études, mais celles-ci sans la vie obscurcissent la vision spirituelle. Une théologie sans prière est une fontaine sans eau. J’ai appris bien des choses utiles dans mes études, mais l’enseignement de l’Esprit je l’ai reçu aux pieds du Maître. » L’ultime réveil a à sa disposition la vaste mer de la sanctification et de la sainteté en Christ, expérimentée dans les mouvements piétistes du XVIIe siècle qui eux-mêmes ont influencé les renouveaux du XVIIIe siècle (le renouveau morave avec le comte de Zinzendorf et le réveil méthodiste sous l’influence de John Wesley). Car la foi justifiante, la foi qui sauve, est toujours accompagnée de la sanctification. Le réformateur Philippe Melanchton l’a si bien résumé dans cette formule : « C’est la foi seule qui sauve, mais la foi qui sauve n’est pas seule. » Et comme l’écrivait le grand théologien puritain John Owen : « Nous nions absolument pouvoir être justifiés par la foi seule qui resterait seule – c’est-à-dire privée du principe de vie et d’obéissance en toutes choses et en tous temps… Car nous ne reconnaissons pas une foi qui n’engendre pas la sanctification, mais seulement celle qui contient radicalement et virtuellement l’obéissance en tous temps – nous ne reconnaissons aucune foi comme justifiant l’homme si ce n’est celle qui détient en elle-même le principe vital de l’obéissance et des bonnes oeuvres ». S’abreuvant aux sources historiques de ces grandes effusions de la grâce, l’Eglise doit revenir à la fraîcheur de la vie de prière ointe et à sa passion pour les âmes perdues qui se manifestera par l’évangélisation des foules non atteintes et déshéritées telle que l’ont vécue l’Armée du Salut et les revivalistes comme Charles Finney (XIXe siècle), ainsi que par l’activité missionnaire expansive. Cette deuxième Réformation historique qu’a été le Réveil Méthodiste enseigne que « le but de l’Ecriture est qu’un amour personnel intense pour Jésus possède votre être entier. Le but de la rédemption est votre relation d’amour, votre vie d’amour avec Jésus. La vie chrétienne, c’est vivre dans l’amour pour Jésus. La communion de la prière, c’est contempler avec amour les yeux de Jésus, frémir à la voix de Jésus, se reposer dans les bras de Jésus. » – Wesley L. Duewel

Retour à la Puissance du Saint-Esprit

Accomplir tout ce travail par obéissance au Grand Commandement du Seigneur Jésus de faire des nations des disciples, dans un contexte défavorable et vigoureusement opposé à l’Evangile plus qu’à toute autre époque de l’histoire, ne pourra que mener l’Eglise dans l’expérience de la puissance surnaturelle et miraculeuse du Saint-Esprit. Et c’est là que la Nouvelle Réforme devra suivre les traces du mouvement de Pentecôte du début du XXe siècle qui a redonné la place à la liberté de l’Esprit, à Ses charismes, à une religion du coeur vivifiante, et renouvelé l’Eglise dans la pureté du coeur et la sainteté du premier amour. L’Esprit de Dieu inspirera de nouveau une hymnologie spécifique qui, comme dans le Réveil Gallois de 1904, exaltera et élèvera l’Agneau seul dans une adoration céleste, car la Colombe de Dieu ne cherche qu’à élever et glorifier Jésus-Christ comme Seigneur des coeurs (Jean 16:4) – le Consolateur envoyé du Père n’a qu’une mission : baptiser du feu divin pour épurer, sanctifier et conduire les fils dans toute la vérité afin de les amener à la perfection, rendus alors capables de refléter le Fils bien-aimé et d’accomplir les mêmes oeuvres que Lui et même de plus grandes (Jean 14:12).

Retour au Sacerdoce Universel et à l’Eglise du Nouveau Testament

Enfin, le quatrième volet de cette Restauration doit coïncider avec la redécouverte du sacerdoce universel par lequel chaque enfant de Dieu rentrera dans la pleine communion avec Christ et jouira de son identité de prêtre et de sacrificateur à part entière dans le corps. La vocation de l’Eglise est en effet de construire, d’affermir et de reproduire des pierres vivantes individuelles à l’image de Christ à travers une croissance organique dans la connaissance du Sauveur, ce qui recentrera l’Eglise sur Christ, le vrai chef, plutôt que sur l’église locale dénominationnelle en tant que bâtiment, ou sur une classe privilégiée de ministères élevés sur un piédestal. C’est dans un avenir que nous sentons proche que des temps tumultueux viendront sur le monde, et des persécutions inéluctables sur l’Eglise. Ceux-ci auront pour effet de ramener l’Eglise à l’intention divine originelle selon le modèle d’une seule Eglise par ville comme pendant les 300 premières années de son histoire. C’est là le seul cadre organique où le corps entier peut fonctionner harmonieusement dans l’unité en tant qu’ensemble de cellules vivantes prêtes à être perfectionnées individuellement et collectivement dans toutes ses parties jusqu’à atteindre la parfaite stature de Christ, offrant ainsi au monde la plus belle expression de l’Eglise rachetée par le sang de Christ, et fondée sur l’amour agapé.

L’Onction d’Elie de Malachie 4:6

Le volet précédent coïncide avec un cinquième et dernier volet qui découle d’un nécessaire recentrage sur le couple, la famille et le foyer, cellule de base de l’Eglise, et provient de la promesse du Père de ramener les cœurs des pères vers leurs enfants et les cœurs des enfants vers leurs pères (Malachie 4:6). Car Dieu veut restaurer la paternité dans toutes ses dimensions, d’abord en se révélant Lui-même comme Père à une génération ayant récolté le fruit amer d’une rébellion toujours plus vive à Son égard et à l’égard des pères; ensuite, en ramenant l’Eglise à ses racines: non seulement la foi des saints et des martyrs de l’Eglise primitive, apostolique, mais aussi l’olivier franc, le peuple élu, Israël. Ce retour à la pleine révélation du Corps de Christ racheté et formant un solide assemblage réuni en un seul homme est le dernier développement de la Restauration divine qu’aucune autre génération n’a connue. En effet, les quatre piliers précédents (retour à la Parole de Dieu et à la vérité centrale de la justification par la grâce sans une mesure plus ou moins grande dans tous les mouvements de réveil, bien qu’ils aient été cependant remis à leule au moyen de la foi, retour à la sanctification et à la piété avec l’exigence de former le caractère chrétien, retour à la puissance de l’Esprit et à Ses dons miraculeux, retour au sacerdoce universel par le moyen de l’Eglise de maison) soutenaient tous déjà la Maison de Dieu au temps des apôtres de la première Pentecôte et sont apparus d’honneur de façon distincte par chaque mouvement successif de l’Esprit, à travers une révélation continuée dans l’histoire. La Dernière Grande Réforme des Derniers Temps, quant à elle, réunira ces quatre caractéristiques auxquelles s’adjoindra l’onction d’Elie de Malachie 4:6 qui rassemblera tous les véritables enfants de Dieu devenus l’Epouse prête à rencontrer son Epoux céleste, Jésus-Christ, revenant en gloire, réunissant ainsi toutes choses en Lui-même. L’Esprit prophétique a pour caractéristique de tout ramener à Jésus-Christ, l’Alpha et l’Oméga, afin que Christ soit TOUT en TOUS. “Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.” (Jean 12:32).

Ainsi, la Nouvelle Réformation à laquelle nous soupirons et pour laquelle nous prions se résume à un seul mot d’ordre : AIMER JESUS-CHRIST ET LE FAIRE AIMER PAR D’AUTRES

« Diriger tous les cœurs vers l’Agneau de Dieu plein d’amour qui mourut pour nous;
Ne jamais, que ce soit dans un discours ou une discussion, digresser même pendant un quart d’heure loin de l’Agneau;
Ne nommer d’autre vertu que la Sienne, et venant de Lui et liée à son compte;
Ne prêcher aucun commandement si ce n’est la foi en Lui;
Aucune autre justification que celle qu’II a accomplie en notre faveur par l’expiation;
Aucune autre sanctification que le privilège de ne plus pécher;
Aucun autre bonheur que d’être tout près de Lui, de penser à Lui et de faire Son plaisir,
Aucun autre renoncement que la souffrance d’être privé de Lui et de Ses bénédictions;
Aucune autre calamité que celle de Lui déplaire;
Aucune autre vie que celle qui est d’être en Lui. »

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