«Simone Gbagbo ne demandera pas la grâce présidentielle à Ouattara»

«Simone Gbagbo ne demandera pas la grâce présidentielle à Ouattara»

Me Habiba Touré (avocate): «Simone Gbagbo ne demandera pas la grâce présidentielle à Ouattara»

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De retour à Paris, où elle est inscrite à la Cour d’appel, au barreau de la Seine-Saint-Denis en France, Me Habiba Touré est revenue sur le verdict du procès en Assises des pro-Gbagbo.

Présente à Abidjan lors du procès, l’avocate de Simone et de Michel Gbagbo a donné son sentiment sur ce jugement qui a tenu en haleine les Ivoiriens pendant deux mois et demi, avec à la clé une condamnation de sa cliente à 20 ans de prison, une peine deux fois supérieure aux réquisitions, pour son rôle durant la crise post-électorale de 2010-2011.

Me Habiba qualifie le procès et son verdict contre le camp pro-Gbagbo de ”honteux” pour la Côte d’Ivoire, parce que le droit n’a pas été dit. «Ça fait pitié. Les magistrats répondent encore des pouvoirs politiques. Ce n’est pas une vue de l’esprit. C’est fondé sur des faits. Ça fait honte puisque le verdict est un peu à l’image du procès. On voit bien que ce n’est fondé sur rien. C’est un verdict politique au lieu d’une décision judiciaire», a-t-elle dénoncé sur le plateau de eventnewstv.tv. Pour l’avocate, sa cliente condamnée à 20 ans de prison est innocente. Tout comme de nombreux co-accusés de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. «Il n’y a pas de preuve et nous avons des condamnations lourdes. La condamnation telle qu’elle est intervenue par les jurés en mon sens est politique. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse condamner des personnes sans preuve. Tout le procès a démontré toute absence de preuve et de fait. Donc, il y a problème», a-t-elle indiqué. Déçue du verdict, Me Habiba a rappelé que la Défense s’est pourvue en cassation et qu’elle entend aller loin dans cette affaire judiciaire afin de faire éclater la vérité. «L’objectif pour nous est de pousser le processus judiciaire jusqu’au bout. Quitte pour nous à saisir la Cour de justice de la Cedeao. (…) On a un devoir d’exemplarité vis-à-vis des Ivoiriens. Il faut avoir foi. C’est vrai que ce n’est pas évident mais il faut continuer de se battre. Je préfère donner ce modèle-là à la jeunesse ivoirienne que celui des armes», indique-t-elle par la suite.

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