15 mars 2015

La zone euro vient de vivre une nouvelle semaine où toutes les fadaises qu’elle avait érigées en dogmes: les bienfaits de l’euro fort, l’irréversibilité de l’adhésion à l’euro, l’égalité entre les Etats membres, ont remarquablement volé en éclats.

Sortir de l’euro: une « grande chance » pour la Grèce

La plus belle apostasie de la semaine nous est venue d’Allemagne. Alors qu’Angela Merkel s’échine à faire croire qu’elle tient à garder la Grèce dans la zone euro, en déclarant notamment à Tokyo:

« Je l’ai dit à de multiples reprises, et je peux le redire encore ici: notre objectif politique est de maintenir la Grèce dans la zone euro. Nous y travaillons depuis de nombreuses années »

le président de la commission des finances au Bundestag, Peter Ramsauer, figure de la CSU et allié d’Angela Merkel, a craché sa pastille dans les colonnes de Bild:

« en quittant la zone euro, comme l’a suggéré le ministre des Finances (Wolfgang) Schäuble, ce pays pourrait renouer avec la compétitivité dans une perspective monétaire grâce à une nouvelle drachme ».

« Cela offrirait à la Grèce une grande chance de se renouveler sur les plans économique et administratif, se préparant ainsi à un retour ultérieur dans la zone euro dans une position de force », poursuit-il.

Les esprits raisonnables ne disent pas autre chose depuis quatre ans. La convergence des politiques économiques imposée par une zone monétaire optimale tue la Grèce à petits feux. Comme l’ensemble des pays du sud de l’Europe. Le bon sens est d’imaginer une sortie temporaire de ces pays pour leur permettre de souffler et de retrouver une compétitivité nouvelle grâce à une dévaluation massive. Tout le problème vient du dogme porté par Bruxelles et Berlin depuis plusieurs années de l’irréversibilité de l’appartenance à la zone euro.

Et un dogme qui s’effondre! Un!

L’Allemagne bien décidée à punir la Grèce

Il faut absolument lire les coulisses de Jean Quatremer consacrées aux négociations entre l’Union et la Grèce depuis l’arrivée de Syriza pour comprendre que plus personne en Europe ne se soucie de mettre en place une zone euro responsable. Chacun cherche à tirer la couverture à soi, et tant pis si elle casse.

Le plus cocasse tient sans doute aux relations houleuses entre la Grèce et l’Allemagne.

D’emblée, les Grecs ont cherché, ce qui peut se comprendre sur le fond, mais qui surprend sur la forme très maladroite utilisée, à constituer une ligue anti-germanique:

Les nouveaux dirigeants grecs entament leur tournée européenne par la France, pays sur lequel ils comptent pour amadouer l’Allemagne. «Ils cherchaient à créer un bloc contre Berlin. Nous leur avons dit : vous vous trompez, vous ne parlez pas à des Etats mais à l’Union européenne», explique-t-on dans l’entourage du gouvernement.

Michel Sapin obtient cependant que Varoufakis rencontre Schaüble:

«C’est compliqué avec Wolfgang Schäuble me dit-il», raconte Sapin. «J’ai envoyé sous ses yeux un SMS à Wolfgang : « Tu es prêt à recevoir Varoufákis? » Il me répond aussitôt : « Oui. »» Sapin envoie par SMS le numéro de portable de Schäuble à Varoufákis, qui appelle son homologue allemand. Rendez-vous est pris à Berlin pour le 4 février.

C’est dans la bouche de Moscovici qu’il faut sans doute trouver le décryptage de la situation:

«Wolfgang Schäuble, qui est un vrai dur, veut mettre ce parti à genoux pour qu’il parte. »

Cette détermination de Schaüble à humilier Syriza tient au fond à des motifs superficiels. Ainsi, après le premier Eurogroupe qui s’est soldé par une sorte de bras d’honneur de Varoufakis devant un texte sorti de derrière les fagots, chacun cherche à comprendre l’origine des difficultés.

«Après la réunion, j’ai eu Schäuble au téléphone, raconte Sapin. Il était très amer. L’affaire des caricatures le montrant en uniforme de la Wehrmacht est ressortie à ce moment-là. J’étais un peu inquiet.»

Décidément, l’art de la caricature est à la source de bien des tensions dans le monde, en ce moment. Lors de l’Eurogroupe suivant, Schaüble se montre inflexible.

la réunion de l’Eurogroupe est tendue, car Schäuble ne lâche pas : il répète qu’il n’a «pas confiance dans la Grèce». Il exige un catalogue précis des réformes structurelles que le gouvernement Tsípras s’engage à mettre en œuvre. «Calme-toi, lui dit Mario Draghi, le président de la BCE. On ne peut pas faire ça en trois jours.» Schäuble répète qu’il n’a pas confiance.

On sait où ce genre de choses commence. On ne sait jamais où il finit.

La Grèce bien décidée à punir l’Allemagne

Sans surprise, face à la multiplication des marques de défiance, Tsipras a donc annoncé son intention de remettre sur le tapis l’affaire des réparations allemandes à la Grèce.

Rappelons qu’à ce stade l’Allemagne considère s’être acquittée de sa dette de guerre vis-à-vis de la Grèce par un versement aux victimes civiles de 57 millions d’euros effectué en 1960. Pour les Grecs, le compte n’y est évidemment pas. Tsipras ne manque pas de rappeler que l’accord de Londres de 1953 avait suspendu la question des dettes allemandes jusqu’à la signature d’un traité de paix.

Le traité 4+2 de 1990, qui a permis l’aberrante réunification allemande, constitue-t-il un traité de paix au sens des accords de 1953? Probablement… ce qui ouvre (pour l’ensemble de l’Europe) la question des réparations allemandes.

En attendant que justice soit faite, Tsipras propose donc diverses mesures qui devraient améliorer le climat actuel, comme la saisie des biens immobiliers allemands en Grèce pour indemniser des victimes d’exactions. Il a même demandé l’accès aux archives de la Wehrmacht

Tsipras a-t-il définitivement perdu pied?

Si les revendications de Syriza reposaient sur un véritable bon sens économique, on ne peut que reprocher à Tsipras et à ses émules le mélange de légèreté romantique et de rouerie très hellénique avec lequel ils abordent la négociation internationale. Cette espèce de suffisance qui porte Tsipras à croire qu’il est entouré de benêts a probablement ruiné toutes les marges qui s’offraient à lui.

Tsipras en est désormais réduit à faire taire Varoufakis, dont le narcissisme épuise non seulement ses partenaires européens, mais l’opinion publique grecque elle-même.  En outre, la situation dans le pays est de plus en plus tendue et abyssale. Alors que des anarchistes ont envahi le siège de Syriza, les recettes fiscales s’effondrent. Elles ont chuté de 17% en janvier.

Le gouvernement grec paraît de plus en plus dépassé par les événements. D’un côté, les ministres multiplient les déclarations intempestives où le sens de la coopération avec leurs partenaires tient une portion congrue. C’est le cas du ministre de la Défense et leader de l’alliée nationaliste de Syriza, Panos Kammenos, qui a fait d’étranges déclarations:

« Si nos partenaires et nos créanciers nous laissent dans la crise, alors le gouvernement va suspendre le traité Dublin II et envoyer à Berlin tous les migrants qui se trouvent en Grèce. Si certains de ces migrants sont des membres de l’État islamique et qu’ils passent les frontières sans contrôle, cela sera la responsabilité de l’Europe.»

D’un autre côté, Tsipras avale de plus en plus de couleuvres. Non seulement il rampe devant l’Union en affirmant être prêt à toutes les concessions, mais il a bien dû accepter de faire marche arrière sur laprésence de la troïka, rebaptisée « institutions » à Athènes. La venue des « institutions » est le préalable à tout nouveau déblocage d’une aide en faveur de la Grèce.

Tsipras s’est même senti, après cette avalée de couleuvres, obligé d’en avaler une autre en saluant l’issue positive de la réunion de l’Eurogroupe.

La Grèce fera-t-elle faillite avant fin avril ou pas?

Alors que Tsipras signait un accord de façade avec l’OCDE pour l’aider à réformer la Grèce (encore une diversion superfétatoire qui ancre Tsipras dans le personnage d’un roué peu crédible), les « institutions » arrivaient à Athènes pour dresser l’état exact des comptes publics grecs.

Dans la pratique, une seule question se pose: la Grèce peut-elle tenir sans aide européenne jusqu’à fin avril ou pas? Les partenaires européens de la Grèce ont en effet tout intérêt à jouer avec le feu, en favorisant une crise de liquidité dont ils pensent qu’elle adoucira les moeurs de Tsipras. Ce pari bien hasardeux (Tsipras pouvant tout aussi bien souhaiter une faillite grecque) se joue autour du décompte des liquidités disponibles sur les toutes prochaines semaines.

Selon Romaric Godin, de La Tribune, la Grèce pourrait arriver à courir plus vite que l’Eurogroupe, notamment grâce au relèvement du plafond de liquidités dont elle vient de bénéficier de la part de la BCE. Ce petit coup de pouce, joint à l’utilisation des excédents de trésorerie de la sécurité sociale grecque, devrait permettre de desserrer la corde que l’Eurogroupe a commencé à mettre au cou de Tsipras.

Une fois de plus, Varoufakis a, de façon exaspérante, tiré une balle dans le pied des intérêts grecs en remerciant la BCE de ce petit geste discret par une déclaration scandaleuse:

« De mon point de vue, la BCE mène une politique qui peut être considérée comme asphyxiante à l’égard de notre gouvernement », a dit Yanis Varoufakis à l’antenne de la chaîne de télévision grecque Mega TV.

Avec ce genre de procédés, les Grecs n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes le jour où le bourreau ouvrira la trappe sous leurs pieds. En attendant, le discrédit de Varoufakis est tel qu’il est désormais écarté des négociations avec la Commission.

Schaüble confirme le « Grexident » annoncé sur ce blog

De gaffes en maladresses, et de caprices en réactions épidermiques, l’Europe prend bel et bien le chemin d’un bel accident de parcours, dénommé par le cruel Schaüble « Grexident« , sortie de la Grèce hors de la zone euro par accident. On se souvient ici que ce blog l’évoquait avec insistance la semaine dernière.

De fait, depuis l’arrivée de Tsipras au pouvoir le 26 janvier, c’est-à-dire il y a près de deux mois, la question de l’aide à la Grèce semble faire du surplace. Un accord très sommaire a été signé fin février, mais rien de concret ne semble venir pour sa mise en application.

Cette lenteur commence à donner des sueurs froides au petit père Juncker:

«Je ne suis pas satisfait des développements ces dernières semaines, je ne pense pas que nous ayons fait suffisamment de progrès», a affirmé le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, en accueillant pour la deuxième fois à Bruxelles le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. (…)

Mais il a «totalement exclu un échec». «Je n’en veux pas, je veux que les Européens s’entendent. Ce n’est pas le moment de se diviser», a-t-il lancé, promettant d’œuvrer à une «solution».

Il faut dire que Jüncker, peut-être à l’issue d’une soirée trop arrosée ou d’une crise schizoïde, avait déclaré en début de semaine:

Jean-Claude Juncker, a appelé dimanche à la création d’une armée européenne, au vu notamment des relations de plus en plus tendues avec la Russie sur le sujet de l’Ukraine.

Une telle force pourrait permettre aussi bien de faire face aux nouvelles menaces aux frontières de l’Union européenne que de défendre les valeurs de l’UE, a-t-il déclaré dans une interview publiée dimanche par le journal allemand Welt am Sonntag.

On est bien loin du compte, et les rêves impériaux de Juncker sont bien mal en point. Il suffit d’écouterSchaüble pour le comprendre:

la Grèce seule a la responsabilité, la possibilité de décider ce qui se passe, et comme nous ne savons pas exactement ce que les responsables grecs font », a jugé Wolfgang Schäuble, jeudi sur la télévision autrichienne « ORF ». « L’Europe est prête à aider la Grèce, mais la Grèce doit se laisser aider »

Voilà qui promet quelques heures chaudes…

La mort de l’euro fort: un autre dogme disparaît

Jusqu’il y a quelques mois, la pensée unique portée avec suffisance par l’élite parisienne interdisait de parler d’euro faible. A tout prix, il fallait une monnaie forte!

Le lancement du Quantitative Easing de la BCE a eu un effet immédiat: la baisse de l’euro. On notera avec amusement que cette politique de rachat de dettes souveraines, lancée lundi, a permis à la BCE d’acheter, en cinq jours, près de 10 milliards d’obligations. Ce rythme situé sous la bonne réalisation du programme de 60 milliards mensuels a entraîné la dépréciation de l’euro par rapport au dollar. Dès le lendemain des premiers rachats, l’euro passait sous la barre du 1,1 dollar, à 1,07.

Curieusement, ce qui semblait impossible, inacceptable, relevant de la folie dissidente la plus insupportable, la moins sérieuse, la plus complotiste, est aujourd’hui salué par les mêmes comme un moment de libération et une formidable ouverture vers la croissance.

Vérité un jour, erreur le lendemain, comme on dit à Sciences-Pipeau. En attendant, démonstration est faite qu’une euro faible constitue probablement la meilleure solution pour sortir de la crise. Je ne surprends aucun de mes fidèles lecteurs en écrivant cela. On peut juste se demander pourquoi il a fallu tant de temps pour se rendre à l’évidence.

Et un deuxième dogme disparaît!

La France victime de la baisse des taux?

Autre conséquence immédiate de la politique européenne: les taux auxquels les Etats les plus riches empruntent s’effondrent. Le taux français à 10 ans est ainsi passé de 0,566% à 0,355% en quelques jours. C’est évidemment une bonne nouvelle pour l’économie française, puisque la charge de la dette va diminuer.

Chacun mesure bien le risque que cette petite modification de parcours présente pour une France où la machine administrative est sortie du contrôle gouvernemental: c’est la porte ouverte à toutes les embardées et au retour à l’immobilisme antique, financé par l’endettement. Pourquoi s’embêter à réformer nos administrations pléthoriques, à se rendre impopulaires en modernisant, quand il suffit d’emprunter à taux zéro pour être heureux?

Chacun, face au danger, y est donc allé de sa petite phrase pour dire que la France ne devait pas s’endormir et devait encore moins revenir à ses rêves habituels de diva.

Draghi est le premier, semble-t-il, à avoir donné de la voix, en déclarant:

Jeudi dernier, Mario Draghi insistait : « La mise en œuvre intégrale et systématique du Pacte de stabilité et de croissance est essentielle pour la confiance dans notre cadre budgétaire ». Selon plusieurs participants de l’Eurogroupe, il a lancé, lundi, un nouvel avertissement, jugeant en substance trop souple l’interprétation par la Commission des règles du Pacte de stabilité concernant la France, mais aussi l’Italie.

Il a bien compris le risque Draghi: celui de taux bas condamnés à être perpétuels parce qu’ils agissent comme une drogue sur les Etats. Assez rapidement, il a ajouté:

« L’impact bénéfique de nos achats d’actifs sur les conditions de financement ne va pas réduire les incitations à réformer, comme certains l’affirment souvent, mais va en réalité accroître les bienfaits de telles réformes, dans la mesure où les entreprises sont encouragées à augmenter leurs investissements, ce qui doit accélérer la reprise économique », a assuré Mario Draghi lors d’un colloque bancaire à Francfort ce mercredi 11 mars.

Il a bien l’air pressé de s’en persuader…

Le dogme de l’égalité entre Etats membres en prend un coup

Toujours est-il que le délai supplémentaire de deux ans accordé à la France a suscité un tollé tel que le remède risque d’être pire que le mal.

Michel Sapin, le ministre français des Finances, a dit comprendre l’énervement de certains responsables européens mais expliqué qu’une réduction plus rapide du déficit aurait eu des conséquences graves pour toute la zone euro.

L’agacement ne s’est pas limité aux Etats membres. Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a affirmé:

« Nous ne pourrons pas générer la confiance en zone euro si nous donnons l’impression que ce qui a été décidé est en train d’être détricoté », a déclaré Benoît Coeuré dans un entretien au « Financial Times » publié ce mardi 10 mars. En outre, « il est extrêmement important d’éviter une situation – ou de donner l’impression d’une situation – où les grands pays seraient traités de manière plus bienveillante, plus généreuse et plus flexible que les pays plus petits »

On nous aurait donc menti sur les règles du jeu dans l’Union? Il y aurait des nations plus favorisées que les autres?

Et un troisième dogme vole en éclats!

La France mise à l’amende

Du coup, ces petits arrangements de l’ombre ne font guère les affaires de la France. Pour désamorcer les protestations et éteindre l’incendie, les commissaires européens ont promis d’être bien plus durs avec la France. L’addition devrait s’élever à 30 milliards supplémentaires.

Moscovici a timidement plaidé pour des réformes accrues lors de plusieurs interventions dans les médias. Mais c’est Dombrovskis, vice-président, qui a indiqué que la France devrait trouver 30 milliards supplémentaires d’ici à 2018. Ce chiffre paraît évident totalement fantaisiste d’ici aux élections présidentielles. Sachant que les 50 milliards promis par Valls ne seront même pas atteints.

L’essentiel, à ce stade consiste à sans doute faire croire le contraire, en croisant les doigts pour que la croissance revienne d’ici là, que la Grèce ne fasse pas faillite, etc.

Les marches de l’Europe de plus en plus loin du centre

Les amateurs de signaux faibles auront noté quelques mauvaises nouvelles supplémentaires qui illustrent la perte de confiance accélérée de l’Union, et l’inflation de tentations centrifuges.

L’événement le mieux répercuté est celui du retrait de la candidature d’adhésion de l’Islande à l’Union. Face au bordel bruxellois, « Les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne », a conclu le ministère des affaires étrangères. Il reste donc des peuples pleins de bon sens en Europe.

De façon plus confidentielle, les spécialistes auront noté le geste de conciliation de l’Union envers la Russie, qui consiste à autoriser celle-ci à utiliser le gazoduc transadriatique, dans l’hypothèse où Gazprom financerait le Turkish Stream. Voilà un intéressant petit mouvement d’apaisement qui éloigne un peu plus le coeur du continent des grands axes commerciaux, et qui sert astucieusement l’Italie.

Dans le même temps, l’Union a bloqué un projet nucléaire commun entre la Hongrie et la Russie. Le projet faisait un peu trop reconstitution de ligue dissoute. Mais il y a fort à parier pour que, dans les années à venir, les projets de « détachement » du centre se multiplient.

Au passage, on aura noté que les Etats ont massivement refusé d’apporter leurs fonds au plan Juncker à 300 milliards (de fumée). Ils se contenteront de faire du co-financement, histoire d’être sûrs de ne pas financer des projets en Allemagne. La confiance règne.

Enfin, je ne voulais pas finir cette chronique sur le signal le plus faible de la semaine: la mort programmée dudernier journal grec d’Istanbul. Cet organe d’information des Rums, qui, rappelons-le, sont les habitants historiques d’Istanbul, signale la troisième mort de l’empire romain d’Orient (après la chute de Constantinople et la Grande Catastrophe de 1922) et on ne s’en réjouira pas.

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