10:43 10.02.2015(mis à jour 11:22 10.02.2015)

Hier, les négociations entre le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel à Washington ont consolidé la position qui sera probablement évoquée lors du sommet du « format Normandie » prévu mercredi, écrit mardi le quotidien Kommersant.

A la veille de cette rencontre à Minsk, Barack Obama a presque intégralement soutenu l’approche de l’Allemagne, qui a récemment durci sa position envers la Russie. Lors de leur conférence de presse commune après les négociations, le président américain a souligné la nécessité de sanctions antirusses, mais annoncé que la décision de livrer des armes américaines vers l’Ukraine n’avait pas encore été prise.Ces propos étaient visiblement une révérence envers Angela Merkel, qui avant sa visite à Washington s’était ouvertement prononcée contre l’armement de Kiev malgré la colère que cela aurait pu déclencher chez les faucons américains. Barack Obama n’a, lui non plus, aucune envie de prendre de mesures drastiques. Au moins tant qu’il existe toujours la possibilité de résoudre les litiges dans le cadre du « format Normandie ». Sinon, « l’isolation de la Russie ne fera que s’accentuer au niveau politique et économique », affirme Obama.

Selon lui, les États-Unis « appellent toujours au règlement diplomatique » du conflit ukrainien et n’y voient aucune solution militaire. Il a confirmé le soutien de son administration à Kiev et promis d’octroyer à l’Ukraine une aide financière nécessaire « en partenariat avec le Fonds monétaire international et d’autres partenaires », sans pourtant préciser le montant exact de cette aide.Le leader américain considère le bon développement de l’économie ukrainienne comme « l’un des objectifs prioritaires ». « Si ce projet échouait, cela en torpillerait un autre, encore plus important: celui d’une Ukraine indépendante », prévient Barack Obama.

AngelaMerkel a laissé entendre que si le conflit dans leDonbass ne se réglait pas par la voie diplomatique, la pression européenne et américaine sur la Russie se renforcerait.Les deux leaders ont également souligné la même idée: les événements en Ukraine et la « politique agressive » de la Russie n’ont fait que consolider l’unité transatlantique et il n’existe pas de divergences sérieuses entre les États-Unis et l’Union européenne sur la question ukrainienne. « Nous avons parfois des différends tactiques », a reconnu le président américain. Et d’ajouter: « Mais nous sommes tout à fait unis en ce qui concerne le principe fondamental de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Les propos d’Obama témoignent également de l’absence de divergences considérables sur une autre question sensible pour Moscou:l’élargissement de l’infrastructure de l’Alliance à l’est, vers les frontières russes. « Nousrenforcerons notre présence en Europe Centrale et de l’Est avec nos partenaires del’Otan », a-t-il promis.Les deux leaders n’ont rien annoncé au sujet d’un assouplissement éventuel des sanctions antirusses en cas de succès des négociations de Minsk. C’était tout à fait prévisible: le président américain et la chancelière allemande jouent actuellement le rôle des « méchants flics » par rapport à Moscou.

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