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 Sur l’insécurité, la violence et les terroristes, la gauche persiste dans sa naïveté, son irresponsabilité et l’autoflagellation. Cela malgré l’évidence de la réalité criminelle.

Pire, comme le dit  le criminologue Xavier Raufer : « les politiques ont du sang sur les mains » (Boulevard Voltaire, 29 janvier 2015), à propos des terroristes islamistes auteurs des récents massacres à Paris ( 17 tués). Raufer attribue une lourde responsabilité à la ministre de la Justice Taubira dont la politique « ravage la justice » et dont il dit qu’elle « s’enfonce dans le déni par pure idéologie ». Il rappelle que ces terroristes étaient tous des grands criminels endurcis qui auraient dû être en prison alors qu’ils pouvaient se promener en liberté grâce aux mesures laxistes de la ministre. Leur vie de criminels n’avait rien à voir avec un soi-disant manque d’intégration et ce n’était pas non plus des « malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme ».

Le criminologue rappelle aussi que tous ces « gens qui ont tué ou voulu tuer depuis 2012 sont des criminels endurcis sans exception » alors que « les médias se plaisent à les dépeindre en petits délinquants ».

«  Mme Taubira préfère les bracelets électroniques aux peines de prison…si Amedy Coulibaly – qui portait ou aurait dû porter un tel bracelet lors de la tuerie – avait été sanctionné comme le code pénal le prévoyait, le drame de l’HyperCacher n’aurait pas eu lieu… une partie de la justice – à commencer par la garde des Sceaux et son entourage – s’assied sur le code pénal. Si la justice faisait son travail, le problème serait résolu à 90% et la police n’aurait plus qu’à se concentrer sur les 10% restant ».

Ces réalités sont largement connues, sauf apparemment de cette ministre et des médias.

Et que dit la ministre de la justice suisse Simonetta Sommaruga et Présidente de la Confédération après un voyage à Riga pour une réunion avec les ministres européens de l’Intérieur  en vue de finaliser un plan de bataille  contre le terrorisme, de retour en Suisse, interrogée par la télévision suisse romande :

« La solution par l’intégration. Simonetta Sommaruga a également déclaré que « la réponse est claire: le meilleur moyen c’est qu’un jeune ait une perspective, un rôle à jouer dans la société et qu’il n’y ait pas de discrimination. »

« Le moyen qui est les plus important mais qui n’a peut-être pas un résultat immédiat, c’est l’intégration dans la société. C’est peut-être la tâche la plus importante de tous les gouvernements. » (29 janvier 2015, RTS, 18h36).

Comme si le terrorisme lié à la grande criminalité avait encore quelque chose à voir avec l’intégration et la discrimination ! Les grands criminels ont choisi la criminalité comme mode de vie, et la radicalisation terroriste en fonction de l’islam doit constituer un nouveau créneau pour eux.

La proposition de les intégrer doit les faire bien rire. Le terrorisme au nom de l’islam est une forme de grande criminalité parmi d’autres et c’est le code pénal qui doit leur être appliqué plutôt que la mise en liberté conditionnelle, le bracelet électronique ou l’intégration dont ils n’ont vraiment plus rien à faire.

On pourrait même se demander si, étant donné le confort des prisons, ce ne sont pas de vrais bagnes, particulièrement durs physiquement et psychologiquement, qui devraient leur être réservés. On leur confierait les travaux les plus dangereux et risqués, au prix de leur vie. Le risque de perdre la vie serait cette fois de leur côté. Des épreuves plus dures encore que celles auxquelles ils ont été préparés dans les camps de formation des terroristes. Ce serait  mieux que la peine de mort, que certains veulent réactiver.

Un vrai bagne, un terrible bagne, plutôt que des prisons où on laisse des « imams » les radicaliser encore davantage.

Continuer à prôner simplement l’intégration et l’absence de discrimination pour les terroristes fanatisés, en l’occurrence à l’islam, ce n’est plus seulement de la naïveté, de l’irresponsabilité, du déni de réalité et de l’idéologie socialiste.

Il ne suffit plus de dénoncer le laxisme de la justice mais bien de montrer que ce laxisme est responsable des tueries de ces grands criminels fanatisés en liberté, alors qu’ils devraient être en prison, et que les irresponsables qui les ont laissé en liberté ont bel et bien du sang sur les mains.

La première chose à faire est certainement de remplacer les politiciens hors sol et planant dans les nuages par des personnalités capables d’affronter la brutalité du réel en empêchant notamment de grands criminels barbares et fanatisés de continuer à tuer des innocents, tuerie qui ne sont évidemment pas dues, une nouvelle fois, à leur non-intégration et au fait qu’ils étaient discriminés.

PS. Les socialistes semblent incorrigibles dans leur vision angélique, naïve et irresponsable. Invité de la Radio suisse romande (le 30 janvier à 7h35) l’ancien conseiller d’Etat genevois socialiste responsable de l’éducation Charles Beer, interrogé également sur les djihadistes à l’occasion de cette invitation, a affirmé comme une évidence-socialiste? – et dans la même veine que sa collègue du niveau fédéral, que les djihadistes étaient « des largués », « des paumés » et que c’était la faute à notre société « qui creuse les inégalités ». Toujours la vieille antienne de l’excuse sociale, la faute à la société, à cette société que eux socialistes vont changer et rendre sans doute paradisiaque. Depuis le temps que l’on nous fait le coup…

Non, on ne peut plus se contenter de dénoncer ces vieux réflexes socialistes comme naïfs, irresponsables, etc. L’heure est venue d’insister sur le fait qu’ il y a et qu’ il y  aura encore du sang sur les mains.

Uli Windisch, 2 février 2015.

LesObservateurs.CH

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