Hollande -Porochenko le même combat ? : prendre les peuples pour des charlots

Hollande -Porochenko le même combat ? : prendre les peuples pour des charlots

Une mise à mort sacralisée. Qui et dans quel but a tué les passagers d’un autobus au Donbass ?

on: janvier 20, 2015

Une tragédie routière

Ces derniers jours la situation au Donbass s’est nettement aggravée. Le soi disant cessez-le-feu qui, même les jours les plus calmes, n’excluait pas les échanges des tirs et la mort des gens, est définitivement une affaire du passé.

Courant les derniers jours l’artillerie de l’armée ukrainienne a régulièrement pilonné Donetsk, Gorlovka et d’autres villes contrôlées par les forces de la Novorossia. En riposte à cela, les résistants ont repris les frappes d’artillerie sur des positions ennemies.

De fait, la reprise des hostilités a coïncidé avec l’échec de la rencontre ministérielle “au format normand” à Berlin. Le régime kiévien, n’ayant pas obtenu au cours des négociations la capitulation tant attendue des “séparatistes”, a de nouveau décidé d’avoir recours à la force dans la résolution du conflit.

Bien que les combats et les échanges de tirs n’aient quasiment pas cessé ces jours-ci, le régime kiévien avait besoin d’un prétexte pour justifier la rupture de la trêve. Et ce prétexte n’a pas été long à trouver.

D’après la déclaration de la partie ukrainienne, un autobus de ligne transportant des passagers a été pilonné sur la route près de l’avant-poste de l’armée ukrainienne Bougas, situé à proximité de l’agglomération Volnovakha. Selon le bilan provisoire, suite au coup direct, 10 personnes sont mortes sur place et 13 autres ont été blessées. Par la suite le bilan s’est alourdi et le nombre de tués est passé à 12 personnes.

Porochenko a assimilé la RPD à des terroristes islamistes

Le régime kiévien a tenu les FAN pour responsables de la mort des civiles, ayant déclaré que la tragédie est survenue suite à une tentative de pilonnage de l’avant-poste des forces ukrainiennes.

La même version des faits a été donnée par le représentant de l’Etat-major général des FAU Bogdan Bondar. “Une frappe d’un MLRS “BM-21″ a été réalisée sur un autobus transportant des civils ayant provoqué 10 morts parmi les civils et près de 13 blessés. Au même moment, des reporters des chaines de la télévision russe et locale se tenaient à proximité à Dokoutchaïevsk pour filmer notre armée tirer en riposte sur le centre de la ville”, cite ses paroles Interfax.

Le département d’Etat des US a réussi à analyser la situation avec une rapidité de l’éclair. Le porte-parole du département Marie Harf a aussi tenu les FAN pour responsables de la mort des civiles. “Les attaques acharnées de ce jour de l’aéroport et le pilonnage de l’autobus, ayant causé 10 morts et 13 blessées, constituent une violation flagrante des accords de Minsk,” – a souligné Harf.

Une apothéose de ces évènements a été le discours officiel du président de l’Ukraine Piotr Porochenko, par lequel il a assimilé les FAN à des terroristes islamistes, auteurs de l’attentat à Paris contre la rédaction du journal Charlie Hebdo.

“L’horrible tragédie de ce jour à Volnovakha représente un évènement frappant par sa cruauté qui glace le sang dans les veines” – a dit Porochenko.

Il a précisé que les terroristes ont tué avec préméditation dix personnes civiles dont une jeune fille de 14 ans. “Ces morts pèseront sur la conscience de la bande conjointe de la RPD et la RPL et de ceux qui se trouvent derrière, ceux qui la nourrissent, l’arment, la dressent et l’inspirent à commettre des crimes sanglants. Mais nos soldats sont capables de les rembarrer. Ceux qui sont partis aujourd’hui à l’assaut de l’aéroport de Donetsk, l’ont appris à leurs dépens par eux-mêmes”, – a déclaré le président ukrainien.

Il a également souligné que l’Ukraine est prête à défendre sa terre. “Depuis le septembre dernier, pendant la période du cessez-le-feu, nous avons pu nous muscler. Toutes les semaines nous remettons à l’armée des centaines d’unités d’armes et de matériel, aussi bien neufs que remis à l’état”, a dit Porochenko.

Le président a informé qu’il allait signer le 14 janvier un décret sur une nouvelle vague des conscriptions. Il a ajouté que des mesures seront entreprises pour durcir les contrôles pour rendre plus difficile le passage à travers la ligne de démarcation, derrière laquelle se trouvent les régions du Donbass contrôlées par des rebelles.

” Les tueries à Paris et à Volnovakha sont les événements placés au même rang. Le monde civilisé doit se réunir dans la lutte contre le terrorisme”, a également ajouté le président.

La version des faits donnée par la partie ukrainienne est plaine de contradictions.

Evidemment, sur un tel fond, les déclarations des représentants de la RPD pour dire que les FAN ne sont pas impliquées dans le pilonnage du bus, ainsi que les appels du ministère des Affaires Etrangères des la Russie à enquêter soigneusement sur la tragédie, n’ont quasiment pas été entendus.

Le ton n’admetant aucune réplique de la partie ukrainienne ne concorde pas avec les circonstances de la tragédie qui sont connues à ce jour.

Premièrement, comme il est d’usage aujourd’hui chez les médias ukrainiens, on peut voir à côté des photos réelles des lieux, beaucoup d’autres qui n’ont aucun rapport avec ce qui s’est passé.

Les photos réelles ont tout de suite montré qu’il n’y a eu aucun coup direct d’un obus sur le bus : la nature des dégâts n’y correspond absolument pas. De plus, les photos ne montrent aucun cratère propre à l’explosion d’une roquette de MLRS “BM-21″, dont parle le représentant de l’Etat-major général ukrainien.

En plus, les photos de l’avant-poste ukrainien, dont les pilonnages ont conduit à la destruction du bus, montrent celui-ci ne présente aucune altération apparente, ce qui est assez étrange si on croit à la version des faits exposée par la partie ukrainienne.

Les traces sur le bus montrent qu’il a été frappé avec des fragments d’un engin explosif du côté droit et la puissance de la frappe n’a pas été très élevée, puisque le bus ne présente presque pas de trous percés de part en part. Tout cela ne concorde pas avec la version présentée par la partie ukrainienne.

Le bus a-t-il été fait sauter à l’aide d’une mine ?

Par contre, les photos diffusées montrent la présence d’un cylindre d’acier caractéristique, qui a pu être reconnu comme un élément nocif d’une mine antipersonnel MON-50 ou analogique, qui est en dotation chez l’armée ukrainienne. L’explosion d’une telle mine est capable de frapper des hommes sur une distance de 50 m et sur la hauteur de 15 cm à 4 m, ce qui correspond parfaitement aux dommages du bus.

Un point important : l’explosion d’une telle mine peut être déclenchée aussi bien par une action exercée directement sur le détecteur du détonateur, qu’à distance par un opérateur depuis un poste de commande.

La présence de tels engins explosifs dans la zone où les événements ont eu lieu, a été prouvée par des vidéos montrant des panneaux avertissant du terrain miné situées à proximité du bus. Ainsi, des approches de la route autour de l’avant-poste ont été minées avec des mines anti-personnel La nature des dégâts causés au bus s’inscrivent parfaitement dans le cas de figure d’une explosion d’un mine à proximité d’un bus roulant à côté.

Kiev à l’intention de continuer à tuer

La réaction quasi instantanée des représentants du régime kiévien, ainsi que du département d’Etat des US inculpant et menaçant la RPD, fait penser que cette explosion n’était pas due au simple hasard, mais à une action planifiée.

Ce faisant, depuis quelques semaines le régime kiévien à littéralement mis en place un blocus autour de la RPD et la RPL, comprenant une suspension des transports depuis et vers les républiques autoproclamées. La route où le bus s’est fait sauter était la seule où les transports réguliers des voyageurs étaient assurés. Après la mort des civiles, les autorités ukrainiennes ont annoncé leur intention de cesser définitivement la liaison transport avec Donetsk.

Il convient de rappeler également que courant l’été, l’armée ukrainienne a régulièrement pilonné les routes sur lesquelles circulaient les voitures avec des refugiers ce qui a causé de nombreuses morts chez des civils, sans qu’il ait la moindre réaction du côté des autorités kiéviennes. De même, celles-ci n’ont jamais régis aux morts des femmes, des vieillards et des enfants suite à des pilonnages de l’artillerie de Donetsk et de Lougansk.

On s’est rappelé des civils à Kiev lorsqu’il y a eu besoin d’une nouvelle “mise à mort sacrée” qui légitimerait une nouvelle croisade punitive contre Donetsk, pour laquelle une nouvelle circonscription serait lancée comme l’a annoncé Piotr Porochenko.

Ceux qui se sont emparé du pouvoir à Kiev en février 2014 ne regrettent pas les vies des autres. Pour pouvoir préserver leur régime, ils sont prêts à tuer encore et encore. L’approbation ouverte de telles actions par les autorités étatsuniennes ne signifie qu’une chose : le sang au Donbass continuera à être versée pendant encore très longtemps…

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Par André Sidortcjuk

Source: AIF.RU

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