Traoré Erick, Secrétaire général de la Section Lyon.

COMMUNIQUE

Du 11 au 14 Décembre 2014, devait se tenir le congrès du FPI qui ne s’est pas réuni depuis plus de 13 ans. Le 4ème congrès tant attendu, pour remobiliser les militants, après toutes les épreuves douloureuses que nous avons vécues, et qui continuent, n’a pas eu lieu. Fort étrangement, c’est à l’appareil politico-judiciaire de Dramane OUATTARA, qui traque, déporte, emprisonne et assassine les militants du FPI, que le président AFFI N’GUESSAN, candidat sortant, a demandé de se mêler des affaires internes au FPI. Pour justifier ses demandes en justice, AFFI nous dit : « je n’avais plus d’autre choix, c’est à mon corps défendant que je saisis cette justice-là pour protéger les intérêts vitaux du FPI et de ses militants ». En somme, le salut du FPI viendrait de ses bourreaux !
La justice des vainqueurs se voyant ainsi adouber, a immédiatement fait droit à toutes les prétentions du candidat AFFI. Elle a annulé le congrès et invalidé la candidature du président Laurent GBAGBO, laquelle emportait pourtant l’adhésion de la majorité écrasante des fédérations.

1-Notre soutien au comité de contrôle
Le comité de contrôle a relevé à bon droit l’incongruité des motifs de ces décisions expéditives, prises dans le cadre manifeste d’une justice des vainqueurs. Le kidnapping dans la nuit du mercredi 6 janvier 2015 par la D.S.T du camarade ASSOA ADOU, directeur de campagne du président Laurent GBAGBO révèle bien les connivences de AFFI N’GUESSAN avec le régime de Dramane OUATTARA. Quelle humiliation pour le FPI d’ériger en juges de ses affaires internes, ceux qui nous combattent avec les armes sur la tempe !
Les secrétaires généraux des sections FPI France expriment haut et fort leur soutien sans réserve au comité de contrôle et à son président, le camarade OULAYE Hubert injustement attaqué dans l’exercice de la mission que le FPI lui attribue.
Et s’il avait voulu discréditer le FPI, le camarade AFFI ne s’y serait pas pris autrement. Nous sommes éberlués devant sa débauche d’énergie contre les organes démocratiques du FPI auxquels les militants et les militantes du FPI ont consenti librement. Le candidat sortant AFFI semble avoir perdu toute sa lucidité.

2-Le congrès souverain est incontournable
Le congrès, disent les textes fondamentaux du parti, est à la fois l’instance et l’organe suprême du Parti. Tous les organes de bases (comités de base, sections, fédérations) et centraux du parti (convention, comité central, présidence, secrétariat exécutif, secrétariat général et le comité de contrôle) n’ont de légitimité que par l’autorité du congrès. C’est lui qui statue en dernier ressort sur les conflits. Le congrès peut retoquer par ses délibérations, les décisions du Comité de contrôle ou de tout autre organe du parti. Ne peuvent donc échapper à sa juridiction, les querelles d’interprétation des textes fondamentaux relatives aux modalités des candidatures à la présidence du parti (art 31 al8 des statuts).

En clair, cela veut dire que le 4ème congrès régulièrement convoqué du 11 au 14 décembre 2014 pouvait se saisir in situ de la question de la recevabilité de la candidature du Président Laurent GBAGBO et se prononcer valablement, nonobstant la décision favorable du comité de contrôle. Le congrès souverain pouvait toujours modifier son ordre jour. Car qui peut le plus peut le moins. AFFI avait donc encore la possibilité de présenter au congrès sa requête en contestation de la décision du comité de contrôle. Le recours aux juges politisés du régime Ouattara qui ont empêché le congrès de siéger, constitue des entraves gravissimes au fonctionnement démocratique et normal du FPI. Cette faute lourde expose AFFI à la rigueur de nos textes.
Au demeurant, les actions en justice d’AFFI N’GUESSAN contre le FPI sont purement dilatoires. La candidature du président Laurent GBAGBO n’étant pas illégale, rien ne s’oppose à sa présentation à la reprise inéluctable du 4ème congrès.

3- Le masque AFFI est tombé.
AFFI GUESSAN est à peine audible sur le contexte répressif dans lequel se battent nos militants traqués nuit et jour, sans compter ceux qui subissent la torture dans les geôles du régime barbare de Dramane OUATTARA. Il n’est pas non plus regardant sur le sacrifice des camarades qui ont payé au prix de leur vie la forfaiture de la France le 11 avril 2011. Et, dans sa guérilla contre son propre camp, AFFI a oublié tout bonnement que les ennemis de la souveraineté de la Côte d’Ivoire sont toujours puissamment armés, attendant aux aguets avec leurs parrains néocolonialistes pour nous exterminer.
Les Secrétaires généraux des sections FPI France considèrent que le masque AFFI est tombé.
En effet, le premier ministre sorti des rangs du FPI ne veut pas simplement s’assujettir le parti. Mais il cherche désespérément à le fragiliser, à saper tout le capital de confiance que les militants et les militantes ont placé dans le parti inspiré par le président Laurent GBAGBO.

Car le FPI, contrairement à tous les autres partis, a su, très tôt, définir sa doctrine et son projet de société, lesquels n’ont jamais ignoré les attentes du peuple ivoirien. C’est sous la gouvernance du président Laurent Gbagbo que les produits agricoles ont été payées à leur juste prix aux producteurs. Et comme il fallait s’y attendre, cette politique a été remise en cause par les représentants des intérêts étrangers après leur Coup d’Etat du 11 avril 2011 contre le président Laurent GBAGBO. Les prix du café, du cacao et de l’hévéa ont été réduits de façon drastique pour spolier et paupériser davantage la paysannerie ivoirienne.

4- Il faut éjecter AFFI du FPI.
Après la déportation rocambolesque du président Laurent GBAGBO à la Haye, ce n’étaient pas les miracles que nous attendions d’AFFI. L’immense majorité des militantes et militants espéraient voir AFFI, reprendre l’étendard de la lutte dans les voies tracées par l’icône du combat pour les libertés en Côte d’Ivoire. Au lieu de cela, AFFI veut nous conduire à l’abattoir et au suicide collectif.
Refusant ouvertement d’assumer la lutte pour l’affirmation de la dignité souveraine (là où le peuple ivoirien l’attend), AFFI N’ GUESSAN a choisi de s’attaquer au coeur de la doctrine internationaliste du FPI, laquelle est clairement affirmée dans les articles 2 et 4 de nos statuts. C’est ce qu’il dit quand il se répand dans les medias : « les méthodes et les stratégies du passé ont montré leurs limites dans la lutte politique, il faut user de la ruse…». On n’est tenté de lui demander la ruse pour faire quoi : accompagner Dramane Ouattara aux élections ou pour obtenir des subsides alimentaires ?

C’est le lieu de rappeler que le leader du RDA, l’avant-garde des luttes d’émancipation, à la veille des indépendances, avait subitement rompu avec la gauche internationaliste pour rallier le camp des colonisateurs impérialistes. Il s’en est suivi une épuration-élimination interne alimentée de complots fictifs. Le combattant contre les travaux forcés en a tiré, lui, gloire et fortune. Mais la Côte d’ivoire, elle, a fait le deuil de son « mirage » économique. Et elle n’a pas fini d’en payer le prix.
C’est donc maintenant qu’il faut faire barrage à AFFI.
Nos meilleurs voeux 2015 aux militantes et militants FPI de la Diaspora et d’ailleurs !!!

 

Fait à Lyon (France), le 17 Janvier 2015
Le porte-parole des secrétaires généraux FPI France
Traoré Erick, Secrétaire général de la Section Lyon

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