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A Savoir.dans notre Monde –

A Savoir.dans notre Monde –

1-Le pape met en garde contre une « autodestruction » de la planète

2-Près de 36 millions d’esclaves dans le monde

3-Erdogan : « La femme ne peut naturellement pas être l’égale de l’homme« 

4-Obama tranche, seul, sur le sort de millions de sans-papiers

5-Vladimir Poutine accuse l’Occident d’encourager une nouvelle guerre froide

6-Crise systémique globale 2015 – Les dynamiques d’avenir éloignent l’Europe des logiques de guerre du camp occidental

7-Les voyants de l’économie mondiale sont « au rouge« , prévient Cameron

8-G20 : la croissance et la transparence fiscale comme objectifs

9-Impôts : ces Américains qui renoncent à leur nationalité

10-Les banquiers sont-ils des tricheurs ? Voici le test scientifique pour répondre

11-L’obésité pèse autant sur l’économie mondiale que le tabac ou les guerres

12-G20 – Russie : l’Occident harcèle Poutine sur la crise ukrainienne

13-2015, l’année des drones

14-Programme lancé en urgence pour abattre les drones porteurs de charges nucléaires, bactériologiques ou chimiques

15-Les téléphones des citoyens américains scrutés par des avions-espions

16-Les vraies priorités chinoises dans la construction aéronautique

17-Loretta Lynch, première femme noire au ministère américain de la Justice

18-211 000 « ultra-riches » sur la planète

19-La montre «Graves» de Patek Philippe vendue 21,3 millions de dollars

20-Les États-Unis tentent de faire arrêter Polanski en Pologne

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1-Le pape met en garde contre une « autodestruction » de la planète

http://www.lepoint.fr/monde/le-pape-met-en-garde-contre-une-autodestruction-de-la-planete-20-11-2014-1882992_24.php

20/11/2014

Le pape François a dit jeudi devant la FAO redouter que la planète ne « s’autodétruise », par la surexploitation de ses ressources naturelles, tout en rappelant aux Etats leurs devoirs envers les « affamés ».

Le pape François s'exprime à la Conférence sur la nutrition au siège de la FAO, le 20 novembre 2014, à Rome

Le pape François s’exprime à la Conférence sur la nutrition au siège de la FAO, le 20 novembre 2014, à Rome

« Il faut à nouveau protéger la terre pour éviter qu’elle ne s’autodétruise« , a déclaré le pape devant la reine Letizia d’Espagne et un parterre de ministres rassemblés au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), à l’occasion d’une conférence internationale sur la nutrition.

« Tandis qu’on parle de nouveaux droits, l’affamé est au coin de la rue à demander d’être inclus dans la société et d’avoir le pain quotidien. C’est la dignité qu’il demande et pas l’aumône« , a également affirmé le pape, dont c’était la première visite à la FAO, qui a son siège à Rome.

« Les personnes qui manquent du pain quotidien, en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux« , a-t-il observé, évoquant la dissolution des liens sociaux qui résulte de la faim.

L’Eglise catholique, a-t-il argumenté, entend « aider à adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste« , qui, « au plan juridique, doivent lier entre eux droit à l’alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale (…) mais aussi obligation morale du partage des richesses« .

« Il y a de quoi nourrir tout le monde, mais tous ne parviennent pas à manger, alors que le surplus et le rebut, la surconsommation et l’usage détourné d’aliments sont monnaie courante« , a-t-il ajouté, dénonçant la « spéculation » dictée par la « dictature du profit« .

Appelant à renoncer à l’arme de la faim, le pape a aussi jugé inique « tout conditionnement politique et économique » de l’accès aux aliments.

« Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde« , a-t-il martelé.

« Malheureusement, a-t-il poursuivi, il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistiques en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise« , a-t-il déploré.

François a également souligné la gravité de la situation de l’environnement, faute de bonne exploitation des ressources naturelles.

« Dieu pardonne toujours, les hommes quelquefois, mais la nature ne pardonne jamais« , a-t-il lancé, alors qu’il prépare pour l’an prochain une encyclique sur la protection de l’environnement et le respect de la nature.

Lors de la première conférence organisée par la FAO sur la nutrition en 1992, plus d’un milliard d’êtres humains ne mangeaient pas à leur faim. Aujourd’hui, ce total est tombé à 805 millions, alors que la population mondiale a augmenté.

C’est la quatrième visite d’un pape à la FAO, après celles de Paul VI en 1970 à l’occasion des 25 ans de sa création, de Jean Paul II en 1992 et de Benoît XVI en 2003.

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2-Près de 36 millions d’esclaves dans le monde

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/17/pres-de-36-millions-d-esclaves-dans-le-monde_1144709

AFP 17 novembre 2014

Un rapport de l’ONG Walk Free recense toutes les formes d’exploitation humaine dans le monde et établit le classement des pays, dont cinq regroupent près des deux tiers des victimes.

Des ouvriers réduits en esclavage dans une briquetterie de la province chinoise du Henan, en juin 2007.

Des ouvriers réduits en esclavage dans une briquetterie de la province chinoise du Henan, en juin 2007.

Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde, et plus de la moitié le sont dans cinq pays : l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Ouzbekistan et la Russie, révèle lundi une organisation de défense des droits de l’Homme. Selon une enquête menée par la Fondation Walk Free, «l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays» couverts par l’étude : il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

L’organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie. L’Afrique et l’Asie rassemblent une grande partie des pays où les «esclaves» sont les plus nombreux. Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées : l’Inde, où «existent toutes les formes d’esclavage moderne», arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine, (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1). Suivent le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Indonésie, le Bangladesh et la Thaïlande.

Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connait la plus forte proportion de victimes d’esclavage moderne (4%). «L’esclavage est enraciné dans la société mauritanienne», où les «Maures noirs», descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir de génération en génération les «Maures blancs». «Le statut d’esclave est héréditaire», souligne le rapport.

Elle est suivie par l’Ouzbékistan (3,97%), où chaque automne, plusieurs millions d’Ouzbeks, homme, femmes et enfants, sont contraints par le gouvernement de participer à la récolte du coton, dont le pays est un des plus grands producteurs. Viennent ensuite Haïti, et ses «restaveks», des enfants pauvres placés comme domestiques dans des familles riches, et le Qatar et ses milliers de travailleurs migrants souvent d’origine asiatique, exploités sur des chantiers ou comme domestiques dans des familles. Suivent l’Inde, le Pakistan, la RDC, le Soudan, la Syrie, et la Centrafrique.

En bas du classement, l’Islande et le Luxembourg sont les deux pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun. Ils sont suivis par l’Irlande (moins de 300 victimes). La France compte 8 600 victimes. Même si l’Europe dispose de la proportion de personnes exploitées la plus faible (1,6%), elle compte quand même 566 200 victimes, souvent d’une exploitation sexuelle ou économique. La Bulgarie, la République Tchèque et la Hongrie arrivent en tête des mauvais pays européens, mais c’est la Turquie qui compte le plus grand nombre de cas (185 500), dont notamment des mariages d’enfants, du travail forcé et de la prostitution.

Le rapport met en avant également les efforts des pays pour lutter contre l’esclavage moderne. A part la Corée du Nord, tous les pays ont mis en place des lois pour criminaliser certaines formes d’esclavage moderne. Le rapport note cependant que seuls trois gouvernements (Etats-unis, Brésil et Australie) ont mis en place des mesures pour endiguer l’esclavage moderne dans les marchés publics et les chaînes logistiques des entreprises établies dans leur pays.

Lire le rapport ci-dessous (en anglais)http://www.liberation.fr/monde/2014/11/17/pres-de-36-millions-d-esclaves-dans-le-monde_1144709 .

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3-Erdogan : « La femme ne peut naturellement pas être l’égale de l’homme« 

http://www.lepoint.fr/monde/erdogan-la-femme-ne-peut-naturellement-pas-etre-l-egale-de-l-homme-24-11-2014-1884029_24.php

Le Point – Publié le 24/11/2014

Le président islamo-conservateur turc affirme que « l’islam a défini une place pour les femmes dans la société : la maternité« .

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Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan, à Berlin, le 31 octobre 2012.

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan s’est offert une nouvelle polémique lundi en affirmant haut et fort, Coran à l’appui, que les femmes ne pouvaient être considérées comme les égales des hommes, provoquant l’ire de ses détracteurs. Habitué depuis de longues années des sorties provocatrices, notamment sur la religion, le chef de l’État s’en est cette fois pris aux féministes devant un auditoire choisi, un parterre de femmes réunies à Istanbul sur le thème de… la justice et les femmes.

« Notre religion (l’islam) a défini une place pour les femmes (dans la société) : la maternité« , a-t-il lancé sans détour en ouvrant les débats. « Certaines personnes peuvent le comprendre, d’autres non. Vous ne pouvez pas expliquer ça aux féministes parce qu’elles n’acceptent pas l’idée même de la maternité« , a poursuivi le chef de l’État, très applaudi pendant son discours.

Sur sa lancée, le chef de l’État a assuré que les deux sexes ne pouvaient pas être traités de la même façon « parce que c’est contre la nature humaine« . « Leur caractère, leurs habitudes et leur physique sont différents (…) vous ne pouvez pas mettre sur un même pied une femme qui allaite son enfant et un homme« , a-t-il insisté. « Vous ne pouvez pas demander à une femme de faire tous les types de travaux qu’un homme fait, comme c’était le cas dans les régimes communistes« , a également estimé le président Erdogan, « vous ne pouvez pas leur demander de sortir et de creuser le sol, c’est contraire à leur nature délicate« .

« Un crime d’incitation à la haine« 

Sollicitant l’histoire turque à l’appui de sa démonstration, l’homme fort du pays a rappelé la condition des femmes dans l’Anatolie des dernières décennies. « Est-ce que ce n’était pas le cas en Anatolie ? » s’est-il exclamé. « Nos pauvres mères ont énormément souffert et ont fini bossues pendant que les hommes jouaient aux cartes ou aux dés dans les maisons de thé. »

Le parti de Recep Tayyip Erdogan, qui dirige sans partage la Turquie depuis 2002, est régulièrement accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société turque, notamment en limitant les droits des femmes. Sans surprise, sa nouvelle sortie a suscité de violentes réactions, à commencer par celles du principal parti d’opposition. « Erdogan a publiquement commis un crime d’incitation à la haine« , a jugé Aylin Nazliaka, une députée du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), l’accusant d’avoir « ostracisé » les femmes. « Je vais continuer à combattre cet homme qui ne fait aucune différence entre les terroristes et les féministes« , a ajouté la parlementaire.

Une présentatrice de la chaîne de télévision Kanal D a profité d’un bulletin d’information pour riposter en direct aux propos présidentiels. « Je suis féministe mais, Dieu merci, je suis aussi une maman« , a lancé Sule Zeybek. L’actuel président, qui a dirigé le gouvernement pendant onze ans avant son élection à la tête de l’État en août, a suscité à de multiples reprises la colère des mouvements féministes turcs en tentant de limiter, sans succès, le droit à l’avortement et en recommandant aux femmes d’avoir au moins trois enfants.

Le vice-Premier ministre Bülent Arinç s’est récemment illustré sur ce front. D’abord en recommandant aux femmes de ne pas rire à gorge déployée, au nom de la « décence« , puis en critiquant celles qui dansent autour d’une barre verticale. Les associations de défense des femmes dénoncent systématiquement les sorties jugées sexistes du gouvernement, qu’elles accusent d’encourager les violences conjugales. Selon elles, plus de 200 femmes ont été tuées en Turquie par leur mari ou leur compagnon depuis le début de l’année.

La sortie de Recep Tayyip Erdogan intervient alors que son pays s’apprête à prendre la présidence du G20. Lors de son récent sommet à Brisbane (Australie), le club des pays les plus riches du monde s’est accordé sur une « réduction de 25 % d’ici 2025 du fossé qui existe entre homme et femme sur l’accès à l’emploi« .

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4-Obama tranche, seul, sur le sort de millions de sans-papiers

http://www.lepoint.fr/monde/obama-tranche-seul-sur-le-sort-de-millions-de-sans-papiers-20-11-2014-1882986_24.php

20/11/2014

Déterminé à se passer du Congrès dont il dénonce l’inaction, le président américain Barack Obama devait annoncer jeudi une série de mesures offrant un répit à plusieurs millions de sans-papiers menacés d’expulsion.

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Un peu plus de 11 millions de personnes, dont une grande partie de Mexicains, vivent et travaillent clandestinement aux États-Unis. Depuis les régularisations massives de 1986, sous Ronald Reagan, toutes les tentatives de réforme du système d’immigration ont échoué.

M. Obama, qui avait fait de ce dossier l’une de ses priorités lors de son arrivée au pouvoir en 2009, a décidé, à deux ans de son départ de la Maison Blanche, de trancher par décrets. Il devait s’exprimer à 20H00 (01H00 GMT) pour détailler ses propositions.

« Tout le monde est d’accord pour dire que notre système d’immigration ne fonctionne plus », a-t-il souligné dans une vidéo diffusée sur Facebook, promettant des mesures concrètes pour répondre à une situation qui s’est « envenimée depuis trop longtemps ».

Les clandestins vivant depuis au moins cinq ans aux Etats-Unis et n’ayant pas d’antécédents judiciaires pourraient, sous certaines conditions, réclamer un permis de travail provisoire.

Par ailleurs, le programme offrant des permis de séjour temporaires aux mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans, dont 600.000 personnes ont déjà bénéficié, pourrait être élargi. Au total, de trois à cinq millions de personnes devraient être concernées. Si nombre de prédécesseurs de Barack Obama, démocrates comme républicains, ont utilisé leurs pouvoirs exécutifs pour accorder des régularisations à certaines catégories de sans-papiers, jamais des décisions d’une telle ampleur n’avaient été envisagées.

Les républicains, très remontés, dénoncent une initiative en rupture avec la tradition démocratique américaine, un élu évoquant même le « diktat d’un empereur ». Certains mettent en doute la constitutionnalité d’une telle décision, d’autres réclament plus de temps pour que le Congrès se penche sur le sujet. « C’est risible », répond le sénateur démocrate Robert Menendez. « C’est le même parti républicain qui refuse de bouger sur une réforme de l’immigration depuis 2006 », ajoute-t-il, jugeant qu’il existe un antidote aux inquiétudes de ses adversaires politiques sur les décisions présidentielles: « Voter une loi ».

Selon un sondage réalisé pour NBC/Wall Street Journal, 48% des Américains désapprouvent la démarche du président sur ce dossier, contre 38% qui y sont favorables.

– ‘Familles brisées’ –

La tempête politique que cette annonce a déclenchée augure mal des relations entre le Congrès et la Maison Blanche sur les mois à venir. La donne politique vient en d’effet de changer à Washington après la large victoire des républicains lors des élections des législatives demi-mandat. Désormais majoritaires à la Chambre des représentants comme au Sénat, ces derniers ne peuvent bloquer un décret présidentiel, mais ils disposent de nombreuses armes pour rendre les deux dernières années d’Obama à la Maison Blanche difficiles.

Ils pourraient par exemple décréter une trêve des confirmations d’ambassadeurs, juges et responsables de l’administration nommés par le président américain, freinant ainsi le travail de l’exécutif. C’est la voie que préconise le sénateur texan Ted Cruz, farouche opposant de Barack Obama, qui voit dans cette « amnistie illégale » un « caprice du président ». Mais ce proche du Tea Party est loin de faire l’unanimité. Et à l’approche des primaires en vue de la présidentielle de 2016, le débat s’annonce animé au sein d’un parti qui aimerait séduire une partie de l’électorat hispanique, qui a voté à plus de 70% pour Barack Obama.

Pour le New York Times, les annonces présidentielles sont d’abord une victoire « du bon sens sur la cruauté, de la force du droit sur le statu quo chaotique ». « Des années ont été perdues, un nombre incalculable de familles ont été brisées pendant que M. Obama s’accrochait à une vaine stratégie visant à essayer d’arracher un accord aux républicains », écrit le quotidien dans son éditorial. « C’est une bonne chose qu’il tourne finalement la page ».

Lire aussi :

Etats-Unis : Barack Obama offre une régularisation provisoire à près de 5 millions de sans-papiers

http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/etats-unis-barack-obama-offre-une-regularisation-provisoire-a-cinq-millions-de-sans-papiers_750597.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20141121-[lestitres-coldroite/titre4]

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5-Vladimir Poutine accuse l’Occident d’encourager une nouvelle guerre froide

http://french.peopledaily.com.cn/International/n/2014/1118/c31356-8810589.html

( Source: le Quotidien du Peuple en ligne ) 18.11.2014

Selon Vladimir Poutine, qui a accordé un entretien à un journaliste allemand, l’Occident provoque la Russie pour l’entrainer dans une nouvelle guerre froide. La diffusion de l’interview, qui a été enregistrée par la chaîne allemande ARD à Vladivostok semaine dernière, fait suite aux expulsions récentes de diplomates allemands et polonais, ainsi que celle d’un Letton accusé d’espionnage.

http://french.peopledaily.com.cn/NMediaFile/2014/1118/FOREIGN201411181439000223771459992.jpg

Le ministère russe des Finances chiffre le coût des sanctions occidentales à 32Md€/an auxquels viennent s’ajouter 80Md€ dus à la chute du cours du pétrole…

Interrogé pour savoir si la rhétorique accusatrice qui a actuellement lieu entre Moscou et Washington et l’augmentation notable des manœuvres de forces militaires russes près de pays occidentaux n’indique pas que le monde va vers une nouvelle guerre froide, M. Poutine a déclaré que l’expansion de l’OTAN en Europe centrale et orientale avaient été des « facteurs importants du changement du jeu géopolitique » qui ont forcé la Russie à répondre.

« L’OTAN et les États-Unis ont des bases militaires disséminées dans le monde entier, y compris dans les zones à proximité de nos frontières, et leur nombre est en croissance », a déclaré le président russe. « Par ailleurs, tout récemment il a été décidé de déployer des forces d’opérations spéciales, encore une fois à proximité de nos frontières. Vous avez mentionné divers exercices [russes], des vols, des mouvements des navires et ainsi de suite. Est-ce que tout cela continue ? Oui, il n’y a aucun doute ».

Vladimir Poutine a déjà été accusé par les dirigeants occidentaux d’attiser les tensions de type Guerre froide, plus récemment par le premier ministre australien, Tony Abbott, qui a déclaré avoir dit à M. Poutine lors des réunions de l’APEC à Beijing la semaine dernière que la Russie devrait cesser d’« essayer de faire renaitre les gloires perdues du tsarisme ou l’ancienne Union soviétique ». Et en août dernier déjà, Barack Obama avait laissé entendre à la fin d’un talk-show télévisé que les Russes « retombaient souvent dans la pensée de la guerre froide ».

*Les interceptions d’appareils russes à proximité des pays de l’Otan ont atteint 400 cas cette année, a déclaré en Estonie le secrétaire général de l’Otan Jens STOLTENBERG.

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6-Crise systémique globale 2015 – Les dynamiques d’avenir éloignent l’Europe des logiques de guerre du camp occidental

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-89-est-disponible–Crise-systemique-globale-2015-Les-dynamiques-d-avenir-eloignent-l-Europe-des-logiques-de_a17155.html

Communiqué public GEAB N°89 (15 novembre 2014)

Depuis 2006, le GEAB analyse l’évolution et anticipe les étapes à venir de ce que nos équipes appellent depuis le début une « crise systémique globale ». Le fait que nous soyons bien en « crise » depuis 2008 ne fait plus doute pour personne. Que cette « crise » soit « globale » est également communément admis. Mais le monde a-t-il bien pris la mesure de la dimension « systémique » de cette crise ?

http://www.leap2020.eu/photo/art/grande/7177595-11009858.jpg?v=1416075635

La partie visible de ce changement de système sur lequel tout le monde s’accorde désormais, c’est l’apparition de nouveaux très gros acteurs internationaux remettant en question l’ordre mondial instauré par les États-Unis lors de l’effondrement du bloc soviétique. C’est ainsi que dans le GEAB, nous parlons depuis longtemps de cette tendance lourde de multipolarisation du monde imposant de réformer les instances internationales existantes ou/et, en cas d’échec sur ce point, d’inventer une nouvelle gouvernance mondiale (un processus d’invention dans lequel nous estimons que l’Europe avait un rôle historique à jouer compte tenu de son expérience unique d’intégration d’entités étatiques de tailles et de natures différentes).

Mais il est une autre tendance lourde dont chacun admettra le caractère profondément restructurant, c’est l’internet qui, au-delà de sa contribution à la facilitation des échanges commerciaux et à la globalisation des économies, connecte de facto en un corps social organique la totalité de l’humanité grâce à un « système » en réseau profondément différent des systèmes pyramidaux hérités du XIXe siècle qui fondent pourtant officiellement toujours nos « systèmes » socio-politico-institutionnels nationaux, inter-nationaux et supra-nationaux (1).

Ces deux grandes tendances combinées aident à se faire une idée de ce à quoi ressemblera le monde de demain : un corps social global en réseau largement auto-organisé et dont il reste à inventer le modèle institutionnello-politique de gouvernance. On devine à cet énoncé de la problématique à laquelle le monde est confronté que ce modèle consistera en petites structures plates de coordination politique (2) intégrées aux réseaux humains relevant de leur compétence administrative (3).

Mais avant que ce système ne soit officialisé, toute la difficulté consiste à intégrer à ces dynamiques d’avenir l’ancien système pyramidal… ou à s’en débarrasser. Notre équipe estime que c’est à ce combat que le monde assiste actuellement : logiques d’empire vs combinaison d’entités politiques indépendantes entre elles, démocratie représentative vs participation citoyenne directe organisée, pyramides vs réseaux, colonisation militarisée vs commerce globalisé et régulé, systèmes nationaux vs systèmes post-nationaux, pétrole contre énergies renouvelables, économie lourde vs économie numérique, banques vs flux financiers, emploi vs activité professionnelle en ligne, institutions ONU vs club BRICS, etc.

Les acteurs du monde d’avant, en raison surtout d’une totale incompréhension des ressorts caractéristiques de la société de demain, ont actuellement recours à tous les outils classiques de la domination (finance, armée, religion ou idéologie) pour bloquer l’évolution « naturelle » du monde. Ce combat est voué à l’échec, c’est une certitude, mais selon la vitesse à laquelle ces acteurs se fondront au nouveau mode d’organisation, les dégâts infligés à l’humanité peuvent être considérables.

C’est dans ce paysage de transformation systémique du monde que notre équipe a souhaité planter son habituelle analyse de l’actualité récente : influence de la Chine et des BRICS sur l’actualité économique et géopolitique, fin de l’enlisement euro-russe au milieu de l’arsenal ukrainien, crise cardiaque des États-nations en Europe, espoir de résurrection par le niveau européen.

La globalisation à la chinoise reprend son cours

Le mois dernier nous analysions que le monde devenait chinois. Ce mois-ci un certain nombre d’événements internationaux nous montrent ce que ce fait change en matière de gouvernance mondiale :

pour la première fois, les États-Unis acceptent de réduire leurs émissions de carbone de 28% à l’horizon 2025 dans le cadre d’un accord américano-chinois sur le réchauffement climatique (4). On note dans cet accord qu’il est en réalité beaucoup plus contraignant pour les Américains que pour les Chinois qui ne s’engagent qu’à renverser l’augmentation de leurs émissions en 2030 ! Même s’il est probable que le Congrès refuse de voter une telle orientation stratégique, cet accord constitue le premier du genre où une négociation bilatérale impliquant les États-Unis se signe à l’avantage de l’autre. Cet accord intègre en outre un principe de réalité : les Chinois émettent 7 tonnes de CO2 par an et par personne tandis que les Américains en émettent 16. Depuis longtemps, tout le monde sait que c’est aux États-Unis de fournir un vrai effort ; mais depuis longtemps les États-Unis préfèrent mettre en avant les chiffres d’émissions cumulés pour la Chine entière dans le but réel d’utiliser l’agenda environnemental pour faire pression contre le développement de la Chine et l’explosion de sa consommation de pétrole (risquant de tirer les prix trop haut).

la semaine dernière, le sommet de l’APEC qui s’est tenu à Pékin les 8-10 novembre marque des avancées considérables dans tous les domaines et le rôle leader de la Chine dans ces dynamiques (5) : l’accord environnemental US-Chine dont on vient de parler, mais aussi la libéralisation du commerce tous azimuts avec des accords en matière de visas, change, sécurité, environnement et commerce entre les États-Unis et la Chine, un traité de libre-échange entre la Chine et la Corée du Sud (pourtant un allié stratégique du fameux « pivot » américain en Asie), des éléments d’apaisement dans les disputes territoriales entre la Chine et différents pays d’Asie du Sud Est (Philippines, Japon, Vietnam) au nombre desquels la bonne volonté d’Abe Shinzo à calmer le jeu. De facto, l’agenda de globalisation reprend son cours, emmené cette fois par la Chine, ce qui change tout.

en marge de ce Sommet APEC, la Chine et le Canada cette fois s’engagent sur 2,5 milliards de dollars de contrats et sur des échanges en yuan. Si le mois dernier l’Europe et la Russie ont fait l’objet du même type d’opération de séduction de la part de la Chine, c’était donc au tour de l’Amérique du Nord ce mois-ci… à cette différence que les Chinois n’ont pas eu besoin d’aller à eux ; c’est eux qui se sont déplacés.

même le Sommet ASEAN des 9-13 novembre en Birmanie, terrain miné pour les Chinois compte tenu de l’importance donnée aux disputes territoriales dans la relation Chine-ASEAN, permet d’acter d’importants axes de résolution, à commencer par la reconnaissance de la légitimité des Chinois à réclamer un règlement bilatéral de ces disputes (6) , un traité d’Amitié Chine-ASEAN, le tout consacré par un prêt de 20 milliards de dollars de la part de la Chine…

le Sommet du G20 des 15-16 novembre à Brisbane en Australie a pour défi affiché de parvenir à initier enfin une réforme des organisations internationales en guise de preuve de son utilité. Le G20, en tant qu’enceinte représentative du monde du XXIe siècle, ne survivra pas à un échec sur ce point. Par cet ultimatum bien légitime, les BRICS prennent donc le contrôle de l’agenda du G20 qui se voit entraîné dans une recherche de solution au blocage par le Congrès américain de la réforme du FMI en particulier (devant consacrer le rôle accru des pays émergents et le doublement de son capital (7)). La méthode pour résoudre le blocage est même prévue : un découpage habile des objectifs de réforme au lieu d’un projet de réforme en bloc permettra de passer par des votes à la majorité et de contourner le droit de veto américain. L’enjeu est là, ainsi que les solutions ; gageons que même le G20 est susceptible de produire enfin des résultats sous gouverne BRICS en cette fin 2014.

côté OMC, il y a cette victoire retentissante de l’Inde qui parvient à imposer ses vues dans la négociation des accords de Bali. Sans qu’il y ait même eu besoin de réécrire l’accord, l’Inde voit ses conditions de non-remise en cause de son programme de sécurité alimentaire acceptées et peut signer l’accord. Il faut dire que l’OMC jouait dans cet accord sa survie (8).

concernant l’Iran, les Russes et les Chinois, ainsi que les Allemands, pèsent lourd dans la négociation pour obtenir un accord le 24 novembre permettant enfin de débloquer la situation, lever les sanctions, et permettre à l’Iran de faire son entrée sur la scène internationale… et de pouvoir jouer le rôle qui lui incombe dans la pacification du Moyen-Orient. Nous anticipons que, malgré les difficultés (9), un accord sera bel et bien trouvé le 24 novembre.

Tout cela en un mois seulement ! Le monde semble redémarrer, emmené par les dynamiques des émergents. Il est multipolaire, pacifique, ouvert, et l’Occident y a toute sa place aussi.

Notes:
(1) On constate dans cette terminologie que l’État-nation constitue toujours l’ultime point de repère institutionnello-politique.
(2) dont la légitimité démocratique reste à inventer
(3) En guise d’exemple, le secrétariat de coordination des politiques de la Communauté des Européens (CE) pourrait consister en une petite entité décentralisée (composée d’une poignée d’individus, qui n’ont même pas besoin d’être réunis en un lieu commun) travaillant en réseau à coordonner la mise en œuvre des actions décidées dans le cadre d’un système légitime de prise de décision (notre but ici est de montrer à quel point le système de 2030 sera différent de l’actuel, pas de donner une image de ce qu’il sera exactement).
(4) Source : EUObserver, 12/11/2014
(5) Cet article de The Economist qui va tout à fait dans notre sens, vaut la peine d’être lu.
(6) Scellant l’interventionnisme américain (notamment) en la matière. Source :Reuters, 13/11/2014
(7) Source : China Post, 09/11/2014
(8) Source : Deccan Chronicle, 14/11/2014
(9) Le numéro de septembre du GEAB en particulier a fourni une analyse détaillée de l’importance qu’il y a à intégrer l’Iran à la stratégie de paix au Moyen-Orient.

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7-Les voyants de l’économie mondiale sont « au rouge« , prévient Cameron

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Les-voyants-de-l-economie-mondiale-sont-au-rouge-previent-Cameron-2014-11-17-1265380

17/11/14

Un « dangereux contexte d’instabilité et d’incertitudes » nourri par des crises comme l’épidémie d’Ebola, l’Ukraine ou la Syrie menace l’économie mondiale, estime le Premier ministre britannique David Cameron dans le journal The Guardian.

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Le Premier ministre britannique David Cameron au sommet du G20 à Brisbane, le 16 novembre 2014

« Les voyants sont au rouge sur le tableau de bord de l’économie mondiale« , six ans après la crise qui « avait mis le monde à genoux« , déclare M. Cameron dans un article publié lundi par le quotidien britannique. La zone euro, ajoute-t-il, « menace de sombrer dans une troisième récession » en raison « d’un dangereux contexte d’instabilité et d’incertitudes« .

« Les problèmes plus vastes de l’économie mondiale font peser un risque sérieux » sur la reprise britannique, poursuit le dirigeant conservateur qui mettra son mandat en jeu lors des élections générales de mai 2015.

« Nous ne pouvons pas nous isoler complètement mais nous devons faire tout ce que nous pouvons pour nous protéger d’un ralentissement (économique) mondial« , dit-il, alors que l’économie britannique affiche des résultats satisfaisants.

Le taux de chômage s’est stabilisé à 6,0% lors des trois mois achevés fin septembre, c’est à dire à son plus bas niveau depuis fin 2008.

La Banque d’Angleterre (BoE) continue en outre de prévoir une croissance vigoureuse du produit intérieur brut (PIB) au Royaume-Uni: 2,9% en 2015 et 2,6% en 2016, après 3,5% attendus pour 2014.

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8-G20 : la croissance et la transparence fiscale comme objectifs

http://www.lepoint.fr/economie/g20-la-croissance-et-la-transparence-fiscale-comme-objectifs-16-11-2014-1881544_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141116

Le Point – Publié le 16/11/2014

Les pays les plus riches du monde ont estimé qu’ils pouvaient dégager un surplus de croissance de la valeur de leur PIB de 2,1 %.

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Les dirigeants des pays du G20 souhaitent plus de transparence fiscale.

Le G20 a affirmé dimanche qu’il pouvait encore accélérer davantage la croissance économique de ses membres et a encouragé les progrès vers plus de transparence fiscale, selon le communiqué final publié à Brisbane. Les pays les plus riches du monde – qui représentent 85 % de la richesse mondiale – ont estimé qu’ils pouvaient dégager un surplus de croissance de la valeur de leur PIB de 2,1 % par rapport à sa trajectoire jusqu’en 2018 au prix de mesures favorables à l’investissement, au commerce et à la concurrence.

Les mesures promises par les pays les plus puissants de la planète pour doper leur activité économique « accroîtront de plus de 2 000 milliards de dollars américains (le PIB mondial), et créeront des millions d’emplois », précise le communiqué publié à l’issue de deux jours de sommet dans cette ville de l’est du pays. Parvenir à cet objectif passe par la création d’une plateforme de soutien aux investissements d’infrastructures afin d’optimiser les grands travaux en fluidifiant les liens entre gouvernements, groupes privés, banques de développement et organisations internationales, selon le communiqué.

Le Luxembourg dans le viseur

Le G20 encourage également les progrès réalisés sous l’égide de l’OCDE contre l’optimisation fiscale des multinationales, citant spécifiquement les pratiques du rescrit fiscal, du type de celles utilisées notamment par le Luxembourg et révélées par le scandale Luxleaks. « Nous saluons les progrès significatifs » de l’initiative de l’OCDE sur ce sujet, et le G20 veut achever ce chantier en « 2015, y compris (en parvenant à) la transparence sur les rescrits fiscaux considérés comme des pratiques néfastes ».

L’aval donné aux mesures proposées par l’OCDE ne faisait aucun doute, mais la mention spécifique du rescrit fiscal a donné lieu à des débats et des revirements, selon plusieurs sources proches des négociations. La pratique du rescrit fiscal a été projetée sur le devant de la scène publique début novembre après les révélations par les médias du Luxleaks, les accords passés entre le Luxembourg et plusieurs groupes internationaux permettant à ces derniers de payer in fine moins d’impôt.

Ces révélations ont fragilisé le tout récent président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Grand-Duché, soumis depuis à un feu nourri de questions sur sa légitimité au vu des pratiques fiscales de son pays. Juncker s’est défendu en affirmant ne pas être l’architecte de la fiscalité luxembourgeoise et en affichant sa volonté de mettre en place un système d’échange automatique d’informations entre pays sur la pratique du rescrit fiscal, rejoignant dans les grandes lignes une des propositions de l’OCDE dans ce sens. « Je voudrais un système d’échange automatique d’information entre nous sur le rescrit fiscal. J’ai mandaté le commissaire en charge de la fiscalité de préparer une directive sur cela au niveau européen et je voudrais que le G20 nous supporte », a déclaré dimanche Juncker devant les dirigeants.

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9-Impôts : ces Américains qui renoncent à leur nationalité

http://www.lepoint.fr/monde/impots-ces-americains-qui-renoncent-a-leur-nationalite-13-03-2012-1440632_24.php

Le Point.fr – Publié le 13/03/2012

Les États-Unis sont le seul pays au monde à prendre en compte la citoyenneté et non le lieu de résidence. Un régime fiscal unique.

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Washington taxe ses citoyens.

De plus en plus d’Américains décident de renoncer volontairement à leur nationalité. Pas parce qu’ils ne supportent plus Barack Obama ou sont terrifiés à l’idée d’une victoire de Mitt Romney. Non, juste parce qu’ils sont en rébellion contre le fisc, qui les oblige à déclarer de plus en plus d’informations sur l’état de leurs finances offshore et à payer plus d’impôts.

Selon les statistiques publiées le mois dernier par le Federal Register, 1 781 Américains ont abandonné leur nationalité en 2011, une hausse de 16 % par rapport à 2010. C’est une goutte d’eau par rapport aux 5 à 7 millions d’Américains qui vivent à l’étranger, mais c’est sept fois plus qu’en 2008. Et encore, les chiffres sont certainement bien plus élevés car les statistiques du Federal Register ne sont pas très fiables.

Les États-Unis ont un régime fiscal unique. C’est le seul pays industrialisé qui prenne en compte la citoyenneté et non pas le lieu de résidence. Tout citoyen américain, même s’il décide d’aller s’installer sur la planète Mars, doit remplir tous les ans une déclaration de revenus au fisc (IRS) américain et est imposable aux États-Unis au titre de ses revenus mondiaux. Et cela même s’il a déjà payé ses impôts aux autorités martiennes, s’il a toujours vécu sur Mars et n’a jamais travaillé aux États-Unis.

Les expatriés américains bénéficient d’exemptions

Dans les autres pays, un Français qui travaille par exemple en Allemagne est assujetti au régime fiscal allemand. Andrew Mitchel, avocat fiscaliste auteur d’un blog, donne le cas d’école d’un Canadien né au Canada de deux parents américains qui n’a jamais vécu aux États-Unis. Ce dernier doit soumettre une déclaration de revenus au fisc américain toute sa vie à cause de sa double nationalité.

Les expatriés américains bénéficient toutefois d’exemptions. Ils sont autorisés à déduire de leur revenu imposable jusqu’à 92 900 dollars de salaires. Ils ont également la possibilité de retrancher de leur assiette une part des impôts qu’ils ont déjà payés ou demander un crédit d’impôt dans le cadre des traités signés entre les États-Unis et une quarantaine de pays qui évitent la double taxation.

Mais depuis trois ans, les autorités américaines, dans l’espoir sans doute de combler l’énorme trou du déficit public, ont lancé une grande offensive contre l’évasion fiscale en changeant les règles de déclaration et en durcissant les sanctions. L’IRS a ouvert par exemple en 2008 un bureau à Pékin pour traquer les mauvais payeurs américains en Chine. Il a aussi initié une série de mesures destinées à bloquer le financement du terrorisme et à lutter contre la fraude, qui touchent principalement les hauts revenus.

Renier sa nationalité est facile aux États-Unis

Une évolution qui a suscité beaucoup d’émoi chez les ressortissants américains qui se plaignent du coût et de la complexité croissants de leur déclaration de revenus et surtout du fait qu’ils doivent communiquer au fisc de plus en plus d’informations sur l’état de leurs finances. Dans le cadre de la loi Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), tout expatrié va devoir maintenant donner au fisc une liste de son portefeuille de titres et de ses comptes à l’étranger s’ils dépassent 50 000 dollars, avec à la clé de lourdes amendes s’il ne le fait pas.

En même temps, le gouvernement américain met la pression sur les institutions financières étrangères pour qu’elles lui fournissent des informations annuelles sur les comptes détenus par des Américains. Cinq pays dont la France ont accepté en échange du même type de données sur leurs ressortissants aux États-Unis. Il est encore trop tôt pour savoir si ces nouvelles règles (elles entrent en vigueur progressivement) vont réduire l’évasion fiscale et augmenter les recettes du Trésor américain. Mais d’ores et déjà beaucoup de banques étrangères refusent d’ouvrir des comptes à des Américains sous le prétexte que les demandes de l’Oncle Sam coûtent extrêmement cher et imposent trop de contraintes.

Ce qui fait prédire à Andrew Mitchel une recrudescence du nombre d’Américains reniant leur nationalité. « La prise de conscience croissante des amendes pousse beaucoup de binationaux à conclure que leur nationalité américaine ne vaut pas le stress et les embêtements qu’impliquent les règles du fisc américain », résume-t-il. Or contrairement à la France, renier sa nationalité est assez facile. Il suffit de remplir une demande, verser 450 dollars, s’acquitter, pour les gros revenus, d’une « taxe de départ », et voilà ! Fini le passeport bleu. Il ne reste plus qu’à trouver un pays avec un fisc plus compréhensif.

Lire aussi :

La France envisage de taxer ses ressortissants où qu’ils se trouvent

http://news360x.fr/la-france-envisage-de-taxer-ses-ressortissants-ou-quils-se-trouvent/

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10-Les banquiers sont-ils des tricheurs ? Voici le test scientifique pour répondre

http://www.sciencesetavenir.fr/insolite/20141120.OBS5716/les-banquier-sont-ils-des-tricheurs-voici-le-test-scientifique-pour-repondre.html

21-11-2014

Une expérience publiée dans Nature montre que les employés de banque placés dans un contexte professionnel ont plus tendance à fausser les résultats des tests que les autres groupes.

Les normes sociales des banques incitent les employés à la malhonnêteté. PITCHAL/SIPA

Les normes sociales des banques incitent les employés à la malhonnêteté.

CULTURE. C’est une expérience menée par des chercheurs américains et suisses. Ses conclusions incriminent plus la culture d’entreprise des banques que les banquiers eux-même. En effet, ceux-ci obtiennent des résultats conformes à la moyenne quand ils sont placés hors contexte professionnel. Mais tout change lorsque des questions font ressortir leurs liens avec l’institution financière.

La profession induit la triche

Pour réaliser leurs tests les scientifiques ont fait appel à 128 employés d’une grande banque internationale. Ils ont été divisés en deux groupes, le premier a dû répondre à des questions en rapport avec leur profession comme leur expérience ou leur fonction au sein de la banque. Le deuxième groupe, qui a servi de groupe témoin, a répondu à des questions sans rapport avec la profession.

PILE OU FACE. Après avoir rempli le questionnaire, les participants ont joué à pile ou face dans une salle sans témoins. Ils ont eu droit à dix lancers de pièce et à chaque fois que celle-ci retombait sur face ils gagnaient 20$. Les gains dépendaient du score annoncé sans que les scientifiques puissent vérifier la véracité des déclarations.

Les sujets du groupe témoin ont annoncé un pourcentage de lancers gagnants de 51,6% mais dans le groupe où les questions mettaient en exergue la profession le pourcentage était tout autre : les sujets ont annoncé 58,2% de lancers gagnants. Or en lançant une pièce plusieurs fois de suite, la loi des grands nombre stipule que le résultat devrait tendre vers 50% (voir encadré), l’espérance mathématique optimale.

Des normes sociales indulgentes

Les écarts observés sont donc significatifs, ils impliquent qu’il y a eu 26% de tricheurs dans le second groupe, expliquent les chercheurs qui publient leurs résultats dans la revue Nature. Ce constat est spécifique aux employés de banque, les expériences de contrôle avec des employés d’autres secteurs et avec des étudiants n’ont pas révélé de différences dans les résultats quand leur identité professionnelle est mise en avant.

« Nos résultats suggèrent que les normes sociales dans le secteur bancaire ont tendance à être plus indulgentes envers les comportements malhonnêtes et contribuent ainsi à la perte de réputation des banques », explique Michel Maréchal, professeur de recherche économique expérimentale à l’université de Zurich. Pas certain que les banquiers apprécient…

Loi des grands nombres et pile ou face. En lançant une pièce de monnaie des centaines de fois, il est pratiquement certain d’obtenir autant de faces que de piles. Avec toutefois des écarts possibles par rapport à la fréquence idéale de 1/2. Mais même ces écarts sont tout à fait prévisibles : ils sont de l’ordre de la racine carrée du nombre d’expériences effectuées. Par exemple, en lançant une pièce 10.000 fois de suite, on aura environ 5000 fois face et 5000 fois pile avec un écart (en faveur de l’un ou l’autre) égal à la racine carrée de 10.000, soit 100.

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11-L’obésité pèse autant sur l’économie mondiale que le tabac ou les guerres

http://www.francetvinfo.fr/societe/l-obesite-pese-autant-sur-l-economie-mondiale-que-le-tabac-ou-les-conflits_751013.html#xtor=AL-53

Vendredi 21 Novembre 2014

La facture est établie à 2 000 milliards de dollars par an pour le monde, selon un rapport publié jeudi. C’est plus que ce que pèse l’alcoolisme ou le changement climatique. 

L'obésité touche plus de 2,1 milliards de personnes, indique un rapport publié le 20 novembre 2014.

L’obésité touche plus de 2,1 milliards de personnes, indique un rapport publié le 20 novembre 2014.

Sa facture talonne de près celles du tabac ainsi que des « violences armées, la guerre et le terrorisme », équivalentes à 2 100 milliards de dollars. L’obésité coûte 2 000 milliards de dollars par an (soit 1 600 milliards d’euros), indique un rapport publié, jeudi 20 novembre, au Royaume-Uni. Soit 2,8% du PIB mondial. C’est plus que ce que pèse l’alcoolisme (estimé à 1 400 milliards de dollars) ou le changement climatique (1 000 milliards de dollars) à l’échelle mondiale.

Selon cette étude (en anglais) commandée par McKinsey Global Institute (MGI), plus de 2,1 milliards de personnes, soit près de 30% de la population mondiale, est considérée comme en surpoids ou obèse. D’ici à 2030, la moitié des adultes de la planète seront concernés, s’alarme MGI. L’étude estime que l’obésité est responsable de 5% des morts à l’échelle mondiale.

Un gros problème pour le Royaume-Uni

« L’impact économique et sociétal de l’obésité est profond et persistant », note encore l’étude, qui appelle les gouvernements de tous les pays à agir. Il cite ainsi 74 recommandations comme la réduction des portions dans les fast-foods, l’introduction d’aliments sains dans les écoles et la nécessité d’éduquer les parents.

Parmi les pays les plus concernés, se trouve la Grande-Bretagne. L’obésité coûte près de 60 milliards d’euros par an à l’économie britannique, soit pratiquement autant que le tabac, s’alarme le rapport. Il s’agit de la deuxième dépense la plus importante du « pays le plus gros d’Europe », ce qui entraîne une perte annuelle équivalente à 3% de son PIB.

Le Royaume-Uni présente le taux d’obésité le plus important d’Europe de l’ouest. Selon les derniers chiffres de Public Health England, 25% des adultes anglais sont obèses et 37% sont en surpoids, soit un total de 62% à se trouver au-dessus de la norme.

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12-G20 – Russie : l’Occident harcèle Poutine sur la crise ukrainienne

http://www.lepoint.fr/monde/g20-russie-l-occident-harcele-poutine-sur-la-crise-ukrainienne-16-11-2014-1881577_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141116

Le Point – Publié le 16/11/2014

Les puissances occidentales ont mis l’accent sur l’Ukraine, voulant montrer qu’elles n’entendaient rien lâcher, éclipsant du coup les questions économiques.

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Un manifestation contre Poutine en marge du G20.

Les puissances occidentales ont harcelé Vladimir Poutine pendant le G20 de Brisbane sur la crise ukrainienne, voulant lui signifier qu’elles n’entendaient rien lâcher, et éclipsant du coup les questions économiques. « Je pense que ce qui a été bon durant ce G20, c’est qu’un message très clair ait été transmis par les pays de l’Union européenne et par l’Amérique à la Russie« , a commenté à l’issue des deux jours de sommet le Premier ministre britannique David Cameron.

De fait, dès vendredi, avant même l’arrivée de Poutine dans la paisible ville de l’est australien transformée en camp retranché, les leaders anglo-saxons lui avaient préparé un accueil saignant, l’accusant d’être un agresseur de l’Ukraine ou encore de vouloir restaurer la « gloire perdue du tsarisme« , selon la formule du Premier ministre australien Tony Abbott.

Et cela a continué samedi et dimanche pendant le sommet, parfois même de manière très directe, comme par exemple lorsque le Canadien Stephen Harper a lancé à Poutine : « J’imagine que je vais vous serrer la main, mais je n’ai qu’une seule chose à vous dire : vous devez sortir d’Ukraine« , selon un porte-parole canadien. Ce à quoi Poutine a répliqué : « C’est impossible puisque les Russes n’y sont pas« , selon un porte-parole russe.

Plus de 4 000 morts depuis la mi-avril

L’Otan a confirmé cette semaine les affirmations de Kiev accusant la Russie d’avoir déployé des troupes et des équipements militaires russes dans l’est de l’Ukraine contrôlé par des rebelles prorusses, ce que Moscou a farouchement nié. Le conflit a fait plus de 4 000 morts depuis la mi-avril.

À l’issue du sommet, Barack Obama a estimé que si Poutine « continue (…) à violer le droit international (…), l’isolement que la Russie connaît actuellement se poursuivra« . Dès avant le sommet, Poutine avait senti souffler ce vent de guerre froide, mettant en garde vendredi contre une confrontation de « blocs » au G20. Sur place, il est resté hiératique. Mais il a tout de même quitté prématurément le sommet, ce qui pourrait être vu comme une manière de signifier son agacement, même s’il a justifié son départ par un besoin de sommeil réparateur avant de reprendre le travail lundi.

L’Iliouchine présidentiel russe a décollé aux alentours de 14 h 15 (4 h 15 GMT), peu avant la publication du communiqué final du sommet, et Vladimir Poutine a grillé la politesse à Abbott qui n’avait pas encore débuté sa conférence de presse de clôture.

Merkel et Hollande plus pondérés

Dans cette bronca infligée à la Russie, certains pays européens n’ont toutefois pas publiquement pris de positions aussi agressives que celles des Anglo-saxons. Angela Merkel ou François Hollande, par exemple, n’ont pas eu de formule cinglante pour leur imposant voisin russe. « Nous nous efforçons tous de mettre en oeuvre tout ce qui est possible diplomatiquement pour obtenir des améliorations« , a commenté samedi soir Merkel à l’issue d’un tête-à-tête avec Poutine.

« La France est dans une double attitude, de fermeté quand il y a des manquements au droit international (…), et dans une attitude de dialogue« , a expliqué Hollande dimanche, disant vouloir être « au service de la résolution du confit et pas de son aggravation« . Mais, « s’il n’y a pas de gestes, de signaux (…), alors, la France aura à prendre de nouvelles décisions, mais ce n’est pas son intention« , a commenté Hollande. Paris est en litige avec Moscou sur la livraison de navires de guerre Mistral, qu’il a suspendue à cause de l’Ukraine.

Du coup, comme souvent dans ce genre de réunions, les intenses réflexions économiques ont été quelque peu reléguées à l’arrière-plan. « En tant que vétéran du G20, je peux vous dire que c’est toujours comme cela« , a réagi la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse dimanche. Lors du dernier sommet du G20 de Saint-Pétersbourg en Russie, en 2013, une bonne partie des débats avait été accaparée par la guerre en Syrie.

Pour autant, les pays les plus puissants du monde, qui représentent 85 % pour la richesse mondiale, sont tombés d’accord à Brisbane sur plusieurs sujets importants, estimant notamment qu’ils pouvaient encore accélérer leur rythme de croissance ou qu’il convenait d’accroître la transparence dans les règles fiscales.

Lire aussi :

Ukraine : l’UE cherche comment accentuer la pression sur la Russie

http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-l-ue-cherche-comment-accentuer-la-pression-sur-la-russie-16-11-2014-1881538_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141116

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13-2015, l’année des drones

http://quotidienne-agora.fr/2014/11/24/drones-legislations-etats-unis-france/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=drones-legislations-etats-unis-france

24 novembre 2014 | Cécile Chevré

L’énergie, la surveillance et l’agriculture… 3 secteurs qui ont déjà cédé aux sirènes des drones. Mais l’usage de ces UAV, ces véhicules aériens sans pilote, ne se cantonne pas à ces secteurs.

http://www.dispatch.com/content/graphics/2013/05/15/drone-0515-art-g1smufcu-1navy-unmanned-aircraft-jpeg-0d834-jpg.jpg

A ces grands usages, on peut ainsi ajouter, à la marge :
– la communication/information/médias : l’utilisation de drones équipés de caméras ou d’appareils photographiques s’est récemment répandue. Télévision, cinéma, films promotionnels, retransmissions sportives… les drones concurrencent sérieusement les prises de vues par avion ou hélicoptère pour des raisons à la fois techniques et économiques ;

– les usages environnementaux : surveillance de la faune et de la flore, observation des phénomènes physiques et météorologiques ;

– les loisirs : utilisés comme jouet pour petits et grands enfants, le drone a aussi de quoi séduire. Le Français Parrot a fait parler de lui en 2010 en lançant un des premiers drones ludiques, l’AR.Drone. Ce petit appareil capable de prendre des photos ou des vidéos s’est vendu à plus de 700 000 exemplaires depuis son lancement ;

– les services, la livraison : vous en avez certainement entendu parler, des sociétés comme Amazon ou Google ont fait la Une des médias en annonçant à grand renfort de flonflons des projets de livraison de colis par drones. Des annonces clairement à ranger dans la catégorie publicitaire/marketing.

http://blogs-images.forbes.com/sap/files/2014/04/drone.jpg

Mais DHL a mis en place le premier projet concret de livraison via UAV. Fin 2014, la société devrait livrer les premiers colis de médicaments aux habitants de l’île de Juist en mer du Nord… Le début d’un nouveau mode de livraison pour les lieux isolés ? Possible…

Un marché en pleine floraison
Le véritable relai de croissance est donc le domaine des drones civils. Sa part dans le marché des drones va progresser dans les années à venir jusqu’à atteindre les 20% d’ici 2021, contre environ 3% aujourd’hui.

Selon une étude du cabinet Frost & Sullivan, cela représentera 2 milliards de dollars. Une étude de l’AUVSI révèle quant à elle que le marché américain des drones civils pèsera 80 milliards de dollars à lui seul sur la période 2015-2025.

Les Etats-Unis devraient d’ailleurs rester le principal avec 77% de la demande mondiale au moins jusqu’en 2020.

http://www.pixelconscient.net/wp-content/uploads/2014/08/Drone-Police-Pixelconscient.jpg

En France, la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC) voit grand. Alors que le marché français pesait moins de 100 M€ en 2013, il devrait passer à près de 300 M€ en 2015, créant au passage entre 5 000 et 7 000 emplois d’ici 2018. Aux Etats-Unis, les créations d’emplois sont estimées à 70 000 dans les 3 ans suivants l’autorisation légale des drones civils et 100 000 dans la décennie.

2015, l’année où tout peut changer
Pour l’instant, la France a une législation particulièrement innovante en matière de drones. Alors que de nombreux pays limitent voire interdisent les vols de drones civils sur leur territoire (questions de sécurité, de protection de la vie privée, de cohabitation avec d’autres engins volants), la France a légiféré très tôt, dès 2012, sur l’utilisation de drones civils sur son territoire.

Du coup, cela a posé très clairement le cadre réglementaire et a encouragé leur utilisation et leur développement : « L’absence de réglementation freinait le décollage des drones civils et son adoption en avril 2012 a ouvert de nouveaux horizons », confirme Jean-Marc Masenelli, directeur de Survey Copter, une filiale du groupe EADS, à Challenges. Certes, les drones sont très encadrés.

Quatre scénarios d’utilisation de drones ont été définis et les autorisations de vols sont délivrées par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Je vous renvoie à l’article que j’avais consacré à a législation française sur les drones et que vous pouvez retrouver ici.

La récente affaire du survol des centrales nucléaires françaises pourrait cependant pousser les autorités françaises à renforcer leur législation et surtout à réfléchir à des dispositifs anti-drones pour protéger des sites sensibles ou stratégiques.

Au niveau européen, une législation est attendue pour 2015-2016, et devrait normalement réglementer le vol des drones supérieurs à 25 kg et le vol en plus haute altitude.

Les Etats-Unis, avec du retard sur la France (signalons- le, c’est tellement rare !) se penchent enfin sur le cadre légal. La FAA, la Federal Aviation Administration, a d’ores et déjà délivré des autorisations très ponctuelles, comme celle accordée à BP pour utiliser des drones en Alaska.

Mais la vraie grande loi sur les drones devrait voir le jour l’année prochaine. 2015 sera donc une grande année pour les drones civils et les constructeurs de drones américains qui vont voir un tout nouveau et énorme marché s’ouvrir à eux.

Je vous rappelle que les Etats-Unis représenteront à eux-seuls les trois-quarts du marché mondial des drones civils à la fin de la décennie.

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14-Programme lancé en urgence pour abattre les drones porteurs de charges nucléaires, bactériologiques ou chimiques

http://nanojv.wordpress.com/2014/11/23/programme-lance-en-urgence-pour-abattre-les-drones-porteurs-de-charges-nucleaires-bacteriologiques-ou-chimiques/

23 novembre 2014

Thunderstorm est le nom du programme américain multitechnologique, pour abattre les drones  ou les mini-drones (voir l’actualité récente dans l’Hexagone) porteurs de charges nucléaires, bactériologiques ou chimiques.

http://nanojv.files.wordpress.com/2014/11/thunderstorm.jpg

Thunderstorm en est juste au stade de la demande d’information de la part du gouvernement américain pour appréhender l’ensemble des technologies disponibles permettant d’abattre des drones porteurs de charges non conventionnelles et de destruction massive (substances radioactives, toxiques, chimiques, virus, etc).

Les premières démonstrations militaires de solutions cinétiques (destruction physique) et non cinétiques (neutralisation électronique) s’effectueront en 2015 à Camp Shelby. Une attention particulière est accordée à la détection de charges suspectes emportées par les drones ou les mini-drones. Entre autres la détection des principaux agents chimiques, spores, toxines, de la capacité à collecter et analyser des échantillons prélevés sur les drones suspects.

Enfin bien entendu, les technologies permettant de brouiller, ou prendre le contrôle des systèmes électroniques de drones ou de mini-drones kamikazes, vecteurs d’opérations terroristes sophistiquées.

That’s all folks.

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15-Les téléphones des citoyens américains scrutés par des avions-espions

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141114tribcfbf0a139/les-telephones-des-citoyens-americains-scrutes-par-des-avions-espions.html

14/11/2014

D’après le Wall Street Journal, l’US Marshals Service utilise des avions capables d’accéder aux téléphones portables des citoyens américains. Le ministère de la Justice s’est borné à répondre que ces agences se pliaient à la législation.

Les Etats-Unis sont régulièrement accusés de mettre en place des systèmes de surveillance et d'espionnage.

Les Etats-Unis sont régulièrement accusés de mettre en place des systèmes de surveillance et d’espionnage.

Les autorités américaines ont mis en place un dispositif d’espionnage par avions qui récupèrent certaines données des téléphones portables de dizaines de milliers de personnes, pour tenter de localiser et capturer des criminels, écrit jeudi le Wall Street Journal (WSJ).

Les téléphones dupés par un faux signal

Concrètement, selon le journal, le US Marshals Service, agence de police fédérale du ministère de la Justice, opère dans au moins cinq aéroports américains importants, grâce à de petits avions qui transportent des boîtiers imitant les signaux émis par des antennes-relais de téléphonie mobile.

Ainsi dupés, les téléphones portables s’y connectent et partagent à l’insu des utilisateurs certaines informations comme des numéros d’identifiants uniques et des données de localisation, affirme le quotidien. Ces boîtiers dits « dirtbox » tireraient leur nom de l’acronyme de Digital Recovery Technology Inc., filiale de Boeing qui fabriquerait cet appareil.

Le Wall Street Journal, citant des sources anonymes proches du programme, avance que ces avions survoleraient le pays de façon régulière pour recueillir les données de dizaines de milliers de téléphones portables. A tel point que la majorité de la population américaine serait concernée.

La loi serait respectée selon le ministère de la justice

Le ministère américain de la Justice a refusé de faire des commentaires au WSJ, se bornant à dire que ses agences se plient à la législation pour tout ce qui a trait à la surveillance et l’espionnage.

Ce programme aurait permis de révéler la localisation de téléphones portables de criminels ou de suspects de crimes, selon le journal. Le responsable technologique de l’Union américaine de défense des libertés (ACLU), Christopher Soghoian, a qualifié ce programme « d’inexcusable », auprès du WSJ.

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16-Les vraies priorités chinoises dans la construction aéronautique

http://www.latribune.fr/blogs/pekin-business/20141117tribf8fabf093/les-vraies-priorites-chinoises-dans-la-construction-aeronautique.html

17/11/2014

L’annonce d’une collaboration entre la Chine et la Russie pour la fabrication d’un avion long courrier a fait grand bruit. En fait, la compagnie chinoise Comac se concentre sur son moyen courrier, futur concurrent des Airbus A320 et Boeing B737. par Jean-François Dufour, Directeur, DCA Chine-Analyse

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Jean-François Dufour, Directeur, DCA Chine-Analyse

Le salon aéronautique de Zhuhai, qui s’est achevé ce week-end, a vu Comac (Commercial Aircraft of China) dévoiler le projet de développement conjoint, avec le russe UAC (United Aircraft Corp.), d’un appareil long-courrier, dans la même catégorie que les Airbus A350 et Boeing B787. Pourtant, c’est bien le moyen-courrier C919, futur concurrent des A320 et B737, qui reste la priorité stratégique de l’industrie aéronautique civile chinoise. Et cette annonce, destinée aux équipementiers aéronautiques occidentaux, bien plus qu’à un improbable partenaire russe, vise en fait à consolider ce programme déjà avancé.

La présentation par Comac, la structure chargée de coordonner les programmes aéronautiques civils chinois, et la holding russe UAC, d’un projet conjoint d’avion long-courrier de 250 à 350 places, a pu laisser croire à un changement de priorité chinoise dans ce secteur. Dans les allées du salon, certains visiteurs sont allés jusqu’à penser que le programme C919 de moyen-courrier de 160 à 180 places, en cours de développement par Comac, pourrait se voir relégué au rang de « répétition », destinée à éprouver les processus de production du futur long-courrier annoncé.

Le C919, véritable priorité

La réalité est pourtant tout autre : le C919 reste la priorité absolue de l’aéronautique civile chinoise. La première raison, évidente, est que ce moyen-courrier servira de test et de vitrine à COMAC. Airbus et Boeing ne vendraient pas d’A350 et de B787, si leurs A320 et B737 ne s’étaient imposés, auprès des compagnies aériennes, comme des références de fiabilité.

La deuxième raison, c’est que l’essentiel des besoins des compagnies aériennes chinoises sur les années à venir, se concentrera sur le marché des mono – couloirs visé par le C919. Les trois-quarts des quelque 6.000 avions de ligne qui pourraient être acquis par des compagnies chinoises sur les vingt premières années, seraient en effet des moyen-courriers de moins de 200 places, contre un quart de long-courriers.

Des marchés différents

Les différences moyennes de prix catalogue des avionneurs, font certes que ces 25% de long-courriers représentent, en valeur, un marché comparable à celui des moyen-courriers trois fois plus nombreux. Mais le marché chinois qui s’offre aux deux types d’avions n’est pas le même.

Les compagnies chinoises, principale cible commerciale de Comac dans un premier temps, accepteront de jouer ce rôle pour un moyen-courrier essentiellement destiné au marché domestique, où elles opèrent entre elles. Et où toutes seront, du coup, susceptibles de ressentir l’impact de la mise en service d’un appareil dont les coûts d’exploitation sont difficiles à anticiper, faute de précédents de référence de son constructeur.

Il est par contre probable qu’elles seront beaucoup plus réticentes à jouer ce rôle sur le segment international, marché des long-courriers, qui les voit en concurrence avec des compagnies étrangères, dont les coûts d’opération seront garantis par l’expérience d’Airbus et Boeing. Un long-courrier dont la mise en service est annoncée pour 2023, soit cinq ans à peine après celle escomptée du C919, apparaît dès lors très improbable.

Un partenaire très improbable

Et par-delà l’enthousiasme, qui pourrait s’avérer temporaire, du rapprochement sino-russe depuis ce printemps, UAC apparaît comme un partenaire tout aussi improbable pour COMAC.

L’avionneur civil chinois, qui a dès ses débuts annoncé des ambitions technologiques avancées, paraît en effet peu susceptible de s’associer à un constructeur dont l’offre militaire intéresse la Chine, mais dont le dernier programme long-courrier mené à bien, celui de l’IL96, renvoie à un appareil qui a fait son premier vol en 1988.

Il faut ajouter à cette première invraisemblance, le fait que les projets civils récents effectivement développés par UAC, sont en concurrence frontale avec ceux de COMAC.

Le Superjet 100, avion de transport régional commercialisé depuis 2011, joue en effet dans la même catégorie que l’ARJ21, qui doit être certifié d’ici la fin de l’année, et qui portera les premiers essais à l’exportation de COMAC. Quant au moyen-courrier MS21 d’UAC, qui devrait voler en 2015, il se trouvera en concurrence avec le C919, dès lors que ces deux appareils feront leurs premières tentatives pour déborder de leurs marchés domestiques respectifs. Autant imaginer Airbus et Boeing développant un modèle commun, tout en restant en concurrence frontale sur les autres segments.

Les véritables destinataires de l’annonce

Le véritable objectif de l’annonce était de communiquer l’idée que Comac vise à terme un positionnement comparable à celui d’Airbus et Boeing, avec une gamme complète d’avions de ligne.

Et la cible de cette annonce est constituée par les équipementiers aéronautiques, européens et américains essentiellement, dont les apports sont décisifs pour le programme aéronautique civil chinois. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la conférence qui a présenté le projet avait pour public, choisi par les deux avionneurs, des équipementiers, et non des compagnies aériennes.

De la motorisation à l’avionique, en passant par les éléments en composites et les systèmes auxiliaires, COMAC a en effet besoin de multiples apports technologiques des nombreuses sociétés qui collaborent avec les deux compagnies qui se partagent aujourd’hui le marché des avions de ligne.

Un certain nombre de ces fournisseurs d’Airbus et Boeing se sont déjà associés à Comac sur les programmes ARJ21 et C919. Mais l’annonce du programme long-courrier ne peut que renforcer leur motivation à collaborer avec le constructeur chinois ; et en convaincre d’autres qui n’ont pas encore fait ce pas.

Un enjeu majeur

Le C919, soutenu par un important effort commercial, pourrait marquer un tournant dans la configuration du marché aéronautique mondial.

Le projet est en route et déjà avancé, puisque les premiers éléments de son prototype ont été assemblés au printemps dernier. Pour autant, son premier vol, annoncé pour 2015, pourrait être retardé pour intégrer le plus grand nombre d’innovations susceptibles de le rapprocher des performances de ses concurrents établis. Un enjeu qui implique le maximum de collaborations pour COMAC, et qui explique l’intérêt de l’annonce d’un projet de long-courrier sino-russe qui apparaît par contre, quant à lui, pour le moins improbable.

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17-Loretta Lynch, première femme noire au ministère américain de la Justice

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/08/loretta-lynch-premiere-femme-noire-au-ministere-americain-de-la-justice_1139116

AFP 8 novembre 2014

Elle doit succéder à Eric Holder, nommé en 2008, qui avait lui-même été le premier Noir à occuper ce poste.

Loretta Lynch, le 28 avril à New York.

Loretta Lynch, le 28 avril à New York.

Barack Obama a choisi pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis une femme noire, Loretta Lynch, procureure à New York, pour occuper le poste de ministre de la Justice, une nomination aussi symbolique que celle de son prédécesseur. Le président américain doit faire cette annonce samedi à la Maison Blanche en présence de la nouvelle ministre et d’Eric Holder, nommé en 2008 par Barack Obama et premier Noir à occuper ce poste.

Eric Holder, qui détient un record de longévité à ce poste, avait annoncé son intention de partir en septembre.

Loretta Lynch, 55 ans, dont la nomination devra être validée par le Sénat, est décrite par la Maison Blanche comme une procureure «forte et indépendante». Depuis 2010, elle est procureure fédérale du district Est de New York, un poste qu’elle avait déjà occupé entre 1999 et 2001 sous la présidence de Bill Clinton. Elle y supervise les affaires pénales de Brooklyn, Staten Island, du Queens et de Long Island.

Petite, en Caroline du Nord (sud-est), fille d’une mère bibliothécaire et d’un père pasteur baptiste, elle passait des heures dans des salles d’audience avec son père au tribunal de Durham, fascinée par les procédures. «J’ai réalisé le pouvoir que le droit a sur votre vie et combien il est important que les personnes qui exercent ce pouvoir examinent chaque situation avec impartialité et équité», expliquait-elle en 2007 dans une revue professionnelle.

Elle est notamment intervenue dans l’affaire d’Abner Loumia, un Haïtien torturé et violé par des policiers new-yorkais en 1997. Plus récemment, elle a mené l’équipe qui a poursuivi le représentant républicain de Staten Island, Michael Grimm, soupçonné d’évasion fiscale. Entre 2002 et 2007, cette diplômée de droit de la prestigieuse université de Harvard a travaillé comme conseillère spéciale du procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Son prédécesseur l’a nommée en 2010 au Comité des conseillers du ministre de la Justice, dont elle a pris la présidence en 2013. Elle siège également au Comité pour la diversité du ministère.

Les démocrates pourraient essayer de confirmer Loretta Lynch avant la prise de fonctions en janvier du nouveau Congrès à majorité républicain, mais le calendrier est encore incertain. Celle-ci est peu connue des parlementaires du Capitole, ce qui pourrait constituer un atout en cette période d’important chahut politique pour Obama après le raz-de-marée des républicains aux élections de mi-mandat.

Le président de la commission judiciaire au Sénat, le républicain Chuck Grassley a souligné qu’il était «très rare de voir des procureurs élevés directement à ce poste». «J’ai l’espoir que sa nomination, si elle est confirmée, restaurera la confiance placée dans le poste de ministre de la Justice comme la voix politiquement indépendante du peuple américain», a-t-il déclaré.

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18-211 000 « ultra-riches » sur la planète

http://www.lepoint.fr/economie/211-000-ultra-riches-sur-la-planete-21-11-2014-1883213_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141121

Le Point – Publié le 21/11/2014

S’ils ne représentent que 0,004 % de la population adulte mondiale, les « ultra-riches » détiennent à eux seuls 13 % de la fortune amassée sur le globe.

http://www.lepoint.fr/images/2014/11/21/tva-ultra-riches-richesse-argent-2936714-jpg_2568287_652x284.JPG

Les États-Unis abritent le plus gros contingent d’ultra-riches, avec 74 865 personnes.

Les quelque 211 000 « ultra-riches » sur le globe ont continué à prospérer en 2014 malgré les tensions géopolitiques et détiennent aujourd’hui 13 % de la richesse mondiale, selon un rapport de la banque suisse UBS et de l’agence de conseil Wealth-X. « En 2014, le nombre d’ultra-riches dans le monde a augmenté de 6 % et leur patrimoine (…), de 7 %, pour atteindre près de 30 000 milliards de dollars », soit près de deux fois le produit intérieur brut américain, note cette étude publiée jeudi. Ces individus très fortunés – patrimoine supérieur à 30 millions de dollars – ne représentent que « 0,004 % » de la population adulte mondiale, mais détiennent à eux seuls 13 % de la fortune amassée sur le globe, indiquent la banque suisse et Wealth-X, une société de conseil destinée aux gros patrimoines.

Selon leur rapport, ce club très fermé a réussi en 2014 à étendre son « influence » grâce à la bonne santé des marchés boursiers et en dépit des « conflits géopolitiques, des tensions socio-économiques et de la volatilité sur les marchés financiers ». Selon UBS et Wealth-X, ces quelque 211 000 individus ont ainsi à eux seuls été responsables de « 19 % » de la totalité des achats de produits de luxe sur le globe. Les États-Unis abritent le plus gros contingent d’ultra-riches (74 865), suivis de près par l’Europe (61 820) et l’Asie (46 635), détaille le rapport. C’est néanmoins sur le continent africain que leur nombre a le plus augmenté en 2014 avec une poussée de 8,3 % (environ 3 000).

Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87 %) composé d’hommes dont l’âge moyen est de 59 ans et dont la fortune vient en majeure partie d’une activité professionnelle (68 %), par opposition à un héritage, selon le rapport. Selon Simon Smiles, de la division grands comptes à UBS, le plus grand risque qui pèse sur ces « ultra-riches » est une « concentration » de leurs fortunes dans un nombre restreint de secteurs. « La macro-économie, des questions spécifiques telles que des changements technologiques ou la concurrence, des évolutions de la régulation ou la géopolitique peuvent avoir un impact négatif sur les perspectives de secteurs autrefois prospères », souligne-t-il dans le rapport.

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19-La montre «Graves» de Patek Philippe vendue 21,3 millions de dollars

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/11/11/la-montre-graves-de-patek-philippe-vendue-pour-21-3-millions-de-dollars

Par AFP | Publié le 11/11/2014

La montre de poche «Graves» de Patek Philippe, clou des prestigieuses enchères de novembre à Genève, a été vendue ce mardi par la maison Sotheby’s pour 21,3 millions de dollars! Bien au-delà de son estimation de 15 millions de dollars…

http://s-www.ledauphine.com/images/bd78ac1c-32b6-4aed-bf83-fe87cf10b602/LDL_V0_12/afp-fabrice-coffrini.jpg

«Il s’agit d’un nouveau record mondial», a commenté le commissaire priseur, après une bataille de plusieurs minutes entre des enchérisseurs dans la salle à Genève.

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20-Les États-Unis tentent de faire arrêter Polanski en Pologne

http://www.lepoint.fr/monde/les-etats-unis-tentent-de-faire-arreter-polanski-en-pologne-30-10-2014-1877116_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141030

Le Point – Publié le 30/10/2014

Le cinéaste franco-polonais, âgé de 81 ans, a été entendu jeudi par un procureur de Cracovie et laissé en liberté.

http://www.lepoint.fr/images/2014/10/30/polanski-2891169-jpg_2526814_652x284.JPG

Roman Polanski habite en France.

Les États-Unis ont demandé à la Pologne d’interpeller le cinéaste Roman Polanski, qui s’est rendu à Varsovie pour assister à l’inauguration du Musée d’histoire des juifs de Pologne, a indiqué jeudi le parquet général polonais. Polanski, citoyen polonais et français âgé aujourd’hui de 81 ans, est recherché par la police américaine depuis 1977 pour des relations sexuelles illégales avec une mineure. Il a été entendu jeudi par un procureur de Cracovie et laissé en liberté, a annoncé une porte-parole du parquet.

Interpeller Polanski

La demande de la justice américaine, adressée au procureur général de Pologne, d’interpeller Polanski en attendant d’engager une procédure d’extradition a été dans un premier temps rejetée parce qu’elle ne remplissait pas les critères requis par des accords internationaux : elle n’a pas été traduite en polonais, a indiqué le porte-parole du ministère de la Justice Mateusz Martyniuk, confirmant les renseignements publiés d’abord par le quotidien Gazeta Wyborcza.

Cette condition a été remplie mercredi en fin de soirée, a-t-il ajouté, et le parquet régional compétent, celui correspondant au lieu de résidence de Polanski, a entamé l’examen de la requête américaine. « Cette procédure peut prendre jusqu’à une dizaine de jours et l’opinion publique sera informée de son résultat », a poursuivi M. Martyniak, se refusant à toute autre précision, y compris à identifier le parquet concerné.

Il devrait regagner la France

En 2010 déjà, le procureur général polonais avait indiqué qu’une extradition de Polanski n’était pas possible, car le geste qui lui est reproché est dans la loi polonaise déjà couvert par la prescription. Mais ce n’est pas le cas en droit américain et, si Polanski ne peut être extradé par la Pologne, une interpellation à la demande des États-Unis demeure possible. L’auteur du Bal des vampires avait été arrêté en 2009 à Zurich, où il était allé recevoir un prix, puis assigné à résidence en Suisse pendant quelques mois, mais n’a pas été extradé.

Polanski est venu incognito en Pologne en 2011 sans être inquiété. Mais sa présence cette semaine ne pouvait rester secrète, son visage apparaissant à la télévision lors de l’inauguration du musée juif mardi.

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