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Décès de Christophe de Margerie à Moscou : qui est coupable ?

Décès de Christophe de Margerie à Moscou : qui est coupable ?

L’ivrognerie russe a bon dos, hier parmi les ragots de Facebook j’ai même lu les remarques d’une idiote qui expliquait qu’elle venait de voir Leviathan et que les Russes avaient l’air portés sur la bouteille… c’est le genre de stupidité qui me met hors de moi… d’ailleurs j’ai refusé d’aller voir ce film qui me semble promu par les médias pour d’autres raisons que les qualités de sa mise en scène… D’après Marianne dans les médias russes il est dit partout que la CIA a fait le ménage, « ils l’ont évacué »… (note de Danielle Bleitrach

article de Courrier de la Russie

http://www.lecourrierderussie.com/2014/10/deces-christophe-margerie-moscou-coupable/?utm_source=sidebarutm_medium=link utm_campaign=mostread

Le président du groupe pétrolier Total, Christophe de Margerie, accompagné de trois membres d’équipage, est décédé lundi 20 octobre dans le crash de son avion privé à l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou. Selon les données de l’enquête préliminaire, l’appareil aurait pris feu après être entré en collision avec une déneigeuse, au moment du décollage. Mais que faisait cet engin en plein milieu de la piste ? Le Courrier de Russie dresse une liste des responsables possibles.

brouillard Vnukovo margerie

Le conducteur

C’est le coupable tout désigné. Vladimir Martinenko, la soixantaine, était là où il ne fallait pas et, qui plus est, « en état d’ivresse », affirmait le premier communiqué du Comité d’enquête (SK) de la Fédération de Russie. Pourtant, le ton a changé au fil de la journée : l’avocat de l’intéressé, Alexandre Karabanov, a notamment semé le doute en assurant que son client était sobre au moment de l’accident.

« Il souffre de problèmes cardiaques et ne boit donc jamais. Ses parents, ses médecins et ses proches peuvent en témoigner », a déclaré Karabanov à Interfax. Ajoutant qu’un important groupe de soutien serait lancé prochainement afin que la toute responsabilité de l’accident ne retombe pas « sur un seul homme ».

Car, comme l’a expliqué au Courrier de Russie Alexandre Krivolapov, ancien technicien de contrôle des appareils avant décollage à Tioumen, l’aéroport a également une grosse part de responsabilité à prendre dans cette catastrophe. « Selon les consignes de sécurité de l’aéroport, un véhicule de service aurait dû être envoyé pour contrôler la piste après le passage de la déneigeuse, afin de s’assurer que rien ni personne ne s’y trouve – et le feu vert pour le décollage n’aurait dû être donné qu’après. »

Le contrôleur

C’est le responsable idéal, puisque c’est lui qui donne l’ordre de décoller. L’attention des médias s’est par conséquent très rapidement tournée vers la tour de contrôle, et on a assisté à une déferlante de rumeurs. Certains ont affirmé que le contrôleur en poste était un « stagiaire », d’autres soutenant l’hypothèse qu’il était ivre, lui aussi, le 20 octobre étant la journée de la fête internationale des contrôleurs aériens. Les plus courageux ont ainsi affirmé que l’ordre de décoller avait été donné par « un stagiaire en état d’ivresse »…

Toutefois, une source proche du personnel de Vnoukovo, citée par Lenta.ru, est venue contredire ces affirmations. À en croire cette personne, un stagiaire n’aurait pas pu avoir accès à la tour de contrôle : « Ils ne sont tout simplement pas autorisés à y pénétrer ».

L’interlocuteur du portail d’information insiste en revanche sur les mauvaises conditions météorologiques du moment, qui ne permettaient par de voir à plus de 350 mètres. « Il y avait du brouillard. On distinguait très mal les pistes. Les déplacements sur la piste de décollage s’effectuent à l’aide d’un localisateur », explique ainsi la source de Lenta, soulignant en outre que les appareils de contrôle ont enregistré d’« étranges » déplacements de l’engin de nettoyage.

Reconstitution 3D du crash réalisée par la chaîne russe LifeNews

L’aéroport dans son ensemble

L’aéroport de Vnoukovo est à la fois coupable, juridiquement responsable et pointé du doigt dans le dernier rapport du Comité d’enquête, publié mardi 21 octobre à la mi-journée : « Il ne s’agit pas d’un tragique concours de circonstances, comme essaient de le faire croire les représentants de l’aéroport, mais d’une négligence criminelle des fonctionnaires [de Vnoukovo], qui n’ont pas réussi à assurer la coordination entre tous les services aéroportuaires. »

Toujours selon la source de Lenta.ru, Vnoukovo, le plus petit des trois aéroports moscovites, serait d’ailleurs un « vrai bazar ». « Des incidents arrivent en permanence. Son organisation est largement critiquée dans le milieu de l’aviation et il est considéré comme le pire aéroport de Moscou », insiste l’interlocuteur.

Pour Valeri Chelkovnikov, président de l’agence d’analyse Aviation Safety, le supposé état d’ivresse du conducteur de la déneigeuse illustrerait d’ailleurs cette désorganisation généralisée, car « il y aurait, dans ce cas, violation de toutes les procédures de contrôle ». Ce à quoi l’expert Alexandre Krivolapov ajoute l’absence de phares antibrouillard sur les déneigeuses : « De fait, ni les contrôleurs, ni l’équipage de l’appareil ne pouvaient voir qu’un engin de nettoyage se déplaçait sur la piste », assure l’ingénieur.

Un constat pour le moins étonnant quand on sait que 90 % des vols VIP décollent du terminal 3 de Vnoukovo, dont ceux des dirigeants russes.

 

Source : http://histoireetsociete.wordpress.com/

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