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ADRESSE DU MINITRE JUSTIN KONÉ KATINAN, PORTE-PAROLE DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO, À LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE (CPI) :

ADRESSE DU MINITRE JUSTIN KONÉ KATINAN, PORTE-PAROLE DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO, À LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE (CPI) :

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LE GOUVERNEMENT IVOIRIEN AFFIRME QUE LE PROCÈS DES PRO-GBAGBO EST POLITIQUE ; ALORS CPI LIBÉRER Laurent GBAGBO POUR VOTRE PROPRE CRÉDIBILITÉ.

Le gouvernement ivoirien vient d’annoncer au monde entier, que le procès qu’il a engagé contre les citoyens ivoiriens médiatiquement appelés les pro-GBAGBO, est un procès politique. L’information a été donnée de façon solennelle au sortir d’un Conseil des ministres, par la Ministre de la communication, mademoiselle Affoussiata Bamba, porte-parole adjoint du gouvernement. L’insistance avec laquelle elle est revenue sur cette terminologie, au moins cinq fois dans son intervention devant la presse, dénote qu’elle sait de quoi elle parle. La question a dû certainement être débattue en Conseil de Ministre, et c’est la quintessence de ce débat qu’elle rend publique. Donc le procès en assises des citoyens ivoiriens est un procès politique.

Est réputé procès politique, tout procès diligenté contre une personne pour ses opinions politiques. Or la Constitution ivoirienne en son article 9, protège la liberté d’opinion renforcée par l’article 12, qui dispose que « ….. Toute personne persécutée en raison de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques, ou de son appartenance ethnique peut bénéficier du droit d’asile sur le territoire de la Côte d’Ivoire….. ». Si l’Etat de Côte d’Ivoire s’engage à protéger les personnes étrangères persécutées en raison de leurs opinions politiques en leur accordant l’asile, à combien force raison il lui est imposée la protection de ses propres citoyens, contre les persécutions politiques.Par cette reconnaissance solennelle de la persécution judiciaire à des fins politiques, le gouvernement ivoirien confirme la sentence donnée par le Juge Ghanéen Tandoh ABOAGYE, le 31 Août 2013, dans l’affaire L’Etat de Côte d’Ivoire contre KONE Katinan Justin, qui mettait fin à plus d’un an de procès en extradition. Dans ses conclusions, le Juge avait relevé que l’affaire portée devant lui ne pouvait se détacher de tout mobile politique. En d’autres termes, c’était un procès politique. Or il est constant que les chefs d’accusations avancées par l’Etat de Côte d’Ivoire pour demander l’extradition de M. KONE Katinan Justin, sont identiques à ceux pour lesquels, 83 citoyens ivoiriens sont assignés en assises.
Mais la plus importante conséquence de cet aveu du gouvernement ivoirien, se rapporte à la situation du Président Laurent GBAGBO et du ministre Blé GOUDE. Les faits matériels qui sont réputés être des crimes contre l’Humanité et des crimes de guerre, sont également identiques à ceux pour lesquels les 83 personnes sont poursuivies en assises en Côte d’Ivoire. En déclarant publiquement que ces crimes n’existent pas, et que les personnes poursuivies ne le sont que pour leurs opinions politiques, le gouvernement ivoirien informe par la même occasion la CPI, qu’il a envoyé en procès le Président Laurent GBAGBO et le ministre Blé Goudé, pour leurs opinions politiques. La CPI est le tribunal de l’ONU, laquelle ONU a admis comme faisant partie de ses textes fondamentaux, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Ce texte de portée universelle, auquel fait allusion la Constitution ivoirienne dans son préambule, prescrit en ses articles 2 et 19, le respect de la liberté d’opinion et de conscience. A ce propos, l’article 2 de cette déclaration dispose à son alinéa premier que :
« chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration sans distinction aucune notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation »
L’article 19 qui se veut plus précis dispose que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions…. ».Il s’en suit donc que le Tribunal de l’ONU ne peut juger ou maintenir en prison, une personne pour ses opinions politiques, sans renier l’Organisation planétaire. Messieurs les Juges de la CPI, vous ne pouvez pas être plus royalistes que le roi. Le gouvernement ivoirien vous décharge de facto du dossier du Président Laurent GBAGBO et du ministre Blé Goudé.
Libérez les donc.
C’est la seule option qui vous reste pour maintenir encore un semblant de crédit à votre Cour.
Au week-end prochain pour une autre opinion. En Attendant bon week-end à toutes et à tous.

Le Ministre KONE Katinan Justin


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