Publicités
Un point de vue du monde comme un autre!!!

Un point de vue du monde comme un autre!!!

1-2015 : Le monde passe à l’est
2-Le mois de septembre 2014 est le plus chaud enregistré dans le monde depuis 1880
3-VIDEO. Climat : un danger imminent selon le Pentagone
4-Et nous deviendrons l’Etat islamique
5-Croissance, Ukraine, Ebola : l’économie mondiale se cherche un cap
6-L’OMC est sur le point de voler en éclats
7-Accord entre grandes banques pour sécuriser le système financier
8-Le réarmement de l’armée russe va croissant
9-La Russie et la Chine vont signer une quarantaine d’accords importants
10-Monaco renforce son engagement dans la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale
11-X-37B, le drone spatial américain qui alimente tous les fantasmes
12-Hong Kong : les policiers chargent des manifestants
13-Synode sur la famille au Vatican : pas d’accord sur les divorcés et les homosexuels
14-Comment la spéculation ruine les apprentis traders sur les devises
15-États-Unis : le boulanger français qui valait 100 millions de dollars
16-L’étrange idée de deux Anglais pour économiser des milliards de litres d’eau
17-Livre : « Surveillance, le risque totalitaire »
18-États-Unis : un homme licencié décapite une de ses collègues
19-Vol MH370 : reprise des recherches pour retrouver le Boeing disparu
20-Des criminels nazis auraient bénéficié de prestations sociales des Etats-Unis pendant des décennies

—————————-

1-2015 : Le monde passe à l’est
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-88-est-disponible–Crise-systemique-globale-2015-Le-monde-passe-a-l-est_a17003.html
Communiqué public GEAB N°88 (15 octobre 2014)

Deux faits majeurs ressortent de l’actualité des quatre dernières semaines. D’un côté, la Chine devient la première puissance économique mondiale, passant officiellement devant les États-Unis, avec un poids économique officiel (chiffres du FMI) de 17,61 billions de dollars (versus 17,4 pour les États-Unis). Si les médias mainstream n’ont pas accordé le moindre haussement de sourcil à cette information, notre équipe, en revanche, estime qu’il s’agit là d’un événement historique: les États-Unis ne sont plus la première puissance économique mondiale et, forcément, ça change tout ! (1)

« PIB de la Chine (bleu) et des États-Unis (rouge) en parité de pouvoir d’achat (PPP), en milliards de dollars, 2002-2019. Source: Financial Times
D’autant plus que, parallèlement au franchissement de ce seuil, les États-Unis, après avoir tenté d’impressionner la planète par un militarisme débordant à l’occasion de la crise ukrainienne, révèlent une faiblesse stratégique majeure dans leur « gestion » de la crise irakienne. La politique du muscle, qui semblait obliger le monde à rester sous tutelle américaine pour un temps encore indéfini, tourne court.

Ces deux indicateurs permettent de voir se dessiner un point de bascule majeur dans le déroulement de la crise systémique globale : le passage d’un monde américain à un monde chinois…

Europe, Russie – Mise en place d’un plan Marshall « à la chinoise »
Cette évidente émergence de l’acteur chinois a été précipitée par la crise ukrainienne. Alors que la Chine avait intérêt à maturer son émergence à l’abri des radars, alors que les Russes tenaient à distance une Chine inévitablement invasive, alors que les Européens auraient dû également préserver les conditions d’une émergence en douceur de ce méga-acteur, la crise ukrainienne a accéléré la mutation et fait perdre en partie la main aux acteurs.

Nous avons déjà fait remarquer que la crise ukrainienne et la politique de sanctions ont poussé les Russes à accepter de signer à un tarif moins intéressant que ce qu’ils espéraient le fameux accord gazier russo-chinois. L’Ukraine a fait perdre la main aux Russes dans leur négociation avec la Chine de cet accord.

Ces jours-ci, le premier ministre chinois est en visite officielle en Europe et en Russie (2). Il a les bras chargés de contrats, de projets d’investissements et de perspectives de business (3), un véritable plan Marshall de reconstruction des économies européennes et russes partiellement détruites par la guerre ukrainienne (4)… Un plan irrésistible, bien sûr. Mais les conditions sont-elles désormais réunies pour que nous soyons vraiment attentifs à préserver notre indépendance vis-à-vis de cette nouvelle puissance ? Rappelons-nous que le plan Marshall a contribué à enchaîner l’Europe de l’après-guerre aux États-Unis.

La City de Londres a déjà été sauvée de la faillite par la Chine qui en a fait la première place financière « hors-sol » à pouvoir émettre des obligations en yuan (5). De ce fait, l’Angleterre devient un fervent promoteur de l’adjonction du yuan aux DTS du FMI. La BCE elle-même commence à envisager d’ajouter du yuan à ses réserves internationales (6). Et l’Europe se retrouve à jouer le rôle qui lui incombe de facilitateur de transition systémique entre un monde d’avant et un monde d’après la crise. Mais pour le jouer à ses conditions, il aurait été préférable d’être mu par une vision (7) plutôt que par l’appât du gain, voire un réflexe de survie.

Tout cet activisme entre l’Europe, la Russie et la Chine va culminer ces jours-ci avec la tenue du sommet de l’ASEM à Milan<http://http:/www.aseminfoboard.org/component/rsevents/event/436-asem-10-summit.html> , les 16 et 17 octobre. Cet événement a toutes les chances de rester dans les livres d’histoire, en ce qu’il va arrimer l’Europe et l’Asie et fournir la plateforme de résolution de la crise de l’euro, de la crise ukrainienne, de la crise euro-russe, de la crise systémique globale… permettant ainsi la transition au monde d’après la crise. Il aurait été plus « multipolarisant » que l’acte fondateur du monde d’après soit scellé en un sommet Euro-BRICS (8); mais il y a urgence et, après tout, trois des cinq BRICS seront présents (Russie, Inde et Chine)… Et surtout, le sommet ASEM a pour caractéristiques communes avec l’idée d’un sommet Euro-BRICS d’être représentatif des nouvelles réalités globales (poids économique, commercial, démographique) et de ne pas compter les États-Unis, désormais et jusqu’à nouvel ordre ombre portée sur toute tentative d’adaptation du système mondial aux nouvelles réalités.

Le succès de cette rencontre va rendre évident à tous le contraste entre les perspectives offertes par l’alliance avec les États-Unis (où il est surtout question de guerre) et celles offertes par un rapprochement stratégique avec l’Asie (où il est surtout question de redressement économique) (9). Notre équipe anticipe que les espoirs portés par ce sommet auront notamment pour effet de sonner le glas du traité transatlantique, le déjà si controversé TTIP (10).

Nos lecteurs savent que notre équipe ne craint pas l’irrésistible montée en puissance de la Chine. Mais on ne fait pas d’anticipation sans mettre en perspective des hypothèses d’avenir composées de changements de régimes, de dérives propres aux positions de toute-puissance, de durcissements conjoncturels… Alors, face à l’arrivée d’un nouveau patron sur la scène internationale, l’Europe (et tout le monde) doit être capable à la fois d’accueillir positivement la nouvelle réalité et de veiller à repenser les conditions de la préservation de son indépendance.

En la matière, notre équipe se permet une autre pointe d’optimisme. Les premières générations d’étudiants formés à l’Europe (grâce au programme Erasmus et aux dynamiques trans-européennes en matière d’enseignement supérieur) ont 45-50 ans, l’âge où l’on commence à compter, que ce soit sur les circuits politiques ou économiques. Leur capacité à s’intégrer dans un monde multipolaire est infiniment supérieure à celle des élites issues des générations antérieures formées nationalement ou aux États-Unis, ne parlant dans le meilleur des cas qu’anglais. Grâce à Erasmus, l’Europe a tous les atouts en main pour compter à l’échelle globale malgré sa petite taille relative : multilinguisme, multiculturalisme naturel facilitant l’ouverture au monde et la compréhension de la complexité, etc.

En conclusion, l’émergence du monde multipolaire reprend son cours suivant les anticipations de LEAP… Il aura seulement été plus douloureux et sera juste un peu plus chinois que ce qu’une transition organisée aurait permis.

Notes :
(1) Moins fracassant, mais tout aussi emblématique d’un changement de paradigme, la Chine annonce qu’elle adopte un nouveau mode de calcul du PIB, intégrant d’autres paramètres que la seule croissance. Une décision dont la pertinence objective et la base d’application (Chine) risque de reléguer l’ancien PIB au rang des outils de la préhistoire économique. Le brouillard statistique va tendre à retomber et le paysage n’aura vraiment plus rien à voir! Source : Europe Solidaire <http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1523&r_id=> , 09/10/2014.
(2) Sources : China Daily <http://usa.chinadaily.com.cn/china/2014-10/03/content_18695290.htm> , 08/10/2014.
(3) Sources : Business Insider <http://www.businessinsider.com/afp-china-russia-seek-international-justice-2014-10> , 14/10/2014; China Daily<http://europe.chinadaily.com.cn/europe/2014-10/09/content_18711551.htm> , 09/10/2014.
(4) La crise euro-russe et la politique de sanctions mutuelles sont bien évidemment les principales causes du considérable ralentissement économique du continent ces derniers mois. Cette réalité, qui ne fait l’objet d’aucun commentaire dans la presse, a pourtant récemment été mise en évidence par les chiffres catastrophiques de l’économie allemande… depuis comme par hasard six mois. Sources : The Telegraph<http://europe.chinadaily.com.cn/europe/2014-10/09/content_18711551.htm> , 06/10/2014 ; International Business Times <http://www.ibtimes.co.uk/german-economy-headed-recession-exports-plunge-1469171> , 09/10/2014.
(5) Source : Wall Street Journal <http://online.wsj.com/articles/u-k-treasury-to-sell-debut-renminbi-bond-1412844729> , 09/10/2014.
(6) Source : Malay Mail <http://online.wsj.com/articles/u-k-treasury-to-sell-debut-renminbi-bond-1412844729> , 11/10/2014.
(7) En promouvant activement l’émergence d’un monde multipolaire grâce à un rapprochement Euro-BRICS <http://www.leap2020.net/euro-brics/>  tel que préconisé depuis 2009 par Franck Biancheri et LEAP.
(8) Tel ce pour quoi nous militons depuis 2009. Voir projet Euro-BRICS de LEAP.
(9) Le GlobalEuromètre en témoigne depuis quelques mois : beaucoup de personnes en Europe sont conscientes du fait que les dynamiques d’avenir se situent davantage du côté des BRICS que de celui des États-Unis.
(10) TTIP dont nous avons toujours anticipé qu’il ne verrait pas le jour, en tout cas pas autrement que sous une forme totalement édulcorée (pour ne pas faire perdre la face à Bruxelles et Washington), mais que le basculement idéologique « occidentaliste » de ces derniers mois, en déconnectant l’Europe de la réalité et en annihilant sa capacité de réaction naturelle aux événements, a réellement fait courir le risque d’une signature forcée.

—————————-

2-Le mois de septembre 2014 est le plus chaud enregistré dans le monde depuis 1880
http://www.francetvinfo.fr/sciences/le-mois-de-septembre-2014-est-le-plus-chaud-enregistre-dans-le-monde-depuis-1880_724407.html#xtor=EPR-51-[le-mois-de-septembre-2014-est-le-plus-chaud-enregistre-dans-le-monde-depuis-1880_724407]-20141020-[titre]
20/10/2014

La température moyenne mesurée à la surface du globe sur les terres émergées a été de 15,7°C, selon l’Agence américaine océanographique et atmosphérique américaine.


Avec une température moyenne de 15,7°C, septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud depuis 1880.

Coup de chaud sur la planète. Le mois de septembre 2014 a été le plus chaud enregistré sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, a annoncé l’Agence américaine océanographique et atmosphérique<http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/2014/9>  (NOAA), lundi 20 octobre. La température moyenne mesurée à la surface du globe sur les terres émergées a été de 15,7°C, soit 0,72 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle (15 °C).

Vers une année record ?
Ce record de chaleur peut s’expliquer par des conditions météorologiques particulièrement favorables. Un anticyclone, qui s’est installé pendant plusieurs mois au-dessus de l’Amérique de l’Ouest, a dégagé le ciel, ce qui a permis plus d’ensoleillement

L’Amérique latine a, pour sa part, bénéficié d’un océan Pacifique particulièrement chaud, explique Science et Vie <http://www.science-et-vie.com/2014/10/septembre-2014-ete-chaud-les-mois-septembre-depuis-1880/>. La NOAA prédit que l’année 2014 dans son ensemble pourrait être l’une des plus chaudes, voire la plus chaude depuis 1880. Les mois de mai, juin, août ont, en effet, déjà été les mois les plus chauds jamais enregistrés. A l’exception de février, tous les autres mois ont été parmi les quatre plus chauds jamais enregistrés pour chacun d’entre eux, précise la NOAA.

—————————-

3-VIDEO. Climat : un danger imminent selon le Pentagone
http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-climat-un-danger-imminent-selon-le-pentagone_720989.html

Le département américain de la Défense publie cette semaine un rapport sur les conséquences du réchauffement climatique. Le danger serait immédiat pour la sécurité des Etats-Unis.


Voir la vidéo : http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-climat-un-danger-imminent-selon-le-pentagone_720989.html

Jusqu’ici, l’armée américaine parlait de « risques futurs » liés au réchauffement climatique. Cette fois-ci, elle parle d’un « danger immédiat » pour le pays, et pour le reste du monde. Le rapport publié lundi par le Pentagone insiste sur la nécessité de former les soldats à des interventions humanitaires, pour éviter que des pays déjà instables ne basculent dans le chaos.

22 000 morts en 2013
Selon le rapport annuel publié cette semaine également par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), les catastrophes naturelles ont fait un peu plus de 22 000 victimes en 2013 et coûté près de 20 milliards de dollars. C’est moins que la moyenne des dix années précédentes, mais l’organisation note que le réchauffement climatique augmente la fréquence et la gravité des phénomènes extrêmes. Le mois de septembre de cette année a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1880.

—————————-

4-Et nous deviendrons l’Etat islamique
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-et-nous-deviendrons-l-etat-islamique.aspx?article=5857785208H11690&redirect=false&contributor=James+Howard+Kunstler.&mk=2<http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-et-nous-deviendrons-l-etat-islamique.aspx?article=5857785208H11690&redirect=false&contributor=James+Howard+Kunstler.&mk=2>
Par James Howard Kunstler – Kunstler.com Publié le 13 octobre 2014

J’ai joué du violon avec un groupe de musiciens à l’occasion d’une soirée country organisée dans une petite ville la nuit dernière, et je dois dire que l’atmosphère était plutôt joyeuse. Ce genre de musique a le don de fortifier les esprits. Je dirai que la moitié des danseurs avaient plus de quarante ans. Le reste n’était que des jeunes adolescentes. L’absence de jeunes hommes état manifeste. Il n’y avait que des filles dansant avec d’autres filles. Aucune tension merveilleuse et fondamentale ne pesait dans la salle.

Il y a bien des jeunes hommes dans les petites villes, mais notre société a de moins en moins besoin de gens comme eux, si ce n’est peut-être pour gonfler les rangs de l’armée. Il n’y a aucune discussion publique au sujet de la dévaluation totale des jeunes hommes dans la vie économique et sociale des Etats-Unis, bien que l’on ne cesse plus d’entendre parler, avec un triomphalisme hystérique, du succès de jeunes femmes depuis le domaine du sport jusqu’à celui de l’entreprise, sans oublier celui de la politique. Et je n’oublierai pas de mentionner ici le succès rencontré par ceux qui développent une identité sexuelle ambigüe.

Il n’y a aucun forum de discussion publique local aux Etats-Unis. Le peu de tabloïds locaux qui demeurent encore sont des parodies de ce qu’étaient autrefois les journaux, et les écoles maintiennent un brouillard de moralisateur qui pénalise tous ceux qui osent penser autrement. La télévision et son beau-fils qu’est le net n’offrent que les pires tentations de stimulation hypersexuelle, de violence artificielle et de fantaisies grandioses de pouvoir et de richesse. Ils ne sont même pas des tavernes dans lesquelles les gens peuvent se réunir pour discuter.

Un grand nombre des emplois qui sont encore disponibles sont des postes qui peuvent être occupés par n’importe qui – il y a certainement certains postes de bureau, mais aussi et principalement des postes sans aucune signification, qui offrent un salaire de base et aucun statut, des jobs dans des chaînes nationales de burgers et grandes surfaces – et les jeunes femmes sont des sujets bien plus maîtrisables que de jeunes hommes chargés de testostérone et gavés de sirop de maïs et de Grand Theft Auto.

Bien entendu, l’idée qu’une meilleure éducation puisse sortir une population de son vortex d’anomie n’est qu’une mauvaise blague, particulièrement aujourd’hui, à une heure où le racket des prêts étudiant parasite le désir de réussite et fait des jeunes des esclaves de la dette. La durée de vie de ce genre de mensonges touche à sa fin, et laissera bientôt place à une répudiation de dette de grande échelle – et la nation se trouvera étonnée du système mensonger dans lequel elle s’est laissée aspirer. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que feront les jeunes hommes dans un tel système.

Je suppose qu’il détourneront leur attention de l’esclavage mental qu’est l’économie Potemkine actuelle pour se tourner vers le monstre que nous sommes actuellement en train de combattre à l’autre bout du monde : une explosion de colère digne de l’Etat islamique, enveloppée dans une idéologie extrême de quelque bord qu’elle soit, sauvage et assoiffée de vengeance. Il n’y a rien de plus dangereux pour une société que d’invalider ses jeunes hommes. Lorsque la colère de la jeunesse masculine se répandra aux Etats-Unis, d’autres symboles de l’ordre seront renversés – notamment sur la sphère politique et monétaire – qui viendront anéantir la confiance non seulement des jeunes hommes, mais de toute la jeunesse. Imaginez un instant le nombre de jeunes hommes auxquels les Etats-Unis ont inculqué des savoir-faire militaires ces quelque vingt dernières années. Tous ne souffrent pas du symptôme de stress post-traumatique. Tous ne sont pas mollifiés par leur job à WalMart ou perdus dans les méandres de l’héroïne et de la méthédrine.

Les autorités n’auront aucun moyen de comprendre la situation, et en conséquence, nous traverserons sans doute une longue saison de violences et de chaos social. Le seul remède à la situation sera une économie et le société que très peu, parmi les rangs du HuffPo et du Tea Party, seront capables de reconnaitre. Cette société qui émergera des cendres de la matrice actuelle de rackets aura désespérément besoin de jeunes hommes pour être construite, et leur offrira enfin des opportunités – bien que les voitures superpuissantes et les téléchargements de Kanye West en soient absents.

Il est d’autres moyens pour les jeunes hommes de se rendre utiles et de se sentir appréciés dans une société, mais ils vont bien au-delà de la compréhension de notre agenda du moment.

Lire aussi :
France : Des centaines de radicaux islamistes en prison, selon un rapport
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20141022.REU9854/des-centaines-de-radicaux-islamistes-en-prison-selon-un-rapport.html

—————————-

5-Croissance, Ukraine, Ebola : l’économie mondiale se cherche un cap
http://www.lepoint.fr/economie/croissance-ukraine-ebola-l-economie-mondiale-se-cherche-un-cap-09-10-2014-1870661_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141009
Le Point – Publié le 09/10/2014

Les grands argentiers du monde se retrouvent à Washington pour tenter d’ébaucher des solutions concrètes face au risque de stagnation économique, notamment en zone euro.

« L’économie mondiale est confrontée aux perspectives d’une longue période de croissance molle, accompagnée d’un fort taux de chômage et d’une montée des inégalités », a mis en garde la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.
Risque de croissance mondiale « médiocre », crises géopolitiques (Ukraine, Syrie, Irak), risques sanitaires (Ebola) : les grands argentiers du monde qui se retrouvent à partir de jeudi à Washington vont devoir chercher un cap dans cet environnement troublé. Six ans après la crise financière, l’économie mondiale n’est certes pas guettée par une nouvelle récession généralisée et devrait continuer à croître cette année de 3,3 %, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) publiées mardi. Mais la tâche n’en est pas moins lourde pour les présidents, ministres, banquiers centraux : tenter d’ébaucher des solutions concrètes face au risque de stagnation économique, notamment en zone euro.

« L’économie mondiale est confrontée aux perspectives d’une longue période de croissance molle, accompagné par un fort taux de chômage et d’une montée des inégalités », a mis en garde mercredi la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Le G20, qui regroupe les économies les plus riches du monde, a d’ambitieux projets. Mais, pour le moment, ils peinent à trouver les moyens de parvenir à doper la croissance.

Ce nouveau « G20 Finances », trois semaines après une rencontre identique en Australie, pourrait n’être qu’une simple étape. Selon une source au ministère allemand des Finances, il s’agira d’une réunion de « routine ». Le G20 devrait sans doute réitérer vendredi un appel convenu aux réformes structurelles.

Mais selon le FMI, il est pourtant grand temps d’aller plus loin. « Le défi pour les marchés avancés et émergents est d’aller plus loin que le mantra général appelant à plus de réformes structurelles et d’identifier les réformes les plus nécessaires maintenant et les plus politiquement réalisables », a estimé son économiste en chef, Olivier Blanchard mardi.

Le FMI et la Banque mondiale semblent avoir trouvé la martingale et appellent désormais en choeur à augmenter les dépenses publiques sur les infrastructures (transports, électricité…). La BM devrait officiellement lancer jeudi un fonds mondial spécifique dédié à ces investissements. Quant au FMI, il n’hésite pas à conseiller à ses États-membres de creuser leur dette pour financer des infrastructures, quitte à écorner son dogme de l’austérité budgétaire. Une position qui résonne particulièrement dans une zone euro en stagnation, où la France plaide pour plus de relance face à une Allemagne favorable au sérieux budgétaire, et où la Commission a un plan d’investissement de 300 milliards d’euros dans ses cartons.

Impact « catastrophique » d’Ebola
Les débats de Washington déborderont de la seule économie financière et devraient porter aussi sur les crises géopolitiques, en Ukraine, en Irak ou en Syrie qui risquent, selon le FMI, de « perturber » l’acheminement du gaz ou du pétrole. Les répercussions économiques de l’épidémie d’Ebola, qui a causé la mort de près de 3 900 personnes, semblent pour l’instant circonscrites aux trois pays africains les plus durement touchés (Guinée, Sierra Leone, Liberia), même si une contamination en Espagne a été dévoilée cette semaine. Les présidents de ces trois pays africains doivent s’exprimer sur le sujet jeudi.

La Banque mondiale a mis en garde contre l’impact « catastrophique » d’une propagation du virus dans la région, chiffrant à plus de 32 milliards de dollars son possible coût pour l’Afrique de l’Ouest. « Si l’épidémie devait continuer à s’intensifier et à s’étendre de manière significative à des pays voisins, cela pourrait avoir des conséquences bien plus vastes », a de son côté prévenu le Fonds.

Au-delà de ces grands dossiers, les deux institutions de Bretton Woods, qui célèbrent leurs 70 ans, seront également confrontées cette semaine à des défis internes à l’heure où les grands pays émergents (Brésil, Chine, Afrique du Sud, Inde, Russie) ont créé leurs propres institutions financières.

Le FMI cherchera sans doutes à obtenir de nouvelles assurances des États-Unis qui bloquent de fait une réforme de l’institution visant à accorder plus de poids aux pays émergents. La Banque mondiale tentera, elle, de convaincre ses 188 États-membres du bien-fondé de son plan de réorganisation interne, qui pourrait inclure des suppressions de postes et qui a récemment suscité de forts remous autour de bonus versés à des dirigeants de l’institution.

—————————-

6-L’OMC est sur le point de voler en éclats
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ebebebf0-509c-11e4-a701-a0e5a8a72efd/LOMC_est_sur_le_point_de_voler_en_%C3%A9clats
Dejan Nikolic 11 octobre 2014

L’entité basée à Genève traverse une crise sans précédent. Entonnerait-elle son chant du cygne? Le représentant de l’Union européenne a dressé un état de la situation devant son Parlement

Angelos Pangratis. Pour l’ambassadeur de l’UE, il est inimaginable de rouvrir les accords de Bali.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est en crise. Une de plus. «Celle-là est historique, de par son timing», prévient Angelos Pangratis. L’ambassadeur et représentant permanent de l’Union européenne (UE) auprès de l’OMC s’est exprimé fin septembre devant le Parlement des Vingt-Huit. Son message: on ne lâchera rien, mais préserver le système commercial multilatéral tel qu’on l’a connu jusqu’ici s’annonce rude. Selon lui, l’épilogue de cette crise est une affaire de semaines. Le prochain Conseil général, organe suprême de l’OMC, a lieu le 21 octobre.

L’heure est en effet grave: l’institution basée à Genève traverse une passe qui pourrait conduire à son éclatement. Sinon, à un profond changement de paradigme. Alors que l’OMC a entamé en 2011 une transition délicate. La rupture des négociations, lors de la 8e Conférence ministérielle à Genève, avait choqué par son intensité. Pour sortir de l’ornière, il lui a fallu adopter une approche «ascendante». A savoir, injecter de la flexibilité dans le système, en intégrant davantage les points de vue individuels des membres, tout en «saucissonnant» le processus pour se concentrer en priorité sur des dossiers ayant le plus de chance d’aboutir.

Résultat: les Etats membres ont, pour la première fois depuis la création de l’OMC en 1995, conclu une série de dix accords multilatéraux. Ce résultat – a minima – a permis à l’entité de regagner une certaine crédibilité. Toutefois, l’Inde – notamment – a stoppé net l’élan insufflé en Indonésie, ne respectant pas ses engagements signés fin décembre dernier. New Delhi avait initialement accepté l’échéancier prévoyant de d’abord mettre en œuvre l’accord sur la facilitation des échanges (simplification des procédures douanières), avant de chercher une solution permanente à son besoin de constituer des réserves céréalières (sécurité alimentaire) pour nourrir sa population la plus démunie. Elle exige à présent des garanties immédiates – pour ne pas dire un règlement définitif de la question – concernant son programme de subventions agricoles dépassant les normes admises par l’OM

Que faire? «L’écueil est politique ou tactique, estime Angelos Pangratis. C’est le fait de lier deux ingrédients de Bali, plus qu’un problème sur la substance de ces mêmes éléments.» Et le diplomate d’utiliser la métaphore suivante pour illustrer le problème: «Si vous brûlez une forêt, elle peut se régénérer d’elle-même. Une centaine de fois. Mais si vous reboutez le feu alors que de jeunes arbres sont en train de repousser, il faut tout replanter pour espérer retrouver une végétation.»

L’homme fort de l’UE à l’OMC entrevoit trois issues possibles à cette crise. Premier scénario: l’Inde se ravise, qu’elle obtienne ou pas une solution permanente anticipée, gardant à l’esprit que ses revendications sur sa sécurité alimentaire sont légitimes. L’OMC retrouverait alors le chemin du multilatéralisme, dans le canevas prévu à Bali. Mais les chances de parvenir à ce résultat paraissent faibles. La probabilité? «Le pourcentage est supérieur à zéro», résume-t-il.

Deuxième hypothèse: le blocage se poursuit et la situation finit par pourrir. «Ce serait la pire des configurations possibles», craint Angelos Pangratis. L’institution serait alors paralysée jusqu’à nouvel ordre. Car sans la mise en œuvre de Bali, il ne peut y avoir d’après-Bali, encore moins une issue à Doha, ronde de négociations lancée en 2001.

Dernière possibilité: la voie plurilatérale. «Si les décisions de décembre ne se concrétisent pas, cette option sera irrésistible pour les Etats attachés à certains acquis. Cette sortie plurilatérale entraînerait une mutation profonde de l’OMC, passant par un débat fondamental sur le cœur de sa mission à venir», imagine l’homme du sérail.

Pourquoi ne pas rouvrir les accords de Bali, afin d’accommoder l’Inde? Inimaginable, selon Angelos Pangratis. «Ce serait dévastateur en termes de crédibilité. De plus, cela impliquerait de devoir renégocier, point par point, un lot d’accords extrêmement complexes», conclut-il.


La crise de trop ou une chance de plus à saisir?

L’OMC est souffrante. Depuis fort longtemps. D’un espoir de rémission fin décembre à Bali, l’affection a récidivé. Avec une intensité si inédite qu’aujour­d’hui l’entité présente toutes les caractéristiques du malade en phase terminale. Faut-il pour autant la condamner et, déjà, l’enterrer?

Pas encore, estiment certains diplomates – partisans du «too big to fail» –, alors que les capitales, elles, paraissent convaincues du contraire. L’un des scénarios à éviter, selon le représentant de l’Union européenne, serait d’avoir à replanter, une à une, les graines du multilatéralisme à la genevoise.

Au fond, pourquoi pas? Les chevilles ouvrières du bout du lac n’envisagent pas de lâcher prise. S’autoriser à faire table rase du passé semble leur faire craindre une sortie – plus ou moins durable – des radars de leurs gouvernements et parlements, désormais occupés à jardiner leurs accords bilatéraux.

Réinséminer le commerce mondial, quand ce dernier implique 160 partenaires, constitue certes un travail de longue haleine. Mais cette entreprise offrirait l’espoir de repeupler la forêt multilatérale avec des essences moins inflammables. Soit sans doute des arbres plus chétifs, mais davantages résistants aux atteintes de pyromanes.

Quasi plus personne, à l’heure actuelle, ne croit en la possibilité de boucler Doha, soit un agenda vieux de plus d’une décennie. Redéfinir les contours du mandat de l’OMC, tenant compte du nouvel équilibre mondial, sans réintroduire–- telles quelles–- des sources systématiques de blocages, constituerait une planche de salut. Le multilatéralisme, dont l’OMC se revendique le fer de lance, est aussi en crise partout ailleurs. A l’entité basée à Genève de saisir sa chance, faisant de ses tensions internes un exemple à suivre pour l’ensemble de la communauté internationale.

—————————-

7-Accord entre grandes banques pour sécuriser le système financier
http://www.romandie.com/news/Accord-entre-grandes-banques-pour-securiser-le-systeme-financier/526371.rom
(ats / 12.10.2014 05h44)

Les grandes banques du globe se sont mises d’accord samedi pour modifier les règles de fonctionnement du marché de quelque 7000 milliards de dollars de produits dérivés. Cette mesure doit éviter que la faillite de l’une d’entre elles ne provoque l’effondrement du système financier mondial.

Ces établissements, allant des américains aux asiatiques en passant par des européens, ont accepté d’abandonner le principe du débouclage automatique (« close out ») des contrats si une institution financière se trouve en difficulté, a annoncé dans un communiqué l’ISDA.

L’association internationale des swaps et dérivés (ISDA) est l’organisme représentant le secteur. C’est elle qui mène les négociations avec les autorités de régulation.

Selon elle, en cas de défaillance d’un grand établissement posant des risques pour le système financier (« Too big to fail »), les banques vont mettre en place un délai pour donner davantage de temps aux régulateurs afin qu’ils trouvent une solution évitant une faillite « désordonnée » aux conséquences potentiellement explosives.

Lehman Brothers
Cette solution contractuelle vise concrètement à suspendre temporairement le débouclage automatique des contrats. La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 avait donné lieu à un débouclage massif de contrats dérivés avec la banque, ce qui avait provoqué le chaos sur les marchés financiers.

Cet accord sera effectif à partir du 1er janvier 2015. « Cette initiative est un pas important pour réduire les risques d’une instabilité financière associés à une résiliation brusque des contrats », ont salué la banque centrale américaine (Fed) et le FDIC, deux des principaux régulateurs bancaires aux Etats-Unis dans un communiqué commun.

Les banques auxquelles va s’appliquer cet accord sont: Bank of America, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Barclays, BNP Paribas, Credit Agricole, Credit Suisse, Citigroup, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, HSBC, Mizuho Financial Group, Morgan Stanley, Nomura, Royal Bank of Scotland (RBS), Société Générale, UBS, Sumitomo Mitsui et UFJ.

Les produits dérivés sont des « assurances » négociées de gré à gré et sur lesquelles spéculent les investisseurs institutionnels. Leur but premier est de permettre aux firmes de se couvrir contre différents types de risques financiers.

—————————-

8-Le réarmement de l’armée russe va croissant
http://french.ruvr.ru/2014_09_23/Le-rearmement-de-larmee-russe-va-croissant-4304/
23 septembre 2014

Vers 2020, la Russie aura entièrement renouvelé l’armement des forces stratégiques nucléaires, a déclaré le vice Premier ministre Dmitri Rogozine en charge du complexe militaro-industriel du pays. C’est nécessaire pour l’exécution du but principal – la création en Russie de l’armée professionnelle, compacte et mobile qui pourra résoudre efficacement les tâches sur n’importe quel théâtre d’hostilités.

Le programme du réarmement de l’armée, adopté dans le cadre de la réforme militaire russe, est réalisé suivant des rythmes accélérés. Comme le vice Premier ministre Dmitri Rogozine l’a communiqué, vers 2020, la Russie aura renouvelé l’armement des forces stratégiques nucléaires non à 70 %, comme il était supposé, mais à 100%. De plus, on mise non sur la quantité, mais sur les qualités principalement nouvelles des armes qui permettront d’augmenter la capacité défensive du pays sur fond de la réduction des effectifs, a indiqué Dmitri Rogozine.
« Il ne faut pas avoir beaucoup d’armes. A quoi bon créer une montagne d’armes et ensuite ne pas comprendre que faire avec, comme c’était le cas en URSS ? Mais nous devons créer une armée compacte pour qu’elle puisse être transférée vers n’importe quel théâtre d’hostilités. Nous avons un pays immense, le plus grand du monde et la population est assez petite – comme celle de la France et de l’Allemagne prises ensemble. C’est pourquoi, notre tâche est de créer une arme qui permettra à chaque soldat et à officier d’en remplacer cinq au combat. En outre, l’arme doit être capable de permettre aux soldats de ne pas se trouver sous le feu. »
Pour le rééquipement de l’armée, l’État a octroyé une grosse somme d’argent. Rien qu’en 2014, les dépenses du ministère de la Défense feront 2,3 mille milliards des roubles (60 milliards de dollars). Un rouble sur cinq sert à moderniser le bouclier antimissile de la Russie, affirme le commentateur militaire, le colonel en retraite Victor Litovkine.
« Aujourd’hui, les nouveaux croiseurs stratégiques sous-marins de la classe de Iouri Dolgorouki entrent en service. Il y aura 8 croiseurs pareils au total. Sur chacun d’eux, il y aura 16 missiles Boulava avec 6 ogives nucléaires. Au total, aujourd’hui, nous comptons 423 missiles stratégiques avec 1494 ogives nucléaires. Et comme d’après le Traité de Prague sur la réduction des armements stratégiques offensifs, nous devons avoir 700 missiles montées et encore 100 en stocks et 1550 ogives sur eux, il est clair que nous n’avons pas d’objectif de réduire les forces stratégiques nucléaires. »
Mais il est nécessaire de les moderniser. Par exemple, le missile balistique intercontinental légendaire Voïvode (selon la classification de l’OTAN – Satan) peut rester en service jusqu’à 2026. Les délais du service des missiles Sotka (d’après la classification occidentale – SS-19 Stiletto) touchent à leur fin. Pour les remplacer, on élabore en Russie le nouveau missile lourd au combustible liquide ICMB Sarmat, plus performant que Voïvode. Les missiles RC-24 Iars au combustible solide remplaceront les Sotkas. D’ici à la fin de l’année, trois divisions les recevront. L’arme moderne, y compris nucléaire, un produit des technologies de pointe, aidera à augmenter la capacité défensive de l’armée, ce qui correspond aux objectifs de la réforme militaire en Russie en général.

—————————-

9-La Russie et la Chine vont signer une quarantaine d’accords importants
http://www.romandie.com/news/La-Russie-et-la-Chine-vont-signer-une-quarantaine-daccords/526645.rom
13 octobre 2014

Moscou – La Russie et la Chine vont signer une quarantaine d’accords importants lors de la visite à Moscou du Premier ministre chinois Li Keqiang, a annoncé lundi le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev, alors que la Russie, engagée dans en bras de fer avec l’Occident, tente de resserrer ses liens avec Pékin.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang, et le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev

Nous avons un agenda très chargé (…). Nous allons participer à la signature d’un grand nombre de documents, a déclaré M. Medvedev, cité par l’agence officielle TASS, lors du début de la rencontre avec Li Kequiang. Il s’agit denviron 40 documents bilatéraux très importants, a-t-il souligné.
Parmi ces documents figure notamment un accord intergouvernemental, indispensable pour que la Russie puisse livrer pour la première fois du gaz à la Chine par gazoduc, dans le cadre d’un contrat signé en mai avec Pékin, après dix ans de difficiles négociations, a affirmé l’agence citant une source au sein du gouvernement russe.

Ce mégacontrat est estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans et prévoit des livraisons de 38 milliards de mètres cubes par an à partir de 2018, via le gazoduc Force de Sibérie dont la construction a été lancée début septembre en Iakoutie (Sibérie Orientale).
Il s’agit également d’accords sur le renforcement de la coopération entre le géant gazier russe Gazprom, le numéro un du pétrole russe Rosneft et le groupe chinois CNPC, selon la source gouvernementale citée par TASS.
Un accord de coopération entre de grandes banques russes et chinoises devrait aussi être signé lors de la rencontre entre M. Medvedev et Li Kequiang, selon la même source.

Le niveau des relations entre la Chine et la Russie est très élevé et peut être caractérisé comme un partenariat stratégique, a souligné M. Medvedev.
Vous et moi, nous voulons donner une impulsion au développement de la coopération russo-chinoise dans tous les domaines, a déclaré pour sa part Li Kequiang, saluant son homologue russe comme son ancien ami.
Le Premier ministre chinois devrait également être accueilli plus tard dans la journée par le président russe Vladimir Poutine.
La visite de Li Kequiang intervient au moment où la Russie, engagée dans un bras de fer inédit depuis la fin de la Guerre froide avec les Occidentaux en raison de la crise ukrainienne, a accéléré son rapprochement avec Pékin à coups d’importants contrats dans le domaine énergétique.

—————————-

10-Monaco renforce son engagement dans la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale
http://www.fiscalonline.com/Monaco-renforce-son-engagement,6688.html
14 octobre 2014

Monaco renforce son engagement dans la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale

Le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría a salué hier l’engagement de la Principauté de Monaco à renforcer la coopération internationale en matière fiscale en devenant la 84e juridiction à participer à la Convention multilatérale concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale.

« Monaco a pris de nombreuses mesures visant à améliorer la transparence au cours des dernières années », a déclaré M. Gurría suite à une cérémonie au siège de l’OCDE avec José Badia, Conseiller de la Principauté de Monaco pour les relations étrangères et de la Coopération internationale. « La signature d’aujourd’hui est un nouveau signal important que Monaco est sérieusement engagé dans la lutte internationale contre l’évasion et la fraude fiscale offshore ».

M. Gurría a noté que l’augmentation constante du nombre de signataires de la Convention reflétait le soutien croissant pour l’échange de renseignements à des fins fiscales à la demande et signalait une reconnaissance croissante que l’échange automatique de renseignements devient la nouvelle norme internationale.

La Convention multilatérale prévoit toutes les formes d’assistance mutuelle : l’échange sur demande, l’échange spontané, les contrôles fiscaux à l’étranger, les contrôles fiscaux simultanés et l’assistance au recouvrement de l’impôt, tout en protégeant les droits des contribuables. Il offre la possibilité de procéder à l’échange automatique, tout en exigeant un accord entre les parties intéressées par cette forme d’assistance.

La Convention sera un point clé de l’ordre du jour lors de la réunion annuelle du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales qui se tiendra les 28-29 Octobre à Berlin, Allemagne. Des représentants de plus de 40 pays et territoires devraient signer un accord multilatéral entre autorités compétentes concernant l’échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers, qui marquera leur engagement à lancer l’échange automatique dans un proche avenir.

Lire aussi :
Monaco : Signature de la Convention relative à l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Government-of-Principality-of-Monaco–Signature-de-la-Convention-relative-a-lrsquoassistance-admi–19197581/

—————————-

11-X-37B, le drone spatial américain qui alimente tous les fantasmes
http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/x-37b-le-drone-spatial-americain-qui-alimente-tous-les-fantasmes_721861.html
17/10/2014

Cette réplique militaire des navettes de la Nasa a voyagé en orbite autour de la Terre près de deux ans avant d’atterrir en Californie, sans que l’on en sache plus sur sa mission ultra-secrète.

La navette spatiale inhabitée X-37B, le 3 décembre 2012, sur la base de l’aviation américaine Vandenberg (Californie, Etats-Unis).

Que de mystère ! Le drone spatial américain X-37B devait atterrir cette fin de semaine, sur la base de Vandenberg <https://www.google.fr/maps/place/vandenberg+air+force+base/@34.742027,-120.57244,14z/data=%214m2%213m1%211s0x0:0xd7ea9c09f025e90f?sa=X&ei=5c1AVNfbHM3KaJKSgbgB&ved=0CJwBEPwSMA4> , en Californie (Etats-Unis). Après près de deux ans de mission ultra-secrète en orbite autour de la Terre, ce petit vaisseau spatial inhabité, aussi appelé Orbital Test Vehicle (Véhicule orbital expérimental), alimente tous les fantasmes.
A quoi cet engin de 8,8 m de long et 2,9 de haut, réplique miniature des navettes spatiales de la Nasa, a-t-il bien pu servir durant ses plus de 670 jours autour de la planète bleue ?

Une mission « top secrète » et des interrogations
N’allez pas chercher la réponse du côté de l’US Air Force, qui a classé « confidentiel défense » toute information à son sujet depuis 2004. L’un de ses porte-paroles, Chris Hoyler, cité par Bloomberg<http://www.businessweek.com/articles/2014-10-14/x-37b-super-secret-spaceship-comes-back-to-earth-after-two-years?hootPostID=84db004efc15c27da2b1237f2307bc83>  (en anglais), est catégorique : « Cette mission est top secrète. »
Ce que l’armée de l’air américaine accepte de dévoiler, c’est que le drone sert à développer les connaissances en terme de « systèmes de protection thermique, de systèmes à énergie solaire, d’algorithmes de contrôle et de pilotage et atterrissage automatique ».

L’Iran, l’Afghanistan et la Corée du Nord dans le viseur ?
Chez Boeing, qui a construit l’engin en lien avec l’US Air Force et l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa), on explique qu’il sert « des objectifs spatiaux à long terme », dont l’expérimentation de navettes spatiales « réutilisables ». Oui, mais l’aspect militaire du drone spatial alimente les théories les plus folles, du satellite espion au développement d’armes spatiales, raconte Slate.fr <http://www.slate.fr/story/93497/mysterieuse-navette-x37b-revient> .

D’abord, parce que lors d’une des premières missions en 2010, le Pentagone avait confirmé à demi-mot que l’objectif de X-37B était de seconder depuis l’espace une éventuelle intervention militaire terrestre, notait le New York Times<http://www.nytimes.com/2010/05/23/science/space/23secret.html?pagewanted=1&_r=1&sq=X-37%20B&st=cse&scp=1>  (en anglais) à l’époque. Ensuite, parce que certains experts ont noté des passages fréquents – une fois tous les quatre jours, le même rythme que celui des satellites de reconnaissance – au-dessus des pays « ennemis » de Washington, dont l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan et la Corée du Nord.

Ou encore la Chine ?
Et quand on sait que l’engin dispose d’une petite soute dotée d’une trappe ouvrante permettant de déployer dans l’espace, puis de récupérer de petits engins, comme le décrit le quotidien américain, tout s’emballe. Peut-il espionner les satellites des autres ? Voire nuire à leur trajectoire et leurs capteurs ?

Par ailleurs, « un article du magazine ‘Spaceflight’, repris par la BBC News<http://www.bbc.com/news/science-environment-16423881>  (en anglais) en janvier 2012, émet l’hypothèse que l’appareil aurait en fait pour mission d’espionner la Chine », des observateurs ayant remarqué que sa trajectoire est très similaire à celle de Tiangon-1, la station spatiale chinoise, relate Slate.fr<http://www.slate.fr/lien/51145/vaisseau-spatial-secret-americain> . Mais le site français reprend également un article de Space.com<http://www.space.com/14163-secret-x37b-space-plane-spying-china.html> (en anglais) qui explique pourquoi cette hypothèse est « trop peu pratique », selon un expert, pour être valable.

Un engin pour livrer des armes en moins de deux heures ?
Pas plus valable que la théorie selon laquelle le drone spatial permettrait de développer des armes de l’espace ? Si, comme le rappelle Popular Mechanics<http://www.popularmechanics.com/technology/aviation/military/3-theories-about-the-air-forces-mystery-space-plane-x-37b-8521517>  (en anglais), l’armée américaine a bien cherché à développer un engin spatial supersonique pour livrer des armes n’importe où en moins de deux heures, ce développement est improbable. En raison des volumes de carburant à embarquer à bord et de la « repérabilité » de la navette notamment.

Cela permet au moins « de tester et d’exposer aux rigueurs du vide spatial tout type de matériel », dont des composants et des instruments pour de futurs satellites, « qu’on peut ensuite analyser au sol », souligne plus prosaïquement Futura-Sciences <http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronautique-discrete-annee-orbite-drone-x-37b-50720/> . Ce que semblent confirmer les informations recueillies par The Daily Beast<http://www.thedailybeast.com/articles/2014/10/13/the-pentagon-s-secret-space-drone-is-finally-coming-home.html>  (en anglais), qui affirme que la navette a embarqué de nombreux radars, caméras de toutes sortes et autres capteurs perfectionnés, le tout « reconfigurable » selon les missions, qui n’en restent pas moins secrètes.

En attendant, le seul objectif avoué est de faire durer encore plus longtemps le prochain vol du X-37B, qui plane grâce à des panneaux solaires et une paire d’ailes, et peut changer d’orbite contrairement aux satellites traditionnels. Ses deux premières missions avaient respectivement duré 225 et 469 jours.

—————————-

12-Hong Kong : les policiers chargent des manifestants
http://www.lepoint.fr/monde/hong-kong-les-policiers-chargent-des-manifestants-19-10-2014-1873853_24.php
Le Point – Publié le 19/10/2014

Des policiers en tenue antiémeute ont blessé une vingtaine de personnes en les frappant à coups de bâton à Mongkok.

Les manifestations durent depuis quatre semaines à Hong Kong.

Une nouvelle nuit de heurts a agité Hong Kong dimanche. Le mouvement pro-démocratie a accusé la police d’avoir fait un usage excessif de la force. Selon un ministre, les manifestations, qui entrent dans leur quatrième semaine, ont aujourd’hui atteint un point « critique ». Et pour cause, des dizaines de policiers en tenue antiémeute ont chargé durant les premières heures dimanche un groupe de manifestants à Mongkok, les frappant à coups de bâton. Vingt personnes ont été blessées, a dit le gouvernement local, sans préciser s’il s’agissait de policiers ou de manifestants. Certains manifestants ont été évacués sur des civières, d’autres ont été soignés pour des blessures à la tête, des fractures et des contusions, selon des journalistes de l’AFP et des sources médicales.

Policiers et manifestants ont livré des versions divergentes sur les causes de cette quatrième nuit consécutive de troubles à Mongkok, l’un des trois sites occupés par les protestataires dans l’ancienne colonie britannique aujourd’hui sous tutelle chinoise. La police, qui tentait de rouvrir à la circulation une artère importante, a assuré avoir fait preuve de retenue et agi au moment où les protestataires avaient « soudainement tenté de forcer » ses cordons.

« Ils nous ont battus sans raison »
Le porte-parole de la police, Steve Hui, a déclaré que des militants d’organisations radicales s’étaient mêlés aux manifestants, et précisé que quatre personnes avaient été arrêtées. Les manifestants ont expliqué qu’ils n’avaient rien fait pour provoquer les policiers. Ceux-ci ont chargé lorsqu’ils ont ouvert leurs parapluies, devenus le symbole de la mobilisation pour réclamer davantage de libertés démocratiques, et les ont posés sur des barricades, ont-ils dit.*

« Ils nous ont battus sans raison alors qu’on était derrière le barrage de police. J’ai été frappé avec une matraque de police quatre ou cinq fois », a témoigné Jackie, un manifestant de 30 ans qui se trouve à l’hôpital, la tête recouverte d’un bandage et le tee-shirt tâché de sang.

Appels au calme
« La police a violé le principe » selon lequel il faut « faire un usage minimum de la force face à des manifestants pacifiques », a réagi James Hon, de la Ligue de défense de la liberté de Hong Kong, qui réunit des professionnels concernés par ce qu’ils considèrent comme l’érosion des libertés dans l’ancienne colonie britannique. Le gouvernement se propose de rencontrer les étudiants, le fer de lance du mouvement, mardi. Carrie Lam, numéro deux de l’exécutif local, a expliqué que les pourparlers, qui seront diffusés en direct, se focaliseraient sur la réforme constitutionnelle.

Peu d’observateurs s’attendent à ce que Pékin, qui craint la contagion démocratique, fasse la moindre concession. Ed Chin, membre du principal mouvement prodémocratie Occupy Central, a toutefois appelé le gouvernement à entendre les revendications des manifestants. « C’est un problème politique, pas de maintien de l’ordre », a-t-il dit lors d’un point de presse, demandant aux protestataires « fatigués ou malades » de rentrer chez eux jusqu’à mardi.

Courage politique
La campagne pro-démocratie s’était brutalement intensifiée le 28 septembre lorsque les manifestants avaient été arrosés de gaz lacrymogène, ce qui avait précipité dans la rue des dizaines de milliers de protestataires.

Depuis, le nombre de manifestants s’est considérablement réduit, mais ils occupent toujours trois sites, perturbant sérieusement la circulation automobile, les transports publics et l’activité économique dans ce centre international du capitalisme financier. Le mouvement est resté largement pacifique, mais les tensions sont montées d’un cran ces derniers jours, lorsque la police s’est employée à débloquer des rues sur ces trois campements. Elle y est parvenue à Causeway Bay, quartier très commerçant prisé des Chinois et à Admiralty, près du siège du pouvoir, mais a perdu une partie du terrain repris à Mongkok.

La Chine continuera à contrôler les candidatures
Le ministre des Finances John Tsang a estimé que la campagne pro-démocratie avait atteint un point « critique » et appelé les manifestants à se disperser. « J’ai été jeune et j’ai pris part à divers mouvements étudiants », écrit-il sur son blog officiel. La décision de « battre en retraite ne sera pas facile. Elle demandera beaucoup de courage. Je crois que vous aurez le courage de prendre les bonnes décisions en ce moment critique », a-t-il lancé.

Les manifestants réclament la démission du chef de l’exécutif Leung Chun-ying, considéré comme la marionnette de Pékin, et l’instauration d’un véritable suffrage universel dans le territoire autonome qui vit sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Si la Chine a accepté le principe du suffrage universel pour l’élection du prochain chef de l’exécutif en 2017, elle entend conserver le contrôle des candidatures.

—————————-

13-Synode sur la famille au Vatican : pas d’accord sur les divorcés et les homosexuels
http://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/synode-sur-la-famille-au-vatican-le-rapport-final-a-ete-approuve-sans-accord-sur-les-divorces-et-les-homosexuels_723177.html#xtor=EPR-51-[synode-sur-la-famille-au-vatican-le-rapport-final-a-ete-approuve-sans-accord-sur-les-divorces-et-les-homosexuels_723177]-20141018-[titre<http://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/synode-sur-la-famille-au-vatican-le-rapport-final-a-ete-approuve-sans-accord-sur-les-divorces-et-les-homosexuels_723177.html#xtor=EPR-51-[synode-sur-la-famille-au-vatican-le-rapport-final-a-ete-approuve-sans-accord> ] 18/10/2014

Selon le porte-parole du Vatican, le texte a été rééquilibré pour tenir compte des réticences des prélats les plus conservateurs.

Le pape François accueille un garde suisse pontifical au synode sur la famille,le 16 octobre 2014.

Le changement, ce n’est pas pour maintenant. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi a annoncé samedi 18 octobre que le rapport final du synode des évêques sur la famille <http://www.francetvinfo.fr/monde/mariage-divorces-le-pape-ouvre-un-synode-sur-la-famille-dans-une-ambiance-tendue_711493.html>  convoqué par le pape François a été « rééquilibré » pour tenir compte des réticences des prélats les plus conservateurs.

Dans ce texte intitulé « relatio synodi », aucun accord n’a ainsi été dégagé sur les cas des divorcés et des homosexuels. Le rapport fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dont ceux de l’accueil dans l’Eglise des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées, dans le cadre du processus d’ouverture voulu par François, que redoutent les conservateurs.

Trois paragraphes n’ont pas été approuvés
183 pères synodaux ont participé au vote sur chacun des 62 paragraphes. Pour être approuvés, ils devaient être approuvés aux deux-tiers. Trois n’ont pas obtenu cette majorité qualifiée. Ils concernent certains aspects du texte initial sur l’accès aux sacrements des divorcés remariés et l’accueil des homosexuels.

« Sur ces points, on ne peut considérer qu’il y a un consensus du synode. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont complètement rejetés », ont expliqué ensuite plusieurs porte-paroles. Les paragraphes en question n’ont d’ailleurs pas été retirés du texte final.

Ce rapport va être maintenant discuté pendant un an dans les diocèses. En octobre 2015, un deuxième synode sur la famille sera organisé et un nouveau texte présenté. A la fin de ce processus, c’est le pape François qui prendra, seul, les décisions.

—————————-

14-Comment la spéculation ruine les apprentis traders sur les devises
http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0203854588442-comment-la-speculation-ruine-les-apprentis-traders-sur-les-devises-1053072.php
13/10/2014

Sur les sites agréés, les particuliers ont perdu 161 millions en 4 ans en s’aventurant sur le marché des changes.

L’Autorité des Marchés Financiers alerte régulièrement sur les dangers du plus vaste marché au monde, les devises, où s’échangent près de 5000 milliards de dollars chaque jour.
Spéculer sur les devises même dans un cadre réglementé mène droit à la catastrophe. C’est le constat accablant d’une étude de l’Autorité des Marchés Financiers, auprès de prestataires agréés, représentant la moitié des individus<http://www.lesechos.fr/19/09/2011/LesEchos/21019-169-ECH_le-marche-des-devises-seduit-de-plus-en-plus-de-particuliers.htm>  spéculant sur les changes, soit 14.800 personnes . Entre 2009 et 2013, 9 particuliers sur 10 ont perdu de l’argent en spéculant sur les changes (*). En moyenne, les pertes ont été de 10.900 euros par client (161 millions au total), mais avec d’amples variations (4.500 à 13.400 euros). Une personne sur deux parvient à limiter ses pertes sous 1.900 euros. Ces contre-performances sur les devises semblent bien plus importantes que celles constatés sur les actions. Selon des études internationales, 1 particulier sur 5 ou 6 parvient à gagner de l’argent en jouant en bourse. Outre Atlantique, 1 particulier sur 5 générait des rendements sur les devises en 2011, selon une étude américaine <https://www.boursier.com/forum/thematique/bistrot/trading-sur-les-devises-seul-1-particulier-sur-5-gagne-de-largent-i179396-1.html>  .

Le piège de la sur-activité
Par ailleurs, un particulier <http://www.lesechos.fr/25/06/2012/LesEchos/21212-155-ECH_la-croissance-du-marche-des-changes-pour-les-particuliers-s-essouffle.htm>  qui spéculerait sur un site non agrée, où les escroqueries sont la règle, aurait 100% de chances de perdre de l’argent, contre 90% de connaître le même sort sur un site régulé, qui est donc loin d’être une garantie de réussite en soit. Plus un spéculateur <http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_speculation.html#xtor=SEC-3168>  est actif et passe un nombre d’ordres important, plus il perd de l’argent. Il est attiré par la volatilité, au risque de se brûler les ailes. Ainsi, les 4% de particuliers qui ont effectué plus de 5.000 ordres sur la période ont perdu plus de 75.000 euros Quand ceux qui ont passé plus d’une dizaine ordres n’ont perdu que 11.800 euros. La moitié des personnes de l’échantillon a passé plus de 250 ordres pour une perte de près de 19 000 euros. En traitant beaucoup les particuliers font gagner de l’argent à leur prestataire mais à lui seul… La multiplication des ordres est un signe de fébrilité et de manque d’assurance : les particuliers prennent trop vite leurs bénéfices, quand ils en ont, mais gardent trop longtemps leurs pertes, qui s’aggravent dès lors. Ces biais de comportements, mis en lumière par la finance comportementale<http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_finance-comportementale.html#xtor=SEC-3168>  affectent aussi les professionnels, mais prennent des proportions alarmantes chez les amateurs. Aux deux extrêmes, 722 clients perdent chacun plus de 50.000 euros sur 4 ans, alors qu’ils ne sont que 121 à gagner plus de 24.000 euros. Une infime minorité parvient à faire de la spéculation <http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_speculation.html#xtor=SEC-3168>  sur les changes une activité viable et profitable sur le long terme.

Pas d’apprentissage
C’est ce type de profil que les sites s’efforcent d’attirer, avec notamment l’objectif que les plus novices suivent les idées de trading des days-traders plus expérimentés. Un moyen d’augmenter l’espérance de survie des « suiveurs », mais guère plus. En effet, l’apprentissage semble très limité sur les monnaies, expérience ne rimant pas avec performance. Un spéculateur plus expérimenté peut même développer une confiance excessive en ses facultés, qui lui coûtera très cher. Sans stratégie, gestion des risques <http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_gestion-des-risques.html#xtor=SEC-3168> , ni compétences, les particuliers se reposent trop sur l’analyse technique<http://www.lesechos.fr/21/11/2012/LesEchos/21317-143-ECH_pourquoi-les-particuliers-sont-perdants-sur-les-devises.htm>  (analyse des graphiques), pourtant sans pouvoir prédictif sur l’évolution des marchés. Ils recourent aussi trop à l’effet de levier- l’effet multiplicateur des gains ou pertes grâce à l’endettement- pour générer du rendement notamment quand le marché est trop peu volatil. Le trading des devises reste un métier, difficile même pour les professionnels chevronnés. Sur longue période (1986-juillet 2014), les gérants spécialisés sur les monnaies ont gagné en moyenne entre 8,1% et 10,1% par an, selon les indices « Parker FX ». Leur performance ajustée du risque est bien plus faible, entre 2,5% et 3,3% par an, loin de l’Eldorado promis par les sites.

(*) Les conclusions de l’AMF sont les mêmes pour les produits dérivés (CFD)

—————————-

15-États-Unis : le boulanger français qui valait 100 millions de dollars
http://mobile.lepoint.fr/art-de-vivre/etats-unis-le-boulanger-francais-qui-valait-100-millions-de-dollars-19-10-2014-1873833_4.php
Le Point.fr – Publié le 19/10/14

Pascal Rigo a quitté la France pour ouvrir une chaîne de boulangeries en Californie. Starbucks vient de la racheter 100 millions de dollars. Entretien.

Pascal Rigo, fondateur de la Boulange, rêve désormais de bien faire manger l’Amérique. La Boulange / Starbucks

Pascal Rigo est un boulanger star aux États-Unis. Originaire de la région bordelaise, ce Français a fondé La Boulange, une petite chaîne de boulangeries artisanales implantées au coeur de la Californie. En juin 2014, Starbucks a racheté La Boulange pour 100 millions de dollars. Le Frenchie Pascal Rigo est désormais à la tête du département nourriture de Starbucks. où il rêve de faire bien manger l’Amérique. Entretien.

En juin 2014, Starbucks a racheté cette petite chaîne de boulangeries implantées exclusivement en Californie pour 100 millions de dollars. Depuis, Pascal Rigo est à la tête du département nourriture chez le géant du café.

Le Point.fr : À quand remonte votre amour pour le pain ?
Pascal Rigo :
J’ai toujours adoré le pain et l’atmosphère des boulangeries. À sept ans, j’ai commencé à garnir les galettes des rois de crème frangipane. J’adorais être en compagnie des boulangers. Je les percevais comme de joyeux drilles. Si bien que je passais tous mes samedis après-midi le nez dans la farine. Et puis, l’odeur d’une boulangerie relève de la magie.

Pourtant vous avez fait des études de commerce…
Savoir faire du pain ne suffit pas. Je voulais comprendre le côté commercial de la boulangerie. En France <http://www.lepoint.fr/tags/france> , il y a de nombreuses lacunes dans la formation professionnelle des boulangers. Trop souvent, on oublie d’apprendre aux élèves l’art de bien gérer une entreprise. À la même période, j’ai fait mon apprentissage sous la houlette de M. Bernard<http://www.lepoint.fr/tags/mario-bernard>  Contraire, un compagnon du devoir, non loin de Bordeaux.

Vous montez votre première boulangerie à Los Angeles au début des années 1990. Pourquoi ne pas l’avoir ouverte en France ?
En voyageant aux États-Unis, j’avais constaté que le pain n’était pas terrible… Au même moment, les Américains commençaient à vouloir bien manger. Bread Only, ma première boulangerie, répondait à ce nouveau besoin. Nous ne vendions nos produits qu’aux professionnels. En moins de six mois, nous avions tous les plus grands hôtels et restaurants de la ville pour clients.

Après avoir revendu Bread Only, vous déménagez à San Francisco pour de nouvelles aventures…
En 1998, nous ouvrons la première boutique de La Boulange sur Pine Street. Le magasin est tout petit. Il n’y a pas de place assise. Dans l’arrière-boutique, le fournil tourne à plein régime pour fournir du pain frais à tous les hôtels du centre de San Francisco. Les débuts sont modestes. Je suis présent à tous les postes. Mais très vite des Français ont rejoint mon équipe. C’était important de travailler avec des gens qui avaient grandi avec les produits que nous proposions à nos clients.

Y a-t-il des produits dont les Français raffolent et que les Américains détestent ?
J’ai une anecdote marrante à ce sujet. Lorsque nous avons décidé de faire des cannelés, j’étais convaincu que nos clients n’en raffoleraient pas. Le cannelé a tout pour déplaire aux Américains : petit et brûlé. Aujourd’hui, nous en écoulons 4 000 par jour dans nos 22 points de vente. À l’inverse, je ne peux pas en dire autant du sandwich au magret de canard et aux pruneaux, et de celui à l’andouille… C’est très frustrant pour moi, car ce sont mes préférés.

En juin 2012, Starbucks rachète La Boulange pour 100 millions de dollars. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
La Boulange était déjà une très belle entreprise avec mille employés et 65 millions de dollars de chiffre d’affaires. Mais grâce aux 10 000 magasins de Starbucks, nous allons pouvoir partager nos produits avec 45 millions de clients par semaine. C’est une opportunité extraordinaire que nous ne pouvions pas manquer. Je me demande simplement pourquoi ils ont attendu si longtemps pour me faire cette proposition.

Vous êtes aujourd’hui à la tête d’un département qui réalise deux milliards de chiffre d’affaires par an. À ce niveau-là, peut-on encore parler d’artisanat ?
À San Francisco, tout est fait au jour le jour dans nos boutiques. Les produits que nous fabriquons pour Starbucks sont surgelés dès leur sortie du four. Ils sont remis à température et servis chauds. Manger un pain au chocolat chaud, c’est une expérience que nos clients ne connaissaient pas. Et pour répondre à votre question, je préfère manger un très bon produit surgelé plutôt qu’un croissant fabriqué par un boulanger qui ne saurait pas le faire. Nous en revenons toujours au problème de la qualité.

L’obésité fait des ravages aux États-Unis. Est-ce un facteur que vous prenez en compte dans la conception de vos produits ?
C’est un problème complexe. Nous ne pouvons pas vendre la même chose à un charpentier du Midwest et à un client californien. En revanche, nous veillons à utiliser les meilleurs produits. L’année dernière nous avons acheté la totalité des framboises produites en agriculture raisonnée aux États-Unis. Du coup, la production de l’année prochaine va doubler. Nous essayons aussi de faire appel à un maximum de produits locaux. Mais notre future bataille, c’est celle de la malnutrition chez les enfants. Aux États-Unis, un enfant sur cinq ne mange pas à sa faim.

Vous avez accompli le rêve américain. Votre histoire aurait-elle été possible en France ?
En France, ce qui ne va pas, c’est le manque de flexibilité. Pourquoi plutôt que de taxer les entreprises à 70 % le gouvernement n’offre-t-il pas des points d’abattement fiscaux à celles qui créent des emplois ? Il y a aussi cette absence d’envie chez les investisseurs à prendre des risques. Sans l’investissement privé, je n’aurais rien pu faire. Aux États-Unis, il y a un état d’esprit exceptionnel, nous ne sommes pas sclérosés par la peur de nous planter. Si on se plante, on peut se refaire. En France, on est la risée de tout le monde.

Êtes-vous boulanger ou entrepreneur ?
Les deux ! En France, l’entrepreneur est forcément de droite et gagne beaucoup d’argent. Il y a des dizaines d’entrepreneurs de gauche qui ont plein de choses à dire. Récemment, j’étais invité pour donner une conférence à l’université de Stanford. Un étudiant m’a demandé ce qu’il fallait faire pour être un bon entrepreneur. La solution est simple : passion et compassion. Il faut être passionné par ce que l’on fait et comprendre ce dont les gens autour de vous ont besoin. Pour moi, c’est ça, la clef.

—————————-

16-L’étrange idée de deux Anglais pour économiser des milliards de litres d’eau
http://www.leparisien.fr/societe/l-etrange-idee-de-deux-anglais-pour-economiser-des-millions-de-litres-d-eau-10-10-2014-4203375.php
Publié le 10.10.2014

Malins ces Anglais. Deux étudiants de l’université d’East Anglia <https://www.uea.ac.uk/> , à Norwich, dans le comté de Norfolk (Angleterre), militent actuellement pour que chaque étudiant du campus, sitôt les yeux ouverts, deux trois étirements faits et ses mails consultés, passe directement sous la douche en évitant la case toilettes.

Si chacun urinait le matin sous la douche, on pourrait économiser des centaines de millions de litres d’eau.

Ainsi, en urinant sous la douche, chacun économiserait-il quotidiennement les 12 litres d’eau consommés par la chasse d’eau pour aspirer les sécrétions matinales.

Debs Torr et Chris Dobson se sont inspirés d’une initiative brésilienne, SOS Mata Atlântica. Ils vont la défendre en finale d’un concours national qui peut leur permettre de partir dans la forêt amazonienne travailler auprès de la tribu des Kaxinawà. «Selon nos calculs, assurent-ils, si les 15 000 étudiants du campus nous suivent, nous pourrions économiser en un an de quoi remplir six piscines olympiques».

A l’échelle du Royaume-Uni, qui compte 63,7 millions d’habitants, ce réflexe anti-gaspi permettrait d’économiser 720 millions de litres d’eau par jour. Compte-tenu de la population presque équivalente de la France, 65,8 millions au 1er janvier 2014 <http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?ref_id=bilan-demo%C2%AE_id=0&page=donnees-detaillees/bilan-demo/pop_age2b.htm> , l’économie pourrait être identique. Sachant qu’en 2012, l’Insee évaluait le prix moyen du litre d’eau à 0,34 centimes d’euros, l’économie dans l’hexagone serait de 244,8 millions d’euros par jour, soit, environ 90 milliards par an.

Torr et Dobson ont recueilli un large éventail de réactions, d’enthousiastes à réfractaires en passant par la moquerie. Mais loin d’être échaudés, les deux étudiants se réjouissent : «Bousculer les comportements ordinaires, c’est exactement ce que nous voulons faire, pour ouvrir le débat autour d’un ressource dont nous pensons un peu vite qu’elle est acquise». Ils ont eu la bonne idée d’intituler leur campagne «to pee or not to pee», faire pipi ou non, mignonne référence à la célèbre question d’Hamlet, to be or not to be. Malins et drôles.

—————————-

17-Livre : « Surveillance, le risque totalitaire »
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/livre-surveillance-le-risque-totalitaire-08-10-2014-1870324_506.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141008
Le Point – Publié le 08/10/2014

Actes Sud publie un ouvrage de Franck Leroy qui s’interroge sur la dérive des démocraties et le risque que ces outils soient utilisés demain par des tyrans.

« On est à deux doigts d’un État totalitaire prêt à l’emploi. » La phrase vise les États-Unis, et est de William Binney, un ancien haut responsable de la NSA, la plus puissante agence de renseignements américaine. La multiplication des programmes de surveillance des citoyens dans les grandes démocraties soulève des questions. Que se passerait-il si un gouvernement tyrannique s’emparait demain des outils créés par nos élus aujourd’hui ? C’est, en résumé, la problématique du livre Surveillance, le risque totalitaire de Franck Leroy, en librairie le 8 octobre.

Cliquez ici pour lire un extrait du livre, sur le site d’Actes Sud <http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/9782330037178_extrait.pdf>  (PDF).

L’ouvrage commence par un hommage appuyé à Edward Snowden, ce lanceur d’alerte poursuivi pour traîtrise aux États-Unis, persona non grata en Europe, et réfugié – paradoxe, quand tu nous tiens – en Russie. Franck Leroy explique ensuite comment les démocraties ont construit des enchevêtrements complexes d’acteurs publics et privés afin d' »organiser l’opacité la plus grande » autour de leurs programmes de surveillance.

1 % du PIB
Le nerf de la guerre, outre les dollars, c’est la cryptographie, ou l’art de lire ce qui a été protégé. Le budget fédéral des 16 agences de renseignements américaines est de l’ordre de 165 milliards de dollars (1 % du PIB), pour 110 000 employés, « dont le tiers travaillerait sur la cryptographie », explique l’auteur. La France ferait grise mine avec ses 13 milliards de dollars (0,5 % du PIB, tout de même).

L’auteur s’attache à détailler le système de surveillance déployé aux États-Unis, et chez ses partenaires, notamment en Europe. Le chapitre suivant explique en quoi la vie privée est devenue une cible sur laquelle les élus tapent frénétiquement, plutôt qu’un droit fondamental à protéger, car la surveillance est un moyen d’exercice du pouvoir. Son dernier chapitre, enfin, montre en quoi « la surveillance, c’est la guerre par d’autres moyens ».

Dérive des démocraties
En s’appuyant sur une bibliographie naviguant d’Hannah Arendt à Julian Assange en passant par Montesquieu, Michel Foucault, Naomi Klein ou David Nye, l’auteur brosse un tableau à la fois technologique, historique et éthique de la surveillance pour expliquer la dérive actuelle des démocraties.

Il se concentre sur l’exemple américain, le plus abouti en matière de surveillance au sein d’une démocratie, pour montrer que la surenchère technologique n’est qu’une chimère. Le livre s’achève avec une question sur laquelle chacun pourra passer quelques nuits blanches : « Face à l’utopie de la transparence, de quelle contre-utopie peut-on rêver ? »

Surveillance, le risque totalitaire de Franck Leroy, chez Actes Sud<http://www.lepoint.fr/tags/actes-sud> , sortie le 8 octobre 2014, 304 pages, 21,80 euros.

—————————-

18-États-Unis : un homme licencié décapite une de ses collègues
http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-un-homme-licencie-decapite-une-de-ses-collegues-26-09-2014-1867086_24.php#xtor=[EPR-34]
Le Point – Publié le 26/09/2014

Un Américain qui avait tenté de convertir ses collègues de travail à l’islam s’est attaqué à l’un d’entre eux à l’aide d’un couteau.

Un Américain a été arrêté pour avoir décapité sa collègue de travail après son licenciement.
Un Américain, qui avait récemment tenté de convertir à l’islam plusieurs de ses collègues de travail, a décapité l’un d’entre eux avec un couteau après avoir appris qu’il était licencié, a annoncé la police vendredi. La tragédie s’est déroulée jeudi au sein d’une société alimentaire de l’Oklahoma, dans le centre-sud des États-Unis, où travaillait le suspect, identifié comme Alton Nolen, âgé de 30 ans.

Après avoir appris qu’il venait d’être licencié, « Nolen est allé sur le parking, il a conduit son véhicule jusque devant l’entrée de la société […] puis s’est rendu par l’entrée principale jusqu’à la réception », a expliqué le porte-parole de la police de la ville de Moore, Jeremy Lewis. « Nolen est tombé sur [sa collègue] Colleen Hufford et l’a tuée avec un couteau. Durant cette attaque, Nolen a coupé la tête de la victime », ajoute-t-il dans un communiqué.

Convertir à l’islam
Le suspect a ensuite attaqué un autre collègue avec un couteau, avant de se faire tirer dessus par le directeur d’exploitation de la société. La deuxième victime et le suspect ont tous deux été conduits à l’hôpital, où ils se trouvaient dans un état stable. « Après avoir interrogé des collègues de travail de Nolen, nous avons appris qu’il avait récemment tenté de convertir à la religion musulmane plusieurs employés », a précisé le porte-parole.

En raison de la nature du meurtre, la police locale a fait appel au FBI, a-t-il encore dit. Cette tragédie intervient à la suite d’une série de décapitations d’Occidentaux publiées dans des messages vidéo sur Internet et menées par des combattants djihadistes, dont trois par l’organisation État islamique (EI) active en Syrie et en Irak, et une par un groupe en Algérie qui lui est lié.

—————————-

19-Vol MH370 : reprise des recherches pour retrouver le Boeing disparu
http://lci.tf1.fr/monde/asie/vol-mh370-reprise-des-recherches-dans-le-sud-de-l-ocean-indien-8497724.html
par Alexandra Guillet avec AFP le 06 octobre 2014

Sept mois presque jour pour jour après la disparition inexpliquée du vol MH370 de Malaysia Airlines avec ses 239 passagers, les recherches sous-marines ont repris lundi dans l’océan Indien où l’avion se serait abîmé, ont annoncé les autorités australiennes.
<http://openad.tf1.fr/5c/MYTF1NEWS/monde/asie/papier/593918367/Top3/default/empty.gif/562f377a69314e4b6d363441414d6276?x>

Voir les vidéos : Vol MH370 : Où en est l’enquête ?
http://lci.tf1.fr/monde/asie/vol-mh370-reprise-des-recherches-dans-le-sud-de-l-ocean-indien-8497724.html

Après une première phase de recherches infructueuses en surface et en profondeur, un navire spécialisé affrété par la Malaisie<http://lci.tf1.fr/infos/malaisie/malaisie-1.html>  a commencé lundi à sonder les fonds pour tenter de localiser l’épave du Boeing 777-200 disparu le 8 mars peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, avec 239 personnes à bord. « Le navire GO Phoenix, qui embarque du matériel et des experts mis à disposition par Phoenix International, est arrivé dans la zone de recherche dans le sud de l’océan Indien et a commencé ses opérations d’exploration sous-marine », a indiqué l’Office australien de sécurité des transports ATSB.

Le Go Phoenix et le Fugro Discovery – affrété par l’Australie – vont  immerger à 5.000 ou 6.000 mètres de puissants sonars programmés pour détecter les parties volumineuses de l’épave de l’avion comme les moteurs, le train  d’atterrissage et le fuselage. Tout contact avec le cockpit a cessé après environ une heure de vol et aucune trace physique de l’appareil n’a été retrouvée depuis. Ses systèmes de communication ont néanmoins « accroché » à plusieurs reprises des satellites, permettant de reconstituer sa trajectoire présumée jusqu’à sa probable chute en mer dans le sud de l’océan Indien, au large des côtes occidentales de l’Australie. Plusieurs hypothèses ont été évoquées, du coup de folie du pilote ou du co-pilote au détournement en passant par un grave accident mécanique.

L’explication la plus crédible, selon les responsables chargés de l’enquête, est qu’une brusque chute du niveau de l’oxygène à bord a rendu l’équipage et les passagers inconscients. L’avion aurait continué de voler en pilote automatique, jusqu’à sa chute en mer, faute de carburant. Sur les 239 passagers et membres d’équipage, 153 étaient chinois. Le 17 juillet, un autre Boeing de Malaysia Airlines, assurant la liaison  Amsterdam-Kuala Lumpur, avait explosé en vol, vraisemblablement abattu par un  missile pendant son survol de l’est de l’Ukraine. Il transportait 298 personnes, dont 193 ressortissants néerlandais.

Lire aussi :
SI C’EST VRAI IL FAUT LE DIRE SI C’EST FAUX IL FAUT LE DIRE
http://pourquinousprendton.blogspot.com/2014/09/disparition-du-777-de-la-malaysie-air.html

—————————-

20-Des criminels nazis auraient bénéficié de prestations sociales des Etats-Unis pendant des décennies
http://www.francetvinfo.fr/monde/des-criminels-nazis-ont-beneficie-de-prestations-sociales-des-etats-unis-pendant-des-decennies_724357.html
20/10/2014

Au moins quatre anciens nazis, qui habitent en Europe, continueraient de toucher ces allocations sociales versées pour les inciter à quitter le territoire américain, selon l’agence Associated Press. Parmi eux, un ancien gardien du camp d’Auschwitz.

Des fils barbelés d’époque entourent toujours l’ancien camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau (Pologne), le 27 janvier 2014.

Les sommes se chiffrent en millions de dollars. Une enquête de l’agence américaine Associated Press, relayée lundi 20 octobre par le quotidien américain The Boston Globe<http://www.bostonglobe.com/news/world/2014/10/19/expelled-nazis-paid-millions-social-security/u49JW7lHQwf8V3ABdoJRdM/story.html?hootPostID=26432b2817fc34d0b1d6407bc4edd4c6>  (en anglais), révèle que des dizaines de criminels nazis auraient touché des prestations sociales de la part des Etats-Unis même après avoir été expulsés. Certains d’entre eux continueraient même d’en bénéficier.

Après la seconde guerre mondiale, des dizaines d’entre eux ont fui l’Allemagne pour se réfugier aux Etats-Unis afin d’échapper à la justice. Mais le département de la Justice américain, qui souhaitait s’en débarrasser, les aurait convaincus de quitter le pays, en assurant qu’il continuerait à leur verser leurs prestations sociales s’ils acceptaient de partir avant d’être expulsés, indique Associated Press (AP).

Au moins quatre sont encore vivants
Au total, depuis 1979, au moins 39 personnes auraient bénéficié de cet accord. Parmi les bénéficiaires de ces versements, il y a des gardiens de camps de concentration, un scientifique qui a utilisé des travailleurs forcés pour faire avancer ses recherches ou encore un collaborateur des nazis, qui a préparé l’arrestation et l’exécution de milliers de Juifs en Pologne.

Au moins quatre bénéficiaires de ces prestations sociales sont encore vivants. Il y a notamment Jakob Denzinger, 90 ans, qui patrouillait dans le camp d’Auschwitz (Pologne). Il a quitté l’Ohio pour l’Allemagne en 1989. Ou encore Martin Hartmann, 95 ans, ancien gardien du camp de Sachsenhausen (Allemagne). Il est retourné à Berlin en 2007.

Le porte-parole du ministère de la Justice n’a pas nié ces versements. Mais il a indiqué que ces paiements n’ont jamais été utilisés pour persuader les personnes suspectées d’être des nazis de quitter les Etats-Unis, et il a refusé de détailler la liste des bénéficiaires.

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :