A Savoir…

Excellente semaine à tous,

1-Le Nobel à Jean Tirole : un signe de la victoire de la micro sur la macro-économie
2-Plan antitabac : un gouverneur américain menace la France de représailles
3-Les œuvres d’art soumises à l’ISF
4-« Comment j’ai bousillé ma vie en quittant mon emploi en entreprise pour créer ma start-up rêvée »
5-Compte pénibilité : cette incroyable agression de l’État contre les entreprises !
6-EDF : la CGT reconnue coupable de détournement de fonds
7-Les allocations familiales devraient bien être modulées selon les revenus dès 2015
8-Moscovici : «J’essaierai d’être meilleur commissaire que ministre»
9-Embarras autour du voile à la Sorbonne
10-Féminisation des noms : la mise au point de l’Académie française
11-Vol AF447 : les dernières paroles des pilotes avant le crash de l’avion
12-Ces filles qui cognent sur YouTube…
13-Aix : dix ans de prison pour un maçon qui avait tué un jeune cambrioleur
14-La Cour suprême valide l’interdiction du foie gras en Californie
15-Un quatrième cas autochtone de dengue en France
16-Le film d’horreur « Annabelle » déprogrammé dans plusieurs salles à cause d’incidents
17-Édition : Pourquoi Eric Zemmour fait mieux que Valérie Trierweiler
18-L’étonnant succès du livre des avocats de Dieudonné
19-Michel Houellebecq, le vrai prix Nobel d’économie
20-Un nouvel ambassadeur de France en fonction depuis mercredi à Monaco

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1-Le Nobel à Jean Tirole : un signe de la victoire de la micro sur la macro-économie
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141013trib8c4b773ff/le-nobel-a-jean-tirole-un-signe-de-la-victoire-de-la-micro-sur-la-macro-economie.html
13/10/2014

Jean Tirole est le deuxième économiste français à recevoir le prix Nobel. Ses recherches ont toujours porté sur l’économie de l’entreprise et les marchés. Est-ce un hasard si c’est un spécialiste de la micro-économie qui a été récompensé?

 

Jean Tirole est le deuxième économiste français à recevoir le prix Nobel.
D’Edmond Malinvaud, spécialiste des théories de la croissance, on a souvent dit qu’il était « nobélisable ». Mais l’ex directeur général de l’Insee risque d’attendre encore longtemps… puisque c’est son collègue Jean Tirole, qui vient de recevoir ce lundi le fameux prix.

Ces deux économistes ne sont pas de la même génération:  30 ans les séparent. Mais ce qui les différencie surtout, c’est un choix de recherche fondamentalement différent, qui en dit long sur l’état de la recherche économique. Malinvaud était le théoricien des grandes évolutions macro-économiques, l’analyste de la croissance française, notamment. Pour Jean Tirole, pas question d’analyser la dynamique du PIB, le jeu entre l’offre et la demande, l’apport du progrès technique. Ces statistiques globales, il les laisse de côté.

Dès le début de sa carrière Jean Tirole s’intéresse à l’économie industrielle, autrement dit à ce qui se passe dans les entreprises, aux conditions de la concurrence qu’elles se font -ou pas, en cas de monopole- entre elles.

Une école dédiée à l’économie de l’entreprise
Il fonde même à Toulouse, avec son ami Jean-Jacques Laffont, une école dédiée à la recherche et l’enseignement concernant l’ensemble de ces questions de l’économie de l’entreprise la Toulouse School of Economics.
Si c’est Jean Tirole qui a reçu le prix Nobel et non son aîné, c’est notamment parce que la micro-économie, qui analyse le fonctionnement de l’entreprise et des marchés, a le vent en poupe, tandis que la « macro » est au plus mal, au sein de l’université.

La crise a donné le coup de grâce à la macro-économie
Déjà, avant la crise de 2008, depuis le début des années 2000, les jeunes économistes se tournaient vers la micro-, délaissant les théories globalisantes.
La crise, synonyme de faillite des prévisionnistes, a donné le coup de grâce à la macro. Car la prévision des grands indicateurs de l’économie (PIB, emploi, inflation…) repose sur l’utilisation de modèles qui, aujourd’hui, « ne peuvent plus anticiper quoi que ce soit », souligne le directeur d’études économiques de Natixis, Patrick Artus. A la rigueur, ils fonctionnent quand tout est calme, quand les évolutions économiques s’enchaînent logiquement. « Mais depuis l’automne 2008, il y a de telles discontinuités, il y a tant de paramètres, d’incertitudes, que ces modèles sont devenus inopérants », insiste Patrick Artus. Et de diagnostiquer une « vraie crise de la macroéconomie ».

Les ultimes défenseurs de la macro l’admettent, les temps sont difficiles
S’il existe un lieu en France où l’on défend encore cette « macro » – inventée par Keynes et ses successeurs, dans les années 1930 -, c’est bien l’Observatoire français des conjonctures économiques. L’un de ses cadres, Eric Heyer, l’admet, les temps sont difficiles. « Les modèles macroéconomiques, linéaires, sont adaptés à des situations plus ou moins normales. Mais quand un choc important se produit, on ne le voit pas venir. Ensuite, si l’économie reste éloignée de sa trajectoire tendancielle, comme aujourd’hui, la prévision reste très difficile. »

Nos économistes sont-ils en mesure, au moins, de conseiller valablement les responsables politiques ? La situation est pour le moins paradoxale. Alors que la crise de 2008 a remis au goût du jour les relances keynésiennes -au moins dans un premier temps- l’analyse économique fondée sur les leçons du maître de Cambridge s’effondre. Car le problème va au-delà de la simple prévision. Un gouvernement ou une banque centrale pourraient admettre une erreur des experts sur le taux de croissance à venir. Mais la vérité, c’est que les politiques, les banquiers centraux, sont plongés dans le noir absolu. « Aujourd’hui, en raison de la complexité des phénomènes à l’oeuvre dans la crise, notamment financiers, personne n’est capable de dire à la Banque centrale européenne quel sera l’impact d’une baisse d’un point des taux d’intérêt », souligne Patrick Artus.

Les jeunes chercheurs ne s’intéressent plus qu’à la micro
Eric Heyer tempère : « Nous pouvons toujours expliquer les enchaînements économiques.»  Oui, mais de là à pouvoir évaluer vraiment et conseiller les responsables politiques… « Les économistes que je rencontrais avaient toujours d’excellentes idées générales », note un ancien conseiller de Bercy. « Exemple : il faut soutenir le BTP. Mais ils étaient incapables de dire comment : par l’offre, la demande, les propriétaires ? »
En réalité, la si prestigieuse macroéconomie était en crise avant 2008 et la chute de Lehman Brothers.
A tel point que, au-delà des experts médiatiques en piste depuis des années, plus aucun jeune chercheur ne s’y intéresse. « Au cours des années 1990 a émergé la critique des études macroéconomiques, censées expliquer la réalité de centaines de pays à l’aide de dizaines de variables, dont certaines ne voulaient plus dire grand-chose », explique Antoine Bozio, qui dirige l’Institut des politiques publiques (Crest-Ecole d’économie de Paris). « Des modèles entendaient analyser l’économie à l’aide de données comme la religion ou le système légal. Cela n’avait plus de sens. »

Des comptabilités nationales fragiles, qui n »aident pas l’analyse
En outre, s’agissant de la conjoncture, les macro-économistes sont entièrement dépendants des statistiques de la comptabilité nationale, parfois erratiques, qui peuvent les mettre en porte-à-faux. Ainsi, au printemps 2004, les comptes trimestriels de l’Insee font apparaître une hausse de l’épargne, au moment où un certain Nicolas Sarkozy devient ministre de l’Economie. Ces statistiques le poussent à prendre des mesures encourageant le déblocage de l’épargne, afin de favoriser la consommation. Ce qui est moins connu, c’est que, quelques trimestres plus tard, une fois les comptes bien établis, l’Insee publiera des séries statistiques montrant que l’épargne était déjà en… baisse, au moment de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à Bercy. Le raisonnement servi par les économistes était comme bâti sur du sable.

Dénicher une base de données inédite, le nec plus ultra
Autant de motifs pour déserter la macroéconomie, comme le font les jeunes chercheurs, qui optent alors pour la microéconomie, pourtant considérée comme de peu d’intérêt au cours de leurs premières années d’université. « L’idée s’est imposée au cours des années 2000 qu’un travail de qualité reposait sur l’analyse précise de données microéconomiques, le nec plus ultra étant l’utilisation d’échantillons, de groupes tests, un peu comme dans la recherche médicale. »

Ces travaux peuvent porter sur des thèmes proches de la macro, comme le marché du travail, la santé, etc., mais toujours avec une approche très pointue, très micro… Ainsi, c’est en comparant un échantillon de salariés travaillant en France et un autre de frontaliers résidant en France mais travaillant à l’étranger que l’économiste Pierre Cahuc a évalué récemment l’impact réel de la défiscalisation des heures supplémentaires. Question macro économique, méthode micro…
Les grandes revues scientifiques raffolent de ces études pointues. La mode n’est pas à l’élaboration de nouvelles théories. Dénicher une base de données inédite suffit pour être publié, même si l’analyse se révèle faiblarde.

Aucun moyen de définir une stratégie globale, face à la crise
Les centres de recherche économique les plus en pointe, l’Ecole d’économie de Paris ou TSE (Toulouse School of Economics), multiplient les études sectorielles ou de micropolitique, s’interdisant de toucher à la macro.
Autant d’études passionnantes, qui peuvent servir de base à des réformes de tel ou tel moyen d’intervention – on peut penser au crédit d’impôt recherche, dont les effets ne sont pas toujours bien mesurés -, mais ces travaux ne peuvent en aucun cas contribuer à définir une stratégie globale face à la crise, à indiquer la meilleure politique budgétaire, le rythme de baisse du déficit qui évite de casser toute croissance, la politique monétaire la plus adaptée..
« La crise a donné le coup de grâce à la macroéconomie », relève Antoine Bozio. Mais, tôt ou tard, il faudra bien que certains chercheurs répondent aux angoissantes interrogations des responsables politiques.

Lire aussi :
Deux Nobels, alors quel déclin ?
http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-deux-nobels-alors-quel-declin-2014-10-14#.VDzPnxIDNk0.facebook
Jean Tirole, Prix Nobel d’économie, appelle à réformer un marché de l’emploi « assez catastrophique »
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/10/13/le-prix-nobel-d-economie-distingue-le-francais-jean-tirole_4505250_3234.html
« S’il y a un nobélisable en France, c’est Jean Tirole »
http://www.lepoint.fr/economie/s-il-y-a-un-nobelisable-en-france-c-est-jean-tirole-13-10-2014-1871925_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141014
Prix Nobel : ce qu’enseigne Jean Tirole sur la réforme de l’assurance chômage
http://www.lepoint.fr/economie/prix-nobel-ce-qu-enseigne-jean-tirole-sur-la-reforme-de-l-assurance-chomage-13-10-2014-1871952_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141014

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2-Plan antitabac : un gouverneur américain menace la France de représailles
http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/paquets-neutres-de-cigarettes-un-gouverneur-americain-menace-la-france_719961.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20141016-[lespluscommentes/titre4]
15/10/2014

Le Républicain Pat McCrory a écrit à l’ambassadeur français pour dénoncer la mise en place du paquet neutre et prendre la défense d’un cigarettier de son Etat, la Caroline du Nord.

 

Le gouverneur républicain de Caroline du Nord Pat McCrory lors d’une réunion à Washington (Etats-Unis), le 23 février 2014.
Alors que la ministre de la Santé Marisol Touraine réclame la suppression des logos sur les paquets de cigarettes <http://www.francetvinfo.fr/sante/lutte-contre-le-tabagisme/le-paquet-neutre-de-cigarettes-arrivera-debut-2016-dit-marisol-touraine_713983.html> , Pat McCrory, le gouverneur républicain de Caroline du Nord (Etats-Unis), menace la France de représailles, rapporte Le Figaro, mercredi 15 octobre. Car cet Etat américain abrite la deuxième plus grande compagnie de cigarettes des Etats-Unis, la R.J. Reynolds Tobacco Company.

Très mécontent du plan antitabac français, Pat McCrory a donc pris la plume pour écrire à Gérard Araud, ambassadeur de France à Washington, afin de « s’opposer formellement aux projets de son gouvernement (…) qui menacent les moyens de subsistance des fermiers, fabricants, entreprises et électeurs ».

« Et si les bouteilles d’alcool étaient neutres ? », réplique-t-il
Dans ce courrier, le gouverneur lance même un avertissement : « Imaginez que les Etats-Unis exigent une standardisation des emballages d’alcools. De remarquables entreprises françaises seraient outragées… et elles auraient raison. »

La France n’est pas le premier pays visé par le gouverneur américain. Fin septembre, Pat McCrory avait déjà adressé une lettre à l’ambassadrice irlandaise, dont le pays envisage également d’introduire les paquets neutres. Avec mot pour mot, les mêmes phrases de protestation, citées par The Irish Times <http://www.irishtimes.com/news/politics/us-governor-urges-government-not-to-use-plain-tobacco-packaging-1.1941863>  (en anglais). A cette différence près, bien sûr, qu’il mentionnait les marques d’alcool Guinness, Jameson et Baileys.

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3-Les œuvres d’art soumises à l’ISF
http://julien-geraud.actusite.fr/fr?p=anVsaWVuLWdlcmF1ZC5hY3R1c2l0ZS5mci9wYWdlLnBocD9pZD0zMzY4NA==
13.10.2014

La commission des finances de l’Assemblée nationale a commencé mercredi l’examen du projet de loi de finances pour 2015.

Alors que les objets d’antiquité, d’art et de collection sont actuellement exonérés d’ISF, plusieurs députés ont adopté, dans le cadre du Budget de 2015, un amendement visant à les réintégrer dans l’assiette de l’impôt sur la fortune.

Parmi les premiers amendements adoptés par les députés, on notera en premier lieu une correction apportée au futur dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif. Elle concerne le taux de la réduction d’impôt appliqué aux investissements réalisés outre-mer et vise à limiter l’attrait pour les durées d’engagement courtes : le taux de la réduction d’impôt pour un engagement initial de 6 ans serait abaissé à 20 % (au lieu de 23 % dans le projet initial) et le taux appliqué pour la période de prolongation serait remonté à 9 % (au lieu de 6 %).

Par ailleurs, le plafond des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt pour les travaux de prévention des risques technologiques pourrait être unique, quel que soit la composition du foyer, et serait fixé à 20 000 €.

Enfin, les oeuvres d’art pourraient être incluses dans l’assiette des biens soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune.

Ces amendements devront être confirmés lors de l’examen du projet de loi de finances en séance publique.

Lire aussi :
Les oeuvres d’art pourraient être soumises à l’ISF
http://www.economiematin.fr/news-oeuvres-art-isf-amendement-assemblee-marche
Nouvelle tentative de taxation des œuvres d’art à l’ISF
http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1569789/nouvelle-tentative-de-taxation-des-oeuvres-dart-a-l-isf
Certaines oeuvres d’art soumises à l’ISF
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/10/10/97002-20121010FILWWW00608-certaines-oeuvres-d-art-soumises-a-l-isf.php
Les oeuvres d’art vont-elles enfin êtres soumises à l’ISF?
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-oeuvres-d-art-vont-elles-enfin-etres-soumises-a-l-isf_1441832.html
Les oeuvres d’art soumises à l’ISF : que risque le patrimoine français ?
http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/les-oeuvres-d-art-soumises-a-l-isf-que-risque-le-patrimoine-francais-7575612.html

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4-« Comment j’ai bousillé ma vie en quittant mon emploi en entreprise pour créer ma start-up rêvée »
https://medium.com/@francais/comment-jai-bousille-ma-vie-en-quittant-mon-emploi-en-entreprise-pour-creer-ma-start-up-revee-857022ccd2be
16-10-2014

Le SMS est finalement arrivé : “Demain matin, cinq heures. Numéro de vol AZ610, de Rome à New York.”

C’est généralement un SMS reçu sur mon Blackberry le dimanche, au soir, qui décidait de ma destination et de mon client pour les semaines à venir. Je travaillais pour l’un des trois plus grands cabinets de conseil en stratégie au monde. Toute une vie rangée dans une valise. Une vie de conseil durant laquelle vous passez à côté de tout et de tout le monde dans la vie, à l’exception des feuilles de calcul Excel. Une vie professionnelle fun dont on apprend à être des esclaves parfaits dans de grandes écoles de commerce qui délivrent des diplômes que nous sommes ensuite si fiers de détenir.

Après quelques heures de sommeil, le pilote privé m’a emmené à l’aéroport de Rome Fiumicino afin que je puisse prendre mon vol de luxe en classe affaires pour New York. À l’arrivée, je me suis rendu à un hôtel cinq étoiles de grand standing puis j’ai rejoint le bureau de mon client par la suite.
Le salaire ? De luxe également. La société était fière de compter parmi celles offrants les meilleurs salaires du secteur.

Parents
Il y avait cependant quelque chose qui clochait dans cette vie de conseil. Je ne pouvais pas supporter ce merd* un jour de plus, j’ai donc appelé mes parents : «Papa, maman, je viens de quitter mon travail. Je veux créer ma propre start-up“. Ma mère frôla la crise cardiaque. Ce n’était pas quelque chose qu’une mère perfectionniste souhaitait entendre, surtout après m’avoir tant encouragé à obtenir mes diplômes et à être major de promotion dans les meilleures écoles de commerce du monde.

J’ai bien essayé de soulager sa détresse, mais peine perdue. “Maman, je déteste tout ça. Tous ces consultants qui prétendent être heureux et qui prennent des pilules de bonheur. Je n’arrive à dormir que 3 à 4 heures par nuit. Tous ces avantages que l’entreprise fait miroiter n’existent pas. Tu te rappelles de l’hôtel de luxe cinq étoiles? Je travaille presque 20 heures par jour et je ne peux même pas en profiter. Petit-déjeuner de luxe ? Nous n’avons jamais le temps pour ça. Déjeuner de luxe, le dîner? Un simple sandwich en tête à tête avec nos feuilles de calcul Excel.”

Oh, en passant, plutôt que de profiter du champagne, je passe aussi mes vols en classe affaire à fixer mes feuilles de calcul. Le salaire de luxe ? Je n’ai jamais le temps de dépenser un seul centime !
Je déteste ma vie, Maman, c’est une vie de perdant. Je ne vois même pas ma petite amie. Je ne peux plus faire semblant. Je veux démarrer ma propre affaire”.

Mes parents ont pris leur retraite après des années de routine de travail 9–5, dans leurs emplois de fonctionnaires sécurisés et ennuyeux.Je savais que venant d’une famille sans culture ni antécédents d’entreprise, il serait difficile de leur expliquer ma situation, mais je ne m’attendais pas à l’appel que je reçus le lendemain matin.
C’était ma mère au téléphone : “Alooooooooors comment va ta société ?! Elle grandit ?!”
Peu importe ce que j’ai dit, je ne pouvais pas lui expliquer qu’une entreprise a besoin de plus d’une journée pour se développer.
Petite amie, Cercle Social et d’Amis
Ayant eu le meilleur soutien qu’il soit auprès de ma compagne, il était temps à présent de partager les nouvelles avec mes amis qui étaient occupés à gravir les marches d’une carrière de haut standing dans le monde de l’entreprise de luxe.
J’ai dit à tout le monde que je venais de quitter mon emploi afin d’embrasser mon rêve de créer une start-up. Certains de mes amis ont graduellement cessé de me fréquenter. Peut-être pensaient-ils que j’étais un peu bizarre du fait que je venais de quitter mon second job de luxe en une période de temps très courte.
Alors que le reste de mes amis me soutenaient, il y avait cependant encore quelque chose qui n’allait pas dans ma relation avec eux : J’ai vite réalisé que j’étais en train de me dé-sociabiliser.
Chaque fois que je rencontrais ces amis, je n’avais pas eu grand-chose à dire en terme de nouvelles fraîches et en réponse à leurs questions répétées, telles que : «Alors, comment va ta start-up ? Tu vas être le prochain Mark Zuckerberg, pas vrai ? “” Oh mec, nous sommes si fiers de toi et nous sommes convaincus que tu vas bientôt récolter les fruits de tes investissements. “
Créer ma start-up a été un long voyage et je me mettais tellement la pression en tenant compte de ce que les autres pensent.
Jour après jour, je devenais plus solitaire et plus maussade, et j’évitais tout occasion de voir du monde. La croissance de ma start-up n’était pas aussi rapide que ce qu’avait imaginé mon cercle social et j’en avais assez de répéter aux gens qu’il avait fallu des années à des sociétés telles que Facebook ou Twitter pour en arriver à ce qu’elles sont aujourd’hui.
Le seul endroit où je me sentais bien, c’était aux côtés de mes quelques amis entrepreneurs. Il est vrai, qu’un entrepreneur pourrait comprendre un entrepreneur.
Trésorerie, trésorerie, trésorerie.
Comme si la pression sociale et la solitude ne suffisaient pas, j’ai rencontré la mère de toutes les contraintes : me retrouver à cours de liquidités beaucoup plus vite que ce que j’avais imaginé.Cela ruinait ma productivité et la capacité de prendre les décisions. appropriées. Je paniquais et je me précipitais trop pour réussir et pour faire des profitsUn jour je me suis même retrouvé à devoir demander de l’argent à ma petite amie pour m’acheter une bouteille d’eau. Je n’imaginais pas que cela marquait le début d’une vie difficile faite de hauts et de bas…
Aujourd’hui.
Mais suffit le mélodrame : plus de deux ans se sont écoulés depuis ce temps-là. Me voilà écrivant ce post de blog depuis un superbe complexe à Phuket, en Thailande, et sirotant un mojito.

Attendez, je ne suis pas en train de vous vendre du rêve. Je ne suis pas non plus devenu un fondateur de start-up millionnaire.
Cependant mon entreprise dégage suffisamment de profit pour me permettre ce voyager de par le monde tout en travaillant depuis n’importe quel endroit couvert en WiFi. Il y a malgré tout 5 choses que j’aurais dû me demander avant d’entamer ce douloureux parcours. Cinq questions que chaque futur entrepreneur, je pense, devrait se poser avant d’effectuer son premier pas dans le monde de l’entreprenariat :

1.Êtes-vous prêt à encaisser la pression sociale ?
Si vous avez des amis et de la famille qui ne sont pas entrepreneurs, ils ne comprendront pas tout à fait ce que vous cherchez à réaliser et la pression publique sera d’autant plus forte. L’opinion des gens à mon sujet me préoccupait énormément — tellement que cela a ruiné ma vie. J’étais si dur avec moi-même, me flagellant en m’imposant encore plus de travail pour que je puisse annoncer mon succès aussi vite que possible. Enfin, ceci jusqu’au jour où j’ai réalisé que personne n’avait rien à f*tre de moi, alors pourquoi me préoccuper des gens ?

Vous n’êtes pas plus qu’une poignée de secondes d’attention donnée par les autres à un statut Facebook. En 2014, personne n’a le temps de s’intéresser aux autres dans un monde aussi peuplé que bruyant. Si l’avis des autres vous importe tant, vous allez perdre votre temps à essayer de prouver que vous avez réussi au lieu de vous concentrer sur votre société.
Vivez. J’ai commencé à vivre plutôt tard.

2.Êtes-vous célibataire ou avez-vous un partenaire prêt à vous soutenir coûte que coûte ?
En grandissant, on finit par partager plus de choses avec notre partenaire qu’avec nos amis ou notre famille. Si moi j’avais la chance d’avoir une amie exceptionnelle, j’étais très triste de voir beaucoup de mes amis entrepreneurs en situation de rupture avec leurs compagnes au fil du temps. Monter votre société est quelque chose de difficile — bien plus ardu que je n’aurais jamais pu imaginer. Votre esprit est constamment tourmenté par un millions de choses et personne, pas même votre partenaire n’a la moindre idée du bord*l à l’intérieur. Si vous n’êtes pas célibataire, assurez-vous que votre conjoint comprenne que vous ne soyez parfois pas d’humeur pour un simple petit baiser.
Oui, même pour un simple baiser à la française.

3.Avez-vous les reins suffisamment solides pour tenir au moins un an ?
Bien, alors multipliez ce montant par trois au minimum, parce que vos économies vont fondre beaucoup plus vite que ce à quoi vous vous attendiez. Il y a tellement de frais annexes au cours du processus, des frais comptables, d’avocats, des iPhones à remplacer ou des PC etc. Préparez-vous à une appartement plus petit, à des portions de nourritures plus spartiates et à compter votre argent ; tout ce dont vous n’aviez pas à vous soucier dans votre précédente vie.

Les derniers mois avant d’être totalement à cours de liquidités vont être particulièrement compliqués et la pression va s’accroître au point de vous empêcher de dormir correctement.
Le succès va venir lentement et l’argent sera vite dépensée. Soyez malin, et ce dès le premier jour.

4.Êtes-vous prêt à ne dormir que quelques heures par nuit ?
En m’échappant du monde de l’entreprise de conseil, j’avais pensé que j’allais parvenir à réaliser le rêve de faire mes propres horaires et de travailler en fonction de mes envies — ceci jusqu’à ce que je lise la citation suivante, que l’on doit à Lori Greiner : “Les entrepreneurs sont d’accord pour travailler 80 heures par semaine afin de ne pas avoir à travailler 40.

Merci pour la photo, Ian, l’incroyable photographe.

Tout a commencé par de petits réveils intempestifs durant la nuit. Au début c’était parce que j’étais trop excité par mes idées et qu’elles se carambolaient dans ma tête. J’avais tout simplement du mal à attendre que ne se pointe le matin afin que je puisse commencer à travailler de nouveau.Ensuite vint la phase d’exagération. Je travaillais trop car je n’avais pas eu suffisamment le temps de me pencher sur mes idées et que je voulais toujours en faire plus. Mais plus je travaillais, plus je me couchais tard et plus j’avais du mal à m’endormir. La qualité de mon sommeil se dégrada elle aussi.
Au final, je passais 2 à 3 jours par semaine à être presque improductif.Ne vous méprenez pas avec cette drôle de photo de moi ci-dessus. Ne soyez pas aveuglés par la réussite de certains entrepreneurs de start-ups qui sont devenus millionnaires.Les coulisses de telles réussites recèlent de nombreux jours difficiles, des nuits sans sommeils, des rejets et des échecs.La route menant au succès est longue. Très longue. Très souvent trop longue.
5.Comment définissez-vous le succès ?
La plupart d’entre nous avons des priorités différentes dans la vie. Pour la plupart des gens, l’argent tient le haut du pavé, pour d’autres c’est la réussite socio-professionnelle. Par voie de conséquence, les gens définissent le succès de manière différente.En fonction de la définition que vous avez du succès, les difficultés rencontrées au cours de votre entreprise vont également varier. Si l’argent et la réussite sociale comptent parmi vos motivations premières, alors vous risquez de passer par des moments difficiles au long de votre parcours.
Rappelez-vous des sages mots de Hemingway : “Il est bon d’avoir une destination à tout voyage, mais c’est le voyage en lui-même qui compte au fond.”Les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas nécessairement ceux qui investissent des millions. Mais n’oubliez pas, il n’y en a qu’un sur un million.Il existe cependant des milliers d’entre nous qui parviennent à lancer leur société et à en vivre de manière décente, même s’ils ne font pas les gros titres des magazines technologiques.Peu importe ce que votre parcours d’entrepreneur va vous coûter ou les difficultés rencontrées , profitez de l’expérience et continuez à suivre votre passion. Comme le disait si justement Tony Gaskin : “Si tu ne construit pas ton propre rêve, quelqu’un va t’embaucher pour te faire construire les siens.”
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5-Compte pénibilité : cette incroyable agression de l’État contre les entreprises !
http://www.lepoint.fr/economie/compte-penibilite-cette-incroyable-agression-de-l-etat-contre-les-entreprises-14-10-2014-1872111_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141014
Le Point – Publié le 14/10/2014

On n’avait rien vu de pire depuis les 35 heures : les idéologues et les technocrates l’ont encore emporté et ont fabriqué une machine à détruire l’emploi.

Une manifestation en 2009. La prise en compte de la pénibilité est une vieille idée de la CFDT.

Tout est parti de la CFDT : vouloir compenser le travail « pénible » de certains salariés en leur donnant des avantages spécifiques comme de prendre leur retraite plus tôt « afin que l’injustice de la différence d’espérance de vie liée à la pénibilité du travail soit réparée ». Un peu comme les 35 heures : continuer à faire 39 heures par semaine, mais en contrepartie d’un droit nouveau à des RTT. Dans les deux cas, un « progrès social », mais au détriment des entrepreneurs chargés de le financer, avec en arrière-plan des 35 heures l’utopie du « partage du travail » pour lutter contre le chômage.

Sur les retraites, le débat avait été bêtement installé en 2008 par le gaulliste « social » François Fillon qui avait accepté de définir certains facteurs de pénibilité pouvant être pris en compte dans le régime de retraite, mais sous condition expresse d’avis médicaux afin d’empêcher les abus. Une nouvelle boîte de Pandore avait ainsi été ouverte et un nouveau droit avait été créé dans la logique des régimes spéciaux. Funeste erreur.

Un coût de 2 milliards d’euros
La gauche revenue au pouvoir, la CFDT n’a eu de cesse de vouloir encore plus – toujours plus ! – et a fini par obtenir le maximum avec la création d’un « compte pénibilité », le patronat étant mis dans l’impossibilité de s’y opposer. Et pour faire bonne mesure, comme pour les 35 heures, les technocrates ont pondu une nouvelle usine à gaz quasiment impossible à appliquer.

Pour commencer, seul le privé est concerné – cela ne va pas durer, les syndicats se léchant déjà les babines sur la notion du « stress » dans la fonction publique – et seuls les employeurs privés devront s’acquitter des cotisations prévues qui vont s’ajouter à la cotisation « accident du travail », actuellement de 3,3 % en moyenne. Résultat : encore plus de taxes sur le travail et une ligne de plus à ajouter sur les fiches de paye ! L’étude d’impact estime le coût de cette mesure à 2 milliards d’euros, ce qui semble largement sous-évalué.

« Une machine à broyer les entreprises et l’emploi »
Dans la pratique, les salariés effectuant des tâches « pénibles » – 1 million seraient concernés en 2015 et 3 millions en 2016 – pourront réduire leur temps de travail, se former pour changer de poste et surtout partir jusqu’à deux ans plus tôt à la retraite. Le système consiste à engranger des points cumulables selon le niveau de dépendance aux dix critères de pénibilité retenus. Pour bien compliquer le tout, on a supprimé le contrôle médical qui était obligatoire depuis 2008, mais considéré comme un acte de méfiance à l’égard des intéressés. Les chefs d’entreprise devront donc se débrouiller avec leurs salariés et avec toutes les possibilités de conflits internes qu’on peut imaginer. Ils devront aussi se soumettre à de nouvelles contraintes administratives fastidieuses – « l’impôt papier » – pour chacun de leurs salariés concernés : « Un dispositif à la complexité kafkaïenne, source d’augmentation du coût du travail et d’insécurité juridique », selon Thibault Lanxade, du Medef.

Dans le secteur du bâtiment, le premier touché, le président de la FFB, Jacques Chanut, affirme qu’il s’agit d’un « incroyable casse-tête pour les entreprises, déjà assaillies par des normes et obligations de toutes parts ! Il est coûteux, complexe et destructeur d’emplois. » Quant à Stanislas de Bentzmann, le président de Croissance Plus, il n’y est pas allé par quatre chemins, déclarant dans une interview au journal L’Opinion le 30 juin dernier : « Le compte pénibilité est une catastrophe économique annoncée, […] une machine à broyer les entreprises et l’emploi […]. En l’état, le gouvernement a fabriqué un monstre. »

Passage en force
Ce qui est également violent, dans ce dossier, c’est la façon dont le gouvernement s’y est pris pour le faire aboutir, utilisant la seule voie de l’autoritarisme. Les syndicats d’employeurs, totalement opposés au principe même de ce compte pénibilité, n’ont rien pu faire pour l’empêcher, n’étant pas considérés comme de réels « partenaires sociaux », contrairement à la CFDT, la CGT ou FO. Ils n’ont pu obtenir qu’un report en 2016 de l’application de six des dix points de la réforme, les quatre autres entrant en vigueur dès le 1er janvier 2015. Ils pensaient avoir gagné un peu de temps pour rediscuter. Or, sans prévenir, le gouvernement a fermé la porte à toute négociation future en publiant d’un coup, le 9 octobre, le décret concernant les dix critères de pénibilité, gravant ainsi dans le marbre étatique l’ensemble du dispositif et signifiant aux chefs d’entreprise : « Circulez, il n’y a plus rien à voir ! La discussion est terminée. »

« Un communisme mou »
Exactement comme pour la loi de 1998 sur les 35 heures, que Martine Aubry avait fait passer en force. À l’époque, le premier à la féliciter avait d’ailleurs été François Hollande, au nom du Parti socialiste qu’il dirigeait (cf. La Dame des 35 heures par Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit, Robert Laffont, 2002). On avait chanté « L’Internationale » dans les ministères et le Premier ministre, Lionel Jospin, avait déclaré à la tribune de l’Assemblée : « Je renoncerai aux 35 heures quand le patronat renoncera aux licenciements. » Du pur trotskisme !

L’utopie et l’idéologie ont à nouveau pris le pas sur la réalité économique et le pragmatisme social. Les entreprises et les Français n’ont pas fini de souffrir, car un pays qui est déjà confiné dans un « communisme mou », comme le signalait Franz-Olivier Giesbert dans son édito du 9 octobre, et qui est dirigé par des technocrates inconséquents et des syndicalistes marxistes ou utopiques, n’a pratiquement plus aucune chance de pouvoir s’en sortir.

Lire aussi :
Gattaz réclame « l’abrogation pure et simple » du compte pénibilité
http://www.lepoint.fr/economie/gattaz-reclame-l-abrogation-pure-et-simple-du-compte-penibilite-14-10-2014-1872226_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141014
Xavier Bertrand milite pour un contrat de travail unique
http://www.lepoint.fr/politique/xavier-bertrand-milite-pour-un-contrat-de-travail-unique-14-10-2014-1872150_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141014

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6-EDF : la CGT reconnue coupable de détournement de fonds
http://www.lopinion.fr/1-octobre-2014/edf-cgt-reconnue-coupable-detournement-fonds-16912
01 octobre 2014

Le tribunal correctionnel de Paris a infligé douze condamnations pour abus de confiance, de complicité ou recel. Des peines de 2 mois à 18 mois avec sursis ont été prononcées ainsi que des amendes de 4000 à 75.000 euros contre le syndicat, une élue PCF et le journal l’Humanité

Le plus grand comité d’entreprise de France, le CE d’EDF-GDF est reconnu coupable. Ce mercredi 1er octobre, le tribunal correctionnel de Paris a estimé qu’il y avait bien eu des malversations de la Caisse des activités sociales (CCAS), structure rattachée au CE d’EDF-GDF, au profit de la CGT, du parti communiste et du journal l’Humanité.

Onze personnes physiques et cinq personnes morales étaient impliquées dans cette affaire d’abus de confiance. Serge Roques, le procureur, avait réclamé des peines allant de 18 mois à 9 mois avec sursis ainsi que des amendes. Le tribunal a suivi son réquisitoire et condamné huit personnes physiques et quatre morales à des peines de 2 à 18 mois avec sursis et à des amendes de 4000 à 75.000 euros.

La CGT et la Fédération des mines et de l’énergie ont ainsi écopé d’une sanction de 20.000 euros pour recel d’abus de confiance. En cause également, le journal l’Humanité, qui devra s’acquitter de 75.000 euros d’amende. La justice a estimé que la CCAS d’EDF-GDF a financé des captations vidéo à la fête de l’Humanité de 1997 à 2005.

L’ancien président du conseil d’administration de la CCAS, Jean Lavielle, a été reconnu coupable. Tout comme l’ancien directeur de la caisse. Tous deux sont condamnés à de la prison avec sursis. La sénatrice PCF Brigitte Gonthier-Maurin est reconnue coupable d’avoir occupé un emploi fictif.

Créé en 1946, le comité d’entreprise d’EDF est un des plus riches de France, avec un budget de plus de 400 millions d’euros par an, largement alimenté par le produit des ventes de gaz et d’électricité. L’institution a toujours entretenu des relations étroites avec la CGT. Mais comme pour le procès de la fédération de la métallurgie, l’IUMM, il s’agissait de départager et de prouver ce qui relève de pratiques ancestrales – et connues de tous comme un secret de Polichinelle – et des détournements avérés. En toile de fond de ces jugements, se pose la question du financement des partenaires sociaux.

Serge Roques, le procureur qui a officié, n’en est pas à son premier coup à la rubrique affaire financière. Ce quadra, à la réputation tenace, s’était illustré en 2012 dans le procès qui opposait la Caisse d’épargne à son ancien trader Boris Picano-Nacci. Celui que l’on a surnommé le nouveau Kerviel était accusé d’avoir fait perdre 315 millions d’euros à la banque lors d’opérations à haut risque, et non autorisées par sa hiérarchie, sur les marchés à l’automne 2008.

Lire aussi :
La vie rêvée des syndicats
http://www.vml-xaw.com/view.html?id=434763&ref=h4e69fb5794b4 <http://www.vml-xaw.com/view.html?id=434763&ref=h4e69fb5794b4>

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7-Les allocations familiales devraient bien être modulées selon les revenus dès 2015
http://www.francetvinfo.fr/economie/menages/allocations-familiales/les-allocations-familiales-devraient-bien-etre-modulees-selon-le-revenu-des-2015_721489.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20141017-[lestitres-coldroite/titre2]
16/10/2014

Les foyers dont les revenus sont supérieurs à 6 000 euros par mois verront leurs allocations baisser. Les socialistes vont déposer des amendements en ce sens à l’Assemblée, la semaine prochaine.

Les députés socialistes proposent que les allocations de base soient divisées par deux à partir de 6 000 euros de revenus mensuels pour le foyer, et par quatre à partir de 8 000 euros.

Les allocs, revues et corrigées. Le groupe PS à l’Assemblée va déposer des amendements modifiant la répartition des allocations familiales <http://www.francetvinfo.fr/economie/menages/allocations-familiales/pourquoi-les-deputes-ps-relancent-le-debat-sur-les-allocations-familiales_714301.html>  au projet de budget de la Sécurité sociale, examiné la semaine prochaine dans l’Hémicycle, selon son président Bruno Le Roux, jeudi 16 octobre.

Le députés PS ont obtenu de l’exécutif que les allocations familiales soient modulées selon les revenus des parents à partir de 2015. Ils proposent que les allocations de base soient divisées par deux à partir de 6 000 euros de revenus mensuels pour le foyer, et par quatre à partir de 8 000 euros mensuels, selon la rapporteure pour la partie famille du budget de la Sécurité sociale, Marie-Françoise Clergeau.

La prime à la naissance restera inchangée
Concrètement, les allocations familiales de base (129,35 euros mensuels pour deux enfants, 295,05 pour trois, 460,77 pour quatre) seront divisées par deux à partir de 6 000 euros de revenus pour le foyer, et par quatre à partir de 8 000 euros. Il n’y aura pas de changement pour les familles ayant moins de 6 000 euros de revenus.

Cette modulation, qui pénalisera donc les familles les plus aisées, doit permettre de réaliser 800 millions d’euros d’économies en année pleine, et 400 millions d’euros dès 2015. La branche famille de la Sécu doit réaliser un total de 700 millions d’euros d’économies l’an prochain, un niveau qui est maintenu. Mais cela n’est pas du goût du numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, qui critique une modulation « contraire à l’esprit même de la Sécurité sociale ».

Mesure également à l’étude ces dernières semaines, la prime à la naissance, déjà sous conditions de ressources, ne sera pas modifiée, contrairement à ce que souhaitait le gouvernement. Il était question de la diviser par trois à partir du 2e enfant. La majoration des allocations à 14 ans sera aussi maintenue, au lieu d’être décalée à 16 ans.

Lire aussi :
Tollé après l’annonce de la modulation des allocations familiales
http://www.lepoint.fr/economie/les-allocations-familiales-modulees-selon-le-revenu-a-partir-de-2015-16-10-2014-1873154_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141017
Modulation des allocations familiales – Valls : « une mesure de justice »
http://www.lepoint.fr/politique/manuel-valls-se-felicite-de-la-modulation-des-allocations-familiales-16-10-2014-1873191_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141017

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8-Moscovici : «J’essaierai d’être meilleur commissaire que ministre»
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/16/20002-20141016ARTFIG00083-moscovici-j-essaierai-d-etre-meilleur-comme-commissaire-que-ministre.php
16/10/2014

Sept mois après avoir quitté le ministère de l’Économie, le nouveau Commissaire européen aux Affaires économiques a dressé son bilan à Bercy. Il fait son mea culpa mais se dit également «fier de ce qu’il a fait».

 

Un ministre qui fait son mea culpa, c’est rare pour être signalé. «Un peu tard», diront certains. Il n’empêche, Pierre Moscovici n’a pas mâché ses mots au moment de dresser son bilan à la tête du ministère de l’Économie. «On peut toujours faire plus. J’ai fait des erreurs, j’ai eu des insuffisances. Il y a des choses que je regrette, des choses dont je suis fier. Mais globalement, nous avons réduit les déficits, l’Europe est sortie de la crise et l’économie est plus compétitive. Je suis fier de ce que j’ai fait, mais cette fierté ne m’empêche pas d’être lucide», a déclaré le nouveau commissaire européen aux Affaires économiques qui prendra ses fonctions en novembre prochain.

«Je n’ai rien à braconner. Tout ce que j’ai obtenu en termes de délais de réduction de déficit, je l’ai fait en accord avec la Commission européenne, en pleine conformité avec les règles européennes». Pierre Moscovici

Interrogé sur les négociations «musclées» entre Paris et la Commission européenne à propos du budget français <http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/13/20002-20141013ARTFIG00335-deficits-paris-et-berlin-negocient-en-coulisses.php> , Pierre Moscovici espère que les deux parties «trouvent un accord. L’esprit de sanction n’est pas punitif. La sanction est utilisée uniquement quand tout est épuisé». A ce sujet, l’ancien locataire de Bercy a réaffirmé qu’il «agirait au service de l’intérêt général européen, avec impartialité» et qu’«il ne serait pas l’ambassadeur de la France». «La France est en capacité de faire des choix politiques mais il y a des règles communes», a-t-il assuré.

Lors de son grand oral devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen, il y a deux semaines, Pierre Moscovici avait fait l’objet de plusieurs attaques d’eurodéputés qui n’avaient pas manqué de remettre en cause sa crédibilité <http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/02/20002-20141002ARTFIG00179-attaque-sur-sa-credibilite-moscovici-peine-a-convaincre-le-parlement-europeen.php> . L’un deux lui avait demandé: «Comment un braconnier comme vous va devenir un garde-chasse?». Ce à quoi il a répondu: « Pour moi, c’est une absurdité, un mensonge, une contre-vérité. Ce n’est pas comme cela qu’on fait de la politique. Je n’ai rien à braconner. Tout ce que j’ai obtenu en tant que ministre des Finances en termes de délais de réduction de déficit, je l’ai fait en accord avec la Commission européenne, en pleine conformité avec les règles européennes. Il n’y a eu aucune dérogation».

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9-Embarras autour du voile à la Sorbonne
http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/embarras-autour-du-voile-a-la-sorbonne-8966/#xtor=AL-155-
Par Paul de Coustin le 25/09/2014

Une enseignante a réprimandé publiquement une étudiante à cause de sa tenue. Le président de l’université s’en est excusé.

«Euh, vous comptez garder votre truc à tous mes cours?» Le mardi 16 septembre, alors que Sara* participe à un premier cours de travaux dirigés (TD) dans le cadre de sa licence 3 de géographie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, elle reçoit un accueil glacial de la part de sa professeur. Pendant de longues minutes, l’étudiante a été prise à partie, devant toute la classe.

Cause de la dispute, le voile qui couvre ses cheveux. Face à la remarque désobligeante de la professeur, Sara affirme son intention de garder son voile, explique que «c’est (son) droit». La maître de conférence insiste. «Cela me dérange», dit-elle, indiquant à Sara qu’elle devra l’ôter pour faire les exposés obligatoires. La jeune femme, décontenancée, reste ferme. «Eh bien, je préfère dans ce cas que tu ailles dans un autre TD», ajoute finalement la professeur.

Humiliée et choquée par ces propos, tenus devant une vingtaine d’autres élèves, Sara écrit une lettre au directeur de l’UFR de géographie, Yann Richard, pour lui faire part de son malaise. La missive est également signée par quatre camarades de classe de l’étudiante «qui ont été choqués et voulaient m’apporter leur soutien», indique Sara. Yann Richard convoque alors l’étudiante et l’incite à changer de cours. Mais Sara, qui est également inscrite avec ce professeur lors d’un cours magistral, refuse cette solution. La présidence de l’université est alors mise au courant et Sara est reçue, le mercredi 24, par le président Philippe Boutry. Ce dernier lui présente «ses excuses au nom de l’université», selon Sara, avant de réaffirmer devant elle «son attachement à la tolérance de l’université», lui assurant que «cela ne se reproduira plus». Le président a toutefois défendu son enseignante en assurant que celle-ci avait seulement fait «une interprétation erronée» de la loi de 2004. Ce texte interdit en effet «le port de signes ou tenues» qui «manifestent ostensiblement» une appartenance religieuse, mais ne concerne que «les écoles, les collèges et les lycées». Sara peut donc légalement porter son voile à la Sorbonne.

Cet événement en rappelle d’autres. Un professeur de la Sorbonne avait déjà demandé à une élève voilée de quitter son cours, en 2008, dans l’UFR de sciences politiques. Des cas similaires se sont également présentés à Montpellier en 2008 et à Nantes, en janvier 2013. En août de la même année, un document de travail rendu par le Haut Conseil à l’intégration préconisait d’étendre la loi de 2004 aux universités, ce que s’est refusé de faire la conférence des présidents d’université (CPU), la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, tous opposés aux conclusions de ce document.

Une commission de médiation entre l’étudiante et la professeure
La Conférence des présidents d’universités (CPU) a, elle, un guide sur la question, intitulé «Laïcité et enseignement supérieur», qui stipule que le président d’une université peut adopter un règlement intérieur et/ou une charte pour définir le fonctionnement de l’établissement. Ce type de règlement «constitue alors la base juridique dans le cas de conflits» ou d’atteintes internes à l’établissement, explique Jean-Loup Salzmann, président de la CPU. L’université Paris-I a adopté un règlement intérieur en juin 2011, règlement dont un des articles stipule que «le comportement des personnes – par leurs actes, leurs attitudes, leurs propos ou leur tenue – ne doit pas être de nature à porter atteinte au principe de laïcité du service public de l’enseignement supérieur». Jean-Loup Salzmann explique que cette phrase implique qu’au sein d’une même classe de TD, «une étudiante a le droit de porter un voile, mais pas son enseignante». À la Sorbonne justement, le président Philippe Boutry a convoqué une commission de médiation pour rétablir le dialogue entre Sara et sa professeur. Encore insuffisant pour l’étudiante, qui demande «une sanction» pour être «sûre que cela ne se reproduira plus».*Le prénom a été changé.

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10-Féminisation des noms : la mise au point de l’Académie française
http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/15/03005-20141015ARTFIG00163-feminisation-des-noms-la-mise-au-point-de-l-academie-francaise.php
15/10/2014

À la suite du récent incident qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale, les immortels ont tenu à rappeler le bon usage.

La vénérable institution a tenu à rappeler les règles qui s’imposent dans notre langue.

Le document est titré: «La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres – Mise au point de l’Académie française». La vénérable institution, «fidèle à la mission que lui assignent ses statuts depuis 1635», a tenu à rappeler les règles qui s’imposent dans notre langue. Voici le document <http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie>  dans son intégralité avec les cinq points importants.

● Rejet de «professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure»

1.L’Académie française n’entend nullement rompre avec la tradition de féminisation des noms de métiers et fonctions, qui découle de l’usage même: c’est ainsi qu’elle a fait accueil dans la 8e édition de son Dictionnaire (1935) à artisane et à postière, à aviatrice et à pharmacienne, à avocate, bûcheronne, factrice, compositrice, éditrice et exploratrice. Dans la 9e édition, en cours de publication, figurent par dizaines des formes féminines correspondant à des noms de métiers. Ces mots sont entrés naturellement dans l’usage, sans qu’ils aient été prescrits par décret: l’Académie les a enregistrés pourvu qu’ils soient de formation correcte et que leur emploi se soit imposé.

Mais, conformément à sa mission, défendant l’esprit de la langue et les règles qui président à l’enrichissement du vocabulaire, elle rejette un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le vœu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes.

Le français ne dispose pas d’un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs. S’agissant des métiers, très peu de noms s’avèrent en réalité, du point de vue morphologique, rebelles à la féminisation quand elle paraît utile. Comme bien d’autres langues, le français peut par ailleurs, quand le sexe de la personne n’est pas plus à prendre en considération que ses autres particularités individuelles, faire appel au masculin à valeur générique, ou «non marquée».

● Le masculin, valeur générique

2.En 1984, après que le gouvernement eut pris une première initiative en faveur de «la féminisation des titres et fonctions et, d’une manière générale, du vocabulaire concernant les activités des femmes», l’Académie française fit publier une déclaration rappelant le rôle des genres grammaticaux en français. Les règles qui régissent dans notre langue la distribution des genres remontent au bas latin et constituent des contraintes internes avec lesquelles il faut composer. L’une des contraintes propres à la langue française est qu’elle n’a que deux genres: pour désigner les qualités communes aux deux sexes, il a donc fallu qu’à l’un des deux genres soit conférée une valeur générique afin qu’il puisse neutraliser la différence entre les sexes.

L’héritage latin a opté pour le masculin. Les professeurs Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss, à qui la Compagnie avait confié la rédaction de ce texte, adopté à l’unanimité dans la séance du 14 juin 1984, concluaient ainsi: «En français, la marque du féminin ne sert qu’accessoirement à rendre la distinction entre mâle et femelle. La distribution des substantifs en deux genres institue, dans la totalité du lexique, un principe de classification permettant éventuellement de distinguer des homonymes, de souligner des orthographes différentes, de classer des suffixes, d’indiquer des grandeurs relatives, des rapports de dérivation, et favorisant, par le jeu de l’accord des adjectifs, la variété des constructions nominales… Tous ces emplois du genre grammatical constituent un réseau complexe où la désignation contrastée des sexes ne joue qu’un rôle mineur. Des changements, faits de propos délibéré dans un secteur, peuvent avoir sur les autres des répercussions insoupçonnées. Ils risquent de mettre la confusion et le désordre dans un équilibre subtil né de l’usage, et qu’il paraîtrait mieux avisé de laisser à l’usage le soin de modifier» (déclaration faite en séance, le 14 juin 1984).

● Refus de la féminisation systématique

3.Le 21 mars 2002, l’Académie française publie une nouvelle déclaration pour rappeler sa position, et, en particulier, pour souligner le contresens linguistique sur lequel repose l’entreprise de féminisation systématique. Elle insiste sur les nombreuses incohérences linguistiques qui en découlent (ainsi une recteure nommée directrice d’un service du ministère de l’Éducation nationale, ou la concurrence des formes recteure et rectrice – préférée par certaines titulaires de cette fonction). La Compagnie fait valoir que brusquer et forcer l’usage revient à porter atteinte au génie même de la langue française et à ouvrir une période d’incertitude linguistique.

«Un catalogue de métiers, titres et fonctions systématiquement et arbitrairement “féminisés” a été publié par la Documentation française, avec une préface du premier ministre. La presse, la télévision ont suivi avec empressement ce qui pouvait passer pour une directive régalienne et légale» (déclaration adoptée à l’unanimité dans la séance du 25 mars 2002). Or aucun texte ne donne au gouvernement «le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français».

Nul ne peut régenter la langue, ni prescrire des règles qui violeraient la grammaire ou la syntaxe: elle n’est pas en effet un outil qui se modèle au gré des désirs et des projets politiques. Les compétences du pouvoir politique sont limitées par le statut juridique de la langue, expression de la souveraineté nationale et de la liberté individuelle, et par l’autorité de l’usage qui restreint la portée de toute terminologie officielle et obligatoire. Et de l’usage, seule l’Académie française a été instituée «la gardienne».

● Distinguer noms de métiers et fonctions officielles

4.Il convient par ailleurs de distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants. Dans ce cas, les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui: c’est ce que mettait en lumière un rapport remis, à sa demande, au premier ministre en octobre 1998 par la Commission générale de terminologie et de néologie, qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage.

Ce texte marquait une grande convergence de vues avec l’Académie française et complétait utilement les déclarations sur cette question que la Compagnie avait elle-même rendues publiques. En 2002, l’Académie française constate que, «de ce rapport, le gouvernement n’a pas plus tenu compte» que de l’«analyse scientifique irréfutable» des professeurs Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss.

La Commission générale rappelle que, si l’usage féminise aisément les métiers, «il résiste cependant à étendre cette féminisation aux fonctions qui sont des mandats publics ou des rôles sociaux distincts de leurs titulaires et accessibles aux hommes et aux femmes à égalité, sans considération de leur spécificité. […] Pour nommer le sujet de droit, indifférent par nature au sexe de l’individu qu’il désigne, il faut se résoudre à utiliser le masculin, le français ne disposant pas de neutre». Elle ajoute que «cette indifférence juridique et politique doit être préservée dans la règlementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions». Elle affirme «son opposition à la féminisation des noms de fonction dans les textes juridiques en général, pour lesquels seule la dénomination statutaire de la personne doit être utilisée.»

Elle «estime que les textes règlementaires doivent respecter strictement la règle de neutralité des fonctions. L’usage générique du masculin est une règle simple à laquelle il ne doit pas être dérogé» dans les décrets, les instructions, les arrêtés et les avis de concours. Les fonctions n’appartiennent pas en effet à l’intéressé: elles définissent une charge dont il s’acquitte, un rôle qu’il assume, une mission qu’il accomplit. Ainsi ce n’est pas en effet Madame X qui signe une circulaire, mais le ministre, qui se trouve être pour un temps une personne de sexe féminin; mais la circulaire restera en vigueur alors que Madame X ne sera plus titulaire de ce portefeuille ministériel. La dénomination de la fonction s’entend donc comme un neutre et, logiquement, ne se conforme pas au sexe de l’individu qui l’incarne à un moment donné.

Il en va de même pour les grades de la fonction publique, distincts de leur détenteur et définis dans un statut, et ceux qui sont des désignations honorifiques exprimant une distinction de rang ou une dignité. Comme le soutient la Commission générale, «pour que la continuité des fonctions à laquelle renvoient ces appellations soit assurée par-delà la singularité des personnes, il ne faut pas que la terminologie signale l’individu qui occupe ces fonctions. La neutralité doit souligner l’identité du rôle et du titre indépendamment du sexe de son titulaire.»

● «L’épreuve du temps»

5.Cependant, la Commission générale de terminologie et de néologie considère – et l’Académie française a fait siennes ces conclusions – que cette indifférence juridique et politique au sexe des individus «peut s’incliner, toutefois, devant le désir légitime des individus de mettre en accord, pour les communications qui leur sont personnellement destinées, leur appellation avec leur identité propre.» Elle estime que, «s’agissant des appellations utilisées dans la vie courante (entretiens, correspondances, relations personnelles) concernant les fonctions et les grades, rien ne s’oppose, à la demande expresse des individus, à ce qu’elles soient mises en accord avec le sexe de ceux qui les portent et soient féminisées ou maintenues au masculin générique selon le cas».

La Commission générale conclut justement que «cette souplesse de l’appellation est sans incidence sur le statut du sujet juridique et devrait permettre de concilier l’aspiration à la reconnaissance de la différence avec l’impersonnalité exigée par l’égalité juridique».

En 2002, l’Académie française, opposée à toute détermination autoritaire de l’usage, rappelait qu’elle avait tenu à «soumettre à l’épreuve du temps» les «recommandations» du Conseil supérieur de la langue française publiées en 1990 au Journal officiel au lieu de les imposer par décret, bien qu’elle les ait approuvées et enregistrées dans la 9e édition de son Dictionnaire: elle a en quelque sorte libéré l’usage, en laissant rivaliser des formes différentes sans chercher à en proscrire autoritairement aucune, jusqu’à ce que la meilleure l’emporte. C’est à cette attitude, conforme à la manière dont elle a exercé continûment son magistère depuis près de quatre siècles, qu’elle entend demeurer fidèle.

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11-Vol AF447 : les dernières paroles des pilotes avant le crash de l’avion
http://www.atlantico.fr/pepites/vol-af447-dernieres-paroles-pilotes-airbus-avant-crash-avion-1804070.html
14 Octobre 2014

« Putain on est mort! », a hurlé l’un des trois pilotes du vol peu avant que ce dernier ne s’écrase en mer, le 31 mai 2009.

 

« Putain on est mort! ». C’est le cri de détresse lancé par l’un des trois pilotes du vol AF447 d’Air France peu avant que son avion ne s’écrase en mer, le 31 mai 2009, tuant ses 228 passagers. Davantage de détails concernant les derniers instants de l’Airbus A330-200 qui reliait Rio de Janeiro à Paris ont émergé d’une nouvelle investigation. Révélés dans l’édition d’octobre du magazine Vanity Fair <http://www.vanityfair.com/business/2014/10/air-france-flight-447-crash> , ils soulèvent des questions terrifiantes sur la sécurité des passagers et la « culture » des pilotes Air France.

Des extrais des conversations entre les trois pilotes prouvent que l’un d’entre eux dormait [ce passage a été modifié, ndlr] quand l’avion a été pris en difficulté dans une tempête tropicale. Le copilote et le deuxième copilote, plus jeune et moins expérimenté, étaient aux manettes pendant que le commendant en chef faisait une sieste.

L’investigateur en chef Alain Bouillard est cité : « Si le capitaine avait tenu sa position à travers la zone de convergence tropicale, cela aurait retardé son sommeil de pas plus de 15 minutes et, en raison de son expérience, peut-être que l’histoire aurait fini différemment ». « Mais je ne crois pas que ce soit la fatigue qui l’ait poussé à partir. C’était plus une attitude de client, qui fait partie de la culture des pilotes d’Air France. » « Et partir n’était pas contre les règles. Toutefois, cela est surprenant », déclare-t-il.

Jusqu’à présent, on savait déjà que le commandant en chef dormait pour se remettre d’une nuit agitée à Rio en compagnie de sa petite amie, une hôtesse et chanteuse d’opéra qui se trouvait également dans le vol maudit. « Je n’ai pas assez dormi la nuit dernière. Une heure, ça n’est pas assez », avait-il déclaré juste avant d’aller dormir dans « la cabine de sieste, une petite cabine contenant deux couchettes, juste derrière le cockpit », est-il écrit dans le rapport.

En haute d’altitude, l’avion a décroché et ses capteurs anémomètres ont mal fonctionné. Au lieu de faire descendre le nez de l’avion pour manœuvrer, comme ils auraient dû le faire, ils l’ont élevé.  Le commandant en chef a finalement pénétré dans le cockpit une minute et 38 secondes après le disfonctionnement.

Il aura ensuite fallu deux ans pour extraire les corps des victimes du fond de la mer ainsi que la boite noire de l’appareil. Si Air France a toujours nié l’incompétence de ses pilotes, la compagnie a depuis largement amélioré leur entrainement.

A la suite dela publication de cet article, Air France a tenu à apporter la rectification suivante – (les modifications nécessaires ont été apportées) :
 » Il est totalement inexact et diffamatoire d’affirmer que 2 des 3 pilotes composant l’équipage technique du vol AF447 dormaient lorsqu’ils sont entrés dans un nuage de cristaux de glace ayant entraîné la perte des informations de vitesse.
Comme l’a établi de façon formelle le BEA dans son rapport définitif, au moment de la perte des indications de vitesse, les 2 pilotes étaient dans le poste de pilotage aux commandes de l’appareil. De plus, 1 minute et 38 secondes après le début de l’incident, les 2 pilotes ont été rejoints par le commandant de bord
 »

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12-Ces filles qui cognent sur YouTube…
http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/ces-filles-cognent-youtube,116746?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7ec4d42d2d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7ec4d42d2d-30435665&mc_cid=7ec4d42d2d&mc_eid=a7169a51f0 <http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/ces-filles-cognent-youtube,116746?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7ec4d42d2d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7ec4d42d2d-30435665&mc_cid=7ec4d42d2d&>
Le 4 octobre 2014

Une seule solution s’impose : rétablir fermement l’autorité.

Deux agressions filmées ont récemment choqué l’opinion. On y voit, sur les deux vidéos, de jeunes filles déployant une extrême violence accompagnées des rires et des encouragements de camarades complices. Ces films m’ont ému et révolté.

La confrontation à la réalité de notre époque est un impératif moral. Inutile de s’enfermer dans les songes ouatés d’un monde en paix, à la manière « sociétaliste », car la vérité explose nue et cruelle sur les réseaux sociaux. Une partie de notre jeunesse est malade, outrancière, incapable d’empathie, narcissique, perdue même. Nourris aux émissions de télé d’irréalité et au rap débile, ces adolescents forment, non plus un monôme de zombies (tel que le décrivait Louis Pauwels dans son fameux éditorial du Figaro Magazine), mais une armée de robots uniquement mue par des intérêts égoïstes, une génération autiste et centrée sur elle-même.

En témoignent plusieurs phénomènes sociaux récents : les nouvelles idoles s’appellent Nabilla, les « Chtis » ou Booba. Plus d’artistes transcendants, avec des failles et appelant au dépassement, non ; simplement de gros corps en plastique et sans âmes. Philippe Muray parlait de l’« artistocratie » ; aujourd’hui, nous sommes passés au stade supérieur et notre élite médiatique ressemble à s’y méprendre à une version littérale de la « pornocratie » de Proudhon, soit le règne de la vulgarité reine.

À ces « stars » répond en écho le peuple juvénile, cherchant frénétiquement son quart d’heure de gloire par les pires moyens. D’ailleurs, comment leur en vouloir quand Nabilla n’est elle-même connue que pour son tour de poitrine ?
Une première jeune fille, appelée Alicia, avait agressé une handicapée afin de se faire mousser sur Internet. Les images terribles donnent la nausée. Les réactions appelant au meurtre de l’agresseur mettent encore plus mal à l’aise. Haine, ressentiment médiocre, débats hystériques : l’Occident perd la boule et, avec lui, son avenir.

Après Alicia, c’est une autre jeune fille, dont le prénom m’est inconnu, qui a témoigné d’une violence proprement ahurissante dans une vidéo diffusée sur YouTube. Coups de poing et de pied dans la tête de sa victime, cheveux tirés, acharnement durant plusieurs minutes, insultes à très haute intensité, cette scène paraît tirée d’un film de Martin Scorsese comme Les Affranchis. Encore plus incroyable est l’apparence de la tortionnaire. Bouille d’ange, petit corps frêle ; faudrait-il donc se méfier de tout le monde ?

Pour s’excuser, cette jeune fille qui n’est encore qu’une enfant a publié une vidéo sur Facebook en expliquant que sa victime avait essayé de séduire son petit ami. Ubuesque. Le fait que des filles de 15 ans partent faire le djihad en Syrie n’est plus très surprenant dans cette perspective. Une seule solution s’impose : rétablir fermement l’autorité et donner des valeurs patriotiques transcendantes à nos enfants, lesquels semblent, pour lors, perdus pour la France.

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13-Aix : dix ans de prison pour un maçon qui avait tué un jeune cambrioleur
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/aix-dix-ans-de-prison-pour-un-macon-qui-avait-tue-un-jeune-cambrioleur_716085.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20141011-[lespluscommentes/titre4]
10/10/2014

Le condamné avait tiré depuis sa fenêtre sur un adolescent de 15 ans, qu’il suspectait d’avoir commis un cambriolage.

La famille d’Antoine Rodriguez, tué en 2011 après avoir été suspecté d’avoir commis un cambriolage, et dont le meurtrier a été condamné à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le 10 octobre 2014.

Un maçon des quartiers nord de Marseille qui avait tué en 2011 un cambrioleur de 15 ans en lui tirant dessus depuis la fenêtre de son domicile a été condamné <http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2014/10/10/10-ans-de-prison-pour-le-macon-qui-avait-tue-un-jeune-cambrioleur-568808.html> , vendredi 10 octobre, à dix ans de prison, par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
Jean Gabro, 59 ans, comparaissait pour « homicide volontaire » et « détention d’arme », mais la cour d’assises a requalifié les faits en « coups mortels ayant entraîné la mort ». L’avocate générale avait requis une peine de huit années, estimant que « l’intention d’homicide n’était pas assez caractérisée ».

Que s’était-il passé ?
Jean Gabro était jugé pour le meurtre d’Antoine Rodriguez, sur lequel il avait tiré à trois reprises avec une carabine 22 long rifle. Alors que ce dernier, accompagné d’un complice, avait pris la fuite après le vol d’un ordinateur dans un local proche de son domicile, dans un le 15e arrondissement, au pied de deux cités minées par le trafic de drogue dans les quartiers nord de la cité phocéenne.

Le 2 mai 2011, Jean Gabro fait fuir, par deux fois, les jeunes cambrioleurs en brandissant une arme depuis la fenêtre du premier étage de la maisonnée où il habite, avant de finir par leur tirer dessus, blessant mortellement d’une balle en plein cœur Antoine Rodriguez.

Surnommé « Tolcio », « petit Antoine », la victime, avait un casier judiciaire vierge, comme le tireur. Mais « il avait 15 ans, l’âge de toutes les bêtises et de toutes les inconsciences », a plaidé l’avocate des parties civiles. Et ce jour-là, « c’est lui qui décide » d’aller voler. Décrit par ses proches comme un enfant chétif et attentionné, la « mascotte » de la cité, l’adolescent décide selon elle de voler « pour faire comme les autres », pour accomplir un rite de passage l’âge adulte dans ce quartier sensible de Marseille.

Quelle est la version du maçon ?
Pour les avocats du maçon, décrit comme un homme « solitaire, bougon » mais « travailleur » et souffrant de son chômage, déjà agressé par le passé, les tirs sont un « accident » d’un « homme excédé » qui a vu un quartier paisible de Marseille se transformer en une « fourmilière de délinquants ». Les voir trois fois de suite « ça l’excite, il en a ras-le bol, lorsqu’il va tirer, ce n’est pas pour éliminer un gitan, c’est le fait d’un homme excité », a estimé l’avocate générale.

« Si c’était à refaire? J’aurais dû fermer la fenêtre, qu’ils volent tout ce qu’ils veulent, je m’en fous », a déclaré, comme regrettant son geste, l’accusé lors de l’audience. Mais à aucun moment il n’a eu une parole pour sa jeune victime.

Lire aussi :
Toulouse: un policier en garde à vue pour avoir tué un jeune braqueur
http://www.liberation.fr/societe/2014/10/17/un-braqueur-de-superette-tue-par-la-police-a-toulouse_1123734

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14-La Cour suprême valide l’interdiction du foie gras en Californie
http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/la-cour-supreme-valide-l-interdiction-du-fois-gras-en-californie_719875.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20141015-[lestitres-coldroite/titre1]
15/10/2014

Les juges ont refusé d’examiner un recours contre une loi californienne, qui bannit tout aliment issu du gavage de volailles.


Le chef Sean Chaney sert un plat de foie gras à des clients, le 29 juin 2012 à Hermosa Beach, en Californie (Etats-Unis).

La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé, mardi 14 octobre, l’Etat de Californie à maintenir son interdiction du foie gras, une loi en vigueur depuis 2012. En effet, les juges ont refusé d’examiner le recours <http://www.supremecourt.gov/orders/courtorders/101414zor.pdf>  (PDF, en anglais) déposé l’an dernier par la chaîne de restaurants Hot’s et par des producteurs de foie gras, dont l’Association des éleveurs de canards et d’oies du Québec.

« La décision de la Cour suprême signifie que le peuple de Californie a le droit d’interdire la vente de certains produits alimentaires issus de cruauté exercée à l’encontre d’animaux », s’est félicité Jonathan Lovvorn, avocat de la Humane Society Of The United States, une association qui milite pour les droits des animaux. Adoptée en 2004 mais appliquée huit ans plus tard, la loi californienne interdit tout aliment issu du gavage de volailles.

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15-Un quatrième cas autochtone de dengue en France
http://www.lepoint.fr/societe/un-quatrieme-cas-autochtone-de-dengue-en-france-06-10-2014-1869761_23.php
06/10/2014

Les autorités sanitaires ont annoncé lundi avoir décelé un quatrième cas autochtone de dengue en France pour 2014, le deuxième dans les Bouches-du-Rhône.

Ce cas a été découvert à Aubagne, dans un quartier voisin de celui où avait été décelé le précédent cas mi-septembre, indique l’Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué. Elle précise que la contamination de la personne était  » antérieure à la démoustication réalisée dans le quartier le 20 septembre » après l’apparition du premier cas.

Selon l’ARS, cette jeune femme aurait été infectée par un moustique ayant piqué préalablement la personne contaminée de son quartier.
La jeune femme, est « guérie », selon l’ARS, qui a organisé sur place les opérations de surveillance épidémiologique et entomologique.

Deux premiers cas de dengue autochtones – ce qui désigne un cas dans lequel la personne infectée n’a pas voyagé dans les 15 jours dans une zone où circule le virus – avaient été auparavant relevés dans le Var, fin août et début septembre.

La dengue, décrite comme une  » grippe tropicale« , et le chikungunya, qui provoque de la fièvre et des douleurs articulaires, sont dus à des virus transportés par le moustique tigre, présent en PACA. Implanté depuis de nombreuses années dans certains départements français d’outre-mer (Océan Indien, Antilles et Guyane) et en Europe, ce moustique, originaire d’Asie, a été repéré depuis une dizaine d’années en métropole, essentiellement dans le Sud-Est.

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16-Le film d’horreur « Annabelle » déprogrammé dans plusieurs salles à cause d’incidents
http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/le-film-d-horreur-annabelle-deprogramme-dans-plusieurs-salles-a-cause-d-incidents_717935.html
13/10/2014

Plusieurs cinémas ont décidé d’annuler les projections de ce film d’épouvante, en raison d’un public trop agité.


Plusieurs incidents ont émaillé des projections du film d’horreur « Annabelle ».

De l’horreur à l’écran et de l’action dans la salle. Plusieurs cinémas ont déprogrammé leurs séances du film d’épouvante Annabelle, à cause d’incidents pendant les projections. A Marseille (Bouches-du-Rhône), la direction de l’établissement Les 3 Palmes a pris cette décision « pour des raisons de sécurité », explique ainsi Metronews <http://www.metronews.fr/marseille/le-film-annabelle-deprogramme-pour-des-raisons-de-securite/mnjl%21XdKtg7PRi5R6k/> . Ce genre de films « amène une clientèle de jeunes pas faciles », ajoute la direction du cinéma du Prato, qui a également annulé les séances.

   
1-Séances annulées pour #Annabelle <https://twitter.com/hashtag/Annabelle?src=hash>  à l’UGC de Strasbourg pour cause de bagarres dans la salle : http://ow.ly/i/79TBt <http://t.co/gTkcYrVtqo>
2-CINÉMA Le film d’horreur Annabelle déprogrammé également à Montpellier et Strasbourg

Ce phénomène n’est pas isolé, puisque le long-métrage a également été retiré de l’affiche à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Montpellier (Hérault).

Un public parfois agité devant les films d’horreur
L’histoire de cette poupée maléfique a-t-elle envouté les spectateurs ? Pas vraiment, à en croire le critique de cinéma Alain Grasset, sur BFMTV <http://www.bfmtv.com/culture/ados-surexcites-durant-annabelle-le-film-d-horreur-deprogramme-839812.html> . « C’est un public très jeune, pour qui la séance constitue un défoulement : ils vont voir ça pour plaisanter mais c’est un prétexte au fond pour se défouler. »

En effet, ce n’est pas la première fois que des échanges d’insultes voire des bagarres se produisent dans des cinémas. En 2012, de nombreuses projections de Paranormal Activity 4 avaient été perturbées et le film Sinister avait même été déprogrammé d’une quarantaine de salles, rappelle Le Parisien <http://www.leparisien.fr/cinema/actualite-cinema/cinema-le-film-d-horreur-annabelle-deprogramme-dans-plusieurs-salles-12-10-2014-4207645.php> .

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17-Édition : Pourquoi Eric Zemmour fait mieux que Valérie Trierweiler
http://www.lepoint.fr/culture/livres-zemmour-detrone-trierweiler-en-tete-des-ventes-08-10-2014-1870371_3.php
Le Point – Publié le 08/10/2014

Depuis une semaine, les ventes du « Suicide français » le dernier livre de Zemmour dépassent celles de « Merci pour ce moment ». Avec des chiffres édifiants !


Éric Zemmour.

Petite révolution dans la liste des best-sellers. Selon le réseau Datalib, qui calcule les ventes de 242 libraires sur les sept derniers jours, Valérie Trierweiler, qui caracolait en tête des ventes avec Merci pour ce moment (éditions des Arènes) depuis la sortie de son ouvrage il y a un mois, vient d’être dépassée… Éric Zemmour, avec Le Suicide français (éditions Albin Michel), est en train de tout écraser sur son passage.

Alors qu’il a été initialement imprimé à 100 000 exemplaires, une réimpression de plus de 20 000 exemplaires a été lancée avant même la mise en place de l’ouvrage, la semaine dernière. Et, depuis le début de la commercialisation, il s’en vend 5 000 exemplaires par jour ! Chez Albin Michel on pronostique déjà un score final supérieur à 200 000 exemplaires, un véritable triomphe pour un livre vendu 22,90 euros. Partout où il passe, Eric Zemmour bat des records d’audience à la télévision. Dans On n’est pas couché samedi dernier, il a permis à Laurent Ruquier, Aymeric Caron et Léa Salamé de réaliser leur meilleure performance de la saison et la seconde depuis deux ans. Rebelotte lundi soir à 19h sur France5 dans C à vous !

Performance
Ce volumineux texte de plus de 500 pages revient sur les erreurs, fautes et décrochages de notre pays depuis la mort du général de Gaulle. Un livre brillant, dépressionniste et rageur qui remplace en numéro un des ventes un règlement de comptes ravageur et destructeur, voilà qui en dit très long sur l’état de rage et d’énervement des Français.

Valérie Trierweiler peut se satisfaire des chiffres stratosphériques de ventes. Son livre se serait déjà écoulé à plus de 450 000 exemplaires tandis que 250 000 supplémentaires ont déjà été imprimés. Son éditeur est confiant : ses 700 000 livres devraient être écoulés avant la fin de l’année. Cela ferait de Merci pour ce moment l’ouvrage le plus vendu en 2014. À moins qu’Éric Zemmour ne vienne arracher cette médaille d’or très prisée… Notons enfin que Zemmour parvient à dominer tout le classement, alors que Le Suicide français n’est en vente que depuis cinq jours. Une véritable performance…

Lire aussi :
Consigny : Éric Zemmour, le meilleur d’entre nous
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-eric-zemmour-le-meilleur-d-entre-nous-09-10-2014-1870648_1449.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20141009

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18-L’étonnant succès du livre des avocats de Dieudonné
http://www.lepoint.fr/societe/l-etonnant-succes-du-livre-des-avocats-de-dieudonne-08-10-2014-1870445_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141008
Le Point – Publié le 08/10/2014

« Interdit de rire » a été écoulé à 14 000 exemplaires, selon ses éditeurs. L’ouvrage figure dans les meilleures ventes d’Amazon.

Dieudonné a été condamné à de multiples reprises, notamment pour diffamation et incitation à la haine raciale.

David de Stefano et Sanjay Mirabeau ne comptent plus leurs heures pour défendre Dieudonné. Éternel habitué des tribunaux, le « comédien » accumule onze condamnations, dont la diffamation et l’incitation à la haine raciale. À défaut d’avoir réussi à réhabiliter leur client devant la justice, ils tentent de le faire en publiant Interdit de rire, un ennuyeux réquisitoire contre Manuel Valls, accusé d’avoir mené un combat personnel contre Dieudonné. Ils s’en expliquent à la page 84 de leur ouvrage :
« C’est surtout insupportable pour Manuel Valls. Et il est absolument sincère dans cette déclaration, et de la plus belle des manières puisqu’il parle avec son coeur, puisqu’il éprouve une sensibilité particulière à l’égard de la communauté juive. Il l’avoue et la revendique d’ailleurs avec force : Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël. » Et comme si le côté abject de ce passage ne suffisait pas, ils ajoutent : « Rien de plus ordinaire, donc, que de défendre la communauté de la femme que l’on aime, et ce, avec d’autant plus d’énergie que l’on n’appartient pas à cette communauté mais qu’on l’a rejointe par amour. » Accablant.

14 000 exemplaires vendus
Publié le 19 novembre, le livre ne rencontre pas le succès espéré en librairie où à peine 393 exemplaires ont été vendus, selon Editstat, un site internet comptabilisant les ventes en librairie. Pour se le procurer, le plus simple est de filer jusqu’à Facta, une librairie d’extrême droite parisienne, tenue par Emmanuel Ratier, un proche des milieux nationalistes et ami d’Alain Soral. Les lecteurs pourront aussi profiter de leur passage dans ce lieu pour faire le plein d’ouvrages antisémites. À commencer par le plus tristement célèbre d’entre eux : Mein Kampf.

Toutefois, à défaut de s’arracher dans les librairies, Interdit de rire rencontre un succès inattendu sur Internet et figure dans les dix meilleures ventes d’Amazon entre Cinquante Nuances de Grey et la biographie de Gérard Depardieu. Même chose sur le site de la Fnac, où le livre est régulièrement en rupture de stock. « Nous avons vendu 14 000 exemplaires », affirme Slobodan Despot, éditeur et propriétaire de Xenia, une obscure maison d’édition suisse. Une réimpression serait déjà en cours. Les fans de Dieudonné apprendront ainsi que ce dernier a bénéficié en 2013 d’un cadeau fiscal de 200 000 euros. Une information que Bercy refuse pour l’instant de commenter. Enquête à suivre…

Lire aussi :
Dieudonné mis en examen pour fraude fiscale et abus de biens sociaux
http://www.francetvinfo.fr/societe/dieudonne/dieudonne-mis-en-examen-pour-fraude-fiscale-et-abus-de-biens-sociaux_721919.html#xtor=EPR-51-[dieudonne-mis-en-examen-pour-fraude-fiscale-et-abus-de-biens-sociaux_721919]-20141017-[titre]

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19-Michel Houellebecq, le vrai prix Nobel d’économie
http://trends.levif.be/economie/people/michel-houellebecq-le-vrai-prix-nobel-d-economie/article-normal-315963.html
09/10/2014

Noirs et provocateurs, les romans de Michel Houellebecq parlent d’économie avec une justesse effarante, faisant de cet auteur au look ravagé (mais savamment étudié) un des meilleurs économistes de notre époque.

Michel Houellebecq

A un journaliste qui lui demandait voici quelques mois quel ministère il voudrait occuper s’il devait former un gouvernement, Michel Houellebecq répondit : l’Economie. Véritable rock-star de la littérature, Michel Houellebecq est un des plus grands écrivains de langue française, un des plus traduits, un des plus chers aussi sur le mercato littéraire. Son analyse acérée de notre société est sans égale. Au point qu’aujourd’hui, l’économiste, journaliste et écrivain Bernard Maris assure, dans un ouvrage enlevé, tonique et décapant, que Michel Houellebecq est notre meilleur économiste. « Personne n’a eu comme lui l’intelligence du monde contemporain », dit-il.

Avec des mots très durs sur le libéralisme et la société de consommation, Michel Houellebecq parle dans ses romans du travail, de l’utile, de l’avenir du capitalisme, de la destruction créatrice, de l’aliénation, de la servitude volontaire… Si vous n’avez pas (encore) eu l’occasion de lire Particules élémentaires ou La carte et le territoire (prix Goncourt 2010), lisez Trends-Tendances cette semaine et découvrez ce que Michel Houellebecq a mieux compris que les autres.

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20-Un nouvel ambassadeur de France en fonction depuis mercredi à Monaco
http://www.nicematin.com/monaco/un-nouvel-ambassadeur-de-france-en-fonction-depuis-mercredi-a-monaco.1945930.html
Publié le jeudi 16 octobre 2014

Nommé le 1er août par François Hollande, Hadelin de La Tour du Pin est devenu officiellement ambassadeur de France à Monaco, hier, après sa remise de lettres de créance au prince Albert


Le nouvel ambassadeur de France a été officiellement reçu par le souverain au Palais princier.
Il s’appelle Hadelin de La Tour du Pin. Le 1er août, il a été nommé, par le chef d’État français, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la Principauté de Monaco. Dans les relations diplomatiques, l’ambassadeur n’est pas reconnu par le pays d’accueil tant qu’il n’a pas remis ses lettres de créance au représentant du pouvoir en place. C’est chose faite depuis hier. Le prince souverain a reçu le nouvel ambassadeur de France au palais princier pour cette cérémonie très officielle.

Hadelin de La Tour du Pin est un énarque de 62 ans et un diplomate d’expérience. Pour sa cinquième mission d’ambassadeur, il devra maintenir et faire vivre les bonnes relations qui existent avec la France et Monaco, pour une durée, comme le veut l’usage, de plus ou moins trois ans.

Débarqué des îles du Pacifique il y a peu où il était auparavant en poste, il est déjà en contact avec de nombreuses autorités, institutions et associations en Principauté. Homme positif et déjà très au fait des spécificités monégasques, ainsi que des sujets plus techniques, il nous a reçus quelques heures avant son installation officielle.

Vous arrivez à quelques semaines du démarrage des négociations entre Monaco et Bruxelles, un virage européen qui en inquiète certains à Monaco…
Comme l’a très bien dit le ministre d’État il y a peu, il ne faut pas se nourrir de peurs irrationnelles.
Le processus de négociation européen est très rationnel. Son but est de créer de la prospérité pour tous. Personne n’a intérêt à ce que la prospérité de Monaco soit affectée. Des chapitres vont être ouverts et les discussions forcément complexes ; mais je souligne qu’il ne s’agit pas pour Monaco d’une négociation d’adhésion. Il s’agit de mettre au clair, de rationaliser les relations qui existent déjà avec l’Union européenne et de développer les secteurs qui sont d’intérêt commun, comme l’industrie pharmaceutique, l’exportation de produits agroalimentaires, les échanges d’étudiants… L’Union européenne respecte les diversités et Monaco a bien précisé les lignes rouges qu’elle ne souhaitait pas franchir.
Sur les 180 accords bilatéraux qui existent avec la France dans tous les domaines, il va falloir sans doute en modifier une quarantaine. Si on arrive à un bon accord d’association, ce sera un plus pour Monaco, pour la France et l’Europe. L’objectif c’est bien de parvenir à un accord « gagnant-gagnant ». Mais si ce n’était pas le cas, à tout moment, Monaco pourrait se retirer.

Avez-vous un rôle à jouer dans ces négociations ?
Je ne vais pas participer directement aux négociations techniques, mais cela va être passionnant de les suivre. Nous sommes seulement au début du commencement d’un grand chantier qui prendra cinq ou six ans. Dans ce chantier, Monaco a un allié de poids qui est la France. C’est une négociation qui va être menée au nom des 28 pays adhérents, mais dans ces 28, Monaco doit savoir que la France, qui est bien au fait des particularités monégasques, sera un allié attentif. Nous serons donc très vigilants sur le mandat de négociation qui sera adopté. Je pense que cette mission de suivi va être une des plus importantes de mon séjour mais je n’en verrai sans doute pas l’aboutissement avant le terme de ma mission.

Les Français, « enfants du pays », nés et vivant à Monaco, ont enfin obtenu de payer leurs impôts en Principauté. Comment cela va-t-il se mettre en place ?
La fiscalité de nos concitoyens n’est pas un point de contentieux entre la France et Monaco. C’est un problème, épineux certes, mais qui a surgi entre la France et une partie de ses citoyens vivant à Monaco depuis toujours. Cela a gâché la vie de nombreuses familles durant cinquante ans. Depuis l’arrêt du Conseil d’État d’avril 2014, la situation a évolué. Cela s’est fait avant mon arrivée. Certains de nos compatriotes ont plaidé devant le Conseil d’État qui leur a donné une satisfaction de principe. La France étant un État de droit, le droit sera évidemment appliqué. Plus concrètement, je me suis mis en contact avec le directeur des Finances publiques, à Nice, qui m’a confirmé que les nouvelles règles s’appliqueraient avant la fin de l’année.
Mais toutes les situations familiales et fiscales sont différentes et cela fera l’objet d’un règlement au cas par cas.

Certains évoquent déjà la question du logement pour ces mêmes « enfants du pays »…
C’est un sujet dont Monaco et la France sont parfaitement informés. Ce n’est pas un sujet « orphelin » ; il fait d’ailleurs l’objet de l’attention du prince souverain et du gouvernement monégasque. Mais on ne pourra pas loger d’un coup de baguette magique tous ceux qui le souhaitent, même si les Français autochtones, natifs de Monaco, estiment avoir des droits à faire valoir. Car c’est malheureusement un problème global qui touche l’ensemble de la région littorale. La bonne volonté est présente mais c’est la géographie et la densification immobilière qui posent problème. Partout sur la Riviera, il y a un vrai problème de terrains à aménager et à bâtir.
On a déjà recherché et trouvé des solutions. Rappelons-le, certains Français vivent déjà dans des appartements domaniaux sur le territoire français et que la plupart des Français travaillant à Monaco vivent en France.
Mais il est vrai que pour les cas les plus sensibles, il faudra continuer à rechercher des solutions à Monaco même, dans la mesure du possible.

Vous avez beaucoup voyagé. Quelle image aviez-vous de Monaco avant de venir ?
Une image heureuse, de prospérité, de soleil et de stabilité. Cela est lié aussi à l’aura de la famille princière et son très long règne, mais aussi aux grands événements organisés à Monaco et dont on parle dans le monde entier. Monaco est très proche de nous, Français, mais en même temps très cosmopolite et très ouvert. Ce qui m’a marqué depuis mon arrivée, c’est la cordialité dont font preuve les Monégasques, en particulier envers les étrangers, et une certaine douceur de vivre.
Mais je me suis rendu compte aussi que tous les Monégasques n’étaient pas riches ( rires) !
Plus sérieusement, il y a ici un grand dynamisme et une grande prospérité, une prospérité très importante pour la France puisqu’elle a un impact positif sur la région Paca. Donc, cette prospérité nous tient à cœur, à nous Français.

Et concernant son image de place financière ?
L’image de Monaco s’est considérablement améliorée de ce point de vue-là. Sur le plan institutionnel, le pays a mis sa réglementation « au carré », et Monaco est largement conforme aux standards internationaux. Cela est dû, d’ailleurs, à une grande détermination du prince et de son gouvernement.

Que pensez-vous du choix de réduire l’Année de la Russie à Monaco à un aspect uniquement culturel ?
L’idée en soi d’une « année croisée », comme on a pu le voir entre la Chine et la France, était logique et séduisante dans le cadre de la politique d’attractivité internationale de Monaco.
Le contexte a, entre-temps, évolué et Monaco en a tenu compte. On comprend donc ce choix de centrer cette suite d’événements sur la culture, laquelle, s’agissant de la Russie, est particulièrement riche.

Quelle serait la position diplomatique de la France si le chef d’État russe, Vladimir Poutine, venait à Monaco ?
Il existe une certaine courtoisie dans les relations internationales, et je crois savoir que le président Hollande serre toujours la main à Vladimir Poutine.
Je rappelle que le président Vladimir Poutine a été reçu en France en juin dernier, à l’occasion des commémorations du Débarquement de Normandie. Et puis, c’est la grandeur du métier de diplomate : lorsque les diplomates continuent de se parler et gardent des contacts, même discrets ou compliqués, c’est que des solutions pourront toujours être trouvées.
C’est quand les diplomates arrêtent de se parler que le chaos menace. Nous n’en sommes heureusement pas là !

Lire aussi :
Monaco renforce son engagement dans la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale
http://www.fiscalonline.com/Monaco-renforce-son-engagement,6688.html
Monaco : Signature de la Convention relative à l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Government-of-Principality-of-Monaco–Signature-de-la-Convention-relative-a-lrsquoassistance-admi–19197581/

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